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Le blog de la paroisse de Livarot

Vigile pascale - 15avril 2017 Livarot 20h

12 Avril 2017, 22:51pm

Publié par Myriam

SAMEDI SAINT - VEILLEE PASCALE

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La liturgie du feu

 

Nous nous rassemblons autour d’un feu, d’une flamme, comme il y a peu de temps se rassemblaient les familles près de l’âtre.

Pour la veillée… Dans l’attente du Seigneur…

Nous ne pouvons pas accepter que Jésus disparaisse pour toujours, vaincu par la mort.

Comme nous ne pouvons pas accepter de laisser finir nos vies dans un cimetière…

Ce feu allumé, dont la flamme va nous accompagner, nous dit que la nuit n’est pas irrémédiable…

Frères et sœurs, restons éveillés, il vient, le Seigneur.

 

Bénédiction du feu

 

Seigneur notre Dieu, tu as tellement aimé notre monde que tu nous as donné ton Fils Jésus, notre Seigneur. Il nous a livré ton visage de tendresse en se laissant écraser par la mort. Elevé de terre, il nous attire à lui. Sa parole accompagne notre route humaine, nuée lumineuse le jour, clarté au cœur de la nuit. Bénis cette flamme qui monte dans la nuit. Garde-nous éveillés, dans l’attente, car tu es le Dieu fidèle pour les siècles des siècles. Amen !

 

Bénédiction du cierge

 

Le Christ, hier et aujourd'hui, commencement et fin de toutes choses, alpha et oméga; à lui, le temps et l'éternité, à lui, la gloire et la puissance, pour les siècles des siècles. Amen!

 

En rentrant dans l'Eglise, nous reprenons trois fois:

Lumière du Christ... Nous rendons grâce à Dieu.

Les membres de l'assemblée allument leur cierge au cierge de Pâques.

Vigile pascale - 15avril 2017 Livarot 20h

Veillée pascale

1ère lecture : La création de la nature et de l’homme (Gn 1, 1-2,2 )

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour. Et Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. » Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi. Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour. Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi. Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi. La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : troisième jour. Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ; et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour commander au jour, le plus petit pour commander à la nuit ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour. Et Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. » Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. » Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour. Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. » Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture. À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour. Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement. Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.

Commentaire :

Ce grand poème chantant la création du monde apparaît dans la tradition juive comme le premier geste sauveur de Dieu. Il a donc toute sa place dans cette veillée pascale qui va culminer avec la célébration de l’acte sauveur définitif : la mort et la résurrection de Jésus.

Il n’y a, rappelons-le, aucune prétention à décrire comment les choses se sont passées. L’auteur de la Genèse se contente de décrire ce qu’il a sous les yeux. Ce qui est sûr pour lui, c’est que la création, en particulier celle de l’homme, est un geste gratuit de Dieu, un geste d’amour et le début de l’aventure entre Dieu et l’humanité. Le geste créateur consiste avant tout à mettre de l’ordre, en particulier en séparant le jour et la nuit, les eaux d’en haut et les eaux d’en bas, la terre et la mer, puis à meubler la terre avec les animaux et les plantes, le tout étant confié à l’homme.

 

2ème lecture : Sacrifice et délivrance d’Isaac, le fils bien-aimé (Gn 22, 1-13. 15-18)

En ces jours-là, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! » Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. » Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois pour l’holocauste, et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l’endroit de loin. Abraham dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l’âne. Moi et le garçon, nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. » Abraham prit le bois pour l’holocauste et le chargea sur son fils Isaac ; il prit le feu et le couteau, et tous deux s’en allèrent ensemble. I saac dit à son père Abraham : « Mon père ! – Eh bien, mon fils ? » Isaac reprit : « Voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? » Abraham répondit : « Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste, mon fils. » Et ils s’en allaient tous les deux ensemble. Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois, puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! » L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. » Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de « Le-Seigneur-voit ». On l’appelle aujourd’hui : « Sur-le-mont-le-Seigneur-est-vu. » Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham. Il déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis. Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »

Commentaire :

Dans le livre de la Genèse, ce récit met en relief la foi d’Abraham : il sort vainqueur de l’épreuve envoyée par Dieu. Il ne s’est pas considéré comme propriétaire du fils de la promesse, il est prêt à rendre à Dieu ce que Dieu lui a donné. C’est pourquoi ce fils lui est rendu.

Dans la tradition juive de l’Aqeda (la ligature), la perspective n’est plus la même : on s’intéresse davantage à Isaac qu’à son père. C’est Isaac qui demande à Abraham de bien l’attacher de façon à ce que le sacrifice soit parfait. En cette nuit pascale, c’est ce type de lecture qui a été en quelque sorte retenu : Jésus est le nouvel Isaac qui donne sa vie par amour des hommes et devient ainsi le Sauveur.

Rappelons également que les sacrifices humains ont toujours été interdits en Israël cf. Jérémie 7,31

 

3ème lecture : La libération d’Israël par le passage de la mer (Ex 14, 15-15, 1)

En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route ! Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec. Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. » L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à l’arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer. Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer. Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique. Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! » Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul. Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse. Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :

Commentaire :

Le récit du miracle de la mer est le fruit d’une longue histoire qui ne permet pas de décrire ce qui s’est passé réellement. En particulier, les écrivains inspirés ont décrit ce geste de séparation des eaux comme une reprise du geste de création en Gn 1. Les eaux sont fendues (cf. Gn 1,9) pour que les fils d’Israël soient sauvés ; par contre, les eaux reviennent au chaos pour les Égyptiens.

Ce qui est à retenir de ce récit, c’est la conviction dont il témoigne. Israël est né d’un geste gratuit de Dieu. Le peuple n’a participé en rien au geste sauveur.

Le chrétien croit à son tour que le salut qui lui est offert dans la mort-résurrection de Jésus ne doit rien à ses mérites. Le salut lui vient d’un don gratuit.

