Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de la paroisse de Livarot

Articles avec #lecture du dimanche

Lecture et Commentaire du Dimanche 30 juillet 2017

25 Juillet 2017, 08:41am

Publié par Marie

17e dimanche A - 30 juillet 2017

Messe 10h Livarot,  11h30 à Heurtevent

1ère lecture : 1 R 3/5, 7-12

En ces jours-là, à Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur apparut en songe à Salomon. Dieu lui dit : « Demande ce que je dois te donner. » Salomon répondit : « Ainsi donc, Seigneur mon Dieu, c’est toi qui m’as fait roi, moi, ton serviteur, à la place de David, mon père ; or, je suis un tout jeune homme, ne sachant comment se comporter, et me voilà au milieu du peuple que tu as élu ; c’est un peuple nombreux, si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter. Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner ton peuple, qui est si important ? » Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit : « Puisque c’est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis, mais puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que  ersonne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi. »

Commentaire :

Une des principales qualités qui était demandée à un roi, c’était de savoir discerner ce qui est bon ou non pour son peuple et de savoir juger avec justesse ses sujets.

Cette vertu de discernement est résumée dans le terme de « sagesse. »

C’est ce que Salomon demande à Dieu.

Il donnera un bon exemple de sa sagesse reçue de Dieu dans l’épisode du jugement entre les deux femmes qui prétendent chacune que l’enfant vivant est le leur (1 R 3,16-28).

2ème lecture : Rm 8, 28-30

Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour. Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères. Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes, il leur a donné sa gloire.

Commentaire :

Paul ne marque pas ici une succession chronologique où le chrétien passerait de la vocation à la glorification en passant par la prédestination et la justification. Toutes ces expressions servent à désigner le dessein de Dieu qui est de nous faire participer à la gloire de son Fils. C’est notre vocation et c’est le cadeau merveilleux du Père : incorporés au Christ, devenus fils par lui et en lui, nous sommes devenus le peuple des justes, appelés à partager la gloire dont le Christ est déjà revêtu.

 

Evangile : Mt 13,44-52

En ce temps-là, Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ». Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

 

Commentaire :

La parabole de l’ivraie, dimanche dernier, incitait à la patience… pour les autres. Cette fois-ci, les paraboles du trésor caché et de la perle de grand prix s’adressent directement au lecteur : s’il veut participer au Royaume que Dieu lui offre, il lui faut savoir se décider et oser tout miser pour atteindre le but qu’il recherche. Certes, cela peut demander de laisser de côté bien des choses auxquelles il est attaché. Mais celui qui perd sa vie la gagne. Chacun sera jugé selon les choix qu’il aura faits en connaissance de cause. Tel est bien ce qui est suggéré par la parabole du filet. Le Seigneur saura trier à la fin des temps. Ce n’est pas une menace mais plutôt une mise en garde : « Celui qui a des oreilles, qu’il entende. » Après, ce sera trop tard.

 

François Brossier

 

Voir les commentaires

Lecture du dimanche 23 juillet 2017

4 Juillet 2017, 08:47am

Publié par Marie

dimanche 23 juillet 2017 16ème dimanche du Temps Ordinaire

Messe 10h Livarot 11h30 Coupesarte avec Grangchamps

Lectures de la messe

Première lecture (Sg 12, 13.16-19)

Il n’y a pas d’autre dieu que toi, qui prenne soin de toute chose : tu montres ainsi que tes jugements ne sont pas injustes. Ta force est à l’origine de ta justice, et ta domination sur toute chose te permet d’épargner toute chose. Tu montres ta force si l’on ne croit pas à la plénitude de ta puissance, et ceux qui la bravent sciemment, tu les réprimes. Mais toi qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement, car tu n’as qu’à vouloir pour exercer ta puissance. Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain ; à tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion. – Parole du Seigneur. 

Psaume (Ps  85 (86), 5-6, 9ab.10, 15-16ab)

Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent, écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie.

Toutes les nations, que tu as faites, viendront se prosterner devant toi, car tu es grand et tu fais des merveilles, toi, Dieu, le seul.

Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, plein d’amour et de vérité ! Regarde vers moi, prends pitié de moi. 

Deuxième lecture (Rm 8, 26-27)

Frères, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles. – Parole du Seigneur. 

