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Le blog de la paroisse de Livarot

5° dimanche de Pâques A - 14 mai 2017 Messe à 10h Livarot La confrerie et Baptême

13 Mai 2017, 05:36am

Publié par Myriam

5° dimanche de Pâques A - 14 mai 2017

Messe à 10h Livarot La confrerie et Baptême

1ère lecture : Ac 6, 1-7

En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien. Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge. En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. » Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche. On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi.

 

Commentaire :

Ce récit des Actes est capital car il montre comment la première communauté chrétienne sous la conduite des apôtres a su se faire inventive en fonction de ses besoins. Jésus a confié son Esprit à l’Église non pour qu’elle s’installe dans ses habitudes mais pour qu’elle sache répondre aux situations toujours nouvelles.

La crise qui éclate dans la communauté vient à la fois du fait de l’augmentation permanente de ses membres et du fait qu’il y avait en son sein deux groupes linguistiques : les chrétiens d’origine juive parlant araméen et les chrétiens d’origine juive venant de la diaspora grecque. Ces derniers étaient venus se retirer à Jérusalem ; ils n’avaient pas de famille proche pour s’occuper en particulier des veuves sans ressources.

Les apôtres décident donc de partager leur diaconie (leur service) en créant une nouvelle diaconie : les Sept.

Comme le montre la suite du livre des Actes, leur responsabilité n’est pas subalterne. Ils ont à assurer le service de charité mais aussi à présider la vie de la communauté en particulier les repas rituels. C’est pourquoi ils doivent être estimés de tous, remplis d’Esprit saint et de sagesse. La structure des Sept disparaîtra au moment de la mort d’Étienne et de la persécution qui les a amenés à quitter Jérusalem.

N.B. On notera que les Sept ne sont pas désignés du titre de Diacres. Ce n’est qu’à la fin du 1er siècle que l’on verra apparaître, auprès des anciens (les presbytres) et des épiscopes, les diacres (par exemple, en 1 Tm 3,8).

 

2ème lecture : 1 P 2, 4-9

Bien-aimés, approchez-vous du Seigneur Jésus : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu. Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ. En effet, il y a ceci dans l’Écriture : Je vais poser en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie, précieuse ; celui qui met en elle sa foi ne saurait connaître la honte. Ainsi donc, honneur à vous les croyants, mais, pour ceux qui refusent de croire, il est écrit : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle, une pierre d’achoppement, un rocher sur lequel on trébuche. Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole, et c’est bien ce qui devait leur arriver. Mais vous, vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple destiné au salut, pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.

 

Commentaire :

Cet extrait de la première lettre de Pierre donne une très belle image du temple spirituel formé par les chrétiens sur la base de Jésus Christ, la pierre d’angle. Cette pierre, rejetée par les bâtisseurs (image de la crucifixion) est devenue la pierre d’angle (image de la résurrection). Pour ceux qui croient, elle est la pierre sur laquelle on peut s’appuyer ; pour ceux qui rejettent Jésus Christ, elle est pierre d’achoppement.

Une deuxième image liée au temple spirituel définit le peuple des croyants comme sacerdotal, c’est-à-dire chargé de présenter à Dieu par Jésus Christ des offrandes spirituelles.

Notons que dans le Nouveau Testament, seul le peuple de Dieu est défini comme sacerdotal et non les ministères. C’est ce qu’a retenu la préface de la messe chrismale :

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant.

Par l'onction de l'Esprit Saint, tu as établi ton Fils unique prêtre de l'Alliance nouvelle et éternelle ; et tu as voulu que son unique sacerdoce demeure vivant dans l'Église. C'est lui, le Christ, qui donne à tout le peuple racheté la dignité du sacerdoce royal ; c'est lui qui choisit, dans son amour pour ses frères, ceux qui, recevant l'imposition des mains, auront part à son ministère.

Ils offrent en son nom l'unique sacrifice du salut à la table du banquet pascal; ils ont à se dévouer au service de ton peuple pour le nourrir de ta Parole et le faire vivre de tes sacrements ; ils seront de vrais témoins de la foi et de la charité, prêts à donner leur vie comme le Christ pour leurs frères et pour toi.

 

Evangile : Jn 14,1-12

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : ‘Je pars vous préparer une place’ ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père »

 

Commentaire :

Le chapitre précédent de l’évangile de Jean a raconté le dernier repas de Jésus avec ses disciples, le lavement des pieds et l’annonce de la trahison de Judas. Nous sommes donc dans le temps dramatique de la Passion. Jésus a annoncé : « Là où je vais, vous ne pouvez pas venir » (13,33). Pierre lui a demandé : « Seigneur, où vas-tu ? » ; « Là où je vais, tu ne peux me suivre maintenant, mais tu me suivras plus tard » (13,36). Ce départ de Jésus, qui correspond à sa mort et à sa glorification, le séparera certes des disciples. Mais ceux-ci pourront le suivre plus tard. C’est ce qu’explicite notre texte de ce dimanche.

