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Le blog de la paroisse de Livarot

Fête St Laurent 2Oh45 à la Chapelle Haute-Grue

9 Août 2016, 19:46pm

Publié par Myriam

Fête St Laurent 2Oh45 à la Chapelle Haute-Grue

Saint Laurent de Rome

Diacre et martyr à Rome ( 258)

La "passio" de St Laurent, rédigée au moins un siècle après sa mort, n'est pas crédible. Le récit prétend que Laurent, diacre du pape saint Sixte II, fut mis à mort trois jours après le martyre de ce dernier et qu'il fut brûlé à petit feu sur un gril, ce qu'on ne souhaite à personne. La plupart des auteurs modernes estiment qu'il fut décapité, comme Sixte. Quoiqu'on pense de la valeur des "acta", il n'en reste pas moins que Laurent a toujours été vénéré, en Orient comme en Occident, comme le plus célèbre des nombreux martyrs romains (voir la liste chronologique, autour des années 258-259...). Les écrits des saints AmbroiseLéon le GrandAugustin et Prudence témoignent de ce culte(*).
Son nom est cité dans la première prière eucharistique. Il est représenté comme diacre, tenant un gril ou couché dessus.peinture saint Laurent d'Eze
Diacre de l'Église de Rome, auprès du pape saint Sixte II, il a pour fonction d'être le gardien des biens de l'Église. Lorsque l'empereur Valérien prend un édit de persécution interdisant le culte chrétien, même dans les cimetières, il est arrêté en même temps que le pape et les autres diacres. Ils sont immédiatement mis à mort, mais lui est épargné dans l'espoir qu'il va livrer les trésors de l'Église. Voyant le pape marcher à la mort, Laurent pleure. Est-il donc indigne de donner sa vie pour le Christ? Saint Sixte le rassure, il ne tardera pas à le suivre. Sommé de livrer les trésors, il rassemble les pauvres, les infirmes, les boiteux, les aveugles. "Voilà les trésors de l'Église." Il est condamné à être brûlé vif sur le gril. Il a encore le sens de l'humour et un courage extraordinaire : "C'est bien grillé de ce côté, tu peux retourner," dira-t-il au bourreau. Il fut l'un des martyrs les plus célèbres de la chrétienté. Au Moyen Age, avec saint Pierre et saint Paul, il était le patron de la Ville éternelle où 34 églises s'élevaient en son honneur. 84 communes françaises portent son nom. 
(*) un internaute nous signale: "Le peuple de Dieu dit Saint-Augustin, n'est jamais instruit d'une manière plus profitable que par l'exemple des martyrs. Si l'éloquence entraîne, le martyre persuade. Cette admirable force d'âme fortifiait les autres en leur donnant le modèle de ses souffrances." Dans notre église - Saint-Pierre à Denguin en Béarn (Pyrénées Atlantiques) - se trouve une copie de son martyre par Rubens en 1622. Il y est invoqué pour guérir les brûlures, les maladies de peau... 
Dans son désir de partager le sort du pape Sixte II jusque dans son martyre, comme le rapporte saint Léon le Grand, quand il reçut l’ordre de livrer les trésors de l’Église, il montra au tyran les pauvres, nourris et vêtus aux frais de l’Église, et au bout de trois jours, il triompha des flammes et même les instruments de son supplice devinrent les signes de sa victoire. Ses restes furent déposés à Rome, sur la voie Tiburtine, au cimetière de Cyriaque (le Campo Verano).

"Le feu matériel brûlait le corps du bienheureux Laurent, mais l'amour intérieur du Sauveur dont son cœur était enflammé adoucissait l'ardeur extérieure" Saint Augustin.

