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Le blog de la paroisse de Livarot

Articles avec #lecture du dimanche

dimanche 22 janvier lecture et commentaire

17 Janvier 2017, 15:05pm

Publié par Myriam

dimanche 22 janvier lecture et commentaire

- 22 janvier 2017 3e dimanche A

Messe 10h Livarot              dimanche 22 janvier lecture et commentaire

1ère lecture : Is 8, 23b – 9, 3

Dans un premier temps, le Seigneur a couvert de honte le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ; mais ensuite, il a couvert de gloire la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain, et la Galilée des nations. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane.

 

Commentaire :

Les territoires cités ici correspondent à ceux qui, les premiers, ont été envahis par les Assyriens en 734-732. La naissance du roi Ézéchias à Jérusalem est une source d’espérance pour ces régions. Les ténèbres évoquent les malheurs et la lumière désigne le roi qui vient de naître, celui qui est désigné en Is 9,5ss. Le jour de Madiane rappelle la victoire de Gédéon (Jg 8).

Lorsque Matthieu reprend ce texte d’Isaïe, il livre la conviction des premiers chrétiens : pour la Galilée, la venue de Jésus est l’accomplissement de ce qu’annonçait Isaïe : Jésus est vraiment lumière des nations et libérateur.

 

2ème lecture : 1 Co 1,10-13.17

Frères, je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ : ayez tous un même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions. Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, par les gens de chez Chloé, qu’il y a entre vous des rivalités. Je m’explique. Chacun de vous prend parti en disant : « Moi, j’appartiens à Paul », ou bien : « Moi, j’appartiens à Apollos », ou bien : « Moi, j’appartiens à Pierre », ou bien : « Moi, j’appartiens au Christ ». Le Christ est-il donc divisé ? Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? Le Christ, en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine, ce qui rendrait vaine la croix du Christ.

 

Commentaire :

Chaque citoyen grec était attaché à tel ou tel bienfaiteur de la cité. À Corinthe, les chrétiens ont reproduit ce clientélisme en s’attachant à un prédicateur ou fondateur tout en rejetant ceux qui sont attachés à d’autres. Paul souligne le danger d’une telle division. On remarquera que Paul n’accuse pas Apollos ou Pierre et qu’il ne prétend pas avoir raison contre eux : pour lui tous les prédicateurs (dont lui) ne sont que des serviteurs. Seul l’attachement au Christ est source de salut et non l’attachement à un homme si prestigieux soit-il.

 

Evangile : Mt 4,12-23

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

 

Commentaire :

Pour Matthieu, l’arrestation de Jean Baptiste marque la fin de l’époque des prophètes et le véritable début de la mission de Jésus. Le fait que celui-ci commence son ministère en Galilée est pour lui l’accomplissement d’un passage du livre d’Isaïe qui annonçait aux tribus de l’extrême nord d’Israël asservie par les Assyriens, les tribus de Zabulon et de Nephtali, une libération prochaine. Il s’agissait d’une région proche des territoires païens, surnommé le carrefour des païens. De même que Matthieu avait vu dans la visite des mages, l’annonce de l’évangélisation des païens, de même le fait que Jésus prêche en Galilée, terre de brassage de populations, anticipe l’ouverture aux païens ; une lumière s’est levée pour eux, la lumière de Jésus Christ.

L’appel des premiers disciples à la suite de la proclamation de la proximité du Royaume des cieux indique que Jésus veut les associer à l’évangélisation. L’image de pêcheurs d’hommes doit se comprendre dans le fait que, pour le judaïsme ancien, la mer est le symbole des puissances de mort. Arracher les hommes au monde des ténèbres sera la mission des disciples à la suite du Christ.

François Brossier

 


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dimanche 15 janvier 2017 Lecture et commentaire Année A

10 Janvier 2017, 07:10am

Publié par Myriam

dimanche 15 janvier 2017 Lecture et commentaire Année A

Dimanche 15 janvier 2017 Messe à 10h l’église de Livarot

2e dimanche A

1ère lecture : Is 49, 3.5-6

Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

Commentaire :

Ce passage d’Isaïe fait partie des « Poèmes du Serviteur » abondamment cités dans le temps de Pâques. Au retour d’Exil, le prophète entrevoit un rôle universaliste pour le serviteur de Dieu.