4ème lecture : L’amour de Dieu pour Jérusalem son épouse (Is 54, 5-14)

Parole du Seigneur adressée à Jérusalem : Ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est « Le Seigneur de l’univers ». Ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël, il s’appelle « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée, accablée, le Seigneur te rappelle. Est-ce que l’on rejette la femme de sa jeunesse ? – dit ton Dieu. Un court instant, je t’avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai. Quand ma colère a débordé, un instant, je t’avais caché ma face. Mais dans mon éternelle fidélité, je te montre ma tendresse, – dit le Seigneur, ton rédempteur. Je ferai comme au temps de Noé, quand j’ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre : de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi, et de ne plus te menacer. Même si les montagnes s’écartaient, si les collines s’ébranlaient, ma fidélité ne s’écarterait pas de toi, mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, – dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse. Jérusalem, malheureuse, battue par la tempête, inconsolée, voici que je vais sertir tes pierres et poser tes fondations sur des saphirs. Je ferai tes créneaux avec des rubis, tes portes en cristal de roche, et toute ton enceinte avec des pierres précieuses. Tes fils seront tous disciples du Seigneur, et grande sera leur paix. Tu seras établie sur la justice : loin de toi l’oppression, tu n’auras plus à craindre ; loin de toi la terreur, elle ne t’approchera plus.

Commentaire :

Ce passage du livre d’Isaïe chante la fidélité de Dieu pour Jérusalem. Il reprend le thème nuptial. Dieu ne peut oublier l’amour de sa jeunesse. À cause de ses fautes, Israël s’est retrouvé en Exil à Babylone, abandonné de Dieu. Mais la tendresse de Dieu est plus forte que son ressentiment. Dieu a toujours des projets de justice et de paix pour sa bien-aimée.

Devenus enfants de Dieu par le baptême, les chrétiens sont les témoins de la fidélité de Dieu à ses promesses : « Tes fils goûteront un bonheur sans limites. »

 

5ème lecture : Le mystère de l’eau et de la parole (Is 55, 1-11)

Ainsi parle le Seigneur : Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses, vous vous régalerez de viandes savoureuses ! Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle : ce sont les bienfaits garantis à David. Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples, pour les peuples, un guide et un chef. Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ; une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur. Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission.

Commentaire :

À l’époque du retour d’Exil à Babylone, le prophète transmets d’abord une invitation de Dieu à un repas de fête gratuit. Derrière cette métaphore du repas, il faut comprendre l’invitation à écouter la Parole de Dieu qui procure la vie.

Dieu promet aussi à ses fidèles de leur rendre le rayonnement qui fut celui de David. Encore faut-il qu’ils se convertissent, qu’ils fassent confiance à son pardon et comprennent que les vues de Dieu sont bien au dessus de celle des hommes.

Enfin, par la métaphore de la pluie et de la neige, Dieu assure les croyants de l’efficacité de sa Parole.

 

6ème lecture : Dieu offre aux hommes la vraie sagesse (Ba 3, 9-15.32-4,4)

Écoute, Israël, les commandements de vie, prête l’oreille pour acquérir la connaissance. Pourquoi donc, Israël, pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis, vieillissant sur une terre étrangère, souillé par le contact des cadavres, inscrit parmi les habitants du séjour des morts ? – Parce que tu as abandonné la Source de la Sagesse ! Si tu avais suivi les chemins de Dieu, tu vivrais dans la paix pour toujours. Apprends où se trouvent et la connaissance, et la force, et l’intelligence ; pour savoir en même temps où se trouvent de longues années de vie, la lumière des yeux et la paix. Mais qui donc a découvert la demeure de la Sagesse, qui a pénétré jusqu’à ses trésors ? Celui qui sait tout en connaît le chemin, il l’a découvert par son intelligence. Il a pour toujours aménagé la terre, et l’a peuplée de troupeaux. Il lance la lumière, et elle prend sa course ; il la rappelle, et elle obéit en tremblant. Les étoiles brillent, joyeuses, à leur poste de veille ; il les appelle, et elles répondent : « Nous voici ! » Elles brillent avec joie pour celui qui les a faites. C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. Il a découvert les chemins du savoir, et il les a confiés à Jacob, son serviteur, à Israël, son bien-aimé. Ainsi, la Sagesse est apparue sur la terre, elle a vécu parmi les hommes. Elle est le livre des préceptes de Dieu, la Loi qui demeure éternellement : tous ceux qui l’observent vivront,

ceux qui l’abandonnent mourront. Reviens, Jacob, saisis-la de nouveau ; à sa lumière, marche vers la splendeur : ne laisse pas ta gloire à un autre, tes privilèges à un peuple étranger. Heureux sommes-nous, Israël ! Car ce qui plaît à Dieu, nous le connaissons.

Commentaire :

Le livre de Baruch est un écrit de la diaspora juive parvenu jusqu’à nous dans l’édition grecque de la Bible (La Septante). Il n’a pas été retenu dans la Bible juive ni dans les éditions protestantes.

L’auteur du livre s’adresse à Israël, dispersé parmi les nations païennes, pour qu’il prenne conscience que la cause de cette dispersion vient de ce qu’il a abandonné la source de la Sagesse.

Cette Sagesse qui vient de Dieu est inaccessible à l’homme mais elle a été confiée à Israël : c’est la Loi. Si Israël veut vivre, qu’il revienne à cette Loi.

Pour les chrétiens, cette Sagesse divine, c’est Jésus Christ lui-même.

 

7ème lecture : Le cœur nouveau et l’esprit nouveau (Ez 36, 16-17a. 18-28)

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, lorsque les gens d’Israël habitaient leur pays, ils le rendaient impur par leur conduite et leurs actes. Alors j’ai déversé sur eux ma fureur, à cause du sang qu’ils avaient versé dans le pays, à cause des idoles immondes qui l’avaient rendu impur. Je les ai dispersés parmi les nations, ils ont été disséminés dans les pays étrangers. Selon leur conduite et leurs actes, je les ai jugés. Dans les nations où ils sont allés, ils ont profané mon saint nom, car on disait : ‘C’est le peuple du Seigneur, et ils sont sortis de son pays !’ Mais j’ai voulu épargner mon saint nom, que les gens d’Israël avaient profané dans les nations où ils sont allés. Eh bien ! tu diras à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ce n’est pas pour vous que je vais agir, maison d’Israël, mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané dans les nations où vous êtes allés. Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux. Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu.

Commentaire :

Le prophète rappelle d’abord que, par son inconduite, Israël a profané le nom de Dieu. C’est pourquoi il s’est retrouvé en Exil.

Mais Dieu est fidèle à ses promesses, c’est pourquoi il va restaurer Israël non à cause des mérites de ce peuple infidèle mais pour que les nations apprennent qui est le Seigneur.

Dieu va donc purifier son peuple souillé par les idoles et lui donner un cœur nouveau, un esprit nouveau. Ainsi, la relation entre Dieu et son peuple sera à nouveau une relation d’amour : Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu.

Les chrétiens ont lu ici une annonce du baptême.