 

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Lecture et Commentaire du Lundi 15 Août

5 Août 2016, 06:00am

Publié par Myriam

Assomption de la Vierge Marie - 15 août 2016

Rassemblement à L’EPAD Maison de retraite à 10h15

Célébration de la parole puis procession jusqu’à l’église et Eucharistie

 

Première lecture : Ap 12, 1-10

Le sanctuaire de Dieu, qui est dans le ciel, s’ouvrit, et l’arche de son Alliance apparut dans le Sanctuaire. Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle est enceinte, elle crie, dans les douleurs et la torture d’un enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème. Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance. Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les conduisant avec un sceptre de fer. L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place. Alors j’entendis dans le ciel une voix forte, qui proclamait : « Maintenant voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ ! »

 

Commentaire :

Dans l’Ancien Testament, les prophètes ont souvent utilisé l’image de la femme ou de l’épouse pour parler du peuple de Dieu ou de Jérusalem auquel Dieu s’est lié pour toujours. L’auteur de l’Apocalypse reprend cette image. La femme qui enfante est couronnée de 12 étoiles : il s’agit donc du peuple de Dieu qui va enfanter le Messie. L’enfant mâle mis au monde est le Messie, fils de David puisqu’il est le berger des nations et puisque son sceptre de fer est un symbole royal. Le Dragon qui veut dévorer l’enfant représente toutes les forces de mort, les esprits mauvais, les ténèbres qui s’opposent au Messie. Après la naissance du fils et son enlèvement au ciel, la femme qui s’enfuit au désert est maintenant la figure du nouveau peuple de Dieu, l’Église qui subit encore l’assaut des forces du mal (persécutions, divisions) mais se trouve nourrie de la manne nouvelle, l’Eucharistie. Cette Église doit garder confiance puisque la victoire est déjà acquise par Jésus Christ même si elle n’est pas encore complètement accomplie sur terre.

Très tôt dans l’Église, la femme a été interprétée comme figure de la Vierge Marie. C’est en elle en effet que s’accomplit la naissance du Fils et elle est mère de l’Église. Certes cette lecture mariale ne vient qu’en sens second mais elle est bien en situation au jour de l’Assomption puisque nous contemplons en Marie bénéficiant pleinement de la gloire de son Fils notre propre avenir.

 

2ème lecture : 1 Co 15, 20-27a

Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie, mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance. Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort, car il a tout mis sous ses pieds.

 

Commentaire :

Paul a consacré tout le chapitre 15 de sa lettre aux Corinthiens à la foi en la résurrection. Cet extrait a été choisi pour rappeler que si Marie, corps et âme, partage pleinement la gloire de son Fils, ce n’est pas par ses mérites mais par la grâce de son Fils, le premier ressuscité d’entre les morts.

 

Evangile : Lc 1,39-56

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

 

Commentaire :

Le récit de la Visitation dans l’évangile de Luc sert d’épilogue à la scène de l’Annonciation. Marie accomplit sans retard son premier devoir de disciple en allant partager avec Élisabeth la Bonne nouvelle. Jean-Baptiste, dans le sein de sa mère, inaugure son rôle d’annonciateur public de la venue du Messie. Quant à Élisabeth, sa double bénédiction révèle Marie à la fois comme la mère du Messie et comme celle qui a cru en la parole du Seigneur. Elle anticipe ainsi la parole de Jésus en Lc 11,27-28 : « Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : “ Heureuse la mère qui t’a porté dans ses entrailles, et qui t’a nourri de son lait ! ” Alors Jésus lui déclara: “ Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! ” »

Le cantique de Marie est composé à partir de thèmes scripturaires de l’Ancien Testament. Il reprend en particulier le cantique d’Anne en 1 S 2,1-10. Ayant appris que son fils serait le fils de David et le Fils de Dieu, elle y voit une bonne nouvelle pour les pauvres, les affligés et les affamés, et un renversement des riches, des repus et des satisfaits (cf. Lc 6,20-26). 