Évangile (Mt 13, 24-43)

En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’ Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent : ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’ Il répond : ‘Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.’ » Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde . Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » – Acclamons la Parole de Dieu. OU LECTURE BREVE 

Évangile (Mt 13, 24-30)

En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’ Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent : ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’ Il répond : ‘Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.’ » – Acclamons la Parole de Dieu. 

Voir les commentaires

Lecture et commentaire du dimanche 16 juillet 2017

4 Juillet 2017, 08:41am

Publié par Marie

- 16 juillet 2017 15e dimanche A Messe a Livarot 10h

Messe à 11h30  Le Mesnil Durant avec Ste Marguerite des Loges et Le Mesnil Germain

1ère lecture : Is 55, 10-11

Ainsi parle le Seigneur : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »

Commentaire :

L’image de la pluie qui vient donner la fécondité à la terre est une très belle métaphore pour dire la fécondité de la Parole de Dieu.

Jésus, dans l’évangile, prendra une autre métaphore de la Parole, celle de la semence qui donne des fruits selon la qualité des terrains.

2ème lecture : Rm 8, 18-23

Frères, j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous. En effet la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps.

 

 

Commentaire :

Dans ce passage difficile de la lettre aux Romains, Paul affirme que toute la création elle-même est liée au destin de l’homme. La création est mise à mal par le péché de l’homme ; il y aurait ici une allusion à Gn 3,17 « le sol sera maudit à cause de toi. » La conviction de Paul, conviction liée à sa foi et non à des options philosophiques, est que le monde matériel et inanimé sera associé à la glorification du corps de l’homme dans le Christ ressuscité.

Lorsque Paul parle d’attente de la délivrance de notre corps, il ne parle pas de libération de l’âme du corps. Il parle de délivrer notre corps de son état de péché pour vivre pleinement de notre corps ressuscité et transfiguré.

 

 Evangile : Mt 13,1-23

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.

 

 Commentaire :

La parabole doit être lue pour elle-même sans trop vite aller à l’interprétation qui, elle, est une actualisation en fonction de la vie de la communauté chrétienne après Pâques.

L’insistance de la parabole porte d’abord sur la générosité du semeur. Il sème à tout va, sans compter. Certes ce qu’il sème peut tomber sur le chemin, dans les épines ou la pierre. Mais le peu qui tombe sur la bonne terre donnera une moisson merveilleuse. C’est donc avant tout une leçon d’optimisme : Jésus ne donne pas sa parole avec parcimonie ; si ceux qui reçoivent sa parole sont peu nombreux, l’efficacité de la parole est assurée.

Certes, pour entendre les paraboles, il ne suffit pas de savoir lire. Cela suppose une connivence, une adhésion du cœur, la foi. Sinon, la parabole n’est plus qu’une bonne histoire.

 

Les chrétiens qui entendent la Parole rencontreront bien des difficultés : ils rencontreront de terribles oppositions, ils seront tentés par les soucis du monde et de la richesse. Mais ceux qui se nourriront régulièrement de la Parole, la laisseront les pénétrer et en vivront, ceux-là porteront du fruit à raison de cent, soixante ou trente pour un.

François Brossier

Voir les commentaires

Lecture et commentaires du dimanche 9 juillet 2017

4 Juillet 2017, 08:35am

Publié par Marie

14e dimanche A - 9 juillet 2017 Messe à Livarot 10 h

Messe à La Croupte et avec Fervaques 11h30

1ère lecture : Za 9, 9-10

Ainsi parle le Seigneur : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays. »

 

Commentaire :

Nous sommes à l’époque d’Alexandre le Grand qui vole de victoire en victoire. Les promesses faites par Dieu à David semblent bien loin. Pourtant le prophète n’hésite pas à annoncer la venue future d’un roi pacifique monté sur un ânon. L’âne est la monture qui permet de travailler aux champs alors que le cheval est un « instrument » de guerre.

Pour les chrétiens, l’entrée de Jésus à Jérusalem, monté sur un ânon, manifeste que Jésus est bien le fils de David attendu, le roi pacifique par excellence, doux et humble de cœur.

 

2ème lecture : Rm 8, 9.11-13

Frères, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.

