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Le blog de la paroisse de Livarot

Articles avec #fiche de careme

Fiche de Carême

13 Avril 2014, 06:04am

Publié par Myriam

Fiche de CarêmeDimanche 30 Mars

« L’amour ne passe pas ».

Agnes Bajaxhiu est née en 1910, en Macédoine, dans une famille albanaise. À 18 ans, elle entre chez les sœurs irlandaises de Notre-Dame de Lorette, près de Dublin. 

Elle prend le nom de Teresa, par dévotion à la sainte de Lisieux. Envoyée à Calcutta, elle enseigne pendant vingt ans la géographie à des jeunes filles de riches Bengalis, mais, en 1948, une nouvelle vie s'annonce. 

Répondant à un fort appel intérieur, Teresa quitte son couvent avec l'approbation de Rome et décide de se consacrer aux plus miséreux. Elle revêt le fameux sari blanc bordé de bleu, qui deviendra son emblème.

Plongeant dans les taudis de Calcutta, elle décide d'y vivre l'amour total du Christ. Elle recevra le prix Nobel de la paix en 1979. 

En 1997, elle démissionne de ses fonctions de supérieure générale de la Charité. Sœur Nirmala, hindoue convertie, âgée de 63 ans, lui succède comme supérieure de la congrégation qui compte à ce moment-là 4 500 sœurs, présentes dans 133 pays.

Sa mort, quelques mois plus tard, est vécue en Inde comme un drame. Mais son regard de tendresse porté sur le monde est bien le signe que "l'amour ne passe pas". Elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 19 octobre 2003.

 

Lundi 31 Mars

Une seconde mère

« Pour gagner ce dispensaire en pleine jungle du Bengale, beaucoup sont venus de loin, ayant fait trois heures de route. 

Couverts de plaies des pieds à la tête. Les ulcères leur font des creux et des bosses dans le dos. 

Beaucoup sont restés à la maison, trop faibles pour pouvoir venir, malades de fièvres tropicales. L’un d’entre eux est au dernier stade de la tuberculose… Je taille, presse, bande… 

Arrive un homme portant un paquet d’où pendent, comme deux branches sèches, les jambes d’un bébé… Le petit est très faible… Il entrera vite dans l’Eternité. Je cours prendre de l’eau bénite. 

L’homme a peur que nous n’en voulions pas. Il dit : ‘ Si vous ne le prenez pas, je le jetterai quelque part dans l’herbe. Les chacals ne le dédaigneront sûrement pas ”. 

 

Mardi 1 Avril

Plus heureux au monde

« Aujourd’hui chacun semble emporté par une terrible hâte, par l’anxiété de la croissance, par celle de la richesse, au point que les enfants mêmes n’ont plus de temps pour leurs parents, et que ceux-ci n’ont plus de temps l’un pour l’autre ; c’est au foyer que commence la fracture de la paix du monde. 

Les personnes qui s’aiment pleinement et véritablement l’une l’autre sont ce qu’il y a de plus heureux dans le monde. Nous le voyons bien jusque chez les plus pauvres ; ils aiment leurs enfants, ils aiment leur foyer ; ils peuvent n’avoir presque rien, ou même n’avoir rien du tout, mais ils sont heureux. »

La joie du don, Mère Teresa. Seuil, 1997. 

Mercredi 2 Avril

La joie de donner

« Un jour un mendiant est venu vers moi et m’a dit : “ Tout le monde te donne quelque chose. Moi aussi, je veux te donner quelque chose ”. Et il m’a offert dix piastres. 

Si j’acceptais l’argent, il n’aurait plus rien pour manger, mais si je ne l’avais pas accepté, je l’aurais rendu malheureux. J’ai accepté. 

Et j’ai senti en moi que ce cadeau avait bien plus de valeur que le prix Nobel, car lui avait donné tout ce qu’il avait. J’ai vu sur son visage la joie de donner. »

Jeudi 3 Avril

La bonté de Dieu

« Soyez bons et miséricordieux. Que personne jamais ne vienne à vous sans qu’il s’en aille meilleur et plus heureux. 

Soyez l’expression vivante de la bonté de Dieu : bonté sur votre visage, bonté dans la chaleur de votre accueil. 

Dans les taudis nous sommes la lumière de la bonté de Dieu pour les pauvres. 

