Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de la paroisse de Livarot

Lecture du dimanche 17 avril 2016

11 Avril 2016, 03:18am

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 17 avril 2016

4e dimanche de Pâques - 17 avril 2016

Messe avec Baptême Livarot 10h

1ère lecture : Ac 13,14.43-52

En ces jours-là, Paul et Barnabé poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place. Une fois l’assemblée dispersée, beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu. Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur. Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient. Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire. Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.

 

Commentaire :

Dans le récit des Actes des apôtres, le discours de Paul dans la synagogue d’Antioche de Pisidie a une grande importance. Il donne en effet sa position par rapport à la foi juive. Usant avec souplesse des lois de la rhétorique gréco-romaine, Paul fait une rétrospective de l’histoire d’Israël, des origines jusqu’à Jésus, pour montrer comment celui-ci, par sa mort et sa résurrection, a porté à leur perfection les Écritures et est le Sauveur attendu. Il invite donc les juifs à recevoir ce message dans la foi.

Le texte proposé par la liturgie ne donne que les réactions de l’auditoire : les uns, en particulier les « craignant-Dieu » (païens proches du judaïsme) accueillent la Parole du Seigneur alors qu’une partie des juifs qui refuse ce message fait chasser Paul et Barnabé. En se tournant vers les païens, Paul et Barnabé affirment qu’ils ne sont pas infidèles à la foi juive. Ils ne font qu’accomplir ce qui était annoncé en Is 49,6 : « Je t’ai établi lumière des nations pour que tu apportes le salut aux extrémités de la terre. »

À noter que, si Paul se tourne ainsi vers les païens, il ne renoncera jamais à annoncer à ses frères juifs l’évangile de Jésus Christ.

 

2ème lecture : Ap 7,9.14b-17

Moi, Jean, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. L’un des Anciens me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera, puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »

 

Commentaire :

Le voyant contemple une foule immense qui partage désormais la vie divine dans le ciel. Les images sont très belles à condition de ne pas les prendre au pied de la lettre. Les membres de cette foule immense sont vêtus de blanc, couleur attribuée à tous ceux qui appartiennent au monde de Dieu. Mais s’ils sont ainsi vêtus de blanc, c’est parce qu’ils ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau ! C’est dire en fait qu’ils ont suivi le Christ au milieu des épreuves et des persécutions et qu’ils ont été sauvés par la mort-résurrection de Jésus. Celui qui siège sur le trône, c’est-à-dire Dieu le Père, habite au milieu d’eux réellement et non pas symboliquement comme c’était le cas pour le Temple de Jérusalem. L’Agneau, c'est-à-dire Jésus immolé et ressuscité sera leur pasteur ; là encore, impossible d’en faire une lecture au pied de la lettre !

 

Evangile : Jn 10,27-30

En ce temps-là, Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »

 

Commentaire :

Jésus se présente comme le bon berger. Il s’agit là d’une image qui s’appliquait aux rois d’Israël (Souvenons-nous de David le berger). Mais les rois s’étaient montrés de mauvais bergers (cf. Ez 34), c’est pourquoi Dieu déclarait par les prophètes qu’il se ferait lui-même le berger de son peuple. Jésus le bon berger est à la fois le descendant de David (= le Messie) et celui qui réalise les promesses divines (« Le Père et moi nous sommes un »). Cette formulation de l’intimité et de la communion avec le Père inspirera le Concile de Chalcédoine lorsqu’il proclamera la divinité de Jésus.

