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Le blog de la paroisse de Livarot

Lecture de la veillée de Noël 2016

16 Décembre 2016, 15:37pm

Publié par Myriam

Lecture de la veillée de Noël 2016

Nativité du Seigneur - messe de la nuit de Noël

Veillée de Noël à 19h église de Livarot et St Germain de LivetLecture de la veillée de Noël 2016

1ère lecture : Isaïe 9,1-6

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane. Et les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés. Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. » Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !

Commentaire :

La fin du chapitre précédent d’Isaïe a évoqué le territoire au nord d’Israël qui est passé sous le joug des assyriens en 732. L’avènement d’un nouveau roi à Jérusalem, sans doute Ézéchias, est un motif d’espérance. Les noms donnés à ce nouveau roi sont autant de signes de ce qu’il est appelé à être pour son peuple.

Mais il est évident qu’aucun descendant de David n’a vraiment rempli ce programme. D’où l’attente du vrai fils de David que seul Dieu peut envoyer. Pour les chrétiens, seul Jésus a accompli cette page d’Isaïe.

2ème lecture : Tite 2,11-14

Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Commentaire :

Cet extrait de la lettre à Tite nous place bien dans le temps du « déjà là » et du « pas encore. » Le déjà là nous a été donné lors de la venue du Seigneur Jésus : La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous donne l’assurance que celui qui est venu viendra tout achever pour notre bonheur au jour de la manifestation de la gloire de de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.

Nous avons là tout le sens de la fête de Noël : nous fêtons la naissance de Jésus et nous ravivons notre attente de la venue définitive du Sauveur en vivant dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété.

Evangile : Nuit de Noël - Lc 2,1-14

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

Commentaire :

Dans cette page célèbre, l’évangéliste traduit bien l’importance de cette naissance apparemment modeste et cachée.

L’enfant qui va naître est le descendant de David, le messie tant attendu. Il va naître dans le pays d’origine de David.

Bien que Christ, sa naissance a lieu dans étable et son berceau est une mangeoire. C’est en se faisant humble et serviteur de tous que Jésus révèlera son vrai visage de Christ.

Ce sont les humbles bergers qui sont prévenus les premiers, anticipant l’annonce de la Bonne nouvelle aux pauvres.

La présence de l’ange du Seigneur souligne bien que seule une révélation divine permet de voir dans cet enfant couché dans une mangeoire celui qui assure la communication entre le ciel et la terre.

Avec cet enfant, il n’y a plus de barrières entre le ciel et la terre si bien que les chœurs célestes qui chantent la gloire de Dieu se font entendre jusque sur la terre.

François Brossier

 

Evangile : Messe de l’aurore : Lc 2,15-20

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.

 

Commentaire :

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Lecture et Commentaire du dimanche 18 décembre 2016

16 Décembre 2016, 15:32pm

Publié par Myriam

4ème dimanche de l'Avent A - 18 décembre 2016

Messe à 10h église de Livarot

1ère lecture : Isaïe 7, 10-16

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous). De crème et de miel il se nourrira, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. Avant que cet enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, la terre dont les deux rois te font trembler sera laissée à l’abandon. »

Commentaire :

Nous sommes en 735 avant J.-C. La menace assyrienne se fait toujours plus pressante. Les rois de Samarie et de Damas veulent entraîner le roi de Juda dans une coalition anti assyrienne. Comme le roi de Jérusalem, Acaz, refuse, les coalisés veulent le contraindre par la force. Acaz est désespéré. C’est alors qu’intervient le prophète Isaïe. Il lui rappelle la promesse faite à David : « J’élèverai ta descendance après toi… et j’établirai fermement sa royauté. » Le prophète rappelle alors l’annonce qui a été faite il y a peu de temps de la naissance d’un héritier, Ézéchias : « Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel. » Il annonce ensuite que la terre des deux rois qui font trembler Acaz sera prise par les assyriens avant qu’Ézéchias n’atteigne l’âge de raison. C’est bien le signe que Dieu n’a pas oublié sa promesse.

