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Le blog de la paroisse de Livarot

Dimanche des Rameaux A - 9 avril 2017

2 Avril 2017, 02:47am

Publié par Myriam

Dimanche des Rameaux A - 9 avril 2017

Dimanche des Rameaux A - 9 avril 2017

Messe à 10h Livarot et Samedi 8 avril à 18h St Germain de Livet

 

1ère lecture : Is 50, 4-7                          Dimanche des Rameaux A - 9 avril 2017

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur.

Commentaire :

Ce texte prophétique fait partie d’un ensemble de textes composés pendant l’Exil à Babylone par un prophète anonyme et dont les écrits ont été rassemblés sous le « patronage » du prophète Isaïe. Plusieurs textes dont celui-ci décrivent un « serviteur souffrant » qui subit de nombreux outrages mais en fait une offrande à Dieu pour ses frères. À l’origine, il est possible que ce serviteur souffrant désigne symboliquement le petit reste d’Israël en Exil à Babylone. Mais un certain nombre de traits semblent désigner une personne concrète, voire le prophète lui-même.

Le prophète a su accueillir la Parole de Dieu et l’a transmise fidèlement. Sa fidélité à la Parole de Dieu lui a donné d’être persécuté. Mais sa confiance en Dieu reste inébranlable.

Jésus dans sa Passion accomplit pleinement cette expérience prophétique. Les outrages qu’il a subis n’ont en rien entamé sa confiance en Dieu son Père.

 

2ème lecture : Ph 2,6-11

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

 

Commentaire :

Alors qu’Adam voulait être comme Dieu et s’est retrouvé dans la nudité de sa fragilité humaine, Jésus, lui, n’a pas revendiqué son droit d’être traité à l’égal de Dieu. Bien plus, en s’abaissant sur la croix, il a reçu de Dieu son Père le nom au dessus de tout nom et la Seigneurie sur tout l’univers.

« Jésus Christ Seigneur » dit toute la foi chrétienne : nous croyons que Jésus, ce Galiléen de Nazareth est le fils de David attendu, le Christ et que dans son humanité même il est le Seigneur des Seigneurs

 

Evangile : La Passion selon St Matthieu : Mt 26,14-27,66

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ‘Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.’ » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! » Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez : ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Prenant la parole, Pierre lui dit : « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. » Jésus lui répondit : « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Pierre lui dit : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous les disciples dirent de même. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. » Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. » Jésus parlait encore, lorsque Judas, l’un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Celui qui le livrait leur avait donné un signe : « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le. » Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit : « Salut, Rabbi ! » Et il l’embrassa. Jésus lui dit : « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! » Alors ils s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. L’un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l’oreille. Alors Jésus lui dit : « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition

plus de douze légions d’anges. Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? » À ce moment-là, Jésus dit aux foules : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. » Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent. Ceux qui avaient arrêté Jésus l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu’au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort. Ils n’en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés. Finalement il s’en présenta deux, qui déclarèrent : « Celui-là a dit : ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.’ » Alors le grand prêtre se leva et lui dit : « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? » Ils répondirent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage

et le giflèrent ; d’autres le rouèrent de coups en disant : « Fais-nous le prophète, ô Christ ! Qui t’a frappé ? »

Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! » Mais il le nia devant tout le monde et dit : « Je ne sais pas de quoi tu parles. » Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. » De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment : « Je ne connais pas cet homme. » Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. » Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement. Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mettre à mort. Après l’avoir ligoté, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit : « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. » Ils répliquèrent : « Que nous importe ? Cela te regarde ! » Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent : « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. » Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Ils ramassèrent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d’Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus déclara : « C’est toi-même qui le dis. » Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » Ils répondirent : « Barabbas ! » Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus

appelé le Christ ? » Ils répondirent tous : « Qu’il soit crucifié ! » Pilate demanda : « Quel mal a-t-il donc fait ? » Ils criaient encore plus fort : « Qu’il soit crucifié ! » Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! » Tout le peuple répondit : « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! » Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : ‘Je suis Fils de Dieu.’ » Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière. À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éli, Éli, lema sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient : « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. » Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit

(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)

Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! » Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette. Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre. Le lendemain, après le jour de la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate, en disant : « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : ‘Trois jours après, je ressusciterai.’ Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : ‘Il est ressuscité d’entre les morts.’ Cette dernière imposture serait pire que la première. » Pilate leur déclara : « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! » Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.

 

Commentaire :

Le récit de la passion de Jésus dans l’évangile de Matthieu n’est pas un simple compte rendu de ces tristes événements. Ce que nous livre l’évangéliste, c’est la méditation de l’Église primitive sur le sens de la mort de Jésus. Cette méditation passe essentiellement par la lecture des Écritures anciennes (l’Ancien Testament) comme le montre l’évangéliste lorsqu’il souligne la parole de Jésus aux foules au moment de l’arrestation à Gethsémani : À ce moment-là, Jésus dit aux foules : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus m'arrêter avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j'étais assis dans le Temple où j'enseignais, et vous ne m'avez pas arrêté. Mais tout cela est arrivé pour que s'accomplissent les Écrits des prophètes. » Alors les disciples l'abandonnèrent tous et s'enfuirent (Mt 26,55-56). Les premiers chrétiens ont en effet conscience qu’il existe une cohérence entre le dessein de Dieu tel qu’il est présenté dans l’A.T. et les événements déconcertants qui voient la mort de Jésus en croix. Jésus est par excellence le Serviteur de Dieu qui prend sur lui le péché des hommes dont parlait Isaïe au chapitre 53 mais également les Psaumes 22, 2.8.9.19.22 ou 31,6 ou 69,22.