François Brossier

Voir les commentaires

La Prière Pape François

9 Avril 2016, 01:15am

Publié par Myriam

La Prière Pape François

Voir les commentaires

Messe d'inhumation pour Marie Zocli née Fiogbé

3 Avril 2016, 12:19pm

Publié par Myriam

Messe d'inhumation pour Marie Zocli née Fiogbé

 

                                          LIVAROTMesse d'inhumation pour Marie Zocli née Fiogbé

 

 

Les familles FIOGBE et  ZOCLI ont la douleur

de vous faire part du Décés de

Madame Marie ZOCLI née FIOGBE

Et vous invitent à la

Messe d’inhumation qui sera célébrée

Samedi 9 avril 17h en l’église de Livarot

 

Père Zacharie Fiogbé

57 Maréchal Foche

14140 Livarot

Voir les commentaires

Pélerinage du Pôle Missionnaire

2 Avril 2016, 03:05am

Publié par Myriam

Pélerinage du Pôle Missionnaire

 

Pèlerinage du pôle missionnaire

Le pôle missionnaire de Lisieux organise en lien avec le Sanctuaire de Lisieux, une journée de pèlerinage, démarche jubilaire à la Basilique de Lisieux, le samedi 2 avril prochain. de 14h à 17h 

 

Le programme consiste à passer la porte sainte et de faire la démarche jubilaire ensemble. Pour les enfants et leurs accompagnateurs, nous visiterons les lieux thérèsiens (Buissonnets, Carmel).

 

Après la démarche jubilaire, il y aura un temps pour la confession, l’Adoration du saint Sacrement, le visite du musée de Cire.

A 17h, aura lieu la messe anticipée du dimanche de la Miséricorde.

Venez nombreux à cette démarche de communion et de conversion !

 
 

 

Voir les commentaires

Lecture du dimanche avril 2016

1 Avril 2016, 12:28pm

Publié par Myriam

Lecture du dimanche  avril 2016

Lecture du dimanche  avril 2016

L'Eglise fête le Dimanche de la Miséricorde ce dimanche 3 avril 2016

La fête de la Miséricorde doit être célébrée le premier dimanche après Pâques (le dimanche in albis), conformément à un voeu exprimé par le Seigneur Jésus à soeur Faustine.

« Je désire qu’il y ait une Fête de la Miséricorde. Je veux que cette image que tu peindras avec un pinceau, soit solennellement bénie le premier dimanche après Pâques, ce dimanche doit être la Fête de la Miséricorde. (49)

Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, même si ses péchés sont comme de l’écarlate. » (699)

Seigneur Jésus à sainte Faustine

On accorde l’Indulgence plénière aux conditions habituelles (Confession sacramentelle, Communion eucharistique et prière selon l’intention du Souverain Pontife) au fidèle qui, le deuxième Dimanche de Pâques, c’est-à-dire de la « Divine Miséricorde », dans chaque église ou chapelle, l’âme totalement détachée de tout péché, même véniel, participe à des pratiques de piété accomplies en l’honneur de la Divine Miséricorde, ou tout au moins qui récite, en présence du Très Saint Sacrement de l’Eucharistie, publiquement exposé ou conservé dans le Tabernacle, le Notre Père et le Credo, en ajoutant une pieuse invocation au Seigneur Jésus miséricordieux (par exemple « Jésus miséricorideux, j’ai confiance en toi »).

On accorde l’Indulgence partielle au fidèle qui, ayant tout au moins le coeur contrit, élève au Seigneur Jésus miséricordieux l’une des pieuses invocations légitimement approuvées.

 

Prière de Consécration à la Divine Miséricorde

Très Miséricordieux Jésus, Ta bonté est infinie et les trésors de Tes grâces sont inépuisables. J´ai une confiance sans bornes en Ta Miséricorde qui dépasse toutes tes Œuvres. (Ps 144,9)

Je me consacre totalement et sans réserve à Toi, afin de vivre et de tendre à la perfection chrétienne dans les rayons qui jaillirent de Ton divin Cœur transpercé sur la croix.

Je désire propager Ta Miséricorde en accomplissant des œuvres spirituelles et corporelles de Miséricorde et particulièrement en convertissant les pécheurs, en aidant les pauvres, en consolant les affligés et les malades, en priant pour les agonisants et les âmes qui souffrent au purgatoire.