Pour les chrétiens, c’est bien ce que Jésus est venu accomplir. La Bonne nouvelle est faite pour tous les hommes sans distinction. Il est vraiment la lumière des nations. Ce texte sera aussi utilisé pour désigner la mission de Paul auprès des nations païennes.

2ème lecture : 1 Co 1,1-3

Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre. À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

Commentaire :

Nous commençons en ce dimanche la lecture de la première lettre de S. Paul aux Corinthiens. Paul a tissé des liens très forts avec cette communauté qu’il a évangélisée en 49-50. Alors qu’il était à Éphèse en 54, il a reçu un rapport alarmant sur la situation de cette communauté agitée par de nombreux problèmes concernant l’unité, la foi en la résurrection, le repas du Seigneur, le parler en langues, etc.

Le passage lu en ce dimanche est l’adresse. Paul insiste sur le fait que la communauté de Corinthe est formée des fidèles qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et forment le peuple saint non parce qu’ils sont parfaits mais parce qu’ils ont été appelés par Dieu. C’est en fonction de cette vocation que Paul pourra montrer dans la suite de la lettre comment vivre en fonction de cette identité de peuple saint.

 

Evangile : Jn 1,29-34

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’ Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Commentaire :

« Voici l’Agneau de Dieu » : cette métaphore ne livre pas sa signification de manière immédiate. Sa référence est double : d’une part, elle évoque l’agneau d’Is 53,7 qui parle de ce serviteur de Dieu conduit à la mort comme un agneau traîné à l’abattoir, d’autre part, elle fait allusion à l’agneau pascal immolé lors de la Pâque juive. L’évangile de Jean fera remarquer que Jésus a été mis en croix à l’heure où l’on immolait l’agneau pascal (Jn 19,14). Le thème sera repris dans le livre de l’Apocalypse (Ap 5,6-13).

L’évangéliste donne ensuite une interprétation du baptême de Jésus marquée par la foi pascale. Jésus n’est pas seulement un prophète inspiré (ce que pourrait laisser entendre la venue de l’Esprit comme en Is 61,1), il est le préexistant « Avant moi il était » (verset 30) et le Fils de Dieu (verset 34).

François Brossier

 

 

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Dimanche 8 janvier 2017 lecture et commentaire de L'Epiphanie du Seigneur -

3 Janvier 2017, 08:43am

Publié par Myriam

Dimanche 8 janvier 2017 lecture et commentaire de L'Epiphanie du Seigneur -

Dimanche 8 janvier 2016 Messe à 10 h église de Livarot

Epiphanie du Seigneur -

 

 

1ère lecture : Is 60, 1-6

Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations. En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur.

 

Commentaire :

Nous sommes après le retour d’Exil à Jérusalem. Les exilés ont retrouvé leur ville. Le culte a repris : la gloire du Seigneur est donc présente au cœur de la cité. Mais le Temple n’est pas encore reconstruit. Le prophète entrevoit pourtant le rayonnement futur de Jérusalem non seulement dans son pays mais également auprès des autres nations.

Madiane est une tribu arabe à l’est du golfe d’Aqaba, Épha est un clan apparenté aux Madianites, Saba est situé en Arabie du sud.

La tradition chrétienne a vu dans l’épisode des mages venus adorer Jésus la réalisation de cette prophétie. C’est aussi à partir de ce texte d’Isaïe que les mages ont été présentés comme des rois.

 

 

2ème lecture : Ep 3,2-3a.5-6

Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m’a fait connaître le mystère. Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit. Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.

 

Commentaire :

Paul, sur le chemin de Damas, a rencontré le ressuscité. Pour lui, ce fut un choc terrible. Celui qu’il croyait « maudit de Dieu » du fait de sa mort ignominieuse sur la croix, était vivant, glorifié par Dieu. Sa vie s’en est trouvée bouleversée. Ainsi les hommes étaient sauvés par la mort et la résurrection de Jésus et non plus par l’appartenance au peuple juif. C’est pourquoi il s’est tourné vers les païens pour leur annoncer ce mystère merveilleux qui lui a été révélé : les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. C’est bien le sens de cette fête de l’Épiphanie : la Bonne nouvelle est faite pour les hommes du monde entier.