 Commentaire :

Ce texte a déjà été en grande partie utilisé le 5ème dimanche de Carême. Attention ! Paul n’oppose pas le corps et l’esprit. Le mot chair désigne chez lui l’homme sous l’emprise du péché. On pourrait paraphraser ainsi : quand l’homme se laisse aller à ses instincts les plus bas, il est sous l’emprise de la chair, il est bestial. Sous l’emprise de l’Esprit, l’homme est appelé à la vie que nous a acquise Jésus par sa résurrection d’entre les morts. Bien sûr, cela ne supprime pas la mort physique qui est le lot de tout être vivant. Mais l’Esprit qui habite dans le croyant est déjà semence de vie éternelle. Revenir à la vie sous l’emprise du péché, cela conduit à la mort définitive, que l’Apocalypse appelle la seconde mort. Vivre selon l’Esprit, c’est déjà avoir un pied dans l’éternité.

 

 Evangile : Mt 11,25-30

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

 

 Commentaire :

La prière de Jésus qui loue le Père d’avoir révélé aux tout-petits ce qu’il a caché aux sages et aux savants n’est pas un dénigrement de l’intelligence humaine. Jésus souligne par là que la foi chrétienne n’est pas le fruit de la science ou d’un raisonnement philosophique. Il s’agit d’une Révélation qui suppose humilité et confiance. Comme Jean-Paul II l’a bien souligné dans son Encyclique « La Foi et la raison », l’Église ne peut qu’apprécier les efforts de la raison pour atteindre des objectifs qui rendent l’existence toujours plus digne et, en même temps, elle considère la philosophie comme une aide indispensable pour approfondir l’intelligence de la foi.

La deuxième partie de l’évangile de ce dimanche conduit à éviter toute lecture stoïcienne de l’évangile de Matthieu. Certes l’enseignement de Jésus est exigeant, la suite du Christ est une dure montée vers les sommets ; mais l’Évangile de Jésus Christ est avant tout, vie, lumière, pardon, espérance, communion. C’est pourquoi Jésus peut annoncer : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

 

François Brossier

 

Voir les commentaires

Lecture et Commentaire du Dimanche 2 juillet 2017

27 Juin 2017, 11:42am

Publié par Marie

http://- 2 juillet 2017 13e dimanche A Messe à 10h Livarot 11h30 St Pierre des Ifs avec Le Mesnil Eudes 11h30 Célébration de la Parole à Les Moutiers Hubert avec notre Dame de Courson

1ère lecture : 2 R 4, 8-11.14-16a Un jour, le prophète Élisée passait à Sunam ; une femme riche de ce pays insista pour qu’il vienne manger chez elle. Depuis, chaque fois qu’il passait par là, il allait manger chez elle. Elle dit à son mari : « Écoute, je sais que celui qui s’arrête toujours chez nous est un saint homme de Dieu. Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse ; nous y mettrons un lit, une table, un siège et une lampe, et quand il viendra chez nous, il pourra s’y retirer. » Le jour où il revint, il se retira dans cette chambre pour y coucher. Puis il dit à son serviteur : « Que peut-on faire pour cette femme ? » Le serviteur répondit : « Hélas, elle n’a pas de fils, et son mari est âgé. » Élisée lui dit : « Appelle-la. » Le serviteur l’appela et elle se présenta à la porte. Élisée lui dit : « À cette même époque, au temps fixé pour la naissance, tu tiendras un fils dans tes bras. »

Commentaire : Il y a beaucoup de points communs avec l’annonce à Sara de la naissance d’Isaac (Gn 18,1-15). Dans les deux cas, l’hospitalité donnée au messager divin est récompensée. Cela rejoint la parole de Jésus dans l’évangile de ce jour : « Qui vous accueille m’accueille. »

2ème lecture : Rm 6,3-4.8-11 Frères, ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

Commentaire : La mort du Christ est le mort de la mort. C’est par le baptême que nous sommes associés à cette mort qui a eu lieu une fois pour toutes. Si nous sommes morts avec le Christ, c’est pour que nous menions une vie nouvelleen Christ. C’est dans foi que nous pouvons vivre de cette vie de ressuscités car celle-ci reste cachée.