Protège-moi, car, devant servir à ta propre gloire, je crains tout de ma faiblesse, mais, en même temps, j´espère tout obtenir de Ton inépuisable Miséricorde.

Ô Bon Sauveur, puisse l´humanité entière connaître l´abîme insondable de Ta Miséricorde, avoir confiance en sa toute puissance et la glorifier ici-bas et dans l´Éternité. Amen

 

 

Lecture du dimanche  avril 2016

2e dimanche de Pâques C - 3 avril 2016  Lecture du dimanche  avril 2016

Messe 10h Livarot et accueil d’Emma en chemin vers le baptême

1ère lecture : Ac 5/12-16

À Jérusalem, par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges s’accomplissaient dans le peuple. Tous les croyants, d’un même cœur, se tenaient sous le portique de Salomon. Personne d’autre n’osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple faisait leur éloge ; de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur. On allait jusqu’à sortir les malades sur les places, en les mettant sur des civières et des brancards : ainsi, au passage de Pierre, son ombre couvrirait l’un ou l’autre. La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem, en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs. Et tous étaient guéris.

 

Commentaire :

Ces quelques versets font partie de ce qu’on appelle des « sommaires », c'est-à-dire des petits résumés concernant la vie de la communauté primitive de Jérusalem. Le premier (Ac 2,42-47) est centré sur la communion fraternelle. Le second (4,32-35) concerne surtout la mise en commun des biens. Le troisième que nous lisons en ce dimanche concerne l’action thaumaturgique des apôtres. Jésus avait opéré des guérisons comme signe de son engagement pour le salut de l’humanité. Les apôtres, qui ont reçu l’Esprit du ressuscité à la Pentecôte, ponctuent leur annonce de la Bonne nouvelle d’actes de guérison ; cependant ils ne guérissent pas par leur propre puissance mais « au nom de Jésus Christ » (Ac 3,6).

 

2ème lecture : Ac 1/9-11a, 12-13, 17-19

Moi, Jean, votre frère, partageant avec vous la détresse, la royauté et la persévérance en Jésus, je me trouvai dans l’île de Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette. Elle disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises : à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. » Je me retournai pour regarder quelle était cette voix qui me parlait. M’étant retourné, j’ai vu sept chandeliers d’or, et au milieu des chandeliers un être qui semblait un Fils d’homme, revêtu d’une longue tunique, une ceinture d’or à hauteur de poitrine. Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier, le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, ce qui va ensuite advenir. »

 

Commentaire :

Jean, le voyant de Patmos, décrit une vision. Il évoque un certain nombre de textes de l’Ancien Testament. Le fils d’homme fait référence à Dn 7 à qui la royauté a été remise. Dans la version complète du chapitre 1 de l’Apocalypse, la description qui est faite de ce fils d’homme révèle un être céleste (Son vêtement, sa ceinture, ses cheveux blancs sont des attributs d’être céleste). Un glaive sort de sa bouche pour signifier la force de sa Parole qui sonde les reins et les cœurs. Lui qui était mort, il est maintenant le Vivant et il détient les clés du séjour des morts. Il s’agit à l’évidence du Christ ressuscité. Tout le livre de l’Apocalypse est consacré à sa révélation comme l’a annoncé le titre : « Révélation de Jésus Christ) Ap 1,1.

 

Évangile : Jn 20/19-31

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard,

les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

 

Commentaire :

Après la mort de Jésus, les disciples vivent dans la peur et l’enfermement. C’est alors que surgit Jésus. Son corps glorieux n’est plus soumis aux contraintes du corps humain. Mais en même temps, les traces de sa crucifixion attestent qu’il s’agit bien du crucifié qui est ressuscité et non pas un fantôme.

Si Jésus se manifeste à ses disciples, c’est pour leur confier la mission de continuer son œuvre, en particulier de faire participer les hommes au salut offert par le Christ Seigneur aux pécheurs.