 

 

Evangile : Mt 2,1-12

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient

arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

 

Commentaire :

Les deux premiers chapitres de l’évangile de Matthieu sont comme une grande préface où l’évangéliste annonce déjà l’essentiel de ce qui sera développé dans son évangile.

Le récit des mages est tout en contrastes.

D’un côté, des étrangers à la recherche du Messie (Le signe de l’étoile renvoie à Nb 24,17, interprété au temps de Jésus comme désignant le Messie à venir), de l’autre des spécialistes de la Bible qui savent beaucoup de choses mais ne bougent pas.

D’un côté, un roi dans son palais craignant d’être renversé, de l’autre, un tout petit enfant dans une humble maison.

D’un côté, Jérusalem la capitale d’où l’étoile est absente, de l’autre le village de Bethléem surmonté de l’étoile.

À l’évidence, l’évangéliste y a vu la préfiguration de la suite de l’évangile et des débuts de l’Église. Jésus sera rejeté par les habitants de Jérusalem mais les païens viendront en masse adorer Jésus. Matthieu y voit l’accomplissement de la prophétie d’Isaïe 60,1-6 qui est lue en première lecture en cette fête de l’Épiphanie.

François Brossier

 

 

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Lecture et commentaire du dimanche 1er janvier 2017

23 Décembre 2016, 07:34am

Publié par Myriam

Sainte Marie, Mère de Dieu, 1er janvier 2017

Messe à 10 h LivarotLecture et commentaire du dimanche 30 décembre 2016

1ère lecture : Nb 6, 22-27)

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël : “Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !” Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. »

Commentaire :

En ce 1er jour de l’année, cette bénédiction de Dieu prononcée par Aaron et ses fils vaut mieux que tous les vœux stéréotypés prononcés en ce début d’année.

« Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage » équivaut en français à « Que le Seigneur te montre un visage souriant, » et « Que le Seigneur tourne vers toi son visage » équivaut à « Que le Seigneur te regarde avec bienveillance. »

« Qu’il t’apporte la paix » : au sens fort, le mot hébreu « shalom » veut dire non seulement être en paix mais aussi accéder à la plénitude du bonheur.

 

2ème lecture : Ga 4, 4-7)

Frères, lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu.

 

Commentaire :

Dieu a préparé de longue date le salut des hommes. Celui-ci s’accomplit pleinement par la venue de Jésus. Étant né d’une femme, il a partagé pleinement notre humanité. Alors que l’humanité est vouée à la mort du fait qu’elle est incapable d’obéir à la loi de Moïse, Jésus est venu la racheter. La loi n’a plus d’emprise sur ceux qui sont devenus des fils. La preuve de cette filiation divine est donnée par l’Esprit qui nous donne l’audace de nous adresser à Dieu en l’appelant « Abba-Père. »

 

Evangile : Lc 2,16-21

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

 

Commentaire :

Les bergers préfigurent tous les chrétiens qui iront témoigner de leur foi en Jésus le Fils de Dieu jusqu’aux extrémités de la terre. « Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers » préfigurent tous ceux qui au cours des siècles entendront cette Bonne nouvelle.

Quant à Marie qui « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur », elle oriente notre lecture dans deux directions : d’une part, Marie est le modèle de la contemplation qui est aussi importante que la mission représentée par les bergers ; d’autre part, elle indique que le sens des événements de la naissance de Jésus ne révèleront leur plénitude de sens qu’à la fin de l’évangile, à la mort et à la résurrection de Jésus.

On remarquera la différence entre le récit de la circoncision de Jean Baptiste (Lc 1,57-66), 10 versets et celui de la circoncision de Jésus, un verset. Jean-Baptiste est encore dans l’Ancien Testament. Les parents de Jésus observent tous les rites juifs mais, pour l’évangéliste, la circoncision n’a plus d’importance puisque c’est la mort-résurrection de Jésus qui sauve et non l’appartenance au peuple élu.