Devant la mort prochaine de Jésus, il est compréhensible que les disciples soient bouleversés. Jésus leur demande de lui faire confiance comme ils ont confiance en Dieu car le départ vers son Père ne consiste pas à les abandonner mais à leur préparer une place dans la maison du Père. C’est une première bonne nouvelle : S’il y a beaucoup de demeures dans cette maison, cela veut dire que les places ne sont pas limitées. Un certain nombre de Pères de l’Église comme Irénée ont pensé que ces demeures représentaient pour les ressuscités la plus ou moins grande proximité de Dieu en fonction des mérites de chacun ; ceci paraît irrecevable au vu du contexte. Plus simplement, Jésus annonce que la maison du Père est suffisamment vaste pour contenir tous ceux qui s’y introduiront à sa suite. Le temps des verbes est révélateur de la théologie johannique : les emplois du futur et du présent montrent que l’évangéliste mêle volontairement le temps de la passion de Jésus, sa glorification, sa vie en plénitude avec son Père dans la gloire du ciel et l’annonce de sa venue à la fin des temps : « Quand je serai allé… (= évocation de la mort-glorification de Jésus), je reviendrai… (= évocation de la résurrection mais aussi de sa venue à la fin des temps), là où je suis (c’est le Christ ressuscité qui parle), vous y serai aussi (c’est la promesse de salut offerte aux disciples) ». Le futur manifeste une promesse qui intègre à la fois la future présence du ressuscité au sein de la communauté et l’attente de sa venue à la fin des temps. Le présent indique que l’union de Jésus à son Père n’est pas à venir ; elle est une réalité qui permet à Jésus de dire : « Personne ne va vers le Père sans passer par moi ».

Les disciples sont donc invités à rejoindre Jésus dans la maison du Père. L’objection de Thomas « Nous ne savons même pas où tu vas » alors que Jésus vient de le dire, indique bien l’incompréhension des disciples face à la croix. Jésus ne répond pas directement à la question du lieu mais il indique le chemin pour y arriver. Ce chemin vers le Père, c’est Jésus lui-même. Et s’il est le chemin vers le Père, c’est bien parce qu’il est la plénitude de la Révélation (la vérité) et la source de la vie.

Notre espérance se fonde sur la personne de Jésus Christ dont la mort et la glorification ont ouvert le chemin vers la maison du Père. Être unis à lui, c’est déjà vivre en lui et par lui dans la maison du Père.

François Brossier

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Notre Dame de FATIMA

13 Mai 2017, 05:27am

Publié par Myriam

Notre Dame de FATIMA

Un jour à Fatima ?

 

C'était il y a tous justes 100 ans, le 13 mai 1917, dans une bourgade perdue du Portugal.

Lucia, Francisco et Jacinta, trois jeunes enfants du village de Fatima, virent pour la première fois la Vierge Marie.

Ils la verront ensuite le 13 de chaque mois jusqu'en octobre de la même année.

Depuis un siècle, des foules du monde entier se rendent à Fatima pour prier Marie.

En cette année anniversaire, le pape François sera, lui aussi, dans la foule des pèlerins pour prier celle qui s'est présentée comme Notre-Dame du rosaire et qui a appelé à la prière pour la paix.

Nous vous proposons de vous unir à tous ces pèlerins pour prier pour la paix du monde en méditant les mystères lumineux avec Notre-Dame de Fatima.

 

Prière à Notre-Dame-de-Fatima du pape François   

 

Bienheureuse Vierge Marie de Fatima,

avec une reconnaissance renouvelée pour ta présence maternelle

nous unissons notre voix à celle de toutes les générations

qui te disent bienheureuse.

Nous célébrons en toi les grandes œuvres de Dieu,

qui jamais ne se lasse de se pencher avec miséricorde

sur l’humanité, affligée par le mal et blessée par le péché,

pour la guérir et pour la sauver.

Accueille avec ta bienveillance de Mère

l’acte de consécration qu’aujourd’hui nous faisons avec confiance,

devant ta statue qui nous est si chère.

 

Nous sommes certains que chacun de nous est précieux à tes yeux

et que rien de ce qui habite nos cœurs ne t’est étranger.

Nous nous laissons toucher par ton regard très doux

et nous recevons la caresse consolante de ton sourire.