L’absence de Thomas donne l’occasion à l’évangéliste de donner une leçon pour les hommes de tous les temps. Croire, c’est faire confiance au témoignage des apôtres à qui le Ressuscité s’est manifesté. C’est donc à nous, lecteurs, que cette béatitude s’adresse : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Les deux scènes se passent « le premier jour de la semaine », c'est-à-dire le dimanche, le jour où les chrétiens célèbrent la résurrection. C’est le lieu par excellence où la communauté reconnaît sans cesse le Seigneur à la fraction du pain et est envoyée dans le monde pour témoigner de sa foi.

François Brossier

Voir les commentaires

Pâques

27 Mars 2016, 05:08am

Publié par Myriam

Pâques
Pâques

Pâques

 

Le tombeau est vide

 

                             Joyeuse et Sainte Pâques à Tous

 

 

Pâques             Le Christ est ressuscité Alléluia !!

Voir les commentaires

SEMAINE SAINTE

22 Mars 2016, 08:30am

Publié par Myriam

SEMAINE SAINTE
SEMAINE SAINTE

jeudi, vendredi samedi Saint 20h église de livarot

dimanche de pâques 10h30

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Pour toute demande de FORMULAIRE

21 Mars 2016, 04:09am

Publié par Myriam

Pour toute demande de formulaire :

  adressez-vous :

Au Centre Paroissial avenue de Neuville 14140 Livarot

Permanence du secrétariat

Le mardi, mercredi et vendredi matin

 

De 9h à 12h  

Tous les 1er jeudis de chaque mois une

Permanence de 9h à 12h

 

Tèl : 02.31.63.51.81    

Mail : paroisse-livarot@orange.fr

 

Aucune réponse ne sera donnée sur le bloog

 

Voir les commentaires

Qu'est ce que le dimanche des Rameaux ?

14 Mars 2016, 13:43pm

Publié par Myriam

Qu'est ce que le dimanche des Rameaux ?

Qu'est ce que le dimanche des Rameaux ?

Du mot latin ramus : « branche », « branchage » et de son dimi-nutif ramellus.

Origine des Rameaux    

Le dimanche des Rameaux est le dimanche qui précède les Pâques et qui débute la semaine sainte1. Il commémore l'entrée triomphale que fit Jésus à Jérusalem six jours avant la Pâques Juive, soit quatre jours avant son arrestation et le début de la passion du Christ. Elle a donc lieu vers la fin du carême et se veut une reconstitution d'un événement précis, dans le but de faire revivre au fidèle les temps forts des évangiles.

 

En effet, ceux-ci rapportent que lors de son arrivée à Jérusalem, le Christ fit son entrée assis sur un âne et que « La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin ; d'autres coupèrent des branches d'arbres, et en jonchèrent la route. Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient : Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! »2

 

Le terme de Rameaux vient du fait que traditionnellement, les fidèles utilisent des branches coupées aux arbres afin de les faire bénir lors de la cette fête. La nature de l'arbre utilisé dépend évidemment des régions du monde où cette fête est célébrée, la tradition évangélique parlant de branche de palmes, cet arbre étant particulièrement répandu à l'époque. Le déroulement de la procession va aussi varier selon les contextes locaux3. Celle-ci pouvant d'avérer plus ou moins longue, pouvant ainsi relier deux églises entre elles, ou bien débuter plus simplement à proximité de l'église où aura lieu la messe.

 

Une fois la procession terminée commence la « Messe de la passion »4, durant laquelle les rameaux seront bénis. À l'issue de la messe, les fidèles peuvent ramener les rameaux chez eux, et les conserver jusque l'année suivante afin de les utiliser pour le mercredi des Cendres.

 

On notera que le terme « Hosanna », qu'utilise la foule pour saluer l'entrée du Christ fait ici son apparition dans les évangiles. Il signifie en hébreux « Sauve-nous maintenant » ou « Sauve, nous t'en prions »5 et sera fréquemment utilisé dans la liturgie catholique, manifestant ainsi que la foi a pour finalité le salut des âmes.