 

Épître : Le baptême nous donne la vie nouvelle du Christ mort et ressuscité (Rm 6, 3b-11)

Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

Commentaire :

Paul montre bien dans cet extrait de sa lettre aux Romains ce qu’est le baptême : non pas la simple reconnaissance que nous sommes aimés de Dieu, mais l’ouverture à une vie radicalement nouvelle.

Plongés dans les eaux du baptême, nous avons été mis au tombeau avec Jésus ; sortant des eaux baptismales, nous sommes sortis du tombeau, ressuscités par la puissance du Père. Il s’agit donc d’une nouvelle naissance qui nous introduit dans la vie éternelle. Elle ne supprime pas la mort naturelle qui est le lot de tout être vivant. Mais elle supprime la mort qui est perte totale et définitive de tout lien à Dieu et aux autres. C’est pourquoi Paul dit que nous sommes morts au péché et vivants pour Dieu.

 

Evangile :Mt 28/1-10

Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : ‘Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.’ Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

Commentaire :

Les quatre évangiles témoignent, chacun à leur façon, d’un fait étonnant : le matin du premier jour de la semaine (pour nous, le dimanche) qui a suivi la mort de Jésus, les femmes venues au tombeau ont eu la surprise de découvrir que celui-ci était ouvert et vide. Au premier degré, cela ne prouve rien mais pose une question : qu’est devenu le corps de Jésus ? La réponse sera donnée par Jésus lui-même lorsqu’il se fera voir à ses disciples, vivant mais tout autre. Autrement dit, ce n’est pas un raisonnement humain qui peut donner la conviction que Jésus est ressuscité mais une révélation. C’est ce que s’attache à monter l’évangéliste Matthieu dans son récit de la découverte du tombeau vide. Il le bâtit suivant le schéma habituel des récits de révélation (récits apocalyptiques) tels qu’on les trouve par exemple dans le livre de Daniel (Voir Dn 8,15-27) : description de la situation (les femmes viennent au tombeau), vision d’un personnage céleste (l’Ange du Seigneur) accompagné de signes cosmiques (tremblement de terre), message du personnage céleste expliquant la vision et délivrant un message (« Vous cherchez Jésus le crucifié, il n’est pas ici, il est ressuscité »), un envoi (« Allez dire à ses disciples »), réaction de frayeur des voyants (tremblantes). Matthieu ajoute la description des gardes mis devant le tombeau qui deviennent « comme morts », c’est-à-dire qui n’ont rien vu.

À travers ce récit de révélation, l’évangéliste nous transmet la foi des premiers chrétiens : Dieu est lui-même l’auteur et de la Résurrection de Jésus et de la révélation qui en est faite. Cette révélation évangélique tout autant que la résurrection de Jésus n’est pas le fruit d’un raisonnement humain ou d’une autosuggestion. Le récit de Matthieu nous met en présence d’un mystère : il y a bouleversement de l’ordre naturel. Le tombeau ouvert manifeste que l’action de Dieu a fait irruption et déroute l’homme : celui que les femmes venaient pleurer est vivant. Alors que tout paraissait terminé (le tombeau fermé par une pierre), Dieu lui-même nous lance dans l’avenir (le tombeau ouvert à jamais).

François Brossier

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Vendredi saint - 14 avril 2017 Livarot 20h

12 Avril 2017, 22:40pm

Publié par Myriam

Vendredi saint - 14 avril 2017 Livarot 20h

Vendredi saint - 14 avril 2017 Livarot 20hVendredi saint - 14 avril 2017 Livarot 20h

 

1ère lecture : La grande prophétie du Serviteur souffrant (Is 52, 13-15; 53, 1-12)

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

Commentaire :

Le prophète de l’Exil compare le petit reste des exilés à ce serviteur de Dieu humilié, semblant anéanti mais par qui le Seigneur Dieu va apporter le salut. Cette personnification a donné aux chrétiens de voir dans ce serviteur de Dieu, l’annonce de Jésus dans sa Passion, portant les péchés du monde.

 

2ème lecture : Jésus, le grand prêtre, cause de notre salut (He 4,14-16 ; 5,7-9)

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

Commentaire :

La lettre aux Hébreux est le seul texte du Nouveau Testament qui utilise la fonction de grand prêtre pour définir le rôle de Jésus. Celui-ci ne fait pas entrer dans un temple fait de mains d’homme mais dans le sanctuaire même de Dieu le Père. Parce qu’il a partagé pleinement notre humanité jusqu’à connaître la mort, il peut vraiment nous faire passer avec lui de la mort à la vie.

L’obéissance dont il est question ici évoque bien sûr le cri de Jésus à son Père dans le jardin de Gethsémani : « Père, si tu veux écarter de moi cette coupe… Pourtant, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui se réalise ! » Mais attention : la volonté de Dieu n’est pas de voir souffrir et mourir son fils ; la volonté de Dieu, c’est le salut des hommes par son Fils, non grâce à un acte de puissance mais en allant jusqu’au bout de l’amour-don.

 

Passion : Jn 18,1-40 ; 19,1-42

En ce temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C’est moi, je le suis. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. » Jésus répondit : « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. » Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? » Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. » Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Cette jeune servante dit alors à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » Il répondit : « Non, je ne le suis pas ! » Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit : « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi m’interroges-tu ? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. » À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » Jésus lui répliqua : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe. Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » Pierre le nia et dit : « Non, je ne le suis pas ! » Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? » Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta. Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répondirent :« S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. » Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » Alors ils répliquèrent en criant : « Pas lui ! Mais Barabbas ! » Or ce Barabbas était un bandit. Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé. Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : « Salut à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient. Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : « Voici l’homme. » Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le! Crucifie-le! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Ils lui répondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu? » Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? » Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. » Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. » En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au dehors; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha. C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” » Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

Commentaire :

L’évangéliste Jean donne un récit de la Passion très différent de celui des synoptiques. Sur les faits, il les rejoint. Mais pour lui, impossible de parler de la croix sans parler de la résurrection. C’est pourquoi l’évangéliste présente la Passion non comme une déchéance mais comme, déjà, la marche triomphale du Seigneur de gloire. Son Jésus ressemble aux crucifix byzantins où sur la croix, Jésus est vêtu du vêtement royal et couronné non plus d’épines mais de la couronne impériale.