Rappelons que « accomplir » veut dire « porter à sa perfection » : Jésus, par sa mort et sa résurrection, porte à leur perfection les promesses de salut qui jalonnent la Bible.

François Brossier

 

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Le Dimanche Des Rameaux : Origines Et Tradition

2 Avril 2017, 02:40am

Publié par Myriam

Le Dimanche Des Rameaux : Origines Et Tradition

Le Dimanche Des Rameaux : Origines Et Tradition

                                          Le Dimanche Des Rameaux : Origines Et Tradition

Dernier dimanche de Carême, le dimanche des Rameaux inaugure la Semaine Sainte. Nous vous proposons de découvrir l’origine, la signification et les traditions de cette fête catholique.

Présentation

Le dimanche des Rameaux est célébré le dernier dimanche avant Pâques ; cette fête commémore l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et la Passion du Christ. Elle marque le début de la Semaine sainte.

Selon les Evangiles, Jésus est entré dans Jérusalem sur un âne. Il a été acclamé par une foule nombreuse qui l'accueillait en déposant des vêtements sur son chemin et en agitant des branches ou des palmes.

A noter : cette fête est aussi connue sous le nom de "dimanche des palmes" dans le sud de la France et de "Pâques fleuries".

Les origines de la fête

La coutume de bénir des rameaux est vraisemblablement apparue dans la liturgie à la fin du IVe siècle et s’est répandue en Europe au VIIIe siècle.

Dès cette époque, le dimanche des Rameaux a été caractérisé par la bénédiction de rameaux coupés et la procession des fidèles. Les rameaux verdoyants, signes de vitalité, étaient déposés sur les tombes et exposés dans les maisons.

Les différentes traditions

La tradition du dimanche des Rameaux veut que l’on se rende à l'église avec un rameau à la main pour le faire bénir.

Ce rameau peut être une palme (rameau de palmier), un rameau de saule, de laurier, de buis ou d’olivier selon les régions.

A noter : dans l’antiquité, la palme était un symbole de royauté qui est ensuite devenu l’attribut des martyrs chrétiens.

En Provence, les enfants allaient autrefois à la messe avec des rameaux garnis de friandises (fruits confits, pommes, poires, oranges) ou de petits jouets.

A Nice, des artisans "ramistes" perpétuent la tradition des palmes tressées et installent leurs étals devant les églises quelques jours avant la fête des Rameaux.

Cette tradition a été importée semble-t-il de la Ligurie voisine et plus précisément de la ville de Bordighera qui possédait une vaste palmeraie.

Après le dimanche des Rameaux, les rameaux bénis sont conservés dans les maisons comme porte-bonheur jusqu’au Mercredi des Cendres de l’année suivante. Ce jour-là, qui est le premier jour de Carême, on les brûle pour les réduire en cendre. En signe de pénitence et de deuil, le prêtre trace une croix sur le front des fidèles à l’aide de ces cendres

 

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Messe à 10h Livarot avec le Baptême 5e dimanche de Carême A - 2 avril 2017

29 Mars 2017, 05:41am

Publié par Myriam

5e dimanche de Carême A - 2 avril 2017

Messe à 10h Livarot avec le Baptême de Zoé et Thibaut

 

1ère lecture : Ez 37, 12-14

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur.

Commentaire :

Le chapitre 37 d’Ézéchiel annonce le retour des exilés vers leur patrie. La vision des ossements desséchés qui reprennent vie symbolise la « résurrection » du peuple d’Israël après ses malheurs. Les versets choisis pour ce dimanche donnent la clé de cette image ; Dieu dit : « Je vais ouvrir vos tombeaux (le pays où les Israélites sont exilés) et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. »

Avec la venue de Jésus, l’ouverture des tombeaux n’est plus symbolique ; elle est une réalité :

« Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. »

 

2ème lecture : Rm 8, 8-11

Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

 

Commentaire :

Attention ! Paul n’oppose pas le corps et l’esprit. Le mot chair désigne chez lui l’homme sous l’emprise du péché. On pourrait paraphraser ainsi : quand l’homme se laisse aller à ses instincts les plus bas, il est sous l’emprise de la chair, il est bestial. Sous l’emprise de l’Esprit, l’homme est appelé à la vie que nous a acquise Jésus par sa résurrection d’entre les morts. Bien sûr, cela ne supprime pas la mort physique qui est le lot de tout être vivant. Mais l’Esprit qui habite dans le croyant est déjà semence de vie éternelle.

 

Evangile : Jn 11,1-45

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.