 

Garde notre vie entre tes bras ;

bénis et renforce tout désir de bien ;

ravive et nourris la foi ;

soutiens et éclaire l’espérance ;

suscite et anime la charité ;

guide-nous tous sur le chemin de la sainteté.

 

Enseigne-nous ton amour de prédilection

pour les petits et les pauvres,

pour les exclus et les souffrants,

pour les pécheurs et ceux qui sont égarés dans leur cœur :

rassemble tous sous ta protection

et remets-nous tous à ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus. AMEN

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Mois de Mai Mois e Marie

4 Mai 2017, 06:45am

Publié par Myriam

Mois de Mai Mois e Marie

Prière de saint Bernard

 

Qui que tu sois,

lorsque les tentations se lèvent en tempête,

lorsque les épreuves te brisent,

regarde l’Etoile, invoque Marie.

    Si l’orgueil ,  l’ambition, l’envie

menacent de te submerger de leur flot,

regarde l’Etoile, invoque Marie.

Si la colère, l’avarice, la luxure,

ébranlent le frêle esquif de ton âme,

regarde l’Etoile, invoque Marie.

Si confondu et effrayé de l’énormité des crimes

qui chargent ta conscience,

tu te sens près de sombrer dans le désespoir,

regarde l’Etoile, invoque Marie.

Dans les périls, dans les angoisses, dans le doute,

regarde l’Etoile, invoque Marie.

Que jamais son nom ne s’éloigne de tes lèvres, ni de ton coeur.

 

* Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Ecoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

 

 

Prière pour le mois de Marie

 

Très douce Vierge Marie, nous voici dans le mois qui vous est plus particulièrement consacré, est nous venons vous demander la grâce de vous honorer, de vous aimer, de vous prier, de vous imiter de toute notre âme : c’est le moyen le plus sûr de plaire à notre Père céleste, d’appartenir à Notre-Seigneur Jésus-Christ, de demeurer dans la docilité au Saint-Esprit, de conserver une fidélité inébranlable à la Sainte Église catholique. Très douce Vierge Marie, vous êtes la mère de notre foi : c’est à vous que Dieu a confié cette lumière infiniment haute qui fait participer notre intelligence aux mystères que votre Fils nous a révélés. Très douce Vierge Marie, vous êtes la mère de la Sainte Espérance : chaque jour, dégagez notre esprit de l’attrait et de la fascination des choses d’ici-bas pour l’établir dans le désir et la quête des biens éternels. Chaque jour, délivrez-nous de la mortelle confiance en nous-mêmes, pour nous faire placer cette confiance dans la toute-puissance divine et dans votre bonté maternelle. Très douce Vierge Marie, vous êtes la mère du bel Amour, la mère de l’infinie charité de Dieu incarné : inspirez toutes nos pensées, toutes nos intentions, tous nos désirs, toutes nos paroles, toutes nos actions. Ainsi nous répondrons dignement à l’amour que la Trinité Sainte nous porte dans son éternité bienheureuse. Très douce Vierge Marie, après l’hiver du péché, soyez le printemps de notre vie. Ainsi soit-il.

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Prière pour les morts de la guerre Prêtreville à 10h30 Livarot Messe du Souvenir à 10h30

28 Avril 2017, 13:44pm

Publié par Myriam

Prière pour les morts de la guerre

 

Soldat mort

 

Seigneur, Dieu de bonté et de miséricorde,

qui nous avez envoyé votre Fils Jésus-Christ

pour nous apporter le Salut de la vie,

ayez pitié de tous nos frères,

que vous avez appelés à vous dans les circonstances tragiques de la guerre !

 

Nous vous prions pour ceux qui vous ont connu, aimé et servi :

donnez-leur ce que, dans toute la force de leur espérance chrétienne,

ils ont tant désiré durant leur séjour ici-bas.

 

Nous vous prions pour ceux qui ne vous ont point connu,

mais qui vous ont cherché toute leur vie dans,

l'inquiétude et l'angoisse de leur âme,

et qui ne vous ont trouvé que dans la mort.

 

 

Nous vous prions enfin pour ceux qui ne vous ont ni connu,

ni même cherché, et que, cependant, vous n'avez cessé d'aimer.

Ils vous ont quand même servi

en faisant loyalement et courageusement leur

devoir jusqu'à l'ultime sacrifice.

 

Ayez pitié, Seigneur, des uns et des autres !

Ils sont tous vos enfants.

Donnez-leur à tous la vie éternelle dans la lumière et la paix.