 

Evangile : Mt 10,37-42 En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

 

Commentaire : Cette péricope peut choquer si elle n’est pas bien située dans son contexte. Est-ce que Jésus viendrait condamner les liens familiaux, l’amour des enfants pour ses parents, l’amour des parents pour leurs enfants ? Notons bien que Jésus s’adresse aux Douze avant de les envoyer en mission. C’est donc à ces missionnaires que Jésus s’adresse lorsqu’il dit : « Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. » Ce qui est donc dénoncé par Jésus, c’est un amour qui deviendrait carcan, qui renfermerait chacun sur son horizon immédiat et qui rendrait aveugle sur les besoins de l’humanité et la nécessité de faire entendre à tous l’Évangile. Ceux qui ont compris ce message, ce sont les missionnaires partis aux quatre coins du monde, les religieux contemplatifs ou les coopérants partis passer deux ou trois ans de leur jeunesse au service du tiers-monde. Suivre Jésus n’est pas sans contrepartie. En perdant sa vie pour le Christ, le disciple se voit identifié à lui : « Qui vous accueille, m’accueille ! » Accepter de perdre sa vie c’est-à-dire de la donner, c’est la gagner. François Brossier

Voir les commentaires

Messe 10h Livarot Messe d’action de grace 12e dimanche A - 25 juin 2017

19 Juin 2017, 15:13pm

Publié par Marie

12e dimanche A - 25 juin 2017

Messe 10h Livarot Messe d’action de grace

1ère lecture : Jr 20, 10-13

Moi Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire... Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.

Commentaire :

Le prophète Jérémie a eu la lourde tâche d’annoncer aux habitants de Jérusalem qu’ils se berçaient d’illusion en croyant qu’ils étaient à l’abri à Jérusalem parce qu’ils avaient le Temple. Il leur reproche leurs nombreuses fautes qui vont les conduire à la catastrophe. Pris pour un traître, Jérémie a subi des attaques violentes de la part de ses adversaires. Dans la prière citée ici, le prophète dit sa confiance en Dieu au cœur des épreuves.

2ème lecture : Rm 5,12-15

Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.

Commentaire :

Paul est parti d’une conviction, fruit de l’apparition du Christ ressuscité sur le chemin de Damas : par sa mort et sa résurrection, Jésus est source de salut pour toute l’humanité. Il tient alors le raisonnement suivant : puisque Jésus est mort pour tous, c’est que tous avaient besoin d’être sauvés. C’est alors que, relisant les chapitres 2-3 de la Genèse, il va mettre en opposition le premier Adam, figurant l’humanité plongée dans le péché et le nouvel Adam, Jésus Christ, en qui tous sont sauvés. Mais c’est bien sûr la figure du Christ qui est la figure principale. Seule cette connaissance de la figure du Christ sauveur permet aux chrétiens de lire le récit de la Genèse comme préfiguration de l’humanité pécheresse qui serait perdue sans la rédemption offerte par Jésus Christ.

 

Evangile : Mt 10,26-33

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

Commentaire :

Jésus avertit ses disciples des difficultés qu’ils rencontreront : aujourd’hui comme hier, il n’est pas aisé de proclamer le message de l’Évangile dans un monde hostile. La tentation est alors de se replier sur soi-même et de vivre sa foi dans l’intimité. « Ne craignez pas les hommes », dit Jésus. L’évangile doit être proclamé haut et fort. Les chrétiens seront toujours partagés entre deux craintes : celle des adversaires et celle de Dieu. Or les persécuteurs n’ont de pouvoir que sur la vie terrestre tandis que Dieu dispose de la vie éternelle. Plutôt que de céder à la peur, les fidèles sont invités à la confiance : le Père est là qui veille sur chacun et Jésus lui-même se fera l’avocat de ceux qui se sont prononcés pour lui devant les hommes.

 

François Brossier

Voir les commentaires

Le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ –18 juin 2017 Messe 10h Livarot

15 Juin 2017, 09:03am

Publié par Myriam

Le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ –

18 juin 2017 Messe 10h Livarot

 

1ère lecture : Dt 8,2-3.14b-16a

 

Moïse disait au peuple d’Israël : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : allais-tu garder ses commandements, oui ou non ? Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. N’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure. C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne – cette nourriture inconnue de tes pères. »

Commentaire :

Ce passage du Deutéronome est une relecture du livre de l’Exode. La traversée du désert est décrite comme une épreuve envoyée par Dieu à son peuple. Le don de la manne n’est plus perçue comme exprimé dans le livre de l’Exode comme la nourriture envoyée par Dieu pour soutenir son peuple mais comme le signe des dons de Dieu, en particulier sa parole. Dans le récit des Tentations au désert (Mt 4,4), Jésus cite le verset 3 en précisant que c’est bien la Parole de Dieu qui est source de vie. Dans l’évangile de Jean, la manne est la figure annonciatrice de l’Eucharistie.