Mais maintenant encore, je le sais,

tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi

ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit,

les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

 

Commentaire

Contrairement aux autres signes opérés par Jésus où les bénéficiaires sont anonymes, celui-ci concerne des amis de Jésus. Il pose donc clairement le problème toujours actuel : Comment se fait-il que des croyants, des amis de Jésus soient affrontés à la mort ?

La réponse est donnée dans le dialogue avec Marthe : aux croyants, il n’est pas donné d’échapper à la mort naturelle mais il est promis la vie au-delà de la mort. « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Marthe représente alors le modèle des croyants : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »

La séquence suivante avec Marie, sœur de Marthe et Lazare n’est pas moins importante. Elle rappelle que la foi en la résurrection n’empêche pas la souffrance et la douleur de la séparation. Jésus s’associe pleinement à la douleur et à la peine de Marie : « Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde… Jésus pleura ».

En ressuscitant Lazare, Jésus se révèle bien comme étant lui-même la résurrection et la vie.

La personne de Lazare reste cependant dans l’ombre car la véritable résurrection n’est pas le retour à la vie antérieure mais transformation, glorification, transfiguration.

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Pélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

28 Mars 2017, 06:45am

Publié par Myriam

Pélerinage Pôle Missionnaire de LisieuxPélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux
Pélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

Léonie MARTINPélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

« J’élève mes enfants pour en faire des saints »

Quand elle naît le 3 juin 1863, débute pour ses parents le cortège des soucis en raison de sa frêle santé : retard de développement, convulsions, eczéma dont elle souffrira toute sa vie. Et même si, vers l’âge de six ans, son état de santé semble se stabiliser, elle ne cesse pas d’inquiéter par son caractère difficile qui nuit à l’atmosphère familiale.

Madame Martin n’a plus foi qu’en un miracle pour changer sa nature !

Est-ce le premier signe de ce miracle désiré quand Léonie écrit à sa tante visitandine, quelques jours avant la mort de celle-ci, le 24 février 1877, pour lui demander d’intercéder afin qu’elle devienne une sainte religieuse ?

Une vocation difficile

En 1886, Léonie décide soudainement d’entrer au monastère des clarisses où elle ne reste que deux mois …

En 1887 : elle entre chez les visitandines mais n’y reste que six mois et sera donc au foyer quand Thérèse le quitte pour entrer au Carmel.

En juin 1893. Nouvel essai…Dans des lettres très affectueuses, Thérèse la soutient, mais Léonie doit revenir dans la famille deux ans plus tard.

Après son envol vers le Ciel, Thérèse obtiendra à sa « chère Léonie » de réussir un troisième essai à la Visitation .Entrée le 28 janvier 1899, elle y mourra le 16 juin 1941 âgée de 78 ans.

La chapelle de la visitation

« Nous prions pour que le parfum de la vie cloîtrée de silence et de prière dirigée par la rose de Lisieux et par notre petite violette de Caen sera une bénédiction et un soutien pour l’Eglise et le monde entier. » (L 21)

            http://saintetheresemetz.fr/wp-content/uploads/2012/04/crypte-tombe-de-L%C3%A9onie-Martin.jpg «Une grâce singulière»

Depuis la mort de sœur Françoise-Thérèse, le monastère de la Visitation de Caen est devenu un lieu de pèlerinage. un élan de sympathie universelle à son égard s’est rapidement propagé. De toutes les parties du monde arrivent à la Visitation de Caen des demandes d’intercession, ainsi que des remerciements pour les grâces obtenues. Celle qui causa tant de soucis à ses parents est devenue le recours de ceux qui éprouvent des difficultés dans l’éducation de leurs enfants.

Miracle de Léonie

 

 

 

 

 

Une sœur visitandine archiviste de Caen a écrit : « Je garde le souvenir d’une guérison dont le sujet fut la responsable d’une petite communauté d’oblate de Sainte Thérèse qui m’avait beaucoup frappé. Ses sœurs l’avaient trouvé un matin dans le coma. Complètement paralysée, hospitalisée d’urgence, le docteur n’avait pas donné d’espoir. Ses sœurs sachant combien Thérèse aimait Léonie nous ont téléphoné pour nous demander de prier. Deux jours plus tard, la malade alors inerte et sans connaissance ouvre les yeux, s’assoie dans son lit et déclare à l’infirmière: « mais tu sais, j’ai faim » . Un mois plus tard, cette responsable venait elle-même remercier Léonie en priant sur sa tombe

 

 

Prier Léonie              http://saintetheresemetz.fr/wp-content/uploads/2012/04/violette1-150x150.jpgCouverturePélerinage Pôle Missionnaire de Lisieuxhttp://saintetheresemetz.fr/wp-content/uploads/2012/04/violette1-150x150.jpgCouverturehttp://saintetheresemetz.fr/wp-content/uploads/2012/04/violette1-150x150.jpgCouverture

La prière pour la béatification de (Sœur Françoise-Thérèse)

                                                  Ô père éternel,

Créateur du ciel et de la terre, donateur de la vie,

exauce ma prière.

Je te remercie, père éternel, d’avoir si généreusement

comblé ta servante Sœur Françoise-Thérèse,

de tant de grâce.