François Brossier

 

 

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Messe du jour de Noêl 2016

16 Décembre 2016, 15:42pm

Publié par Myriam

Messe du jour de Noêl 2016

Nativité du Seigneur : messe du jour de Noël

Messe à 11h église de LivarotMesse du jour de Noêl 2016

1ère lecture : Is 52, 7-10

Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, celui qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut, et vient dire à Sion : « Il règne, ton Dieu ! » Écoutez la voix des guetteurs : ils élèvent la voix, tous ensemble ils crient de joie car, de leurs propres yeux, ils voient le Seigneur qui revient à Sion. Éclatez en cris de joie, vous, ruines de Jérusalem, car le Seigneur console son peuple, il rachète Jérusalem ! Le Seigneur a montré la sainteté de son bras aux yeux de toutes les nations. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu.

Commentaire :

Le contexte de cette parole prophétique, c’est la fin de l’Exil à Babylone. Le roi de Perse, Cyrus, rend la liberté aux exilés qui vont pouvoir rentrer à Jérusalem et la reconstruire. Le prophète imagine le messager qui arrive à Jérusalem en ruine pour annoncer la bonne nouvelle.

Pour les chrétiens, la naissance de Jésus est une beaucoup plus grande bonne nouvelle : elle est vraiment le salut de Dieu offert à toute la terre.

2ème lecture : He 1,1-6

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être, le Fils, qui porte l’univers par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les hauteurs des cieux ; et il est devenu bien supérieur aux anges, dans la mesure même où il a reçu en héritage un nom si différent du leur. En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ? Ou bien encore : Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils ? À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : Que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu.

Commentaire :

Les pères désignent ici les générations passées du peuple israélite. La venue de Jésus ne se comprend qu’en référence aux promesses annoncées par les prophètes. Jésus, le Fils, est la parole définitive de Dieu. Il a inauguré les derniers temps. Comme la Sagesse dont parlaient Pr 8,27-31 et Sg 7,21 ; 9,9, c’est par lui que Dieu a créé les mondes.

La filiation divine de Jésus est clairement affirmée. Ayant pris la condition humaine, il est désormais assis à la droite de Dieu, partageant tous ses pouvoirs. Si les anges, dans la tradition biblique, apparaissent comme des êtres supérieurs aux hommes, lui, le Fils, est bien au-dessus des anges. Ce qui était dit de manière symbolique pour les rois successeurs de David, Tu es mon Fils, moi, aujourd'hui je t'ai engendré. Ou bien encore : Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils (Ps 2,7 ; 2 S 7,14), est pleinement accompli dans la personne de Jésus.

Evangile : Jn 1,1-18

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres,

et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous, nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

Commentaire :

Le Prologue de St Jean peut paraître compliqué. Pourtant, avec des mots simples, il nous dit l’essentiel de notre foi. Au-delà de toutes les hypothèses scientifiques sur l’origine de l’univers, St Jean nous révèle le pourquoi du monde créé. Au commencement, il y a Dieu qui ne se confond pas avec la création mais se révèle comme relation. Pour l’homme, Dieu n’est pas un pur esprit perdu dans je ne sais quel ciel. Personne n’a jamais vu Dieu, mais le Fils nous l’a fait connaître, lui qui est Parole. Dieu se révèle donc en son Fils comme celui qui communique avec les hommes. Mais Dieu est allé encore beaucoup plus loin dans son désir de communication avec les hommes puisqu’il est devenu un homme et qu’il a habité au milieu d’eux. (Dans la Bible en français fondamental, la phrase Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous a été traduite ainsi : la Parole est devenue un homme et il a habité parmi nous.)

Les ténèbres n’ont pas disparu de la terre. Mais en cette fête de Noël, chaque être humain porte au fond du cœur l’espérance que l’amour sortira vainqueur. Nous le croyons parce que même la mort n’a pu vaincre Jésus le Fils.

François Brossier

 

 

 

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Lecture de la veillée de Noël 2016

16 Décembre 2016, 15:37pm

Publié par Myriam

Lecture de la veillée de Noël 2016

Nativité du Seigneur - messe de la nuit de Noël

Veillée de Noël à 19h église de Livarot et St Germain de LivetLecture de la veillée de Noël 2016

1ère lecture : Isaïe 9,1-6

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane. Et les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés. Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. » Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !