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FÊTE DU 15 AOÛT 2016

4 Août 2016, 07:19am

Publié par Myriam

FÊTE DU 15 AOÛT 2016
FÊTE DU 15 AOÛT 2016
FÊTE DU 15 AOÛT 2016

 

FÊTE DU 15 AOÛT 2016

rassenblement à l'EHPAD ST JOSEPH DE LIVAROT

 

FÊTE DU 15 AOÛT 2016

Accueil par les cors de chasse

 

FÊTE DU 15 AOÛT 2016

 

arrivée des prêtres chant d'entrée

 

 

FÊTE DU 15 AOÛT 2016le temps des Lectures

 

FÊTE DU 15 AOÛT 2016départ en procession vers l'église

 

FÊTE DU 15 AOÛT 2016

 

dans les rues de Livarot

 

 

FÊTE DU 15 AOÛT 2016

 

place de l'église suivi de l'Eucharistie

 

Merci à Mr Valette pour les photos

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Union de Prière vendredi église de Livarot

27 Juillet 2016, 15:17pm

Publié par Myriam

Union de Prière vendredi église de Livarot

   

 

 PAROISSE « ST PIERRE et ST PAUL EN VAL D’AUGE »

 

Union de Prière vendredi église de Livarot

 

 

Suite au dramatique événement : l’assassinat du Père Jacques HAMEL, survenu

 

le mardi 26 juillet, à St Etienne-du-Rouvray, nous vous invitons tous, croyants et

 

non-croyants, à une rencontre de silence et de prière le :

 

 

         VENDREDI 29 JUILLET – à 20H30  –  à l’EGLISE  de LIVAROT

 

 

Cette rencontre nous aidera à nous soutenir les uns les autres, à travers  notre

 

quotidien et à ne pas sombrer dans un esprit de haine.

 

                                                                           Frère Zacharie

                                                                           L’équipe pastorale

                                                                           Le Conseil paroissial

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Prière pour les vacances

8 Juillet 2016, 09:41am

Publié par Myriam

Prière pour les vacances
Prière pour les vacances
Prière pour les vacances

Prière

Seigneur, notre Dieu,

veille sur ceux qui prennent la route :

qu’ils arrivent sans encombre

au terme de leur voyage.

Que ce temps de vacances soit pour nous tous

un moment de détente, de repos, de paix !                             

Prière pour les vacancesSois pour nous, seigneur, l’Ami

que nous retrouvons sur nos routes,

qui nous accompagne et nous guide.

Donne-nous le beau temps et le soleil

qui refont nos forces

et qui nous donnent le goût de vivre.

Donne- nous la joie simple et vraie

de nous retrouver en famille et entre amis.

Donne- nous d’accueillir

ceux que nous rencontrerons

Prière pour les vacancespour leur donner un peu d’ombre

quand le soleil brûle trop,

pour leur ouvrir notre porte

quand la pluie et l’orage les surprennent,           

pour partager notre pain et notre amitié

quand ils se trouvent seuls et désemparés.

Seigneur, notre Dieu, veille encore sur nous

quand nous reprendrons le chemin du retour :

que nous ayons la joie de nous retrouver

pour vivre ensemble une nouvelle année,

nouvelle étape sur la route du salut.

Prière d'après l'Itinarium

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Lecture du dimanche 29 mai 2016

14 Mai 2016, 06:13am

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 29 mai 2016

Fête du Corps et du Sang du Christ - C - 29 mai 2016

Messe à :   10h Livarot

St Germain de Livet 11h30

1ère lecture : Gn 14,18-20

En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin

 : il était prêtre du Dieu très-haut. Il bénit Abram en disant :

 « Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ;

 et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. »

 Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.

Commentaires :

Dans les récits sur Abraham, le personnage de Melchisédek est, comme tous les souverains orientaux, à la fois roi et prêtre. Salem évoque sans doute Jérusalem. En offrant le pain et le vin, il accomplit sa fonction sacerdotale. Et le fait qu’Abraham lui offre le dixième de tout ce qu’il a, montre que celui-ci reconnaît l’importance du sacerdoce. Dans la lettre aux Hébreux (He 7), l’auteur a vu en Melchisédek la figure annonciatrice de Jésus, seul grand prêtre qui conduit à Dieu son père. Comme l’origine de Melchisédek est inconnue et n’a rien à voir avec le sacerdoce d’Aaron, les chrétiens y voient une préfiguration de Jésus Christ, lui qui n’est pas de la tribu de Lévi. L’offrande du pain et du vin dans l’Eucharistie rappelle aussi la figure de Melchisédek ; c’est pourquoi l’auteur de la lettre aux Hébreux peut appliquer à Jésus la parole de Dieu dans le Psaume 110,4 : Tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melchisédek.