Accorde-moi, selon ta volonté par

l’intercession de Sœur Françoise-Thérèse, la grâce:

(faire une demande)

Je t’en prie, qu’elle soit bientôt comptée parmi les saintes

du ciel, de sorte qu’elle puisse être honorée également

par l’Église sur terre. En ton nom, je te prie humblement. Amen!

Notre Père/Je vous salue Marie et Gloire au père

Visite de la cellule de Léonie MARTIN

 

Merci à nos Prêtre pour ce temps fort passé

Le Philippe Gros, Le Père Zacharie Fiogbé, Le Frère Noël

Le Père Hugues,le Père Bertrand

 

Pélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

 

Pèlerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

Le samedi 25 Mars 2017

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4e dimanche de Carême A - 26 mars 2017 Messe à 10h Livarot

20 Mars 2017, 07:12am

Publié par Myriam

4e dimanche de Carême A - 26 mars 2017 Messe à 10h Livarot

4e dimanche de Carême A - 26 mars 2017

Messe à 10h Livarot

1ère lecture : 1S 16, 1.6-7.10-13a

En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.

 

Commentaire :

Le récit du choix par Dieu du successeur de Saül est significatif : Dieu veut pour son peuple non pas un guerrier fort et impressionnant, mais un berger. Ceci sera confirmé par le combat de David contre Goliath (1 Samuel 17) : alors que les soldats aguerris étaient paralysés par la peur, c’est le jeune berger qui terrasse le géant non avec les armes des guerriers mais avec son arme de berger.

Les rois d’Israël se sont rarement montrés de bons bergers du peuple. C’est pourquoi Dieu annonce (Ézéchiel 34) qu’il se fera le berger de son peuple. Le Psaume 22 le reconnaît : « Le Seigneur est mon berger. »

Jésus reprendra cette image dans la parabole de la brebis perdue (Lc 15,3-7) et dans l’évangile de Jean où il se dit « Le bon berger » (Jn 10,11).

 

2ème lecture : Ep 5, 8-14

Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.

 

Commentaire :

L’opposition lumière-ténèbres est bien connue dans le N-T. (Jc 1,17-18 ; 1 P 2,9 ; 1 Jn 1,5-7), mais aussi dans les manuscrits de la mer Morte. Elle est aussi liée à la catéchèse baptismale. Par le baptême, nous sommes devenus des fils de la lumière qui se manifeste à travers la bonté, la justice et la vérité. La lumière est aussi ce qui fait apparaître le péché et permet de mieux le démasquer pour en être purifié.

Le refrain final est probablement une hymne chrétienne baptismale très ancienne. Le baptisé passe de la mort à la vie grâce au Christ ressuscité.

 

Evangile : Jn 9,1-41

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : ‘Va à Siloé et lave-toi.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? » Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois,

et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’, votre péché demeure. »

 

Commentaire :

À la question de savoir si la cécité de naissance est due au péché de l’aveugle ou de ses parents, la réponse de Jésus est claire : non.

La guérison opérée par Jésus va en revanche déclencher une enquête où chacun devra se prononcer sur l’identité de celui qui a ouvert les yeux de l’aveugle.

Premier point de l’enquête : vérifier que le guéri est bien l’aveugle-né. Les avis sont partagés mais le guéri affirme : c’est bien moi.

Deuxième point de l’enquête : comment les yeux se sont-ils ouverts ? D’après les pharisiens, le guérisseur inconnu ne peut venir de Dieu puisqu’il a fait la guérison un jour de sabbat où tout travail est interdit ! A nouveau, les gens sont divisés concernant l’identité de Jésus. L’aveugle guéri prend parti : « C’est un prophète. »

Troisième point de l’enquête : Vérification auprès des parents que le guéri est bien l’aveugle né mais ceux-ci ne veulent pas se prononcer sur l’identité du guérisseur.

Sentence : Les pharisiens affirment que le guérisseur est un pécheur.

Objection du guéri : « Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »

Exécution : le guéri est chassé.

Alors Jésus se fait connaître du guéri qui proclame sa foi : « Je crois, Seigneur ! »

Jésus révèle alors que les véritables aveugles sont ceux qui restent enfermés dans leurs certitudes et refusent de le reconnaître. À ceux qui croient en lui, il donne la vie éternelle car le Père et lui ne font qu’un.

Nouvelle sentence : Jésus est accusé de blasphème et menacé de mort. La Passion se profile à l’horizon.

F. Brossier

 

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3ème du Dimanche de Carême 10 h Livarot le 149 mars 2017 fête des familles

14 Mars 2017, 07:54am

Publié par Myriam

3ème du Dimanche de Carême 10 h Livarot le 149 mars 2017 fête des familles

3e dimanche de Carême A - 19 mars 2017

Messe à 10h Livarot messe des familles

3ème du Dimanche de Carême 10 h Livarot le 149 mars 2017 fête des familles

 

1ère lecture : Ex 17, 3-7

En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

 

Commentaire :

Le livre de l’Exode, en racontant la sortie miraculeuse d’Égypte, a révélé un Dieu Sauveur. Dans la marche au désert, il montre combien le peuple de Dieu a beaucoup de mal à rester fidèle à son Sauveur. La faim (Ex 16) ou la soif (Ex 17) leur font regretter le temps de l’esclavage. Le récit souligne à la fois la fidélité de Dieu à son projet et l’incroyance du peuple soulignée au verset 7.