 

La fête des Rameaux inaugure donc la semaine sainte et la dernière semaine du carême. Elle constitue un des temps forts de la vie religieuse, car elle permet aux fidèles de revivre les derniers moments de la vie du Christ, de son entrée triomphale à Jérusalem jusqu'à la Crucifixion.

 

Bénédiction des rameaux

 

La procession des rameaux est rapportée tout d'abord par Ethérie6 vers la fin du 5e siècle comme un rite hiérosolymitain (de Jérusalem). En Occident, les rameaux étaient seulement tenus en main lors de la lecture de l'évangile, tandis qu'en Gaule, une bénédiction spéciale était donnée aux fidèles et non aux rameaux. La procession s'ajouta au fil du temps et les rameaux prirent une importance supplémentaire qui amena à leur sanctification par bénédiction sacerdotale7.

 

Voir les commentaires

Lecture des Rameaux

14 Mars 2016, 13:29pm

Publié par Myriam

Lecture des  Rameaux

Lecture des  RameauxMesse des Rameaux samedi 18h à Fervaques

 Dimanche 10h à Livarot

Dimanche des Rameaux et de la Passion C - 20 mars 2016

 

1ère lecture : Is 50, 4-7

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

Commentaire :

Ce texte prophétique fait partie d’un ensemble de textes composés pendant l’Exil à Babylone par un prophète anonyme et dont les écrits ont été rassemblés sous le « patronage » du prophète Isaïe. Plusieurs textes dont celui-ci décrivent un « serviteur souffrant » qui subit de nombreux outrages mais en fait une offrande à Dieu pour ses frères. À l’origine, il est possible que ce serviteur souffrant désigne symboliquement le petit reste d’Israël en Exil à Babylone. Mais un certain nombre de traits semblent désigner une personne concrète, voire le prophète lui-même.

Le prophète a su accueillir la Parole de Dieu et l’a transmise fidèlement. Sa fidélité à la Parole de Dieu lui a donné d’être persécuté. Mais sa confiance en Dieu reste inébranlable.

Jésus dans sa Passion accomplit pleinement cette expérience prophétique. Les outrages qu’il a subis n’ont en rien entamé sa confiance en Dieu son Père.

2ème lecture : Ph 2,6-11

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

Commentaire :

Alors qu’Adam voulait être comme Dieu et s’est retrouvé dans la nudité de sa fragilité humaine, Jésus, lui, n’a pas revendiqué son droit d’être traité à l’égal de Dieu. Bien plus, en s’abaissant sur la croix, il a reçu de Dieu son Père le nom au dessus de tout nom et la Seigneurie sur tout l’univers.

« Jésus Christ Seigneur » dit toute la foi chrétienne : nous croyons que Jésus, ce Galiléen de Nazareth est le fils de David attendu, le Christ et que dans son humanité même il est le Seigneur des Seigneurs

 