2ème lecture : 1 Co 11, 23-26

Frères, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

Commentaires :

Ce texte est capital dans la mesure où il nous donne le plus ancien témoignage sur la tradition du repas eucharistique. Faire mémoire de Jésus donnant sa vie, saisir comment l’événement du dernier repas de Jésus s’actualise dans chaque eucharistie, cela ne s’explique pas, cela se raconte. C’est pourquoi, au cœur des prières eucharistiques, il y a toujours ce passage de la louange au récit. On notera aussi comment la dernière phrase tourne les participants au repas du Seigneur vers l’achèvement lors de la venue définitive du Seigneur, comme il est chanté à chaque anamnèse.

Evangile : Lc 9,11-17

En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. » Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.

 

Commentaires :

Le contexte littéraire de ce récit montre que se pose la question de l’identité de Jésus, en particulier avec le questionnement d’Hérode en Lc 9,7-9. La réponse sera donnée par Pierre : « Le Messie de Dieu » (9,20). Entre les deux, il y a le récit du miracle des pains qui dévoile l’identité de Jésus à travers ses actes en référence à l’Ancien Testament.

En arrière plan, il y a en effet le récit du miracle d’Élisée dans le 2ème livre des Rois (4,42-44), qui avait nourri 100 personnes avec 20 pains d’orge. Le parallélisme entre les deux récits est clairement manifesté : les pains – l’ordre de donner à manger – l’objection du serviteur et des disciples – les restes. En même temps, le récit évangélique souligne la supériorité de Jésus par la différence des chiffres. La principale différence réside dans la tonalité eucharistique évoquée par le vocabulaire du récit lucanien : « Jésus prit les pains… levant les yeux, il les bénit, les rompit et les donna ». On notera que le récit n’utilise jamais le mot de « multiplication », sans doute pour éviter de se fixer sur le fait au détriment du sens. Jésus donne les pains aux disciples pour qu’ils les distribuent : ce sont eux qui désormais seront chargés de dispenser la nourriture de Jésus. Il reste 12 paniers, un par apôtre : ainsi le partage des pains ne se limitera pas au temps de Jésus : l’eucharistie prolonge pour tous les lieux et tous les temps le miracle des pains.

François Brossier

 

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Lecture du dimanche 15 mai

7 Mai 2016, 03:43am

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 15 mai

Pentecôte C - 15 mai 2016

Messe 10h à Livarot         Lecture du dimanche 15 mai

 

 

1ère lecture : Ac 2, 1-11

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

 

Commentaire :

Après avoir été une fête agricole, la fête des moissons, la fête juive de Pentecôte était devenue à l’époque de Jésus, la fête de l’Alliance du Sinaï. Le don de l’Esprit donné aux apôtres après la résurrection de Jésus prend, dans ce cadre, une tonalité riche de sens. Au Sinaï (Ex 19), Dieu avait donné ses commandements dans une théophanie grandiose sur la montagne au milieu du feu et du tonnerre. Dans le récit de Pentecôte, nous retrouvons le feu et le bruit. Mais ce n’est plus une Loi inscrite sur la pierre que reçoivent les apôtres, mais l’Esprit saint qui leur permettra de vivre en conformité avec l’enseignement de Jésus Christ.

Le récit de Babel (Gn 11) avait montré comment, en voulant construire une ville et une tour sans Dieu, les hommes s’étaient divisés et ne se comprenaient plus. Avec la venue de l’Esprit, les hommes, même s’ils parlent des langues différentes, peuvent désormais se comprendre et former une grande famille, l’Église du Christ.