Commentaire :

La fin du chapitre précédent d’Isaïe a évoqué le territoire au nord d’Israël qui est passé sous le joug des assyriens en 732. L’avènement d’un nouveau roi à Jérusalem, sans doute Ézéchias, est un motif d’espérance. Les noms donnés à ce nouveau roi sont autant de signes de ce qu’il est appelé à être pour son peuple.

Mais il est évident qu’aucun descendant de David n’a vraiment rempli ce programme. D’où l’attente du vrai fils de David que seul Dieu peut envoyer. Pour les chrétiens, seul Jésus a accompli cette page d’Isaïe.

2ème lecture : Tite 2,11-14

Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Commentaire :

Cet extrait de la lettre à Tite nous place bien dans le temps du « déjà là » et du « pas encore. » Le déjà là nous a été donné lors de la venue du Seigneur Jésus : La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous donne l’assurance que celui qui est venu viendra tout achever pour notre bonheur au jour de la manifestation de la gloire de de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.

Nous avons là tout le sens de la fête de Noël : nous fêtons la naissance de Jésus et nous ravivons notre attente de la venue définitive du Sauveur en vivant dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété.

Evangile : Nuit de Noël - Lc 2,1-14

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

Commentaire :

Dans cette page célèbre, l’évangéliste traduit bien l’importance de cette naissance apparemment modeste et cachée.

L’enfant qui va naître est le descendant de David, le messie tant attendu. Il va naître dans le pays d’origine de David.

Bien que Christ, sa naissance a lieu dans étable et son berceau est une mangeoire. C’est en se faisant humble et serviteur de tous que Jésus révèlera son vrai visage de Christ.

Ce sont les humbles bergers qui sont prévenus les premiers, anticipant l’annonce de la Bonne nouvelle aux pauvres.

La présence de l’ange du Seigneur souligne bien que seule une révélation divine permet de voir dans cet enfant couché dans une mangeoire celui qui assure la communication entre le ciel et la terre.

Avec cet enfant, il n’y a plus de barrières entre le ciel et la terre si bien que les chœurs célestes qui chantent la gloire de Dieu se font entendre jusque sur la terre.

François Brossier

 

Evangile : Messe de l’aurore : Lc 2,15-20

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.

 

Commentaire :

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Lecture et Commentaire du dimanche 18 décembre 2016

16 Décembre 2016, 15:32pm

Publié par Myriam

4ème dimanche de l'Avent A - 18 décembre 2016

Messe à 10h église de Livarot

1ère lecture : Isaïe 7, 10-16

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous). De crème et de miel il se nourrira, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. Avant que cet enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, la terre dont les deux rois te font trembler sera laissée à l’abandon. »

Commentaire :

Nous sommes en 735 avant J.-C. La menace assyrienne se fait toujours plus pressante. Les rois de Samarie et de Damas veulent entraîner le roi de Juda dans une coalition anti assyrienne. Comme le roi de Jérusalem, Acaz, refuse, les coalisés veulent le contraindre par la force. Acaz est désespéré. C’est alors qu’intervient le prophète Isaïe. Il lui rappelle la promesse faite à David : « J’élèverai ta descendance après toi… et j’établirai fermement sa royauté. » Le prophète rappelle alors l’annonce qui a été faite il y a peu de temps de la naissance d’un héritier, Ézéchias : « Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel. » Il annonce ensuite que la terre des deux rois qui font trembler Acaz sera prise par les assyriens avant qu’Ézéchias n’atteigne l’âge de raison. C’est bien le signe que Dieu n’a pas oublié sa promesse.

Les traducteurs grecs de la Bible, à Alexandrie, ont traduit « jeune femme » par « vierge ». C’est pourquoi dans l’évangile selon saint Matthieu la citation d’Isaïe comporte le titre de vierge et donne à comprendre que la promesse faite par Isaïe s’accomplit pleinement avec la naissance de Jésus. Lui seul, en effet, est vraiment Emmanuel, « Dieu avec nous. »

2ème lecture : Rm 1/1-7

Paul, serviteur du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome. Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures, concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes, dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés. À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

Commentaire :

Cette ouverture grandiose de la lettre aux Romains met au centre la révélation de Jésus :

Dans son humanité (selon la chair), il est fils de David. Selon l’Esprit (ce qui a été révélé par l’Esprit), sa résurrection le manifeste comme Fils de Dieu. Il n’y a pas ici de trace d’adoptianisme, c'est-à-dire que Jésus n’est pas devenu Fils par la résurrection. C’est aux yeux des hommes qu’il a été établi par sa résurrection comme Fils. C’est en fonction de cette double révélation selon la chair et selon l’Esprit qu’on peut désormais donner à Jésus les titres de Christ (Fils de David) et de Seigneur (Fils de Dieu).