François Brossier

 

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LE CHEMIN DE CROIX

4 Avril 2017, 14:18pm

Publié par Myriam

LE CHEMIN DE CROIX

Prière préparatoire: O Seigneur, nous implorons votre miséricorde pour nous-mêmes, pour les mourants, pour les âmes du Purgatoire ainsi que pour ceux et celles qui vous bafouent, vous calomnient et vous offensent. O Seigneur daignez nous accorder les mérites de votre sainte Passion, que nous allons méditer. O Notre-Dame des Douleurs, Mère des pauvres que nous sommes, aidez-nous à prendre part aux souffrances et à la Croix du Christ, afin qu’unis à sa Passion, nous entrions dans la vie. Amen.

 

1ère station

Jésus est condamné à mort.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix. O doux Jésus, vous avez accepté d’être jugé par des hommes et condamné, vous l’Agneau sans tâche, le Fils du Père, et votre bouche n’a proféré aucun jugement, aucun reproche. Vous n’aviez pour vos bourreaux que pitié et miséricorde. Donnez-nous, Seigneur, de pleurer nos péchés, de demander pardon et de pardonner.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

2ème station

Jésus est chargé de la Croix.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.O Jésus, vous avez porté sur vos épaules tous nos péchés. Ce poids est tel qu’aucune parole ne peut l’exprimer. Donnez-nous, Seigneur, de porter cette croix avec vous, de ne jamais la rejeter, mais d’en faire notre bien le plus précieux.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

3ème station

Jésus tombe sous le poids de sa Croix.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.O Seigneur, comment ne pas pleurer en vous voyant passer, vous le plus humble, le plus petit des petits, sur le chemin du Calvaire et tomber sous le poids de nos fautes? Que nos chutes, Seigneur, ne nous conduisent pas au désespoir, mais que, confiants en votre amour, nous nous relevions et continuions à avancer sur le chemin de la sainteté!

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

4ème station

Jésus rencontre sa très Sainte Mère.

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.Cette rencontre de deux coeurs douloureux, unit dans l’offrande totale pour la rédemption du monde, nous invite à tous donner, à aimer le Christ comme sa Mère l’a aimé et à aimer Marie comme le Christ l’a aimée. Purifiez, ô Marie, nos relations affectives, afin que nous puissions aimer en toute liberté notre Seigneur Jésus-Christ et notre prochain comme nous-mêmes.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

5ème station

Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa Croix.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix. O Seigneur, que sans hésiter nous acceptions de prendre part à votre Passion, que nous portions, dans la joie, notre croix et celles des autres, pour la gloire de Dieu!

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

6ème station

Véronique essuie la sainte Face de Jésus.

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix. Seigneur, imprimez en nos âmes votre Visage, afin qu’en nous voyant, le monde vous voie et que les coeurs durs se brisent.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

7ème station

Jésus tombe une seconde fois.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix. O Seigneur, écrasé par le poids de nos péchés, vous tombez une deuxième fois. Pardon, Seigneur, pour nos fautes, pour les offenses qui vous sont faites et les blessures que nous nous infligeons les uns les autres. Que par votre grâce, nous nous convertissions tous les jours et guérissions de tout mal!

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

.8ème station

Jésus console les filles d’Israël.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.Jésus, qui avez dit aux femmes de Jérusalem: « Ne pleurez pas sur Moi, mais sur vous et sur vos enfants », donnez-nous la grâce de la vraie contrition qui transforme le coeur et l’esprit et de contribuer ainsi à la transformation du monde.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

.9ème station

Jésus tombe pour la troisième fois.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.Une dernière fois, Seigneur, tu tombes. Comment demeurer insensible devant tant de douleurs? Comment ne pas vouloir tout donner pour soulager, ne serait-ce qu’un instant, le Coeur souffrant du Christ? Seigneur, que nous consolions ton pauvre Coeur, en faisant de votre vie un chant d’amour et de louange et qu’en toi nous trouvions le repos!

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

.10ème station

Jésus est dépouillé de ses vêtements.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.Jésus, pardon pour l’impureté qui habite nos coeurs, pour les offenses contre la pudeur. Apprends-nous le respect de la dignité humaine et aide-nous à grandir dans l’amour authentique du prochain.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

.11ème station

Jésus est cloué sur la Croix.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.Seigneur, tu n’étais ni beau, ni brillant, tu n’avais rien pour attirer les regards, mais c’est toi et toi seul qui nous sauves. Tu es l’unique Médiateur, le seul Sauveur, le Chemin et la Vie. Que jamais nous n’oubliions que sans la Croix, sans le don entier de notre vie, il n’y a pas de bonheur possible!

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

.12ème station

Jésus meurt sur la Croix.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix. Seigneur, vous avez vaincu le mal, à jamais nous sommes réconciliés avec le Père. Vous avez accompli la volonté du Père jusqu’au bout. Accordez-nous, Seigneur, une vie telle qu’au moment de la mort, consumés d’amour, nous puissions contempler votre Visage. Merci de nous avoir donné, avant de mourir, une Mère, votre Mère, pour nous guider vers vous.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

.13ème station

Jésus est remis à sa Mère.

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.O Notre-Dame, c’est par notre faute que votre Fils a été crucifié; mais dans votre Coeur, aucune haine, aucun ressentiment, seulement l’infinie douleur d’une Mère pour son Fils et la soumission d’une fille à la volonté du Père. Merci, Marie, de nous aimer, au pied de la Croix, d’un amour que nous ne pouvons comprendre.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

.14ème station

Jésus est mis au tombeau.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.Les apôtres, effrayés, se sont cachés, croyant que tout est perdu. Pardon, Seigneur, pour le doute, le manque de confiance en ta Parole. Donne-nous de demeurer toujours dans l’espérance et rends-nous la joie d’être sauvés aux jours de désert.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen. Prière Finale.

 

Père éternel, nous vous offrons le Corps et le Sang de votre Fils, pour l’expiation de nos péchés, les âmes du Purgatoire et les besoins de la Sainte Église.

 

 

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Jeudi saint - 13 avril 2017 Livarot 20h

4 Avril 2017, 14:04pm

Publié par Myriam

Jeudi saint - 13 avril 2017 Livarot 20h

1ère lecture : Ex 12,1-8.11-14

En ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année. Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte. Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »

 

Commentaire :

Au moment de l’Exil à Babylone, les écrivains inspirés ont repris l’ancien rite pascal nomade de la Pâque. Ce rite n’était pas lié au Temple et permettait donc à chaque famille, quelle que soit l’endroit du monde où elle se trouve, de faire mémoire de la sortie d’Égypte. Ainsi, d’âge en âge, les Israélites peuvent célébrer l’acte de naissance de leur communauté : la libération d’Égypte. Pour les chrétiens, cette libération est portée à sa perfection dans l’acte de Jésus donnant sa vie sur la Croix.