 

2ème lecture : «Rm 8, 8-17

Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

Commentaire :

Attention ! Paul n’oppose pas le corps et l’esprit. Le mot chair désigne chez lui l’homme sous l’emprise du péché. On pourrait paraphraser ainsi : quand l’homme se laisse aller à ses instincts les plus bas, il est sous l’emprise de la chair, il est bestial. Sous l’emprise de l’Esprit, l’homme est appelé à la vie que nous a acquise Jésus par sa résurrection d’entre les morts. Bien sûr, cela ne supprime pas la mort physique qui est le lot de tout être vivant. Mais l’Esprit qui habite dans le croyant est déjà semence de vie éternelle.

Quand Paul dit que « nous avons une dette, mais ce n’est pas envers la chair », on attendrait « nous avons une dette envers l’Esprit. » Il ne le dit pas parce que, pour lui, l’Esprit est liberté. Puisque l’Esprit fait de nous des fils adoptifs de Dieu, nous ne sommes pas fils d’esclave mais fils héritiers qui s’adressent à Dieu en disant : « Abba », Père ou papa.

 

Évangile : Jn 14,15-16.23b-26

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

 

Commentaire :

Aimer Jésus, croire en lui, ne peut rester au niveau des paroles. L’aimer s’exprime par la fidélité à ses commandements. Cette fidélité est clairement soulignée : « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole. » Mais le croyant n’est pas laissé à ses propres forces. Il ne restera pas orphelin après le départ de Jésus Celui-ci priera le Père qui enverra un autre Défenseur, l’Esprit de vérité. De plus, le Père et le Fils viendront établir leur demeure auprès des croyants. Jésus était le premier défenseur, l’Esprit est le nouveau dont les fonctions sont multiples : enseigner, faire se souvenir, témoigner en faveur de Jésus. Ainsi l’Évangile de Jésus ne restera pas un simple souvenir ou un message à seulement répéter. Dans les situations toujours nouvelles, l’esprit sera toujours là pour faire de l’enseignement de Jésus une parole toujours vivante et nouvelle.

N.B. La traduction liturgique a opté pour traduire le mot grec « Paraclet » par « Défenseur ». D’autres synonymes peuvent éclairer ce terme : l’esprit, c’est l’intercesseur, la médiateur, le consolateur. Jésus est le défenseur de l’homme pécheur devant Dieu le Père. L’Esprit est l’autre défenseur envoyé par Jésus, celui qui témoignera et agira par les croyants et en eux.

François Brossier

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Pentecôte

7 Mai 2016, 03:35am

Publié par Myriam

Pentecôte
Pentecôte

 

Fêtons, comme il se doit  la venue de l’Esprit,

Il est Celui sur qui nous pouvons compter, nous appuyer,

Nous les Chrétiens !

Il est notre Conscience, Il est notre Consolateur, notre Ami.

 

Le Saint-Esprit habite en permanence chez le chrétien,

Il révèle les vérités spirituelles et explique les Saintes Ecritures,

Il nous transforme, nous sanctifie et nous aide à être de bons témoins

Il nous dirige dans notre marche chrétienne, cette formidable aventure !

 

                                                

                                         

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Joli Mois de Mai mois de Marie

4 Mai 2016, 02:32am

Publié par Myriam

Joli Mois de Mai mois de Marie

A toi Marie

 Ce n'est pas toujours facile d'avoir du courage

D’affronter les petits tracas quotidiens avec le sourire.

 Marie, tu m'apprends la confiance,

Toi qui as accepté de devenir la mère de Jésus

Et de le suivre jusqu'à sa mort sur la croix.

 Avec toi, je me sens plus fort pour marcher

Sur le chemin qui me conduit vers Dieu.

