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Le blog de la paroisse de Livarot

Louis Cabouret, 30 ans, sera ordonné prêtre dimanche 7 mai 2017, à la cathédrale Notre-Dame de Bayeux.

28 Avril 2017, 13:13pm

Publié par Myriam

Pour la communauté catholique du Calvados, l'événement a marqué le début de l'année 2016. Dimanche 3 janvier, Louis Cabouret a été ordonné diacre en vue du sacerdoce par Mgr Boulanger, en l'Abbaye-aux-Dames, à Caen. A 29 ans, le jeune homme a grandi près de Touques et termine actuellement sa formation au séminaire de Madrid, en Espagne. Entretien.

http://caen.pro/wp-content/uploads/2017/02/eglise-catholique-louis-cabouret-ordonne-pretre-bayeux-en-mai-2017.jpg

                             Quel est votre parcours ?

                         « J'ai un bac scientifique. Après deux ans de médecine à Caen,

j'ai étudié la biologie pendant trois ans en Vendée avant d'entamer

ma préparation au séminaire pendant un an. J'y achève actuellement

ma cinquième année de formation ».

Comment avez-vous décidé d'entrer au séminaire ?

« Je me suis toujours interrogé sur le sens de la vie. En me posant cette question essentielle, au fur et à mesure de mes études, j'ai reçu plusieurs indices qui m'indiquaient que la vraie voie, c'était Jésus-Christ. Cette parole de l’Évangile de Jean m'accompagne d'ailleurs beaucoup : “Je suis le chemin, la vérité, la vie.” (14-6) »

Prête diocésain pour vous c'est une évidence ?

« Ce qui m'importe, c'est de faire la volonté de Dieu. Jusqu'à ce que je sois ordonné diacre, je me tenais prêt à être appelé ailleurs, dans une communauté par exemple. C'est là toute l'importance du discernement. »

Pourquoi terminer votre formation par un an à Madrid ?

« Cela se développe de plus en plus d'envoyer un séminariste à l'étranger. Je suis revenu pour mon ordination diaconale et je repars dimanche prochain. Cette expérience en Espagne m'apporte de l'espérance car elle me permet de sortir d'un cadre, de voir une autre partie du monde et donc de l’Église. En Espagne, la catéchèse, même dans son expression la plus simple, m'apporte aussi beaucoup de joie. »

Qu'est-ce que représente pour vous votre ordination ?

« Si Dieu le veut, je vais être ordonné prêtre. Cette ordination, c'est un peu comme la marche d'un escalier. Pour passer à la suivante, s'il n'y a pas celle du dessous, l'escalier s'écroule. Plus qu'une étape, mon ordination est pour moi un fondement. »

 
  

 

 

http://caen.pro/wp-content/uploads/2017/02/eglise-catholique-louis-cabouret-ordonne-pretre-bayeux-en-mai-2017.jpg

 

Louis Cabouret, 30 ans, sera ordonné prêtre dimanche 7 mai 2017, à la cathédrale Notre-Dame de Bayeux.

La messe d’ordination, présidée par Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque du diocèse de Bayeux-Lisieux, débutera à 15 h.

Originaire de Touques, Louis Cabouret est entré en 2010 à l’ancien séminaire…

Il a passé deux ans dans la Paroisse St Pierre et St Paul en Val d’Auge à Livarot.

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Feuille Paroissial mois de Mai 2017

28 Avril 2017, 12:48pm

Publié par Myriam

PAROISSE St-Pierre et St-Paul en val d’Auge

 

 

Calendrier du mois de mai 2017

 

« La parole de Jésus fait vivre. Elle vient de Dieu et trace la cap d’une vie offerte »

Père Jacques NIEUVIARTS

(Assomptionniste)

 

 

 

Mardi 2

-Prières à Marie, à Auquainville (statue Vierge des Bois, en cas de pluie rassemblement à l’église)

 

20 H

 

Jeudi 4

-Messe à l’EHPAD

 