Les traducteurs grecs de la Bible, à Alexandrie, ont traduit « jeune femme » par « vierge ». C’est pourquoi dans l’évangile selon saint Matthieu la citation d’Isaïe comporte le titre de vierge et donne à comprendre que la promesse faite par Isaïe s’accomplit pleinement avec la naissance de Jésus. Lui seul, en effet, est vraiment Emmanuel, « Dieu avec nous. »

2ème lecture : Rm 1/1-7

Paul, serviteur du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome. Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures, concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes, dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés. À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

Commentaire :

Cette ouverture grandiose de la lettre aux Romains met au centre la révélation de Jésus :

Dans son humanité (selon la chair), il est fils de David. Selon l’Esprit (ce qui a été révélé par l’Esprit), sa résurrection le manifeste comme Fils de Dieu. Il n’y a pas ici de trace d’adoptianisme, c'est-à-dire que Jésus n’est pas devenu Fils par la résurrection. C’est aux yeux des hommes qu’il a été établi par sa résurrection comme Fils. C’est en fonction de cette double révélation selon la chair et selon l’Esprit qu’on peut désormais donner à Jésus les titres de Christ (Fils de David) et de Seigneur (Fils de Dieu).

Evangile : Mt 1,18-24

Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

Commentaire :

« Voici quelle l’origine de Jésus Christ » rappelle « Voici quelle fut l’origine du ciel et de la terre » (Gn 2,4). Avec la naissance de Jésus, c’est un recommencement du monde, une nouvelle création. À l’origine, l’homme fut créé à l’image de Dieu. En Jésus, Dieu prend visage d’homme. C’est vraiment l’Emmanuel « Dieu avec nous».

Joseph étant « juste », c’est-à-dire pleinement accordé à la volonté de Dieu, décide de répudier en secret Marie qui attend la naissance du Sauveur : il manifeste ainsi qu’il a conscience de ne pas avoir sa place dans le projet de Dieu. L’Ange du Seigneur le détrompe : il a bien une mission, celle de donner à l’enfant à naître le nom de Jésus qui est tout un programme : « Le Seigneur sauve ».

À travers ce récit, Matthieu affirme la conviction des premiers chrétiens : la conception virginale est le signe que Jésus n’a pas été adopté par Dieu après sa mort ; dès sa naissance, il est bien le Fils de Dieu s’incarnant dans le monde, l’Emmanuel.

François Brossier

 

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Le Pape François plaide pour une agriculture durable et solidaire

13 Décembre 2016, 01:18am

Publié par Myriam

Le Pape François plaide pour une agriculture durable et solidaire

Pape François

François plaide pour une agriculture durable et solidaireLe Pape François plaide pour une agriculture durable et solidaire

Sécheresse en Afrique du Sud. Impossible de cultiver ce sol craquelé près d'Aberdeen dans le Karoo. - REUTERS

09/11/2014 13:17SHARE:

(RV) A l’occasion de la prière de l’Angélus, ce dimanche 9 novembre, le Pape François a plaidé en faveur d’une agriculture durable et solidaire. Le Saint-Père faisait référence à la célébration ce dimanche en Italie d’une Journée d’action de grâce placée cette année sous le thème « Nourrir la planète. Energie pour la vie », qui est aussi le thème de l’exposition universelle de Milan 2015, prévue du 1er mai au 31 octobre avec la participation de plus de 140 pays. Le Pape François a voulu unir sa voix à celle des évêques italiens qui réclament un engagement renouvelé afin que personne ne soit privé de la nourriture quotidienne que Dieu donne pour tous. Le Souverain Pontife qui s’est dit proche du monde de l’agriculture s’est par ailleurs prononcé en faveur de la promotion d’un style de vie fondé sur le respect de l’environnement, et sur l’alliance entre l’homme, gardien de la création, et son Créateur.

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NOEL

5 Décembre 2016, 07:14am

Publié par Myriam

NOEL
NOEL

                              Veillée de Noël

                                                   NOEL

                      19 h église de St Germain de Livet

un conte animé par les jeunes du groupe ''ALLIANCE'' et les enfants du catéchiste suivi de la messe de nuit

 

                                                                     NOEL

                                         19 H église de Livarot

un conte par les enfants du catéchiste suivi de la messe de nuit

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LECTURE ET COMMENTAIRE DU DIMANCHE 11 DECEMBRE 2016

5 Décembre 2016, 07:12am

Publié par Myriam

3ème dimanche de l'Avent A - 11 décembre 2016

Messe Eglise en Famille 10 h Livarot

 

1ère lecture : Is 35/1-6a.10

Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et du Sarone. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. » Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie. Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient.