Jésus donnera à son tour l’eau (évangile de la Samaritaine), mais ce ne sera plus l’eau matérielle. Ce sera l’Esprit qui donne la vie éternelle.

 

2ème lecture : Rm 5, 1-2, 5-8

Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.

 

Commentaire :

L’apôtre Paul redit le cœur de la foi chrétienne : Jésus Christ est mort pour tous afin que tous soient sauvés. Il s’émerveille que le Christ ait pu donner sa vie pour nous pécheurs, gratuitement. Il a ainsi donné la preuve que Dieu nous aime malgré l’état de pécheurs où tous se trouvaient avant d’être sauvés par la mort du Christ.

 

Evangile : Jn 4,5-42

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en a eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !... Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui. Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : ‘L’un sème, l’autre moissonne.’ Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

 

Commentaire :

Le puits attribué au patriarche Jacob est encore visible aujourd’hui aux portes de la ville Palestinienne de Naplouse. (J’y suis allé encore récemment).

Mais pour les traditions juives, ce puits n’était pas un puits banal. Il faisait partie de la symbolique de l’eau que l’on retrouve tout au long de la Bible :

• C’est l’eau primordiale de Gn 2,10.

• C’est le puits où Rebecca sera choisie pour être la femme d’Isaac Gn 24,16

• C’est le puits où Jacob rencontre sa future femme Gn 29,2-10

• C’est le puits où Moïse rencontre sa future épouse Ex 2,15-17

• C’est l’eau du rocher qui abreuvait le peuple dans le désert Ex 17

• C’est la source du Temple d’Ézéchiel 47,12.

En Gn 29,10 Jacob enlève la pierre qui ferme le puits pour faire jaillir l’eau. Il s’agit alors d’un puits artésien. On comprend alors la réaction de la Samaritaine lorsque Jésus lui annonce qu’il peut lui donner l’eau vive : « Serais-tu plus grand que notre père Jacob ? » Sous-entendu, si tu peux donner l’eau sans avoir de récipient, c’est que tu peux la faire jaillir du sol.

Il y a donc un malentendu pour cette femme concernant l’eau que promet Jésus. Elle en reste à l’eau naturelle ; Jésus promet l’eau de la vie éternelle. (Cf. Jn 7,37-38 ; Ap 22,1-2).

Les samaritains avaient pour origine le mélange de populations voulu par les assyriens qui en 722 avaient fait venir 5 peuplades étrangères en Samarie. Il s’en était suivi une religion syncrétiste mélangeant le Dieu d’Israël et les dieux païens. Il est possible que les cinq maris de la femme fassent allusion à cette origine. Désormais, Jésus annonce que la présence de Dieu ne sera plus liée à un sanctuaire (celui de Jérusalem ou celui des Samaritains sur le mont Garizim). Jésus est désormais le seul temple, le seul chemin vers Dieu.

Les patriarches et Moïse avaient trouvé leurs femmes au bord d’un puits. En rencontrant la femme de Samarie au bord du puits, Jésus est présenté comme l’époux non seulement du peuple juif mais aussi des Samaritains et de toute l’humanité.

François Brossier

 

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2e dimanche de Carême A - 12 mars 2017 Messe à 10h Livarot

7 Mars 2017, 07:09am

Publié par Myriam

2e dimanche de Carême A - 12 mars 2017  Messe à 10h Livarot

2e dimanche de Carême A - 12 mars 2017

Messe à 10h Livarot

1ère lecture : Gn 12, 1-4

En ces jours-là, le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth s’en alla avec lui.

 

Commentaire :

Dans la tradition d’Israël, ce texte a beaucoup d’importance. À travers la figure de l’Ancêtre, le peuple de Dieu se voit révélé que toute son histoire commence par une initiative de Dieu.

Le Seigneur se révèle comme le Dieu de la promesse. Abraham est le modèle des croyants car il est parti sans savoir où cela le mènerait mais faisant une totale confiance aux promesses de Dieu.

Pour les chrétiens, ces promesses ont trouvé leur accomplissement dans la personne de Jésus Christ.

 

2ème lecture : 2 Tm 1, 8b-10

Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile.

 

Commentaire :

L’apôtre invite Timothée a prendre part à ses souffrances pour l’annonce de l’Évangile. Il rappelle son enseignement : c’est par pure grâce et non selon nos mérites que nous sommes sauvés. C’est à une vocation sainte que nous sommes appelés puisqu’elle vient de Dieu et qu’elle nous associe à son projet : annoncer notre Sauveur Jésus Christ lui qui s’est manifesté en détruisant la mort.

 

Evangile : Mt 17,1-9

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

 

Commentaire :

Dans la tradition juive, la haute montagne évoque la montagne du Sinaï où Moïse a rencontré le Seigneur Dieu. Pour parler de la venue de Dieu à la fin des temps, il était habituel d’imaginer un nouveau Sinaï définitif.