10H45

Livarot

Vendredi 5

- Préparation baptême 1ère rencontre Centre paroissial

 

20H30

Livarot

Samedi 6

-Mariage de Baptiste MICHON et de Candice LERNOUT

-Baptême d’Arthur RONXIN ET Marceau LECLUSE

-Concert Instrumental de l’Ecole de musique de Vimoutiers

14H30

18H

18H

Livarot

Livarot

ND Courson

Dimanche 7 mai– 4ème dimanche de Pâques Année A

 

 

-Messe pour : Jeanine LANDAIS, Antoine ROELLENS, Lucienne TOUZE, Claude LECOMTE, Nathalie MOREL

 

10H

Livarot

 

 

 

Par l’imposition des mains et le don de l’Esprit-Saint

Monseigneur Boulanger, Evêque de Bayeux Lisieux, ordonnera prêtre

Louis Tabouret

Le dimanche 7 mai 2017 à 15 H Cathédrale Notre Dame de Bayeux

Pour tous ceux qui souhaitent assister à la messe rassemblement à Livarot au Presbytère à 13H30

 

 

 

 

Lundi 8

-Célébration du souvenir à Prêtreville (Célébration pour Prêtreville et Le Mesnil Eudes)

-Messe du Souvenir à Livarot

 

10H30

 

10H30

Prêtreville

 

Livarot

Mardi 9

-Messe à l’église

-Rencontre catéchisme 1ère année

 

9H30

17H30

Livarot

Livarot

Jeudi 11

-Messe à l’EHPAD

 

10H45

Livarot

Samedi 13

- Rencontre catéchisme au centre paroissial

Baptême de Maëlys SAINT GEORGES et Thiméo CARDOEN

9H15 18H00

Livarot

Livarot

     

 

 

            Dimanche 14 mai– 5ème dimanche de Pâques Année A

                 MESSE DE LA CONFRERIE et Baptême

 

 

-Messe pour : Famille GALLOIS, Francois RABEC, Chantal VERGER,

Marcel JULIEN

-Baptême de Raphaël LAMOUR

10H

Livarot

Mardi 16

-Messe à l’église

-Prières à Marie à Notre Dame de Courson à l’Eglise

 

9H30

20H

Livarot

Mercredi 17

-Retraite 1ère Communion à Lisieux, Ecole St Jean Baptiste, de 8H45 à 16h15

-Réunion MCR chez Mr et Mme LEVASSORT

 

 

 

14H15

Lisieux

 

Livarot

Jeudi 18

- Messe de à l’EHPAD

 

10H45

Livarot

Vendredi 19

-Chapelet pour les malades, les vocations et la paix dans le monde

- Préparation baptême 2ème rencontre Centre paroissial

17H30

20H30

Livarot

Livarot

Samedi 20

- Rencontre catéchisme au centre paroissial

9H15

Livarot

 

 

Dimanche 21 mai-6ème dimanche de Pâques Année A

 

-1ère Communion pour les 4 relais

-Messe pour : Jacqueline PAVIS

10H

 

 

Livarot

 

 

 

Jeudi 25 mai – Ascension du Seigneur Année A

 

 

-Messe à Livarot à 10H

 

-Messe à St Martin de la Lieue à 11H30

(Messe pour les communes de St Jean de Livet et St Martin de la lieue)

Messe pour : Suzanne LESIEUR, Thierry PELTIER

 

SSamedi 28

-Baptême de Diego, Julia, Alba DEBLED

18H

Livarot

 

 

Dimanche 28 mai-7éme dimanche de Pâques Année A

 

 

 

 

 

 

 

-Messe pour : Lucie GUERARD, Père BOILEAU et M et Mme HAMELIN, M et Mme GAUQUELIN, Marie SENET, Cécile GAURIAT, Gérard LELIEVRE , Mireille LEGRAS, Jeanine BARATTE, M et Mme GONTIER

 