Commentaire :

Ce passage du livre d’Isaïe a été rédigé à l’époque du retour d’Exil à Babylone. Le désert qui se couvre de fleurs, c’est le désert de Syrie qu’il faut traverser pour rentrer à Jérusalem. Ce désert de tristesse et de soif lors de l’Exil se change en désert fleuri lors du retour car Dieu ne peut pas laisser son peuple dans la détresse : il est bien le Sauveur comme il l’a été lors de la sortie d’Égypte.

Pour les chrétiens, c’est Jésus qui accomplira pleinement cette promesse : Avec lui, « s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds, le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie. »

2ème lecture : Jc 5/7-10

Frères, en attendant la venue du Seigneur, prenez patience. Voyez le cultivateur : il attend les fruits précieux de la terre avec patience, jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive. Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme car la venue du Seigneur est proche. Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte. Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.

Commentaire :

La lettre de Jacques est écrite dans un contexte où le retard de la parousie pose problème à la communauté chrétienne. Dans ce contexte, la patience et la persévérance sont les vertus à cultiver. Les prophètes ont attendu avec patience la réalisation des promesses qu’ils adressaient au nom de Dieu. Qu’ils servent de référence pour les chrétiens. La venue de Jésus donne l’assurance que Dieu tient ses promesses.

Evangile : Mt11/2-11

En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! » Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ? Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme habillé de façon raffinée ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. »

Commentaire :

On comprend le doute de Jean-Baptiste : il avait annoncé (C’était l’évangile de dimanche dernier) que « celui qui devait venir » allait faire le ménage, comme le moissonneur qui, avec sa pelle à vanner, sépare le bon grain de l’ivraie.

Or, Jésus ne fait pas le ménage, ses actes ne correspondent pas à ce qu’attendait le Baptiste. D’où la question de ce dernier : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »

C’est vrai : Jésus ne fait pas le tri, ne condamne pas. Il rend la joie, la vue, la dignité à tout homme qui le rencontre et croit en lui. C’est ce qu’annonçait le prophète Isaïe : « Alors s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf et la bouche du muet criera de joie ».

Le message de Jean Baptiste avait le mérite de réveiller ses auditeurs. Mais la venue de Jésus est d’abord une Bonne nouvelle qui plonge ceux qui l’accueillent dans une grande joie. C’est cette joie que nous célébrons en ce dimanche que l’on appelait autrefois du mot qui commençait le chant d’ouverture latin tiré de la lettre de Paul aux Philippiens : « Gaudete. » Soyez toujours dans la joie du Seigneur… Le Seigneur est proche. » Ep 4,4-5.

Jean Baptiste a pu faire erreur sur le type de messie que serait Jésus. Il n’en reste pas moins le prophète qui a annoncé la venue de Jésus. À ce titre, il est le plus grand parmi les hommes. Mais le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui non pas à cause de ses mérites mais parce que, grâce au Christ, il est devenu enfant de Dieu.

François Brossier


 

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LA FETE DU PARDON

3 Décembre 2016, 04:47am

Publié par Myriam

LA FETE DU PARDON

LA FETE DU PARDONLA FETE DU PARDON

 

Ou "le sacrement de la réconciliation qui prend son temps."

 

L’Avent est un temps de préparation spirituelle à Noël.

 

A tous ceux qui le veulent, la paroisse propose de vivre autrement le sacrement de la réconciliation.

 

Elle propose un parcours où chacun pourra, à son heure et selon son rythme, prendre du temps pour avoir davantage conscience de l’amour de Dieu et en même temps de son propre péché. On pourra s’arrêter et méditer /

 

- devant les fonts baptismaux, et se rappeler son baptême ;

 

- devant la Bible, Parole de Dieu,

 

- devant le cierge pascal, Christ Lumière du monde ;

 

- devant la croix, Christ mort pour nous.

 

- .aller vers Marie….

 

Et au bout du chemin, chacun pourra, s’il le désire aller rencontrer un prêtre pour parler ou pour se confesser.

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Le Dimanche 11 décembre   A 10h Messe avec diaporama  ''Eglise en Famille''

1 Décembre 2016, 06:23am

Publié par Myriam

 

Le Dimanche 11 décembre   A 10h Messe avec diaporama  ''Eglise en Famille''

 

 

Invitation

 

Pour vous Parents qui  demandez  le baptême

 de vos enfants

        Pour vous Parents qui accompagnez

vos enfants au catéchisme

             Vous tous qui œuvrez au service de

de la  Paroisse.