L’évangéliste Matthieu reprend cette tradition pour présenter Jésus comme celui qui instaure les derniers temps. Les vêtements blancs symboles célestes et le visage transfiguré anticipent ce que révèlera la résurrection de Jésus : Jésus est le Seigneur. Il est entouré des deux figures de l’Ancien Testament dont l’histoire est liée à la montagne de Dieu et qui sont, toujours d’après les traditions juives, déjà dans la gloire de Dieu : Moïse, parce qu’on a jamais retrouvé son corps et Élie, monté au ciel sur un char de feu (2 Rois 2,11).

Pierre voudrait s’installer déjà dans les tentes éternelles. Mais il lui reste, comme pour tous les disciples, à prendre la route qui passe par le Calvaire, avant de partager en plénitude la vie du Fils bien-aimé en qui Dieu a mis tout son amour.

François Brossier

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Célébration de miséricorde Carême 2017 jeudi 06 avril à 20h

2 Mars 2017, 06:44am

Publié par Myriam

Célébration de miséricorde Carême 2017 jeudi 06 avril à 20h
Célébration de miséricorde Carême 2017 jeudi 06 avril à 20hCélébration de miséricorde Carême 2017 jeudi 06 avril à 20h
Célébration de miséricorde Carême 2017 jeudi 06 avril à 20h

Paroisse st Pierre et St Paul en Val d’Auge

Célébration de miséricorde Carême 2017

Jeudi 06 avril 20h église de Livarot

La qualité du fruit dépendra

du sol dans lequel nous nous trouvons :

le seul sol capable de produire

le fruit de l’Esprit dans

nos cœurs est la Parole de Dieu. !

 

 

Jésus nous dit : « Celui qui

demeure en moi, celui-là

donnera beaucoup de fruit»

Que-vais-je réponde :

 

comment faire pour donner beaucoup de fruit ?

 

                                                                                                        

Dans nos vies de chrétiens ?

 

Viens comme tu es,

 

 

 

Vois comme Il T’aime !

 

 

 

Paroisse St Pierre et St Paul en val d’auge

Célébration de miséricorde Carême 2017

Que le Dieu de Jésus Christ, Père de bonté et de miséricorde, soit toujours avec vous. R/. Et avec votre esprit.

L’heure est venue de nous rencontrer, pour recevoir une marque de tendresse de notre Dieu. Un Dieu qui pendant ce carême a voulu nous faire prendre conscience que nous sommes porteurs d’un don merveilleux: la vie.

Tout au long de cette célébration, nous serons invités à relire notre histoire personnelle et à nous laisser toucher par notre Père qui veut par son amour et sa parole nous aider à réussir notre vie. En toute confiance, tournons nos cœurs vers le Seigneur car il ouvre pour nous un chemin d’avenir…

 

Chant : Venez chantons notre Dieu

R/ Venez chantons notre Dieu, lui le roi des cieux !

Il est venu pour sauver l'humanité et nous donner la vie.

Exulte pour ton roi, Jérusalem danse de joie.

 

1 - Il est venu pour nous sauver du péché,

Exulte, Jérusalem danse de joie.

Oui par sa mort, tous nous sommes libérés,

Exulte, Jérusalem danse de joie.

 

2 - Oui tous ensemble, rejetons notre péché,

Exulte, Jérusalem danse de joie.

Dans sa bonté, tous nous sommes pardonnés

Exulte, Jérusalem danse de joie.

PRIÈRE D’OUVERTURE:

Père très bon, une fois de plus tu croises notre chemin pour nous offrir ta miséricorde. Toi qui as été présent à chaque souffle de notre vie, nous savons que tu nous aimes tels que nous sommes, avec nos zones d’ombres et de lumière. Donne-nous de trouver aujourd’hui notre paix dans ce pardon que tu nous offres avec tant de largesses. Nous te le demandons par Jésus, ton Fils, qui vit avec toi et le Saint-Esprit maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

À l’ÉCOUTE DE LA PAROLE DE DIEU

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 15, 1-8

Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples.

 

Un temps de silence

Lecteur :

Alors que Jésus prends congé de ses disciples, voici qu’il parle de vigne et de vin

Dans des termes d’Alliance, ci-bien que ce texte pourrait bien- être une véritable méditation eucharistique que nous propose Jésus !

Jésus nous dit : « Celui qui demeure en moi, celui-là donnera beaucoup de fruit»

Que-vais-je réponde : comment faire pour donner beaucoup de fruit ?

Dans nos vies de chrétiens ?

Un temps de silence

 

Refrain :

En Toi j’ai mis ma confiance, ô Dieu très Saint.

Toi seul est mon Espérance et mon soutien.

C’est pourquoi je ne crains rien :

J’ai foi en toi Ô Dieu très Saint (bis)

 

•Faire le lien avec la parabole du cep et du sarment. (Jn15, 1-12) « Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron »

 

« Tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde afin qu’il en porte davantage encore. »

« Tout sarment qui ne demeure pas sur la vigne ne peut de lui-même porter du fruit » !