Aux enfants, aux pauvres, à tous ceux qui souffrent et qui sont solitaires, donnez toujours un sourire heureux. Ne leur donnez pas seulement vos soins, donnez-leur aussi votre cœur. »

La joie du don, Mère Teresa, Seuil, 1997. 

 

Vendredi 4 Avril

J’ai soif de toi

« Je vais soigner tes blessures. Je vais faire de toi une nouvelle créature. Je vais te donner la paix, au cœur même de toutes tes épreuves. Mais j’ai soif de toi ! 

Ne doute jamais de ma miséricorde, du fait que je t’accepte sans cesse, de mon désir de te pardonner, de ma soif ardente de te bénir, de vivre en toi ma propre vie. J’ai soif de toi !

Si tu te crois sans importance aux yeux du monde, cela ne m’importe pas du tout. Pour moi, il n’y a qu’une chose qui importe : il n’y a rien de plus important dans le monde entier que toi. J’ai soif de toi !

Ouvre-toi à moi. Viens à moi et aie soif de moi. Donne-moi ta vie et je vais te prouver combien tu es important à mon Cœur. J’ai soif de toi ! »

Tout a commencé à Calcutta, dans les pas de Mère Teresa, Sœur Marie de la Charité, Bayard, 2010. 

 

Samedi 5 Avril

 

Aime quand même

« Les gens ne sont pas raisonnables,
Ils sont illogiques et égoïstes,
Aime-les quand même.

Si tu leur fais du bien,
Ils te reprocheront des motifs égoïstes
Et des arrière-pensées,
Fais quand même du bien.

Si tu as du succès,
Tu trouves de faux amis et de vrais ennemis,
Aie quand même du succès.

Le bien que tu fais
Sera oublié demain,
Fais quand même du bien.

L’honnêteté et un esprit ouvert
Te rendent vulnérable,
Sois quand même honnête et ouvert. 

Ce que tu as construit pendant des années de travail
Peut être détruit en une nuit, 
Construis quand même. 

On a vraiment besoin de ton aide,
Mais peut-être les gens t’attaqueront-ils
Si tu les aides, 
Aide-les quand même. 

Donne au monde ce que tu as de meilleur
Et il va te casser les dents,
Donne quand même au monde ce que tu as de meilleur ».

Petite vie de Mère Teresa, Guillemette de La Borie, Desclée de Brouwer, 2003. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fiche de Carême            L' Abbé Pierre

 

Dimanche 6 Avril      Un abbé étonnant 

Henri Grouès naît en 1912 dans une famille bourgeoise lyonnaise. Bouleversé par « un coup de foudre avec Dieu », il prononce ses vœux à 18 ans chez les Capucins. Durant la seconde guerre mondiale, il recueille des enfants juifs, puis participe à la création du maquis dans le Vercors. 

À l’été 1949, il ouvre dans la maison qu’il vient d’acheter à Neuilly-Plaisance une auberge de jeunesse internationale qu’il appelle « Emmaüs ». Puis il rencontre Georges Legay, un homme suicidaire. Il ne lui dit pas « Je vais t’aider » mais « Je ne peux pas t’aider. Je n’ai rien à te donner, mais toi, tu peux m’aider à aider les autres ». Leur rencontre fonde le mouvement Emmaüs. 

La nuit du 1er février 1954, la température descend jusqu’à -13° C à Paris. L’abbé, affolé pour les sans-abri, lance un appel mémorable sur Radio Luxembourg. Il récolte 500 millions de francs et attire des bénévoles de toute la France. Pour organiser cette « insurrection de bonté », il fonde l’association Emmaüs, qui regroupe l’ensemble des communautés Emmaüs. Celles-ci construisent des logements pour les sans-abri en leur procurant un travail digne. 

En effet nombre de compagnons d’Emmaüs seront d’anciens sans-abri, qui pour remercier les communautés, s’engagent à leur côtés. 

Le mouvement se développe rapidement dans le monde entier. « L’Abbé » déploya toute sa vie une formidable énergie pour défendre les plus humbles. En 2007, il meurt à l’âge de 94 ans.


À lire aussi 
Sur croire.com : Qui est l’Abbé Pierre ?  
Sur pelerin.com : Les héritiers de l’Abbé Pierre

Lundi 7 Avril

 

La charité commence par la prière

« Seigneur Jésus, souviens-toi
de cette petite maison là-bas à Emmaüs,
et du bout de chemin qui y conduit
quand on vient de la grand-route.