Evangile : Mt 1,18-24

Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

Commentaire :

« Voici quelle l’origine de Jésus Christ » rappelle « Voici quelle fut l’origine du ciel et de la terre » (Gn 2,4). Avec la naissance de Jésus, c’est un recommencement du monde, une nouvelle création. À l’origine, l’homme fut créé à l’image de Dieu. En Jésus, Dieu prend visage d’homme. C’est vraiment l’Emmanuel « Dieu avec nous».

Joseph étant « juste », c’est-à-dire pleinement accordé à la volonté de Dieu, décide de répudier en secret Marie qui attend la naissance du Sauveur : il manifeste ainsi qu’il a conscience de ne pas avoir sa place dans le projet de Dieu. L’Ange du Seigneur le détrompe : il a bien une mission, celle de donner à l’enfant à naître le nom de Jésus qui est tout un programme : « Le Seigneur sauve ».

À travers ce récit, Matthieu affirme la conviction des premiers chrétiens : la conception virginale est le signe que Jésus n’a pas été adopté par Dieu après sa mort ; dès sa naissance, il est bien le Fils de Dieu s’incarnant dans le monde, l’Emmanuel.

François Brossier

 

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LECTURE ET COMMENTAIRE DU DIMANCHE 11 DECEMBRE 2016

5 Décembre 2016, 07:12am

Publié par Myriam

3ème dimanche de l'Avent A - 11 décembre 2016

Messe Eglise en Famille 10 h Livarot

 

1ère lecture : Is 35/1-6a.10

Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et du Sarone. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. » Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie. Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient.

Commentaire :

Ce passage du livre d’Isaïe a été rédigé à l’époque du retour d’Exil à Babylone. Le désert qui se couvre de fleurs, c’est le désert de Syrie qu’il faut traverser pour rentrer à Jérusalem. Ce désert de tristesse et de soif lors de l’Exil se change en désert fleuri lors du retour car Dieu ne peut pas laisser son peuple dans la détresse : il est bien le Sauveur comme il l’a été lors de la sortie d’Égypte.

Pour les chrétiens, c’est Jésus qui accomplira pleinement cette promesse : Avec lui, « s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds, le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie. »

2ème lecture : Jc 5/7-10

Frères, en attendant la venue du Seigneur, prenez patience. Voyez le cultivateur : il attend les fruits précieux de la terre avec patience, jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive. Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme car la venue du Seigneur est proche. Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte. Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.

Commentaire :

La lettre de Jacques est écrite dans un contexte où le retard de la parousie pose problème à la communauté chrétienne. Dans ce contexte, la patience et la persévérance sont les vertus à cultiver. Les prophètes ont attendu avec patience la réalisation des promesses qu’ils adressaient au nom de Dieu. Qu’ils servent de référence pour les chrétiens. La venue de Jésus donne l’assurance que Dieu tient ses promesses.

Evangile : Mt11/2-11

En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! » Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ? Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme habillé de façon raffinée ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. »

Commentaire :

On comprend le doute de Jean-Baptiste : il avait annoncé (C’était l’évangile de dimanche dernier) que « celui qui devait venir » allait faire le ménage, comme le moissonneur qui, avec sa pelle à vanner, sépare le bon grain de l’ivraie.

Or, Jésus ne fait pas le ménage, ses actes ne correspondent pas à ce qu’attendait le Baptiste. D’où la question de ce dernier : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »

C’est vrai : Jésus ne fait pas le tri, ne condamne pas. Il rend la joie, la vue, la dignité à tout homme qui le rencontre et croit en lui. C’est ce qu’annonçait le prophète Isaïe : « Alors s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf et la bouche du muet criera de joie ».