 

2ème lecture 1Co 11,23-26

Frères, moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

Commentaire :

Ce texte est capital dans la mesure où il nous donne le plus ancien témoignage sur la tradition du repas eucharistique. Faire mémoire de Jésus donnant sa vie, saisir comment l’événement du dernier repas de Jésus s’actualise dans chaque eucharistie, cela ne s’explique pas, cela se raconte. C’est pourquoi, au cœur des prières eucharistiques, il y a toujours ce passage de la louange au récit. On notera aussi comment la dernière phrase tourne les participants au repas du Seigneur vers l’achèvement lors de la venue définitive du Seigneur, comme il est chanté à chaque anamnèse.

 

Evangile : Jn 13,1-15

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

Commentaire :

La scène du lavement des pieds dans l’évangile de Jean n’est pas un récit banal de geste d’hospitalité. Dans ce geste hautement symbolique, c’est tout le sens de la mort de Jésus qui est donné. Jésus dépose son vêtement puis le reprend : déposer et reprendre sont les termes par lesquels Jésus annonce sa mort et sa résurrection en Jn 10,17. Ce lien avec la mort de Jésus est confirmé par la résistance de Pierre qui ne peut accepter la perspective d’un messie souffrant (Même chose en Mc 8,33). Comme souvent dans l’évangile de Jean, il y a un malentendu entre Jésus et ceux qui l’écoutent : Pierre réagit humainement (selon la chair). En soulignant que le lavement des pieds n’est pas facultatif, Jésus dit bien que seul le don de sa vie symbolisé dans ce geste peut sauver l’homme. Mais Pierre ne le comprendra que plus tard, après la Résurrection. « Si je ne te lave pas, tu n’auras point part avec moi. » fait allusion au baptême. Le geste de Jésus appelle aussi les disciples à imiter leur maître dans son amour et l’humble service des frères.

François Brossier

 

 

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Pas à pas, nous revivons les gestes de Jésus.

4 Avril 2017, 14:02pm

Publié par Myriam

Pas à pas, nous revivons les gestes de Jésus.

« Avant la fête de la Pâque, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin. »

(Evangile selon saint Jean, chapitre 13, verset 1)

C’est d’abord le geste magnifique du lavement des pieds. Le Maître se fait le serviteur et nous choisit pour être ses amis !

« Il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. »

(Evangile selon saint Jean, chapitre 13, verset 5)

« Je ne vous appelle plus serviteurs, mais je vous appelle amis. »

(Evangile selon saint Jean, chapitre 15, verset 15)

Quand le prêtre renouvelle symboliquement ce geste tout simple au cours de cette messe solennelle, on ressent un sentiment de gratitude immense ; un désir s’éveille en nous : oui, devant cet amour inouï de Jésus se manifestant de façon concrète, j’aspire moi aussi à me laisser envahir par l’amour et à le répandre autour de moi…

Et c’est bien ce à quoi nous appelle la suite de la célébration :

« Puis, prenant du pain, il rendit grâce, le rompit et le leur donna, en disant :

« Ceci est mon Corps donné pour vous ; faites cela en mémoire de moi. »

Il fit de même pour la coupe après le repas, disant :

« Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, versé pour vous. »

(Evangile selon saint Luc, chapitre 22, verset 19)

Jésus répand son Amour Sauveur à flots sur le monde. Il le verse pour la multitude, pour tout homme. Il donne sa vie, Il la livre…

C’est un appel pressant qu’il nous lance : te laisseras-tu prendre par ce fleuve, accepteras-tu d’être vulnérable à ma tendresse ?

En communiant, c’est cet amour que nous accueillons, et c’est notre assentiment que nous lui donnons. Le Corps du Christ !

Amen !

Mais déjà Jésus poursuit sa route et l’assemblée en procession suit le prêtre. Il dépose les hosties consacrées, le Corps du Seigneur, dans le "reposoir" soigneusement orné.

C’est l’heure de Gethsémani ; Jésus est avec ses disciples sur le Mont des Oliviers, sa Passion approche car son amour reste incompris. « Jésus sera en agonie jusqu'à la fin du monde », rappelle Pascal, « il ne faut pas dormir pendant ce temps-là ».

Que te dire en cette heure, Seigneur Jésus ?

 

Rester près de toi en ce moment, unique de ta vie, où tu cherches le réconfort de tes amis, sans le trouver, car leurs yeux sont « appesantis de tristesse »...

Tu m’as fait le don de ton amitié et tu m’as montré la route à suivre. Cette route, c’est toi même !

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. »

(Evangile selon saint Jean, chapitre 14, verset 6)

Je reprends les Paroles que tu as dites à tes disciples en te rendant au jardin des Oliviers et que tu m’adresses aujourd’hui personnellement. Je veille à tes côtés un long moment…

« Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime ; or celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; et je l'aimerai et je me manifesterai à lui. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 14, verset 21)

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 14, verset 23)

« Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s'il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Je suis la vigne ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi vous ne pouvez rien faire. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 15, versets 4 et 5)

« Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 15, verset 12)

« Nul n'a de plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 15, verset 13)

« J'ai encore beaucoup à vous dire, mais vous ne pouvez pas le porter à présent. Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 16, versets 12-13)

« Vous aussi, maintenant vous voilà tristes ; mais je vous verrai de nouveau et votre coeur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l'enlèvera. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 16, verset 22)

« Voici venir l'heure – et elle est venue – où vous serez dispersés chacun de votre côté et me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul : le Père est avec moi. Je vous ai dit ces choses pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde, vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 16, verset 33)

« Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j'avais auprès de toi, avant que fût le monde. J'ai manifesté ton nom aux hommes que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés et ils ont gardé ta parole. Maintenant ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi ; car les paroles que tu m'as données, je les leur ai données, et ils les ont accueillies et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d'auprès de toi, et ils ont cru que tu m'as envoyé. C'est pour eux que je prie ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés, car ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux. Je ne suis plus dans le monde ; eux sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 17, versets 5-11)

« Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 17, verset 17)

« Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant la fondation du monde. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 17, verset 24)

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Dimanche des Rameaux A - 9 avril 2017

2 Avril 2017, 02:47am

Publié par Myriam

Dimanche des Rameaux A - 9 avril 2017

Dimanche des Rameaux A - 9 avril 2017

Messe à 10h Livarot et Samedi 8 avril à 18h St Germain de Livet

 

1ère lecture : Is 50, 4-7                          Dimanche des Rameaux A - 9 avril 2017

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur.