 

Joli Mois de Mai mois de Marie

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Lecture de la fête de L'Ascension de notre Seigneur

25 Avril 2016, 06:30am

Publié par Myriam

Lecture de la fête de L'Ascension de notre Seigneur

        Ascension du Seigneur - 5 mai 2016

Messe à Livarot 10h

1ère lecture : Ac 1, 1-11

Cher Théophile, dans mon premier livre j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

 

Commentaire :

Dans le Nouveau Testament, il y a deux manières principales pour parler de ce qui est advenu à Jésus après sa mort. D’une part, Jésus est ressuscité, littéralement « Jésus s’est éveillé » ou « Jésus s’est levé » ; d’autre part, Jésus a été exalté, glorifié, il est monté. La première formule a l’avantage de montrer que le ressuscité, c’est bien celui qui a été crucifié ; il y a continuité entre les deux. Elle risque cependant de donner l’impression que la résurrection serait un simple retour en arrière. La deuxième formule a l’avantage de bien montrer la nouveauté radicale du ressuscité ; il est désormais près du Père, « assis à la droite de Dieu. »

Luc est le seul évangéliste à mettre en récit cette affirmation théologique pour bien montrer que l’exaltation de Jésus, si elle échappe à la perception historique, n’en demeure pas moins une action qui advient à un moment du temps pour celui qui est venu partager l’histoire humaine.

Luc donne à ses lecteurs deux perspectives différentes : dans l’évangile (lu l’année C), l’exaltation est perçue comme le couronnement de l’histoire humaine de Jésus : sa trajectoire commencée avec l’Incarnation se termine auprès du Père. Dans les Actes des apôtres, l’exaltation de Jésus est décrite dans ses conséquences pour l’Église : elle ouvre le temps d’une présence non plus directe et physique mais par l’Esprit. Chaque disciple est donc appelé à se laisser conduire par l’Esprit pour annoncer de manière responsable et inventive la Bonne nouvelle de Jésus Christ.

 

2ème lecture : He 9/24-28 10/19-23

Le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, figure du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu. Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ; car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis la fondation du monde. Mais en fait, c’est une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’il s’est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice. Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés, ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude ; il apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent. Frères, c’est avec assurance que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire grâce au sang de Jésus : nous avons là un chemin nouveau et vivant qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ; or, ce rideau est sa chair. Et nous avons le prêtre par excellence, celui qui est établi sur la maison de Dieu. Avançons-nous donc vers Dieu avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure. Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis.

 

Commentaire :

Ce passage de la lettre aux Hébreux indique bien le sens de l’Ascension : nous croyons que Jésus avec son corps glorifié est désormais partageant pleinement la gloire de son Père. Le grand prêtre du temple de Jérusalem entrait une fois par an dans le saint des saints pour offrir le sang des animaux immolés. Jésus, lui, est le grand prêtre par excellence : ce n’est plus dans un temple terrestre qu’il entre mais dans la demeure même de Dieu ; il offre son propre sang, c'est-à-dire toute sa vie offerte une fois pour toutes sur la croix. À sa suite, nous pouvons désormais entrer dans le sanctuaire du ciel.

 

Evangile : Lc 24/46-53

En ce temps-là, Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples, leur dit : « Il est écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. à vous d’en être les témoins. Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut. » Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit. Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il était emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.

 

Commentaire :

St Luc rapporte deux fois un récit d’ascension : d’une part à la fin de son évangile, d’autre part, au début des Actes des Apôtres (2ème lecture). Il traduit en récit l’affirmation permanente dans le Nouveau Testament : après sa mort, Jésus a été exalté, glorifié ; il est assis à la droite de Dieu ; il partage pleinement, dans son humanité même, la gloire de Dieu son Père.

En évoquant cette glorification de Jésus à la fin de l’évangile, Luc montre l’achèvement de l’itinéraire terrestre de Jésus : la montée vers Jérusalem commencée en Lc 9,51 ne s’arrête pas sur la croix mais dans la demeure du Père comme l’avait annoncé symboliquement le récit de Jésus au Temple (Lc 2,40-52).

En décrivant au début des Actes des apôtres l’ascension-exaltation de Jésus, Luc en montre les conséquences pour les disciples : l’absence de Jésus, désormais dans la gloire du Père, ouvre le temps de la responsabilité pour les disciples. Ce n’est pas le moment de rester le regard tourné vers le ciel, c’est le temps de l’annonce de la Bonne nouvelle de Jésus au monde entier. Les disciples ne sont pas pour autant livrés à leurs propres forces puisque Jésus leur promet l’assistance de l’Esprit.

François Brossier

 

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