         Le Dimanche 11 décembre 2016    

                                                  A10h Messe avec diaporama 

                         11h30 pot de l’amitié,

                           12h30   Buffet

                      Salle des Fêtes de Livarot

                    Suivi d’un temps de convivialité et d’Animations

L’après-midi, fabrication d’une crèche par les enfants

(De santons, étoiles,………………)

                                      Les relais paroissiaux sont la base logistique de cette journée :

                                              «Le relais de St Julien le Faucon s’occupe de l’apéritif,

                                        Livarot  le plat principal, Fervaques et St Germain de Livet

                                   les desserts,  la paroisse prendra en charge le pain et les boissons.»

Un temps fort de l’avent  pour cheminer vers Noël en fraternité »

Pour l’organisation de cette journée, merci de confirmer votre présence

au centre paroissiale par :

 Tèl : 02.31.63.51.87 ou

mail : livarot-paroisse@orange.fr

Père Zacharie Fiogbé et  les Équipes : Pastorale, Paroissiale

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LECTURE ET COMMENTAIRE DU DIMANCHE 4 DECEMBRE 2016

29 Novembre 2016, 03:44am

Publié par Myriam

LECTURE ET COMMENTAIRE DU DIMANCHE 4 DECEMBRE 2016

2ème dimanche de l'Avent A - 4 décembre 2016

Messe à 10 h Livarot

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1ère lecture : Is 11/1-10

En ce jour-là, un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur – qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs. Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant. La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins. Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main. Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.

 

Commentaire :

Le prophète Isaïe a été très déçu par les descendants de David (Achaz, Ézéchias) qui ont multiplié les alliances hasardeuses avec l’Égypte contre l’Assyrie. Le prophète espère donc la venue d’un nouveau David non pas dans les descendants mais en revenant à Jessé, père de David (le rejeton jailli de ses racines), c’est-à-dire en revenant aux origines de la royauté. Le prophète croit en effet à la fidélité de Dieu à ses promesses mais il laisse entendre que celles-ci peuvent se réaliser autrement que par la succession dynastique. Ce nouveau roi instaurera un règne paradisiaque.

Pour les chrétiens, l’accomplissement de ces promesses s’est réalisé avec Jésus, Fils de David.

 

2ème Lecture : Rm 15/4-9

Frères, tout ce qui a été écrit à l'avance dans les livres saints l’a été pour nous instruire, afin que, grâce à la persévérance et au réconfort des Écritures, nous ayons l’espérance. Que le Dieu de la persévérance et du réconfort vous donne d’être d’accord les uns avec les autres selon le Christ Jésus. Ainsi, d’un même cœur, d’une seule voix, vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu. Car je vous le déclare : le Christ s’est fait le serviteur des Juifs, en raison de la fidélité de Dieu, pour réaliser les promesses faites à nos pères ; quant aux nations, c'est en raison de sa miséricorde qu'elles rendent gloire à Dieu, comme le dit l’Écriture : C’est pourquoi je proclamerai ta louange parmi les nations, je chanterai ton nom.

 

Commentaire :

La grande nouveauté révélée par Jésus Christ, c’est que l’amour de Dieu n’est pas réservé au peuple de la Première Alliance. Certes, celui-ci a reçu les promesses dont témoignent les Écritures, mais lors de l’accomplissement de ces promesses en Jésus Christ, les païens ont été associés au salut, fruit de sa mort et de sa résurrection. C’est pourquoi désormais tous, d’un même cœur, d’une même voix, peuvent rendre gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Les communautés chrétiennes sont donc invitées à garder l’unité dans leur diversité selon l’Esprit du Christ Jésus.

 

Evangile : Mt 3/1-12

En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : ‘Nous avons Abraham pour père’ ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

 

Commentaire :

Un des thèmes majeurs du temps de l’Avent, c’est le réveil : « Berger de Dieu, réveille-nous, voici le temps de ta promesse ». S’il y a bien un passage d’évangile fait pour nous réveiller, c’est bien l’évangile de ce dimanche. Jésus y est présenté comme un bûcheron qui abat l’arbre qui ne porte pas de fruit ; ou encore comme le moissonneur qui jette au feu la paille.