Commentaire :

Ce texte prophétique fait partie d’un ensemble de textes composés pendant l’Exil à Babylone par un prophète anonyme et dont les écrits ont été rassemblés sous le « patronage » du prophète Isaïe. Plusieurs textes dont celui-ci décrivent un « serviteur souffrant » qui subit de nombreux outrages mais en fait une offrande à Dieu pour ses frères. À l’origine, il est possible que ce serviteur souffrant désigne symboliquement le petit reste d’Israël en Exil à Babylone. Mais un certain nombre de traits semblent désigner une personne concrète, voire le prophète lui-même.

Le prophète a su accueillir la Parole de Dieu et l’a transmise fidèlement. Sa fidélité à la Parole de Dieu lui a donné d’être persécuté. Mais sa confiance en Dieu reste inébranlable.

Jésus dans sa Passion accomplit pleinement cette expérience prophétique. Les outrages qu’il a subis n’ont en rien entamé sa confiance en Dieu son Père.

 

2ème lecture : Ph 2,6-11

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

 

Commentaire :

Alors qu’Adam voulait être comme Dieu et s’est retrouvé dans la nudité de sa fragilité humaine, Jésus, lui, n’a pas revendiqué son droit d’être traité à l’égal de Dieu. Bien plus, en s’abaissant sur la croix, il a reçu de Dieu son Père le nom au dessus de tout nom et la Seigneurie sur tout l’univers.

« Jésus Christ Seigneur » dit toute la foi chrétienne : nous croyons que Jésus, ce Galiléen de Nazareth est le fils de David attendu, le Christ et que dans son humanité même il est le Seigneur des Seigneurs

 

Evangile : La Passion selon St Matthieu : Mt 26,14-27,66

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ‘Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.’ » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! » Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez : ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Prenant la parole, Pierre lui dit : « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. » Jésus lui répondit : « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Pierre lui dit : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous les disciples dirent de même. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. » Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. » Jésus parlait encore, lorsque Judas, l’un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Celui qui le livrait leur avait donné un signe : « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le. » Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit : « Salut, Rabbi ! » Et il l’embrassa. Jésus lui dit : « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! » Alors ils s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. L’un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l’oreille. Alors Jésus lui dit : « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition

plus de douze légions d’anges. Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? » À ce moment-là, Jésus dit aux foules : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. » Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent. Ceux qui avaient arrêté Jésus l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu’au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort. Ils n’en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés. Finalement il s’en présenta deux, qui déclarèrent : « Celui-là a dit : ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.’ » Alors le grand prêtre se leva et lui dit : « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? » Ils répondirent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage

et le giflèrent ; d’autres le rouèrent de coups en disant : « Fais-nous le prophète, ô Christ ! Qui t’a frappé ? »

Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! » Mais il le nia devant tout le monde et dit : « Je ne sais pas de quoi tu parles. » Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. » De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment : « Je ne connais pas cet homme. » Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. » Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement. Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mettre à mort. Après l’avoir ligoté, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit : « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. » Ils répliquèrent : « Que nous importe ? Cela te regarde ! » Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent : « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. » Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Ils ramassèrent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d’Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus déclara : « C’est toi-même qui le dis. » Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » Ils répondirent : « Barabbas ! » Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus

appelé le Christ ? » Ils répondirent tous : « Qu’il soit crucifié ! » Pilate demanda : « Quel mal a-t-il donc fait ? » Ils criaient encore plus fort : « Qu’il soit crucifié ! » Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! » Tout le peuple répondit : « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! » Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : ‘Je suis Fils de Dieu.’ » Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière. À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éli, Éli, lema sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient : « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. » Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit

(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)

Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! » Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette. Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre. Le lendemain, après le jour de la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate, en disant : « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : ‘Trois jours après, je ressusciterai.’ Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : ‘Il est ressuscité d’entre les morts.’ Cette dernière imposture serait pire que la première. » Pilate leur déclara : « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! » Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.

 

Commentaire :

Le récit de la passion de Jésus dans l’évangile de Matthieu n’est pas un simple compte rendu de ces tristes événements. Ce que nous livre l’évangéliste, c’est la méditation de l’Église primitive sur le sens de la mort de Jésus. Cette méditation passe essentiellement par la lecture des Écritures anciennes (l’Ancien Testament) comme le montre l’évangéliste lorsqu’il souligne la parole de Jésus aux foules au moment de l’arrestation à Gethsémani : À ce moment-là, Jésus dit aux foules : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus m'arrêter avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j'étais assis dans le Temple où j'enseignais, et vous ne m'avez pas arrêté. Mais tout cela est arrivé pour que s'accomplissent les Écrits des prophètes. » Alors les disciples l'abandonnèrent tous et s'enfuirent (Mt 26,55-56). Les premiers chrétiens ont en effet conscience qu’il existe une cohérence entre le dessein de Dieu tel qu’il est présenté dans l’A.T. et les événements déconcertants qui voient la mort de Jésus en croix. Jésus est par excellence le Serviteur de Dieu qui prend sur lui le péché des hommes dont parlait Isaïe au chapitre 53 mais également les Psaumes 22, 2.8.9.19.22 ou 31,6 ou 69,22.

Rappelons que « accomplir » veut dire « porter à sa perfection » : Jésus, par sa mort et sa résurrection, porte à leur perfection les promesses de salut qui jalonnent la Bible.

François Brossier

 

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Le Dimanche Des Rameaux : Origines Et Tradition

2 Avril 2017, 02:40am

Publié par Myriam

Le Dimanche Des Rameaux : Origines Et Tradition

Le Dimanche Des Rameaux : Origines Et Tradition

                                          Le Dimanche Des Rameaux : Origines Et Tradition

Dernier dimanche de Carême, le dimanche des Rameaux inaugure la Semaine Sainte. Nous vous proposons de découvrir l’origine, la signification et les traditions de cette fête catholique.

Présentation

Le dimanche des Rameaux est célébré le dernier dimanche avant Pâques ; cette fête commémore l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et la Passion du Christ. Elle marque le début de la Semaine sainte.

Selon les Evangiles, Jésus est entré dans Jérusalem sur un âne. Il a été acclamé par une foule nombreuse qui l'accueillait en déposant des vêtements sur son chemin et en agitant des branches ou des palmes.