Célébration du Souvenir à Prêtreville avec Le Mesnil Eudes

église de Prêtreville à 10h30

Livarot Messe du Souvenir à 10h30

 

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4° dimanche de Pâques A - 7 mai 2017 Messe à 10h Livarot Ordination de Louis à 15h Bayeux

28 Avril 2017, 13:19pm

Publié par Myriam

4° dimanche de Pâques A - 7 mai 2017 Messe à 10h Livarot  Ordination de Louis à 15h Bayeux

4° dimanche de Pâques A - 7 mai 2017 Messe à 10h Livarot

Ordination de Louis à 15h Bayeux 

1ère lecture : Ac 2/14a,36-41

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et fit cette déclaration : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. » Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. » Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux.

 

Commentaire :

En ce dimanche, nous lisons la fin du discours de Pierre le jour de la Pentecôte. L’apôtre commence par résumer ce qu’il a démontré précédemment : puisque Jésus est ressuscité, il est le Christ annoncé par les prophètes ; puisque Jésus est maintenant exalté à la droite de Dieu, il est le Seigneur. Ce résumé donne le kérygme (le cœur de la prédication chrétienne) : ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ.

Il tire ensuite la conséquence de cette annonce pour toux ceux qui y adhèrent : il les appelle à la conversion et leur offre le baptême. Dans les Actes des apôtres, à la suite de Paul, le baptême est donné au nom de Jésus Christ, pour le pardon des péchés et qu’il est complété par le don de l’Esprit.

 

2ème lecture : 1P 2/20b-25

Bien-aimés, si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu. C’est bien à cela que vous avez été appelés, car c’est pour vous que le Christ, lui aussi, a souffert ; il vous a laissé un modèle afin que vous suiviez ses traces. Lui n’a pas commis de péché ; dans sa bouche, on n’a pas trouvé de mensonge. Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à Celui qui juge avec justice. Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris. Car vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes.

 

Commentaire :

Pierre ne se prononce pas sur le système social de son temps mais il donne ses conseils aux esclaves chrétiens en leur proposant d’imiter le Christ qui a fait de ses souffrances une source de salut pour ceux qui mettent leur foi en lui. L’auteur de la lettre s’appuie sur une méditation d’Isaïe 53, en particulier aux versets 4-9.12 qui ont été lus le vendredi saint. Le croyant reconnaît en Jésus le berger fidèle qui veille sur ceux qui lui font confiance.

 

Evangile : Jn 10/1-10

En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »

 

Commentaire :

En présentant Jésus comme le berger, l’évangile est loin des images pieuses représentant un berger efféminé. Il est plutôt un rude berger qui défend ses brebis contre les voleurs et les bandits et va jusqu’à donner sa vie pour les sauver.

Ce qui déroute dans ce passage, c’est le mélange de deux thèmes, celui de la porte et celui du berger. Il ne faut pas les mélanger.

Jésus est d’abord le berger qui entre par la porte pour faire sortir son troupeau et s’oppose aux voleurs qui s’introduisent par le mur et ne cherchent pas le bien du troupeau. Ces voleurs évoquent sans doute les sadducéens qui ont transformé le Temple en repaire de brigands. Jésus fait sortir le troupeau à l’image de Moïse entraînant le peuple à la sortie d’Égypte vers la terre promise.

Jésus est ensuite la porte : il n’y a pas de salut possible sans passer par Jésus. « Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »

François Brossier

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Louis Cabouret, 30 ans, sera ordonné prêtre dimanche 7 mai 2017, à la cathédrale Notre-Dame de Bayeux.

28 Avril 2017, 13:13pm

Publié par Myriam

Pour la communauté catholique du Calvados, l'événement a marqué le début de l'année 2016. Dimanche 3 janvier, Louis Cabouret a été ordonné diacre en vue du sacerdoce par Mgr Boulanger, en l'Abbaye-aux-Dames, à Caen. A 29 ans, le jeune homme a grandi près de Touques et termine actuellement sa formation au séminaire de Madrid, en Espagne. Entretien.

http://caen.pro/wp-content/uploads/2017/02/eglise-catholique-louis-cabouret-ordonne-pretre-bayeux-en-mai-2017.jpg

                             Quel est votre parcours ?

                         « J'ai un bac scientifique. Après deux ans de médecine à Caen,

j'ai étudié la biologie pendant trois ans en Vendée avant d'entamer

ma préparation au séminaire pendant un an. J'y achève actuellement

ma cinquième année de formation ».

Comment avez-vous décidé d'entrer au séminaire ?

« Je me suis toujours interrogé sur le sens de la vie. En me posant cette question essentielle, au fur et à mesure de mes études, j'ai reçu plusieurs indices qui m'indiquaient que la vraie voie, c'était Jésus-Christ. Cette parole de l’Évangile de Jean m'accompagne d'ailleurs beaucoup : “Je suis le chemin, la vérité, la vie.” (14-6) »

Prête diocésain pour vous c'est une évidence ?