 

Faire le lien avec les fruits de l’Esprit et le sacrement de confirmation. (Ga 5,22)

« Mais le fruit de l’Esprit est amour, joie, paix, patience, bienveillance, bonté, fidélité, douceur et maîtrise de soi. »

Refrain :

•Réaliser que nos talents, dons de Dieu, ne nous sont pas impartis pour rester inactifs, mais pour être mis au service des autres dans le but de porter du fruit en abondance. !

•Faire le lien avec la mission de chaque chrétien.

 

La qualité du fruit dépendra du sol dans lequel nous nous trouvons : le seul sol capable de produire le fruit de l’Esprit dans nos cœurs est la Parole de Dieu. !

 

Refrain :

 

C’est ce qui se passe dans notre vie. Vivre signifie choisir et choisir signifie renoncer.

Celui qui, dans la vie veut faire trop de choses, ou cultive un nombre infini d’intérêts et de « hobbies », se disperse ; il n’excellera en rien. Il faut avoir le courage de faire des choix, laissé tomber certains intérêts secondaires pour se concentrer sur quelques intérêts fondamentaux. Elaguer !

 

Le Prêtre :

Nous allons maintenant trouver le prêtre pour confesser nos péchés.

Mais auparavant nous disons ensemble :

Je confesse à Dieu Tout puissant, je reconnais devant mes frères que j’ai péché en pensée, en parole par action et par omission; oui, j’ai vraiment péché.

C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

 

Chacun est invité, une fois sa confession faite, à aller aux fonts baptismaux se signer ou mettre l’eau sur ses yeux.

 

Pendant la confession

Nous pouvons méditer devant le Saint Sacrement

Musique douce

 

Puis reprendre notre chant :

R/ Venez chantons notre Dieu, lui le roi des cieux !

Il est venu pour sauver l'humanité et nous donner la vie.

Exulte pour ton roi, Jérusalem danse de joie.

 

4 - S'il est venu ce n'est pas pour nous juger,...

Exulte, Jérusalem danse de joie.

Mais seulement pour que nous soyons sauvés,...

Exulte, Jérusalem danse de joie.

 

5 - Si nous croyons, par lui nous sommes guéris,...

Exulte, Jérusalem danse de joie.

Oui nous croyons que c'est lui le pain de vie,...

 

Bénédiction finale

 

 

 

 

 

 

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Lecture du 1er dimanche de Carême A - 5 mars 2017

27 Février 2017, 07:55am

Publié par Myriam

1er dimanche de Carême A - 5 mars 2017

Messe à 10 h à Livarot                                                                                                            

 

                                      Jésus dans le désert. Son jeûne de quarante jours

1ère lecture : Gnu 2, 7-9

Le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? » La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.’ » Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.

Commentaire :

Le Seigneur a installé l’homme dans un jardin luxuriant où tous les arbres sont à sa disposition. Seul l’arbre de la connaissance du bien et du mal lui est interdit. Comme son nom l’indique, cet arbre symbolise le fait que l’homme n’est pas susceptible par ses propres forces de savoir ce qui le conduit au bonheur ou au malheur.

En mangeant du fruit de l’arbre, poussés par le serpent et son discours mensonger, l’homme et la femme se prennent pour des dieux. Ils se retrouvent nus, c'est-à-dire conscients de leur faiblesse humaine.

En contraste, Jésus montre dans le récit des Tentations au désert, qu’il refuse de prendre la place du Créateur et de quitter sa condition humaine. C’est en allant jusqu’au bout de son humanité en mourant sur la croix qu’il recevra de son Père la Seigneurie sur la création (Cf. Ph 2,6-11).

2ème lecture : Rm 5, 12-19

Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul n’ont pas la même mesure non plus : d’une part, en effet, pour la faute d’un seul, le jugement a conduit à la condamnation ; d’autre part, pour une multitude de fautes, le don gratuit de Dieu conduit à la justification. Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes. Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste.

Commentaire :

Paul est parti d’une conviction, fruit de l’apparition du Christ ressuscité sur le chemin de Damas : par sa mort et sa résurrection, Jésus est source de salut pour toute l’humanité. Il tient alors le raisonnement suivant : puisque Jésus est mort pour tous, c’est que tous avaient besoin d’être sauvés. C’est alors que, relisant les chapitres 2-3 de la Genèse, il va mettre en opposition le premier Adam, figurant l’humanité plongée dans le péché et le nouvel Adam, Jésus Christ, en qui tous sont sauvés. Mais c’est bien sûr la figure du Christ qui est la figure principale. Seule cette connaissance de la figure du Christ sauveur permet aux chrétiens de lire le récit de la Genèse comme préfiguration de l’humanité pécheresse.

Evangile : Mt 4,1-11

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

Commentaire :

Ce récit des tentations de Jésus au désert est pétri d’allusions à l’Ancien Testament. Le désert évoque celui de l’Exode après la sortie d’Égypte. Les quarante jours et quarante nuits rappellent le temps passé par Moïse sur la montagne de Dieu (Ex 24,18 ; Dt 9,9.11) et le prophète Élie (1 R 19,8). Jésus est présenté ainsi comme celui qui accomplit le véritable Exode. On peut comparer Dt 8,2-3 et Mt 4,1 :

Dt 8,2-3

Souviens-toi du chemin par lequel ta conduit le Seigneur ton Dieu dans le désert pour… te tenter…

il t’a affamé Mt 4,1

Alors Jésus fut conduit par l’Esprit au désert pour être tenté … il eut faim Jésus est aussi le nouveau Moïse.