2ème lecture : 1 Co 10, 16-17

Frères, la coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.

Commentaire :

Partager le pain de vie et la coupe du salut, c’est communier au corps du Christ livré pour nous et au sang du Christ, versé pour nous. Cette communion nous incorpore au Christ ressuscité et, par là même, unit tous les chrétiens au corps du Christ. Si nous ne formons qu’un seul corps en Christ, l’unité de ce corps n’est pas un objectif facultatif, il s’agit d’une obligation liée à la nature même de l’Eucharistie.

Evangile : Jn 6,51-58

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Commentaire :

Le passage d’évangile choisi est la dernière partie du grand discours sur le pain de vie commencé en Jn 6,26. Dans cette finale, Jésus traite directement de l’Eucharistie. L’évangile de Jean n’a pas de récit de l’Institution de l’Eucharistie, mais il en dit ici la réalité. À la formule de Luc : « Ceci est mon Corps donné pour vous » correspond la parole rapportée par Jean : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde. »

 

Pour bien saisir cet extrait, il ne faut surtout pas le séparer de ce qui a été dit auparavant dans le discours de Jésus, sinon nous risquerions de faire de la communion au corps et au sang du Christ une sorte de rite magique. Jésus a bien rappelé que, s’il est le pain de vie, c’est parce qu’il l’est d’abord pour ceux qui accueillent sa parole et croient en lui. Il ne peut y avoir de communiant qui ne soit d’abord croyant : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle. » C’est pourquoi, lors de la célébration de l’Eucharistie, il n’est pas possible de séparer la liturgie de la Parole de celle du Pain et du Vin.

 

Enfin il ne faut pas oublier que le réalisme de la parole de Jésus « Qui mange ma chair et boit mon sang » s’applique au réalisme de la vie de Jésus qui nous est offerte et non à la matérialité de la chair et du sang. La chair et le sang désignent la personne vivante de Jésus : « La Parole s’est faite chair et il a habité parmi nous ». Communier au Corps et au Sang du Christ, c’est participer au don que le Père, dans son amour, a fait de son Fils au monde afin que nous vivions par lui.

 

François Brossier

 

Voir les commentaires

Dimanche de la Trinité A - 11 juin 2017 Messe à 10h Livarot

9 Juin 2017, 06:52am

Publié par Myriam

Dimanche de la Trinité A - 11 juin 2017 Messe à 10h Livarot

8 enfants de notre paroisse vont être confirmés avec

les autres enfants du Pôles missionnaire à 11h Cathédrale de Lisieux (33)

1ère lecture : Ex 34, 4-9

En ces jours-là, Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Il emportait les deux tables de pierre. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer là, auprès de Moïse. Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR.

Il passa devant Moïse et proclama :« LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. » Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna. Il dit : « S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c’est un peuple à la nuque raide ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous ton héritage. »

Commentaire :

Après l’épisode du veau d’or (Ex 32), le livre de l’Exode montre Moïse appelé par Dieu sur la montagne pour renouveler l’alliance.

En cette fête de la Trinité, nous recevons l’annonce d’un Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité (Très loin de l’image du Dieu terrible tel que beaucoup trop de chrétiens se le représentent).

 

N-B : Le nom de Dieu est YHVH : suivant la tradition juive et chrétienne, ce tétragramme sacré de se prononce pas. On le remplace donc dans la lecture liturgique par « LE SEIGNEUR ».

2ème lecture : 2 Co 13, 11-13

Frères, soyez dans la joie, cherchez la perfection, encouragez-vous, soyez d’accord entre vous, vivez en paix, et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix. Tous les fidèles vous saluent. Que la grâce du Seigneur Jésus Christ,

l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous.

Commentaire :

À la fin de sa lettre où Paul a été particulièrement dur avec la communauté de Corinthe et son ingratitude, l’apôtre envoie un message de paix, de joie et d’amour. Il termine enfin avec une formule trinitaire qui a été reprise dans la liturgie comme salutation du célébrant au début de la messe. On notera que pour les premiers chrétiens, il n’était pas nécessaire de préciser dans cette formule que Dieu désigne le Père. Cela allait de soi pour eux.