Evangile : Lc 22,14 à 23,56 Le récit de la Passion

Quand l’heure fut venue, Jésus prit place à table, et les Apôtres avec lui. Il leur dit : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! Car je vous le déclare : jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie dns le royaume de Dieu. » L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce, il dit : « Prenez ceci et partagez entre vous. Car je vous le déclare : désormais, jamais plus je ne boirai du fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. » Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous. Et cependant, voici que la main de celui qui me livre est à côté de moi sur la table. En effet, le Fils de l’homme s’en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux cet homme-là par qui il est livré ! » Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela. Ils en arrivèrent à se quereller : lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ? Mais il leur dit : « Les rois des nations les commandent en maîtres, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler bienfaiteurs. Pour vous, rien de tel ! Au contraire, que le plus grand d’entre vous devienne comme le plus jeune, et le chef, comme celui qui sert. Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves. Et moi, je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi. Ainsi vous mangerez et boirez à ma table dans mon Royaume, et vous siégerez sur des trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. » Pierre lui dit : « Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller en prison et à la mort. » L. Jésus reprit : « Je te le déclare, Pierre : le coq ne chantera pas aujourd’hui avant que toi, par trois fois, tu aies nié me connaître. » Puis il leur dit : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales, avez-vous donc manqué de quelque chose ? » Ils lui répondirent : « Non, de rien. » Jésus leur dit : « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse, qu’il la prenne, de même celui qui a un sac ; et celui qui n’a pas d’épée, qu’il vende son manteau pour en acheter une. Car, je vous le déclare : il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture : Il a été compté avec les impies. De fait, ce qui me concerne va trouver son accomplissement. » Ils lui dirent : « Seigneur, voici deux épées. » Il leur répondit : « Cela suffit. » Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Arrivé en ce lieu, il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation. » Puis il s’écarta à la distance d’un jet de pierre environ. S’étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » L. Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait. Entré en agonie, Jésus priait avec plus d’insistance, et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient sur la terre. Puis Jésus se releva de sa prière et rejoignit ses disciples qu’il trouva endormis, accablés de tristesse. Il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. » Il parlait encore, quand parut une foule de gens. Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze, marchait à leur tête. Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser. Jésus lui dit : « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? » Voyant ce qui allait se passer, ceux qui entouraient Jésus lui dirent : « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? » L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille droite. Mais Jésus dit : « Restez-en là ! » Et, touchant l’oreille de l’homme, il le guérit. Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple, et vous n’avez pas porté la main sur moi. Mais c’est maintenant votre heure et le pouvoir des ténèbres. » S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre. Pierre suivait à distance. On avait allumé un feu au milieu de la cour, et tous étaient assis là. Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux. Une jeune servante le vit assis près du feu ; elle le dévisagea et dit : « Celui-là aussi était avec lui. » Mais il nia : « Non, je ne le connais pas. » Peu après, un autre dit en le voyant : « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. » Pierre répondit : « Non, je ne le suis pas. » Environ une heure plus tard, un autre insistait avec force : « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui, et d’ailleurs il est Galiléen. » Pierre répondit : « Je ne sais pas ce que tu veux dire. » Et à l’instant même, comme il parlait encore, un coq chanta. Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre. Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : « Avant que le coq chante aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement.

Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le rouaient de coups. Ils lui avaient voilé le visage, et ils l’interrogeaient : « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t’a frappé ? » Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes. Lorsqu’il fit jour, se réunit le collège des anciens du peuple, grands prêtres et scribes, et on emmena Jésus devant leur conseil suprême. Ils lui dirent : « Si tu es le Christ, dis-le nous. » Il leur répondit : « Si je vous le dis, vous ne me croirez pas ; et si j’interroge, vous ne répondrez pas. Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. » Tous lui dirent alors : « Tu es donc le Fils de Dieu ? » Il leur répondit : « Vous dites vous-mêmes que je le suis. » Ils dirent alors : Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ? Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. » L’assemblée tout entière se leva, et on l’emmena chez Pilate. On se mit alors à l’accuser : « Nous avons trouvé cet homme en train de semer le trouble dans notre nation : il empêche de payer l’impôt à l’empereur, et il dit qu’il est le Christ, le Roi. » Pilate l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C’est toi qui le dit ! » Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules : « Je ne trouve chez cet homme aucun motif de condamnation. » Mais ils insistaient avec force : « Il soulève le peuple en enseignant dans toute la Judée ; après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. » À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen. Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode, il le renvoya devant ce dernier, qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là. À la vue de Jésus, Hérode éprouva une joie extrême : en effet, depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle. Il lui posa bon nombre de questions, mais Jésus ne lui répondit rien. Les grands prêtres et les scribes étaient là, et ils l’accusaient avec véhémence. Hérode, ainsi que ses soldats, le traita avec mépris et se moqua de lui : il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate. Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis, alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux. Alors Pilate convoqua les grands prêtres, les chefs et le peuple. Il leur dit : A. « Vous m’avez amené cet homme en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple. Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous et, parmi les faits dont vous l’accusez, je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation. D’ailleurs, Hérode non plus, puisqu’il nous l’a renvoyé. En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort. Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. » Ils se mirent à crier tous ensemble : « Mort à cet homme ! Relâche-nous Barabbas. » Ce Barabbas avait été jeté en prison pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre. Pilate, dans son désir de relâcher Jésus, leur adressa de nouveau la parole. Mais ils vociféraient : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pour la troisième fois, il leur dit : « Quel mal a donc fait cet homme ? Je n’ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort. Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. » Mais ils insistaient à grands cris, réclamant qu’il soit crucifié ; et leurs cris s’amplifiaient. Alors Pilate décida de satisfaire leur requête. Il relâcha celui qu’ils réclamaient, le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre, et il livra Jésus à leur bon plaisir. Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira : ‘Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !’ Alors on dira aux montagnes : ‘Tombez sur nous’, et aux collines : ‘Cachez-nous.’ Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? » Ils emmenaient aussi avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire), là ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. Le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ; l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure, car le soleil s’était caché. Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)