Le message de Jean Baptiste avait le mérite de réveiller ses auditeurs. Mais la venue de Jésus est d’abord une Bonne nouvelle qui plonge ceux qui l’accueillent dans une grande joie. C’est cette joie que nous célébrons en ce dimanche que l’on appelait autrefois du mot qui commençait le chant d’ouverture latin tiré de la lettre de Paul aux Philippiens : « Gaudete. » Soyez toujours dans la joie du Seigneur… Le Seigneur est proche. » Ep 4,4-5.

Jean Baptiste a pu faire erreur sur le type de messie que serait Jésus. Il n’en reste pas moins le prophète qui a annoncé la venue de Jésus. À ce titre, il est le plus grand parmi les hommes. Mais le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui non pas à cause de ses mérites mais parce que, grâce au Christ, il est devenu enfant de Dieu.

François Brossier


 

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LECTURE ET COMMENTAIRE DU DIMANCHE 4 DECEMBRE 2016

29 Novembre 2016, 03:44am

Publié par Myriam

LECTURE ET COMMENTAIRE DU DIMANCHE 4 DECEMBRE 2016

2ème dimanche de l'Avent A - 4 décembre 2016

Messe à 10 h Livarot

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1ère lecture : Is 11/1-10

En ce jour-là, un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur – qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs. Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant. La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins. Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main. Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.

 

Commentaire :

Le prophète Isaïe a été très déçu par les descendants de David (Achaz, Ézéchias) qui ont multiplié les alliances hasardeuses avec l’Égypte contre l’Assyrie. Le prophète espère donc la venue d’un nouveau David non pas dans les descendants mais en revenant à Jessé, père de David (le rejeton jailli de ses racines), c’est-à-dire en revenant aux origines de la royauté. Le prophète croit en effet à la fidélité de Dieu à ses promesses mais il laisse entendre que celles-ci peuvent se réaliser autrement que par la succession dynastique. Ce nouveau roi instaurera un règne paradisiaque.

Pour les chrétiens, l’accomplissement de ces promesses s’est réalisé avec Jésus, Fils de David.

 

2ème Lecture : Rm 15/4-9

Frères, tout ce qui a été écrit à l'avance dans les livres saints l’a été pour nous instruire, afin que, grâce à la persévérance et au réconfort des Écritures, nous ayons l’espérance. Que le Dieu de la persévérance et du réconfort vous donne d’être d’accord les uns avec les autres selon le Christ Jésus. Ainsi, d’un même cœur, d’une seule voix, vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu. Car je vous le déclare : le Christ s’est fait le serviteur des Juifs, en raison de la fidélité de Dieu, pour réaliser les promesses faites à nos pères ; quant aux nations, c'est en raison de sa miséricorde qu'elles rendent gloire à Dieu, comme le dit l’Écriture : C’est pourquoi je proclamerai ta louange parmi les nations, je chanterai ton nom.

 

Commentaire :

La grande nouveauté révélée par Jésus Christ, c’est que l’amour de Dieu n’est pas réservé au peuple de la Première Alliance. Certes, celui-ci a reçu les promesses dont témoignent les Écritures, mais lors de l’accomplissement de ces promesses en Jésus Christ, les païens ont été associés au salut, fruit de sa mort et de sa résurrection. C’est pourquoi désormais tous, d’un même cœur, d’une même voix, peuvent rendre gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Les communautés chrétiennes sont donc invitées à garder l’unité dans leur diversité selon l’Esprit du Christ Jésus.

 

Evangile : Mt 3/1-12

En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : ‘Nous avons Abraham pour père’ ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

 

Commentaire :

Un des thèmes majeurs du temps de l’Avent, c’est le réveil : « Berger de Dieu, réveille-nous, voici le temps de ta promesse ». S’il y a bien un passage d’évangile fait pour nous réveiller, c’est bien l’évangile de ce dimanche. Jésus y est présenté comme un bûcheron qui abat l’arbre qui ne porte pas de fruit ; ou encore comme le moissonneur qui jette au feu la paille.

L’appel de Jean-Baptiste vient résonner encore aujourd’hui aux oreilles des croyants : « Convertissez-vous ! ». Les pharisiens et les sadducéens croyaient que leur titre de fils d’Abraham suffisait pour être sauvés ; peut-on croire qu’il suffit de se dire chrétien pour être sauvé. Cet évangile rappelle qu’il n’y a pas de mot de passe, pas de sauf-conduit, pas de mot magique. Ce sera le refrain permanent de l’évangile de Matthieu : seul celui qui met ses actes en accord avec ses paroles sera jugé digne d’être accueilli dans le royaume du Père.