Evangile : Jn 3,16-18

Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.

Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Commentaire :

Ce court passage est extrait de l’entretien entre Jésus et Nicodème. Il a été choisi en cette fête de la Trinité parce qu’il parle du Père et de la mission qu’il a confiée à son Fils. La première phrase fait suite à l’affirmation suivante : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. » (Jn 3,14-15) Le serpent de bronze évoque un épisode raconté dans le livre des Nombres (21,8-9) où les fils d’Israël qui critiquent Dieu et Moïse sont attaqués par des serpents. Moïse intercède pour le peuple et dresse un serpent de bronze : quiconque le regarde est sauvé car il est le symbole de Dieu, seul guérisseur des hommes infidèles. La croix sera le lieu où Jésus sera élevé. En le regardant avec foi, les hommes ne seront pas guéris passagèrement mais ils obtiendront la vie éternelle « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. 17 Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » On notera qu’il n’y a ici aucune idée de nécessité pour Dieu d’assouvir son besoin de châtiment sur la personne de son Fils ! C’est l’amour de Dieu le Père qui le conduit à envoyer son Fils dans le monde pour sauver les hommes. L’incarnation est la manifestation première de cet amour (cf. Jn 1,1-18) mais cette manifestation de l’amour culmine dans l’élévation sur la croix, elle-même s’inscrivant dans l’élévation dans la gloire du Père.

 

François Brossier

Voir les commentaires

Pentecôte messe 10h Livarot

27 Mai 2017, 08:43am

Publié par Myriam

Dimanche de Pentecôte A

- 4 juin 2017Pentecôte messe 10h LivarotPentecôte messe 10h Livarot

Messe 10h Livarot

1ère lecture : Ac 2, 1-11

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

 

Commentaire :

Après avoir été une fête agricole, la fête des moissons, la fête juive de Pentecôte était devenue à l’époque de Jésus, la fête de l’Alliance du Sinaï. Le don de l’Esprit donné aux apôtres après la résurrection de Jésus prend, dans ce cadre, une tonalité riche de sens. Au Sinaï (Ex 19), Dieu avait donné ses commandements dans une théophanie grandiose sur la montagne au milieu du feu et du tonnerre. Dans le récit de Pentecôte, nous retrouvons le feu et le bruit. Mais ce n’est plus une Loi inscrite sur la pierre que reçoivent les apôtres, mais l’Esprit saint qui leur permettra de vivre en conformité avec l’enseignement de Jésus Christ.

 

Le récit de Babel (Gn 11) avait montré comment, en voulant construire une ville et une tour sans Dieu, les hommes s’étaient divisés et ne se comprenaient plus. Avec la venue de l’Esprit, les hommes, même s’ils parlent des langues différentes, peuvent désormais se comprendre et former une grande famille, l’Église du Christ.

 

2ème lecture : 1 Co 12/3b-7,12-13

Frères, personne n’est capable de dire : « Jésus est Seigneur » sinon dans l’Esprit Saint. Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.

 

Commentaire :

Sans l’Esprit, nous ne serions pas en mesure de proclamer que Jésus le crucifié, c’est le Seigneur, titre réservé à Dieu.

C’est ce même Esprit qui relie entre eux tous les membres de l’Église dans leur variété. Les activités de ses membres ne témoignent de la présence de l’Esprit que dans la mesure où elles sont faites en vue du bien de tous. C’est encore l’action et la présence de l’Esprit qui assure la cohésion du corps de l’Église en Jésus-Christ.

 

Evangile : Jn 20/19-23

C’était après la mort de Jésus ; le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Commentaire :

Après la mort de Jésus, les disciples vivent dans la peur et l’enfermement. C’est alors que surgit Jésus. Son corps glorieux n’est plus soumis aux contraintes du corps humain. Mais en même temps, les traces de sa crucifixion attestent qu’il s’agit bien du crucifié qui est ressuscité et non pas d’un fantôme.