À la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendit gloire à Dieu : « Celui-ci était réellement un homme juste. » Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle, observant ce qui se passait, s’en retournaient en se frappant la poitrine. Tous ses amis, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée, se tenaient plus loin pour regarder. Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ; c’était un homme bon et juste, qui n’avait donné son accord ni à leur délibération, ni à leurs actes. Il était d’Arimathie, ville de Judée, et il attendait le règne de Dieu. Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Puis il le descendit de la croix, l’enveloppa dans un linceul et le mit dans un tombeau taillé dans le roc, où personne encore n’avait été déposé. C’était le jour de la Préparation de la fête, et déjà brillaient les lumières du sabbat. Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.

 

Commentaire :

La mort de Jésus sur la Croix (Probablement le 7 avril 30) est un fait historique indéniable. Mais que signifie cette mort ? Chaque évangéliste a eu à répondre à cette question avec sa sensibilité propre. Luc a montré tout au long de son évangile la tendresse et l’amour de Jésus pour ceux qu’il rencontrait. Dans son récit de la Passion, c’est cet amour de Jésus au point de donner sa vie qui retient son attention. C’est pourquoi Luc ne s’appesantit jamais sur les souffrances de Jésus. On pourrait dire que c’est un anti Mel Gibson et son film sur la Passion du Christ où le cinéaste se complaît dans la description des tortures et du sang qui gicle. Telle n’est pas la perspective de Luc. Ce qui compte pour lui, nous l’avons dit, c’est de montrer comment jusque dans sa mort, Jésus manifeste sa bonté. Il prie pour Pierre malgré ses fanfaronnades, il guérit l’oreille d’un serviteur des grands prêtres agressé par un disciple, il pose un regard d’amour sur Pierre qui vient pourtant de le renier, il pleure sur les femmes de Jérusalem qui vont bientôt connaître la destruction de la ville sainte, il pardonne à ses bourreaux, il promet le paradis au bon larron. Aucune place pour une description morbide des douleurs. Luc ne dit pas un mot de la flagellation ou du couronnement d’épines. Et comme il adresse son évangile à des païens qui ne connaissant pas par cœur les Psaumes, il met sur les lèvres de Jésus pour exprimer ses sentiments (non pas comme Marc et Matthieu le Psaume 22 qui commençait ainsi : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » et se terminait par un cri de confiance en Dieu) le Psaume 31,6 « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » C’est le moment de la victoire provisoire des ténèbres et de la mort. Mais déjà le centurion romain déclare que Jésus était un juste et le rideau du Temple qui masquait le lieu de la présence de Dieu se déchire : avec la mort-résurrection de Jésus, il n’y a plus besoin de temple pour accéder à Dieu : c’est par Jésus le Vivant que nous avons accès au Père.

François Brossier

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>