« Ce qui m'importe, c'est de faire la volonté de Dieu. Jusqu'à ce que je sois ordonné diacre, je me tenais prêt à être appelé ailleurs, dans une communauté par exemple. C'est là toute l'importance du discernement. »

Pourquoi terminer votre formation par un an à Madrid ?

« Cela se développe de plus en plus d'envoyer un séminariste à l'étranger. Je suis revenu pour mon ordination diaconale et je repars dimanche prochain. Cette expérience en Espagne m'apporte de l'espérance car elle me permet de sortir d'un cadre, de voir une autre partie du monde et donc de l’Église. En Espagne, la catéchèse, même dans son expression la plus simple, m'apporte aussi beaucoup de joie. »

Qu'est-ce que représente pour vous votre ordination ?

« Si Dieu le veut, je vais être ordonné prêtre. Cette ordination, c'est un peu comme la marche d'un escalier. Pour passer à la suivante, s'il n'y a pas celle du dessous, l'escalier s'écroule. Plus qu'une étape, mon ordination est pour moi un fondement. »

 
  

 

 

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Louis Cabouret, 30 ans, sera ordonné prêtre dimanche 7 mai 2017, à la cathédrale Notre-Dame de Bayeux.

La messe d’ordination, présidée par Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque du diocèse de Bayeux-Lisieux, débutera à 15 h.

Originaire de Touques, Louis Cabouret est entré en 2010 à l’ancien séminaire…

Il a passé deux ans dans la Paroisse St Pierre et St Paul en Val d’Auge à Livarot.

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Feuille Paroissial mois de Mai 2017

28 Avril 2017, 12:48pm

Publié par Myriam

PAROISSE St-Pierre et St-Paul en val d’Auge

 

 

Calendrier du mois de mai 2017

 

« La parole de Jésus fait vivre. Elle vient de Dieu et trace la cap d’une vie offerte »

Père Jacques NIEUVIARTS

(Assomptionniste)

 

 

 

Mardi 2

-Prières à Marie, à Auquainville (statue Vierge des Bois, en cas de pluie rassemblement à l’église)

 

20 H

 

Jeudi 4

-Messe à l’EHPAD

 

10H45

Livarot

Vendredi 5

- Préparation baptême 1ère rencontre Centre paroissial

 

20H30

Livarot

Samedi 6

-Mariage de Baptiste MICHON et de Candice LERNOUT

-Baptême d’Arthur RONXIN ET Marceau LECLUSE

-Concert Instrumental de l’Ecole de musique de Vimoutiers

14H30

18H

18H

Livarot

Livarot

ND Courson

Dimanche 7 mai– 4ème dimanche de Pâques Année A

 

 

-Messe pour : Jeanine LANDAIS, Antoine ROELLENS, Lucienne TOUZE, Claude LECOMTE, Nathalie MOREL

 

10H

Livarot

 

 

 

Par l’imposition des mains et le don de l’Esprit-Saint

Monseigneur Boulanger, Evêque de Bayeux Lisieux, ordonnera prêtre

Louis Tabouret

Le dimanche 7 mai 2017 à 15 H Cathédrale Notre Dame de Bayeux

Pour tous ceux qui souhaitent assister à la messe rassemblement à Livarot au Presbytère à 13H30

 

 

 

 

Lundi 8

-Célébration du souvenir à Prêtreville (Célébration pour Prêtreville et Le Mesnil Eudes)

-Messe du Souvenir à Livarot

 

10H30

 

10H30

Prêtreville

 

Livarot

Mardi 9

-Messe à l’église

-Rencontre catéchisme 1ère année

 

9H30

17H30

Livarot

Livarot

Jeudi 11

-Messe à l’EHPAD

 

10H45

Livarot

Samedi 13

- Rencontre catéchisme au centre paroissial

Baptême de Maëlys SAINT GEORGES et Thiméo CARDOEN

9H15 18H00

Livarot

Livarot

     

 

 

            Dimanche 14 mai– 5ème dimanche de Pâques Année A

                 MESSE DE LA CONFRERIE et Baptême

 

 

-Messe pour : Famille GALLOIS, Francois RABEC, Chantal VERGER,

Marcel JULIEN

-Baptême de Raphaël LAMOUR

10H

Livarot

Mardi 16

-Messe à l’église

-Prières à Marie à Notre Dame de Courson à l’Eglise

 

9H30

20H

Livarot

Mercredi 17

-Retraite 1ère Communion à Lisieux, Ecole St Jean Baptiste, de 8H45 à 16h15

-Réunion MCR chez Mr et Mme LEVASSORT

 