A noter : cette fête est aussi connue sous le nom de "dimanche des palmes" dans le sud de la France et de "Pâques fleuries".

Les origines de la fête

La coutume de bénir des rameaux est vraisemblablement apparue dans la liturgie à la fin du IVe siècle et s’est répandue en Europe au VIIIe siècle.

Dès cette époque, le dimanche des Rameaux a été caractérisé par la bénédiction de rameaux coupés et la procession des fidèles. Les rameaux verdoyants, signes de vitalité, étaient déposés sur les tombes et exposés dans les maisons.

Les différentes traditions

La tradition du dimanche des Rameaux veut que l’on se rende à l'église avec un rameau à la main pour le faire bénir.

Ce rameau peut être une palme (rameau de palmier), un rameau de saule, de laurier, de buis ou d’olivier selon les régions.

A noter : dans l’antiquité, la palme était un symbole de royauté qui est ensuite devenu l’attribut des martyrs chrétiens.

En Provence, les enfants allaient autrefois à la messe avec des rameaux garnis de friandises (fruits confits, pommes, poires, oranges) ou de petits jouets.

A Nice, des artisans "ramistes" perpétuent la tradition des palmes tressées et installent leurs étals devant les églises quelques jours avant la fête des Rameaux.

Cette tradition a été importée semble-t-il de la Ligurie voisine et plus précisément de la ville de Bordighera qui possédait une vaste palmeraie.

Après le dimanche des Rameaux, les rameaux bénis sont conservés dans les maisons comme porte-bonheur jusqu’au Mercredi des Cendres de l’année suivante. Ce jour-là, qui est le premier jour de Carême, on les brûle pour les réduire en cendre. En signe de pénitence et de deuil, le prêtre trace une croix sur le front des fidèles à l’aide de ces cendres

 

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Messe à 10h Livarot avec le Baptême 5e dimanche de Carême A - 2 avril 2017

29 Mars 2017, 05:41am

Publié par Myriam

5e dimanche de Carême A - 2 avril 2017

Messe à 10h Livarot avec le Baptême de Zoé et Thibaut

 

1ère lecture : Ez 37, 12-14

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur.

Commentaire :

Le chapitre 37 d’Ézéchiel annonce le retour des exilés vers leur patrie. La vision des ossements desséchés qui reprennent vie symbolise la « résurrection » du peuple d’Israël après ses malheurs. Les versets choisis pour ce dimanche donnent la clé de cette image ; Dieu dit : « Je vais ouvrir vos tombeaux (le pays où les Israélites sont exilés) et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. »

Avec la venue de Jésus, l’ouverture des tombeaux n’est plus symbolique ; elle est une réalité :

« Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. »

 

2ème lecture : Rm 8, 8-11

Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

 

Commentaire :

Attention ! Paul n’oppose pas le corps et l’esprit. Le mot chair désigne chez lui l’homme sous l’emprise du péché. On pourrait paraphraser ainsi : quand l’homme se laisse aller à ses instincts les plus bas, il est sous l’emprise de la chair, il est bestial. Sous l’emprise de l’Esprit, l’homme est appelé à la vie que nous a acquise Jésus par sa résurrection d’entre les morts. Bien sûr, cela ne supprime pas la mort physique qui est le lot de tout être vivant. Mais l’Esprit qui habite dans le croyant est déjà semence de vie éternelle.

 

Evangile : Jn 11,1-45

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.

Mais maintenant encore, je le sais,

tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi

ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit,

les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

 

Commentaire

Contrairement aux autres signes opérés par Jésus où les bénéficiaires sont anonymes, celui-ci concerne des amis de Jésus. Il pose donc clairement le problème toujours actuel : Comment se fait-il que des croyants, des amis de Jésus soient affrontés à la mort ?

La réponse est donnée dans le dialogue avec Marthe : aux croyants, il n’est pas donné d’échapper à la mort naturelle mais il est promis la vie au-delà de la mort. « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Marthe représente alors le modèle des croyants : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »

La séquence suivante avec Marie, sœur de Marthe et Lazare n’est pas moins importante. Elle rappelle que la foi en la résurrection n’empêche pas la souffrance et la douleur de la séparation. Jésus s’associe pleinement à la douleur et à la peine de Marie : « Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde… Jésus pleura ».

En ressuscitant Lazare, Jésus se révèle bien comme étant lui-même la résurrection et la vie.

La personne de Lazare reste cependant dans l’ombre car la véritable résurrection n’est pas le retour à la vie antérieure mais transformation, glorification, transfiguration.

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Pélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

28 Mars 2017, 06:45am

Publié par Myriam

Pélerinage Pôle Missionnaire de LisieuxPélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux
Pélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

Léonie MARTINPélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

« J’élève mes enfants pour en faire des saints »

Quand elle naît le 3 juin 1863, débute pour ses parents le cortège des soucis en raison de sa frêle santé : retard de développement, convulsions, eczéma dont elle souffrira toute sa vie. Et même si, vers l’âge de six ans, son état de santé semble se stabiliser, elle ne cesse pas d’inquiéter par son caractère difficile qui nuit à l’atmosphère familiale.

Madame Martin n’a plus foi qu’en un miracle pour changer sa nature !

Est-ce le premier signe de ce miracle désiré quand Léonie écrit à sa tante visitandine, quelques jours avant la mort de celle-ci, le 24 février 1877, pour lui demander d’intercéder afin qu’elle devienne une sainte religieuse ?

Une vocation difficile

En 1886, Léonie décide soudainement d’entrer au monastère des clarisses où elle ne reste que deux mois …

En 1887 : elle entre chez les visitandines mais n’y reste que six mois et sera donc au foyer quand Thérèse le quitte pour entrer au Carmel.

En juin 1893. Nouvel essai…Dans des lettres très affectueuses, Thérèse la soutient, mais Léonie doit revenir dans la famille deux ans plus tard.

Après son envol vers le Ciel, Thérèse obtiendra à sa « chère Léonie » de réussir un troisième essai à la Visitation .Entrée le 28 janvier 1899, elle y mourra le 16 juin 1941 âgée de 78 ans.