Mais il n’est pas question non plus de s’enfermer dans un sentiment de culpabilité. Le Christ vient au devant des hommes. Certes, personne n’est digne de lui retirer ses sandales, c’est-à-dire de faire ce que faisait un esclave. Mais le baptême dans l’Esprit-Saint et dans le feu donne la force de marcher à sa suite.

François Brossier

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Le temps de L'Avent

23 Novembre 2016, 13:36pm

Publié par Myriam

Le temps de L'Avent

    Le temps de l’Avent qui commence nous appelle à l’attente,

                        Le temps de L'Avent                                   à une disponibilité de fond. Notre être doit renouveler par Jésus.

   nous attendons une humanité nouvelle. Nous voulons être attentifs

    À l’Esprit Saint dans cette nouvelle année liturgique qui commence.

 « L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé. » L’être humain est capable de disponibilité, son cœur le rend attentif à tout, à rien, au silence. Sans une grande attention, le changement dans l’être aimé n’est pas perçu. Dans le respect, cette attention fait surgir l’autre à l’instant présent. L’Avent, c’est d’abord une attitude d’écoute et d’attente. C’est contempler la flamme vacillante de la bougie dans le noir. C’est réaliser que ce que nous attendons prenne forme et visage. Il y a quelques jours, nous acclamions Jésus, le Roi de l’univers, ce roi d’amour qui vient tout transformer. Dans quelques semaines, nous accueillerons ce même roi d’amour comme un tout petit enfant. Nous sommes un « Peuple qui marche dans la longue nuit, » nous situant humblement, devant Dieu. C’est la longue nuit de l’humanité, la longue nuit des peuples où Jésus n’est pas connu.

 

Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Aujourd’hui, à nos portes, Jésus n’est plus connu. De l’extérieur, rien ne semble distinguer ces deux hommes et ces deux femmes de l’Evangile. Il nous faut prendre en compte de manière intime l’intérieur de la personne. « Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. » Par Marie, la terre s’ouvre au premier cœur à cœur avec Dieu. Le Sauveur germe dans l’humanité. C’est le mystère que nous célébrons à Noël. Dieu, comme un amour, vient tout renouveler sur notre terre. Il vient prendre corps pour que nous revêtions la divinité. Cet amour de Dieu vient saisir notre cœur et le fait battre au rythme du cœur de Dieu. Nous attendons ce renouvellement fondamental de notre vie au plus secret de notre existence. D’année en année, notre foi se renouvelle, notre charité s’intensifie, et notre espérance grandit. Nous voulons être plus vigilants. Nous sommes plus conscients du trésor de notre foi et nous voulons entraîner le monde à la suite de Jésus.

 

"Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra." L’allusion au déluge et l’évocation du voleur peut nous faire craindre la réalité du Royaume de Dieu. Nous, nous sommes au rythme du monde, de notre pays, attentifs à nos frères qui ne croient plus en Dieu. Thérèse de Lisieux disait dans un moment illuminé de sa vie : « J’avais cru que la foi était si évidente pour tous ! » Mais l’épreuve va là transformer : « Je sais qu’il y a des gens qui ne croient pas. » Jésus vient chaque jour dans l’humanité, comme il est venu il y a deux mille ans. Il est caché dans les pauvres. Combien de peuples dans l’angoisse aujourd’hui. Combien de frères et de sœurs dont la vie est prolongée sont dans l’agonie, ils attendent le soir, pour se réveiller ailleurs. Or c’est dans cette humanité que l’amour se donne, que nous préparons la venue de Jésus et son retour : « Viens, Seigneur Jésus ! Viens. » Il me faut être attentif au présent, à tous les événements de notre quotidien. Jésus vient, il est là. Il est le chemin de ceux qui espèrent une humanité nouvelle. Notre marche vers Noël, c’est la marche vers l’humanité nouvelle symbolisée par l’Enfant Jésus, soyons prêts.

Nous prions pour que se réveille en nous la puissance de l’Amour infini de Dieu."

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