 

 

14H15

Lisieux

 

Livarot

Jeudi 18

- Messe de à l’EHPAD

 

10H45

Livarot

Vendredi 19

-Chapelet pour les malades, les vocations et la paix dans le monde

- Préparation baptême 2ème rencontre Centre paroissial

17H30

20H30

Livarot

Livarot

Samedi 20

- Rencontre catéchisme au centre paroissial

9H15

Livarot

 

 

Dimanche 21 mai-6ème dimanche de Pâques Année A

 

-1ère Communion pour les 4 relais

-Messe pour : Jacqueline PAVIS

10H

 

 

Livarot

 

 

 

Jeudi 25 mai – Ascension du Seigneur Année A

 

 

-Messe à Livarot à 10H

 

-Messe à St Martin de la Lieue à 11H30

(Messe pour les communes de St Jean de Livet et St Martin de la lieue)

Messe pour : Suzanne LESIEUR, Thierry PELTIER

 

SSamedi 28

-Baptême de Diego, Julia, Alba DEBLED

18H

Livarot

 

 

Dimanche 28 mai-7éme dimanche de Pâques Année A

 

 

 

 

 

 

 

-Messe pour : Lucie GUERARD, Père BOILEAU et M et Mme HAMELIN, M et Mme GAUQUELIN, Marie SENET, Cécile GAURIAT, Gérard LELIEVRE , Mireille LEGRAS, Jeanine BARATTE, M et Mme GONTIER

 

-Messe à PRETREVILLE (Messe pour les communes de St  Germain de Livet et de Prêtreville) suivi du Pot de l’amitié…

10H

 

 

 

11H30

Livarot

MMardi 30

-Messe à l’église

-Prières à Marie à Fervaques à l’église

9H30

20H

Livarot

Fervaques

 

Permanence du secrétariat, le mardi, mercredi et vendredi matin de 9h00 à 12h00

 

Tél : 02.31.63.51.87

Mail : paroisse-livarot@orange.fr

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3e dimanche de Pâques - 30 avril 2017 Messe à 10h Livarot 11h30 à Castillion en Auge avec St Julien le Faucon

24 Avril 2017, 02:00am

Publié par Myriam

 

3e dimanche de Pâques - 30 avril 2017

Messe à 10h Livarot 11h30 à Castillion en Auge avec St Julien le Faucon

 

1ère lecture : Ac 2,14.22b-33

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance : tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption. Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence. Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous. Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui. Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption. Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l'a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez.

Commentaire :

Dans la première partie du discours, Pierre annonce le kérygme, le cœur de la foi chrétienne :

Jésus de Nazareth, vous l’avez fait mourir par la main des païens mais Dieu l’a ressuscité des morts

Pierre tire les conséquences du fait que Jésus est ressuscité. Relisant le Psaume 15 (16), il fait le raisonnement suivant :

David (auteur du psaume d’après la tradition) dit à Dieu : Tu ne peux pas m'abandonner à la mort ni laisser ton fidèle connaître la corruption. Or David est mort ; donc il ne parlait pas de lui mais du Messie promis par Dieu. Puisque Jésus est ressuscité, c’est lui le Messie, le Christ.

Remarquons bien que Pierre ne cherche pas à « prouver » la résurrection de Jésus. Pour lui, c’est un fait indiscutable. Son raisonnement est le suivant : Puisque Jésus est ressuscité, les Écritures

 

2ème lecture : 1 P 1, 17-21

Bien-aimés, si vous invoquez comme Père celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre, vivez donc dans la crainte de Dieu, pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers. Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ; mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ. Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous. C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

Commentaire :

La crainte de Dieu n’a rien à voir avec la peur. Celui qui craint Dieu, c’est celui qui fait la volonté de Dieu. Dans la prière du Notre Père, nous disons : « Que ta volonté soit faite… » Vivre selon la volonté de Dieu, c’est reconnaître dans toute sa vie que le salut nous vient du Christ crucifié et non pas de nos propres forces et encore moins de nos richesses.

 

Évangile : Lc 24,13-35

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la

semaine), deux disciples faisaient route vers un

village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Commentaire :

Le narrateur prévient d’emblée son lecteur : celui que les deux disciples déçus rencontrent sur le chemin d’Emmaüs, c’est Jésus. La question qui se pose au lecteur n’est donc pas : « Jésus est-il ressuscité ? » mais bien « Comment les disciples vont-ils reconnaître Jésus ? » puisque leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.

D’où vient donc leur aveuglement ? De ce qu’ils sont tournés vers le passé : pour eux tout est fini depuis que la pierre a fermé le tombeau.