La première citation (Dt 8,3) évoque l’épisode de la manne (Ex 16) : là où Israël avait succombé à la tentation de la nourriture terrestre, Jésus est vainqueur en refusant de se substituer au créateur. Il est le véritable Israël. La deuxième citation (Dt 6,16) fait allusion au manque de foi du peuple dans l’épisode du rocher (Ex 17,1-7). Jésus ne se « sert » pas de Dieu et refuse tout geste spectaculaire qui le ferait quitter sa condition humaine. La troisième citation (Dt 6,13) évoque l’arrivée du peuple d’Israël en Canaan où il sera tenté de se tourner vers les dieux païens : Seul Dieu son Père est digne d’adoration.

Ainsi l’évangéliste, dès le début de son récit du ministère de Jésus, présente ce qui sera la lutte permanente de Jésus contre les demandes de signes (Mt 12,38-42), les appels à devenir un Messie guerrier, la tentation d’éviter la Passion (Mt 16,21-23 ; 26,39).

Ce récit des tentations est donc avant tout un enseignement sur Jésus et sur la signification de sa condition de Fils. Jésus se montrera Fils non pas en prenant la place de son Père, ni en se transformant en Superman ou Spiderman, ni en prenant un pouvoir politique. Il se montrera Fils en allant jusqu’au bout de sa mission qui le mènera par la Croix jusqu’à sa glorification.

François Brossier

 

 

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Mercredi des Cendres début du Temps du Carême.

23 Février 2017, 08:38am

Publié par Myriam

Paroisse St Pierre et St Paul en Val d’Auge

Le Carême 2017

 

Comment allons-nous vivre ce temps de Carême ?

Et si c’était un temps pour s’ouvrir aux autres…

 

40 jours pour profiter de ce temps pour se rapprocher,

aider nos frères en difficultés.

 

TOURNONS-NOUS VERS LE SECOURS CATHOLIQUE.

 

Actions concrètes proposées :

 

1) Accompagner une permanence du Secours Catholique le vendredi de 9h à 12h et être solidaire avec les bénévoles (inscription obligatoire).

 

2) Participer activement à la collecte nationale de printemps de la banque alimentaire à Livarot :

p Vendredi 31 mars p Samedi 1er p Dimanche 2 avril.

 

 

Si vous désirez participer concrètement à ces actions, appelez le Centre Paroissial

Permanence du secrétariat, le mardi, mercredi et vendredi matin de 9h00 à 12h00

Tél : 02.31.63.51.87

Mail : paroisse-livarot@orange.fr

 

 

Origine des Cendres        

 

Le mercredi des Cendres est le jour qui marque l'entrée en Carême. Ce jour est l'occasion d'une messe où le prêtre trace une croix avec de la cendre sur le front des fidèles en prononçant un verset de la genèse « C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière1. »

La cendre dont on se sert pour tracer la croix est la cendre issue de la combustion des rameaux bénis l'année précédente. L'utilisation de ces cendres est une évocation symbolique de la mort, et le versé récité doit inciter le croyant à l'humilité et à la piété.

Le carême commence donc par un rappel solennel de la condition humaine et s'achève avec les Pâques par une célébration de la vie, celle de la résurrection du Christ.

 

Mercredi des Cendres début du Temps du Carême.

 

PREMIÈRE LECTURE DE LA MESSE

Appel à la pénitence

Lecture du livre Joël. Jl 2, 12-18

Parole du Seigneur : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! »

Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment.

Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et vous combler de ses bienfaits : ainsi vous pourrez offrir un sacrifice au Seigneur votre Dieu.

Sonnez de la trompette dans Jérusalem : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une solennité, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre !

Entre le portail et l'autel, les prêtres, ministres du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n'expose pas ceux qui t'appartiennent à l'insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu'on dise : 'Où donc est leur Dieu ?' »

Et le Seigneur s'est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.

PSAUME 50, 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17

R/ Pitié, Seigneur, car nous avons péché.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour

selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,

ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.

Crée en moi un cœur pur,

ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face,

ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d'être sauvé;que l'esprit généreux me soutienne.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

 

DEUXIÈME LECTURE DE LA MESSE

Laissez-vous réconcilier avec Dieu

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens. 2 Co 5, 20-21;6, 1-2

Frères,

nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c'est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu.

Celui qui n'a pas connu le péché, Dieu l'a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu.

Et puisque nous travaillons avec lui, nous vous invitons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu.

Car il dit dans l'Écriture : Au moment favorable je t'ai exaucé, au jour du salut je suis venu à ton secours. Or, c'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le jour du salut.

Acclamation de l'Évangile

Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

« Convertissez-vous, dit le Seigneur, car le Royaume des cieux est proche. »

Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

 

L'aumône, la prière et le jeûne comme Dieu les aime

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu. 6,1-6.16-18

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :

« Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.

Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.

Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret;ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.

 

Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.

Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret;ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.

Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.

Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage;ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret;ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. »

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