L’appel de Jean-Baptiste vient résonner encore aujourd’hui aux oreilles des croyants : « Convertissez-vous ! ». Les pharisiens et les sadducéens croyaient que leur titre de fils d’Abraham suffisait pour être sauvés ; peut-on croire qu’il suffit de se dire chrétien pour être sauvé. Cet évangile rappelle qu’il n’y a pas de mot de passe, pas de sauf-conduit, pas de mot magique. Ce sera le refrain permanent de l’évangile de Matthieu : seul celui qui met ses actes en accord avec ses paroles sera jugé digne d’être accueilli dans le royaume du Père.

Mais il n’est pas question non plus de s’enfermer dans un sentiment de culpabilité. Le Christ vient au devant des hommes. Certes, personne n’est digne de lui retirer ses sandales, c’est-à-dire de faire ce que faisait un esclave. Mais le baptême dans l’Esprit-Saint et dans le feu donne la force de marcher à sa suite.

François Brossier

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Le temps de L'Avent

23 Novembre 2016, 13:36pm

Publié par Myriam

Le temps de L'Avent

    Le temps de l’Avent qui commence nous appelle à l’attente,

                        Le temps de L'Avent                                   à une disponibilité de fond. Notre être doit renouveler par Jésus.

   nous attendons une humanité nouvelle. Nous voulons être attentifs

    À l’Esprit Saint dans cette nouvelle année liturgique qui commence.

 « L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé. » L’être humain est capable de disponibilité, son cœur le rend attentif à tout, à rien, au silence. Sans une grande attention, le changement dans l’être aimé n’est pas perçu. Dans le respect, cette attention fait surgir l’autre à l’instant présent. L’Avent, c’est d’abord une attitude d’écoute et d’attente. C’est contempler la flamme vacillante de la bougie dans le noir. C’est réaliser que ce que nous attendons prenne forme et visage. Il y a quelques jours, nous acclamions Jésus, le Roi de l’univers, ce roi d’amour qui vient tout transformer. Dans quelques semaines, nous accueillerons ce même roi d’amour comme un tout petit enfant. Nous sommes un « Peuple qui marche dans la longue nuit, » nous situant humblement, devant Dieu. C’est la longue nuit de l’humanité, la longue nuit des peuples où Jésus n’est pas connu.

 

Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Aujourd’hui, à nos portes, Jésus n’est plus connu. De l’extérieur, rien ne semble distinguer ces deux hommes et ces deux femmes de l’Evangile. Il nous faut prendre en compte de manière intime l’intérieur de la personne. « Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. » Par Marie, la terre s’ouvre au premier cœur à cœur avec Dieu. Le Sauveur germe dans l’humanité. C’est le mystère que nous célébrons à Noël. Dieu, comme un amour, vient tout renouveler sur notre terre. Il vient prendre corps pour que nous revêtions la divinité. Cet amour de Dieu vient saisir notre cœur et le fait battre au rythme du cœur de Dieu. Nous attendons ce renouvellement fondamental de notre vie au plus secret de notre existence. D’année en année, notre foi se renouvelle, notre charité s’intensifie, et notre espérance grandit. Nous voulons être plus vigilants. Nous sommes plus conscients du trésor de notre foi et nous voulons entraîner le monde à la suite de Jésus.

 

"Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra." L’allusion au déluge et l’évocation du voleur peut nous faire craindre la réalité du Royaume de Dieu. Nous, nous sommes au rythme du monde, de notre pays, attentifs à nos frères qui ne croient plus en Dieu. Thérèse de Lisieux disait dans un moment illuminé de sa vie : « J’avais cru que la foi était si évidente pour tous ! » Mais l’épreuve va là transformer : « Je sais qu’il y a des gens qui ne croient pas. » Jésus vient chaque jour dans l’humanité, comme il est venu il y a deux mille ans. Il est caché dans les pauvres. Combien de peuples dans l’angoisse aujourd’hui. Combien de frères et de sœurs dont la vie est prolongée sont dans l’agonie, ils attendent le soir, pour se réveiller ailleurs. Or c’est dans cette humanité que l’amour se donne, que nous préparons la venue de Jésus et son retour : « Viens, Seigneur Jésus ! Viens. » Il me faut être attentif au présent, à tous les événements de notre quotidien. Jésus vient, il est là. Il est le chemin de ceux qui espèrent une humanité nouvelle. Notre marche vers Noël, c’est la marche vers l’humanité nouvelle symbolisée par l’Enfant Jésus, soyons prêts.

Nous prions pour que se réveille en nous la puissance de l’Amour infini de Dieu."