Souviens-toi de ceux qu’un soir, tu abordas là-bas,
souviens-toi de leurs cœurs abattus,
Souviens-toi de tes paroles qui les brûlèrent,
Souviens-toi du feu dans l’âtre
auprès duquel vous vous êtes assis,
et d’où ils se relevèrent transformés,
et d’où ils partirent vers les prouesses d’amo
ur… »

Prière de l’Abbé Pierre écrit

Mardi 8 Avril

La colère est bonne conseillère !

« Si nous sommes sans colère quand nous voyons les autres bafoués, exploités, humiliés, il est clair que nous ne les aimons pas. » 

« Aimer, c’est ma joie, dans ta joie, ta joie dans ma joie, et nous ensemble au service de la joie de tous, en commençant par les plus petits.»

Abbé Pierre. Emmaüs ou venger l'homme, Centurion, 1979

"Le scandale du mal, c'est qu'on l'oublie. On s'en fait complice. L'injustice, ce n'est pas l'inégalité, c'est le non-partage."

 

 

 

Suite de l’Abbé Pierre

Mercredi 9 Avril

L’appel du 1er février 1954

« Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant - hier, on l’avait expulsée... 

Chaque nuit, ils sont plus de deux mille recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d’un presque nu. Devant l’horreur, les cités d’urgence, ce n’est même plus assez urgent ! 

Écoutez-moi : en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer : l’un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte-Geneviève ; l’autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. 

Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s’accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l’on lise sous ce titre Centre fraternel de dépannage, ces simples mots : « Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t’aime. »


Appel de l’abbé Pierre du 1er février 1954, à 1 heure du matin sur Radio Luxembourg 

 

Jeudi 10 Avril

La vie, c’est apprendre à aimer

« Une partie de l’humanité ira au désert, on verra se créer des communautés qui voudront vivre dans la pauvreté évangélique (…) 

Quant à la multitude, elle sera ballottée entre les moines et les trafiquants. Elle devra s’inventer des tâches nouvelles, créer sa culture originale. Ça ne sera pas du tout cuit. 

Et peut-être qu’au bout du compte, l’histoire humaine se révélera n’avoir été, au travers de toutes ces contradictions et détours, que la marche de l’homme vers la reconnaissance de ce qu’il est : plus qu’un individu, une personne, c’est-à-dire, en chacun, signe de plus que lui-même. 

Si je peux transmettre une certitude à ceux qui vont mener la lutte pour mettre plus d’humanité en tout, c’est – décidément, je ne peux pas écrire autre chose – : « La vie, c’est apprendre à aimer. »

Vendredi 11 Avril

Seul l’amour peut nous lier

« Comment s’étonner que, n’osant pas aller jusqu’à parler d’amour, les hommes voient de leurs « droits » ne rester que des phrases en l’air, emportées par tous les vents ?

Plus que jamais, dans cette « toute petite très grande chose » qu’est un mouvement comme Emmaüs, approfondissons chaque jour l’intelligence et acharnons-nous à la réalisation fidèle de ce que tous ensemble nous avons voulu, que proclame notre Manifeste universel dès son préambule : « Notre commune conviction que seul l’Amour peut nous lier et nous faire avancer ensemble ».


Sébastien Gracco De Lay, Planète Emmaüs, Democratic Books Eds, 2011 

 

 

Samedi 12 Avril
Engagé en politique

« Vous tous, mes amis, pensez, je vous le demande, à tous ceux qui ont tant souffert, à ceux qui souffrent encore tellement pendant cet hiver, où menacent encore la faim et le froid ; songez à ce que demain sera pour eux, lorsqu'ils retrouveront un pays désuni, qui, de ce fait, se trouvera forcément davantage dans le désarroi, pendant quelque temps. 

Je vous ai parlé sans habileté, et je m'en excuse, mais du fond de mon âme de Français, m'adressant à tous, sans distinction de parti. 

Il nous appartient, à nous qui avons souffert pour notre pays, de prendre ensemble conscience de la gravité de l’heure. 

Essayons, au moment de manifester notre volonté, en déposant notre bulletin dans l'urne, de nous souvenir de ce que l'émotion, la passion peut-être avaient pu nous faire oublier. »

Intervention devant la première Assemblée constituante, le 31 décembre 
 

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