Jésus le Fils étend aux disciples la mission qu’il avait reçue du Père comme cela avait déjà été dans la prière de Jésus à son Père : « Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les envoie dans le monde. » (Jn 17,18)

Le geste de Jésus (Littéralement : « il souffla sur eux ») évoque le récit de création : « Le Seigneur souffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant. » (Gn 2,7) Il s’agit donc d’une création nouvelle : pour tous ceux qui croient en lui, Jésus communique l’Esprit qui fait renaître l’homme en lui donnant de communier à la vie divine. Cela sera rappelé dans la 1ère lettre de Jean : « À ceci nous reconnaissons que nous demeurons en lui, et lui en nous : il nous a donné de son Esprit. » (1 Jn 4,13)

Désormais, la communauté des disciples de Jésus est porteuse de vie pour le monde : à travers elle, s’actualise la présence salvifique de Jésus et le pardon divin.

François Brossier

Voir les commentaires

7° dimanche de Pâques A - 28 mai 2017 Messe 10h Livarot 11h30 à Prêtreville avec st Germain de Livet

22 Mai 2017, 06:28am

Publié par Myriam

7° dimanche de Pâques A - 28 mai 2017

Messe 10h Livarot

11h30 à Prêtreville avec st Germain de Livet

animée par les jeunes du groupe « ALLIANCE »

1ère lecture : Ac 1, 12-14

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.

Commentaire :

Suivant l’ordre de Jésus en Ac 1,4, les apôtres retournent à Jérusalem. Le groupe se rend à la salle haute (littéralement : « où ils se tenaient habituellement. » Cette salle fait penser à celle où s’est déroulée la Cène. Ainsi le lien est fait entre les derniers instants de Jésus avec ses disciples et le lieu où se réunit la communauté en attente de l’Esprit.

Cette communauté est rassemblée autour des Onze (Matthias n’a pas encore remplacé Judas). Luc présente ce qui sera plusieurs fois explicité comme caractéristiques de la première communauté : le rassemblement autour des apôtres, l’unanimité, l’assiduité à la prière.

À côté du groupe des Onze qui assure la continuité entre le temps de Jésus et celui de l’Église, Luc mentionne un noyau élargi d’hommes et de femmes disciples ainsi que des membres de la famille de Jésus dont Marie. La première communauté ne se réduit donc pas aux apôtres mais comprend ceux qui sont restés fidèles au maître en particulier les femmes énumérées en Lc 8,2-3 ; 23,49 et 24,10.

 

2ème lecture : 1 P 4, 13-16

Bien-aimés, dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera. Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que personne d’entre vous, en effet, n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme agitateur. Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte, et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là.

Commentaire :

Communier aux souffrances du Christ, c’est le rejoindre dans le mystère pascal qui débouche dans la lumière et la joie de la résurrection. La deuxième phrase évoque la dernière béatitude de Mt 5,11-12. Mais, comme lors de la deuxième lecture du 6ème dimanche de Pâques, la lettre de Pierre insiste à nouveau sur la nécessité d’une vie droite : si la souffrance est la conséquence d’une vie pécheresse, l’Esprit de Dieu ne peut reposer sur celui qui souffre. Mais s’il souffre à cause de son identité de chrétien, il met ses pas dans ceux de Jésus Christ et partagera sa gloire.

 

Evangile : Jn 17,1-11

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

Commentaire :

En cette fin de temps pascal, nous sommes invités à nous unir à la prière de Jésus. Sa mort sur la Croix coïncide avec sa Glorification par le Père. La gloire, c’est la manifestation de Dieu aux hommes. Cette manifestation était voilée sur la montagne du Sinaï. Jésus ressuscité est la révélation parfaite de Dieu, il partage pleinement son autorité. Dès maintenant il nous donne la vie éternelle puisque celle-ci réside dans la connaissance de Dieu et de son envoyé Jésus Christ.

Jésus prie pour ses disciples et non pour le monde. Cela peut surprendre sauf si l’on comprend que, dans l’évangile de Jean, le monde désigne habituellement le monde des ténèbres et du refus de Dieu. Jésus ne peut faire entrer le monde des ténèbres en communion avec Dieu. Mais il fait entrer ceux qui croient en lui dans la communion divine. Certes, les disciples sont encore entourés de ténèbres (Ils sont dans le monde), mais, en montant vers le Père, Jésus les offre à son Père et les fait entrer déjà dans la gloire qu’il partage avec le Père et l’Esprit.

François Brossier

Voir les commentaires

1 2 3 4 > >>