La chapelle de la visitation

« Nous prions pour que le parfum de la vie cloîtrée de silence et de prière dirigée par la rose de Lisieux et par notre petite violette de Caen sera une bénédiction et un soutien pour l’Eglise et le monde entier. » (L 21)

            http://saintetheresemetz.fr/wp-content/uploads/2012/04/crypte-tombe-de-L%C3%A9onie-Martin.jpg «Une grâce singulière»

Depuis la mort de sœur Françoise-Thérèse, le monastère de la Visitation de Caen est devenu un lieu de pèlerinage. un élan de sympathie universelle à son égard s’est rapidement propagé. De toutes les parties du monde arrivent à la Visitation de Caen des demandes d’intercession, ainsi que des remerciements pour les grâces obtenues. Celle qui causa tant de soucis à ses parents est devenue le recours de ceux qui éprouvent des difficultés dans l’éducation de leurs enfants.

Miracle de Léonie

 

 

 

 

 

Une sœur visitandine archiviste de Caen a écrit : « Je garde le souvenir d’une guérison dont le sujet fut la responsable d’une petite communauté d’oblate de Sainte Thérèse qui m’avait beaucoup frappé. Ses sœurs l’avaient trouvé un matin dans le coma. Complètement paralysée, hospitalisée d’urgence, le docteur n’avait pas donné d’espoir. Ses sœurs sachant combien Thérèse aimait Léonie nous ont téléphoné pour nous demander de prier. Deux jours plus tard, la malade alors inerte et sans connaissance ouvre les yeux, s’assoie dans son lit et déclare à l’infirmière: « mais tu sais, j’ai faim » . Un mois plus tard, cette responsable venait elle-même remercier Léonie en priant sur sa tombe

 

 

Prier Léonie              http://saintetheresemetz.fr/wp-content/uploads/2012/04/violette1-150x150.jpgCouverturePélerinage Pôle Missionnaire de Lisieuxhttp://saintetheresemetz.fr/wp-content/uploads/2012/04/violette1-150x150.jpgCouverturehttp://saintetheresemetz.fr/wp-content/uploads/2012/04/violette1-150x150.jpgCouverture

La prière pour la béatification de (Sœur Françoise-Thérèse)

                                                  Ô père éternel,

Créateur du ciel et de la terre, donateur de la vie,

exauce ma prière.

Je te remercie, père éternel, d’avoir si généreusement

comblé ta servante Sœur Françoise-Thérèse,

de tant de grâce.

Accorde-moi, selon ta volonté par

l’intercession de Sœur Françoise-Thérèse, la grâce:

(faire une demande)

Je t’en prie, qu’elle soit bientôt comptée parmi les saintes

du ciel, de sorte qu’elle puisse être honorée également

par l’Église sur terre. En ton nom, je te prie humblement. Amen!

Notre Père/Je vous salue Marie et Gloire au père

Visite de la cellule de Léonie MARTIN

 

Merci à nos Prêtre pour ce temps fort passé

Le Philippe Gros, Le Père Zacharie Fiogbé, Le Frère Noël

Le Père Hugues,le Père Bertrand

 

Pélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

 

Pèlerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

Le samedi 25 Mars 2017

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4e dimanche de Carême A - 26 mars 2017 Messe à 10h Livarot

20 Mars 2017, 07:12am

Publié par Myriam

4e dimanche de Carême A - 26 mars 2017 Messe à 10h Livarot

4e dimanche de Carême A - 26 mars 2017

Messe à 10h Livarot

1ère lecture : 1S 16, 1.6-7.10-13a

En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.

 

Commentaire :

Le récit du choix par Dieu du successeur de Saül est significatif : Dieu veut pour son peuple non pas un guerrier fort et impressionnant, mais un berger. Ceci sera confirmé par le combat de David contre Goliath (1 Samuel 17) : alors que les soldats aguerris étaient paralysés par la peur, c’est le jeune berger qui terrasse le géant non avec les armes des guerriers mais avec son arme de berger.

Les rois d’Israël se sont rarement montrés de bons bergers du peuple. C’est pourquoi Dieu annonce (Ézéchiel 34) qu’il se fera le berger de son peuple. Le Psaume 22 le reconnaît : « Le Seigneur est mon berger. »

Jésus reprendra cette image dans la parabole de la brebis perdue (Lc 15,3-7) et dans l’évangile de Jean où il se dit « Le bon berger » (Jn 10,11).

 

2ème lecture : Ep 5, 8-14

Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.

 

Commentaire :

L’opposition lumière-ténèbres est bien connue dans le N-T. (Jc 1,17-18 ; 1 P 2,9 ; 1 Jn 1,5-7), mais aussi dans les manuscrits de la mer Morte. Elle est aussi liée à la catéchèse baptismale. Par le baptême, nous sommes devenus des fils de la lumière qui se manifeste à travers la bonté, la justice et la vérité. La lumière est aussi ce qui fait apparaître le péché et permet de mieux le démasquer pour en être purifié.

Le refrain final est probablement une hymne chrétienne baptismale très ancienne. Le baptisé passe de la mort à la vie grâce au Christ ressuscité.

 

Evangile : Jn 9,1-41

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : ‘Va à Siloé et lave-toi.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? » Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois,

et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’, votre péché demeure. »

 

Commentaire :

À la question de savoir si la cécité de naissance est due au péché de l’aveugle ou de ses parents, la réponse de Jésus est claire : non.

La guérison opérée par Jésus va en revanche déclencher une enquête où chacun devra se prononcer sur l’identité de celui qui a ouvert les yeux de l’aveugle.

Premier point de l’enquête : vérifier que le guéri est bien l’aveugle-né. Les avis sont partagés mais le guéri affirme : c’est bien moi.

Deuxième point de l’enquête : comment les yeux se sont-ils ouverts ? D’après les pharisiens, le guérisseur inconnu ne peut venir de Dieu puisqu’il a fait la guérison un jour de sabbat où tout travail est interdit ! A nouveau, les gens sont divisés concernant l’identité de Jésus. L’aveugle guéri prend parti : « C’est un prophète. »

Troisième point de l’enquête : Vérification auprès des parents que le guéri est bien l’aveugle né mais ceux-ci ne veulent pas se prononcer sur l’identité du guérisseur.

Sentence : Les pharisiens affirment que le guérisseur est un pécheur.

Objection du guéri : « Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »

Exécution : le guéri est chassé.

Alors Jésus se fait connaître du guéri qui proclame sa foi : « Je crois, Seigneur ! »

Jésus révèle alors que les véritables aveugles sont ceux qui restent enfermés dans leurs certitudes et refusent de le reconnaître. À ceux qui croient en lui, il donne la vie éternelle car le Père et lui ne font qu’un.

Nouvelle sentence : Jésus est accusé de blasphème et menacé de mort. La Passion se profile à l’horizon.

F. Brossier

 

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