Qu’est-ce qui leur permettrait une autre vision ? La lecture des Écritures. C’est ce que Jésus va leur montrer. La Bible témoigne du souci permanent de Dieu de sauver son peuple, de le faire revenir, de ramener l’infidèle, le prodigue. Comment Dieu pourrait-il laisser dans le tombeau celui qui s’est montré l’expression parfaite de l’amour du Père. Comme le disait le Psaume 15 : « Tu ne peux laisser ton saint connaître la corruption ».

Le cœur des disciples devient tout brûlant mais, pourtant, la reconnaissance ne se fait pas encore. C’est à la fraction du pain qu’ils le reconnaissent.

Aujourd’hui encore, cet évangile nous le révèle, c’est dans le partage de la Parole et le partage du pain eucharistique que tous les disciples peuvent reconnaître Jésus vivant au milieu d’eux.

François Brossier

 

 

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2e dimanche de Pâques - la divine miséricorde - 23 avril 2017 Messe de Profession de Foi

20 Avril 2017, 14:04pm

Publié par Myriam

2e dimanche de Pâques - la divine miséricorde - 23 avril 2017

Livarot 10 h Messe de Profession de Foi

1ère lecture : Ac 2,42-47

Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs à la vue des nombreux prodiges et signes accomplis par les Apôtres. Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun. Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ; ils louaient Dieu et avaient la faveur du peuple tout entier. Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés.

Commentaire :

Ce texte fait partie des trois sommaires (4,32-35 ; 5,12-16) qui résument le climat qui régnait dans la première communauté chrétienne.

La vie de la communauté est marquée par les caractéristiques suivantes :

- Le rassemblement autour de l’enseignement des apôtres

- la vie de prière et la fraction du pain

- le partage

- les signes accomplis par les apôtres au nom de Jésus.

Tel était l’idéal vers lequel tendaient ces premiers chrétiens mais le livre des Actes ne cache pas qu’il rencontra vite des obstacles comme le montrent l’épisode d’Ananie et Saphire (Ac 5,1-11) ou celui qui amène à la création du groupe des Sept (Ac 6,1-7).

Chaque génération, en fonction de la réalité, est amenée à tendre vers cet idéal

 

2ème lecture :1 P 1, 3-9

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps. Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or – cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu –, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ. Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire, car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.

Commentaire :

La lettre reprend la formule traditionnelle chez les juifs : « Béni soit Dieu » mais elle lui donne une touche chrétienne en précisant que Dieu est le Père de notre Seigneur Jésus Christ. La nouvelle naissance du chrétien est liée à la résurrection de Jésus Christ. L’auteur de la lettre n’occulte pas les épreuves que connaissent tous les chrétiens ; il y voit une mise à l’épreuve pour tester la qualité de la foi, comme on passe l’or au feu pour en éprouver la pureté. « Quand se révèlera Jésus Christ » désigne la venue du Christ à la fin des temps. Le salut espéré dans la foi plonge le croyant dans une joie inexprimable qui le transfigure.

 

Évangile : Jn 20/19-31

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Commentaire :

Après la mort de Jésus, les disciples vivent dans la peur et l’enfermement. C’est alors que surgit Jésus. Son corps glorieux n’est plus soumis aux contraintes du corps humain. Mais en même temps, les traces de sa crucifixion attestent qu’il s’agit bien du crucifié qui est ressuscité et non pas d’un fantôme.

Si Jésus se manifeste à ses disciples, c’est pour leur confier la mission de continuer son œuvre, en particulier de faire participer les hommes au salut offert par le Christ Seigneur aux pécheurs.

L’absence de Thomas donne l’occasion à l’évangéliste de donner une leçon pour les hommes de tous les temps. Croire, c’est faire confiance au témoignage des apôtres à qui le Ressuscité s’est manifesté. C’est donc à nous, lecteurs, que cette béatitude s’adresse : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Les deux scènes se passent « le premier jour de la semaine », c'est-à-dire le dimanche, le jour où les chrétiens célèbrent la résurrection. C’est le lieu par excellence où la communauté reconnaît sans cesse le Seigneur à la fraction du pain et est envoyée dans le monde pour témoigner de sa foi.

François Brossier

 

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Jour de Pâques - 16 avril 2017 Livarot 10 h

12 Avril 2017, 22:56pm

Publié par Myriam

Jour de Pâques - 16 avril 2017 Livarot 10 h

1ère lecture : Les Apôtres témoins de la Résurrection (Ac 10, 34a.37-43)

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

Commentaire :

Appelé par le Centurion Corneille qui s’interroge sur Jésus, Pierre lui explique le cœur même de la foi chrétienne : le ministère de Jésus en Galilée et en Judée, sa mort sur la croix et sa résurrection. Pierre se présente comme témoin direct de la résurrection de Jésus et de son œuvre de salut pour tous ceux qui mettent sa foi en lui. Ce témoignage n’est pas réservé au peuple juif : c’est l’Esprit saint qui a poussé Pierre chez les païens.