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Lecture et Commentaire du dimanche 27 novembre 2016

23 Novembre 2016, 13:27pm

Publié par Myriam

1er dimanche de l'Avent A - 27 novembre 2016

Messe à 10 h Livarot

 

1ère lecture : Is 2/1-5

Parole d’Isaïe, – ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem. Il arrivera dans les derniers jours que la montagne de la maison du Seigneur se tiendra plus haut que les monts, s’élèvera au-dessus des collines. Vers elle afflueront toutes les nations et viendront des peuples nombreux. Ils diront : « Venez ! montons à la montagne du Seigneur, à la maison du Dieu de Jacob ! Qu’il nous enseigne ses chemins, et nous irons par ses sentiers. » Oui, la loi sortira de Sion, et de Jérusalem, la parole du Seigneur. Il sera juge entre les nations

et l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre. Venez, maison de Jacob ! Marchons à la lumière du Seigneur.

 

Commentaire :

Le prophète Isaïe a prêché au VIIIe siècle. Alors que la menace assyrienne se fait de plus en plus pressante, Isaïe refuse de voir dans la puissance des armes une protection pour le royaume de Juda. Pour lui, le rayonnement de Jérusalem ne peut venir que de la présence de Dieu symbolisée par le temple. C’est pourquoi il annonce un pèlerinage de toutes les nations vers la montagne du Seigneur puisque c’est de Jérusalem que vient la Loi et la Parole du Seigneur. Alors que toutes les nations aux alentours se préparent à la guerre, lui annonce la paix à venir pour ceux qui suivent la Parole du Seigneur : « De leurs épées, ils forgeront des socs (de charrue), et de leurs lances des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre. » Hélas, il n’a guère été entendu !

 

2ème lecture : Rm 13/11-14

Frères, vous le savez : c’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil. Car le salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants. La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les œuvres des ténèbres, revêtons-nous des armes de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans orgies ni beuveries, sans luxure ni débauches, sans rivalité ni jalousie, mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ.

 

Commentaire :

Cet extrait appartient à la dernière partie de la lettre aux Romains où Paul tire les conséquences pratiques de la partie théologique qui définissait le chrétien mort et ressuscité en Christ et conduit par l’Esprit. Paul montre que l’amour-agapè est désormais ce qui guide le comportement des chrétiens dans leurs rapports avec les membres de la communauté mais aussi avec tous les hommes. À la fin du chapitre 13, Paul invite les chrétiens à regarder le présent à la lumière du futur. Les chrétiens n’ont pas seulement à devenir ce qu’ils sont, ils ont aussi à devenir ce qu’ils seront un jour.

Paul construit cette exhortation sur un jeu d’oppositions : sommeil/réveil, nuit/jour, ténèbres/lumière. Il souligne l’urgence de la transformation. « Revêtez le Seigneur Jésus Christ » est un appel à se laisser conformer au Christ, à marcher avec lui dans la nouveauté de l’Esprit.

Une phrase fait difficulté : Car le salut est plus près de nous maintenant qu'à l'époque où nous sommes devenus croyants. D’après le professeur Samuel Légasse, dans cette phrase, « le salut s’identifie à ce qui, lors de la parousie, viendra couronner la situation déjà engagée chez les chrétiens par la rédemption effectuée en Jésus-Christ. »

 

Evangile Mt 24/37-44

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

 

Commentaire :

Commencer l’année liturgique par l’annonce de la venue du Seigneur à la fin des temps nous rappelle que nous ne sommes pas enfermés dans un cycle perpétuel. Si nous nous préparons à fêter la première venue de Jésus à Noël, c’est pour mieux nous préparer à sa venue définitive.

Celle-ci sera soudaine : il faut donc être prêt. En évoquant le déluge, l’évangile ne fait pas référence à l’inconduite de ceux qui furent noyés mais à leur imprévoyance. La venue du Fils de l’homme aura la même brutalité : les hommes et les femmes qui vaquent à leurs occupations seront tout à coup séparés : l’un est pris, l’autre est laissé. L’évangile ne dit pas quel sera le critère. Il sera précisé plus loin dans la fameuse scène du jugement dernier : « J’avais faim… vous m’avez donné à manger… vous ne m’avez pas donné à manger… »

Il serait illusoire d’attendre le dernier moment pour se préparer. La soudaineté de la          venue du Seigneur appelle une seule solution : se tenir prêt dès aujourd’hui.

François Brossier

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