 

2ème lecture : Col 3, 1-4

Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.

Commentaire :

Puisque par le baptême, nous sommes déjà ressuscités avec le Christ, Paul nous invite à vivre en ressuscités. Les « réalités d’en haut » reprennent la métaphore de la glorification - élévation de Jésus, assis à la droite de Dieu. Cette métaphore indique la nouveauté radicale qui a suivi la mort de Jésus sur la croix. Désormais dans son humanité même, il partage totalement la vie de son Père. Les croyants sont donc invités à vivre dans cette perspective. « Tendez vers les réalités d’en haut et non pas vers celles de la terre » ne veut pas dire qu’il faut se désintéresser de la vie concrète, de l’écologie, de faire vivre sa famille ; cela veut dire qu’il faut tendre vers tout ce qui élève l’homme, le libère, l’épanouit, le grandit et qu’il faut fuir tout ce qui l’asservit, l’avilit, le déshumanise.

Mais ce que nous avons reçu en ressuscitant avec le Christ ne sera totalement dévoilé qu’après notre mort, au moment de la rencontre définitive avec lui.

 

OU

2ème lecture : 1 Co 5,6-8

Frères, ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ? Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ. Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.

Commentaire :

Paul a appris qu’un cas d’inconduite notoire était toléré par la communauté de Corinthe. Il s’inspire des coutumes juives au moment de la fête de Pâques qui exclut tout vieux ferment. Un peu de vieux ferment suffit à gâter toute la pâte. Il en va ainsi pour la communauté si elle tolère la perversité et le vice en son sein. Le Christ est l’Agneau pascal immolé pour nos péchés. Il appelle désormais à vivre selon la droiture et la vérité.

 

Evangile : Jn 20,1-9

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Commentaire :

Marie-Madeleine vient au tombeau. Aucun motif n’est donné à cette visite mais la narration laisse entendre que le seul but de la visite est de venir pleurer sur la tombe de l’être cher qui est mort. Elle constate que la pierre qui ferme le tombeau a été enlevée. Le vide de ce tombeau est suggéré par l’annonce qu’elle fait aux disciples : « On a enlevé le Seigneur du tombeau… » Le vide du tombeau ne lui suggère qu’une interprétation humaine : « On » a enlevé le corps.

Simon-Pierre et l’autre disciple viennent au tombeau pour vérifier les paroles de Marie-Madeleine. Ils ne pensent pas non plus à la résurrection qui, pour eux, est liée à la fin des temps. L’autre disciple court plus vite que Pierre ; on en a déduit qu’il était plus jeune ! Il est probable, vu le caractère exemplaire de ce disciple, que le narrateur veuille montrer qu’il va plus vite dans sa quête du Seigneur. Quoiqu’il en soit, Pierre entre le premier puisqu’il est désigné dans tous les évangiles comme le premier des apôtres. Il constate que le linceul est resté là et le linge qui recouvrait la tête roulé à part (ce qui ne cadre pas avec l’hypothèse du vol du cadavre). L’autre disciple entre à son tour et le narrateur note avec sobriété : « Il vit et il crut. » Quelle que soit son identité réelle, il semble que cet « autre disciple » ait souvent dans l’évangile de Jean une signification symbolique : il est le modèle du vrai disciple et du vrai croyant. Ainsi, dans le récit de la visite au tombeau, il lui suffit de voir les linges bien rangés pour accéder à la foi en la résurrection. Jean ajoute : « En effet, ils n’avaient pas encore compris l’Écriture selon laquelle Jésus devait se relever d’entre les morts » (20,9). Quelle est donc cette Écriture qui aurait dû permettre une compréhension du vide du tombeau comme signe en creux de la résurrection ? Globalement, c’est d’abord l’ensemble de l’histoire du salut qui conduit à faire confiance au Dieu de la promesse. Comment Dieu pourrait-il laisser son Serviteur dans l’ombre de la mort, lui qui est intervenu à maintes reprises pour sauver son peuple. Le psaume 16 sera souvent médité en ce sens : « Tu n’abandonneras pas ma vie au séjour des morts et tu ne laisseras pas ton saint connaître la décomposition » (Ps 16,10 cité en Ac 2,27). Le récit johannique rapporte donc le fait de l’absence du corps puis en donne la lecture croyante grâce à l’épisode du disciple bien aimé.

François Brossier


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