-Messe à PRETREVILLE (Messe pour les communes de St  Germain de Livet et de Prêtreville) suivi du Pot de l’amitié…

10H

 

 

 

11H30

Livarot

MMardi 30

-Messe à l’église

-Prières à Marie à Fervaques à l’église

9H30

20H

Livarot

Fervaques

 

Permanence du secrétariat, le mardi, mercredi et vendredi matin de 9h00 à 12h00

 

Tél : 02.31.63.51.87

Mail : paroisse-livarot@orange.fr

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3e dimanche de Pâques - 30 avril 2017 Messe à 10h Livarot 11h30 à Castillion en Auge avec St Julien le Faucon

24 Avril 2017, 02:00am

Publié par Myriam

 

3e dimanche de Pâques - 30 avril 2017

Messe à 10h Livarot 11h30 à Castillion en Auge avec St Julien le Faucon

 

1ère lecture : Ac 2,14.22b-33

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance : tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption. Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence. Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous. Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui. Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption. Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l'a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez.

Commentaire :

Dans la première partie du discours, Pierre annonce le kérygme, le cœur de la foi chrétienne :

Jésus de Nazareth, vous l’avez fait mourir par la main des païens mais Dieu l’a ressuscité des morts

Pierre tire les conséquences du fait que Jésus est ressuscité. Relisant le Psaume 15 (16), il fait le raisonnement suivant :

David (auteur du psaume d’après la tradition) dit à Dieu : Tu ne peux pas m'abandonner à la mort ni laisser ton fidèle connaître la corruption. Or David est mort ; donc il ne parlait pas de lui mais du Messie promis par Dieu. Puisque Jésus est ressuscité, c’est lui le Messie, le Christ.

Remarquons bien que Pierre ne cherche pas à « prouver » la résurrection de Jésus. Pour lui, c’est un fait indiscutable. Son raisonnement est le suivant : Puisque Jésus est ressuscité, les Écritures

 

2ème lecture : 1 P 1, 17-21

Bien-aimés, si vous invoquez comme Père celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre, vivez donc dans la crainte de Dieu, pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers. Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ; mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ. Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous. C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

Commentaire :

La crainte de Dieu n’a rien à voir avec la peur. Celui qui craint Dieu, c’est celui qui fait la volonté de Dieu. Dans la prière du Notre Père, nous disons : « Que ta volonté soit faite… » Vivre selon la volonté de Dieu, c’est reconnaître dans toute sa vie que le salut nous vient du Christ crucifié et non pas de nos propres forces et encore moins de nos richesses.

 

Évangile : Lc 24,13-35

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la

semaine), deux disciples faisaient route vers un

village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Commentaire :

Le narrateur prévient d’emblée son lecteur : celui que les deux disciples déçus rencontrent sur le chemin d’Emmaüs, c’est Jésus. La question qui se pose au lecteur n’est donc pas : « Jésus est-il ressuscité ? » mais bien « Comment les disciples vont-ils reconnaître Jésus ? » puisque leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.

D’où vient donc leur aveuglement ? De ce qu’ils sont tournés vers le passé : pour eux tout est fini depuis que la pierre a fermé le tombeau.

Qu’est-ce qui leur permettrait une autre vision ? La lecture des Écritures. C’est ce que Jésus va leur montrer. La Bible témoigne du souci permanent de Dieu de sauver son peuple, de le faire revenir, de ramener l’infidèle, le prodigue. Comment Dieu pourrait-il laisser dans le tombeau celui qui s’est montré l’expression parfaite de l’amour du Père. Comme le disait le Psaume 15 : « Tu ne peux laisser ton saint connaître la corruption ».

Le cœur des disciples devient tout brûlant mais, pourtant, la reconnaissance ne se fait pas encore. C’est à la fraction du pain qu’ils le reconnaissent.

Aujourd’hui encore, cet évangile nous le révèle, c’est dans le partage de la Parole et le partage du pain eucharistique que tous les disciples peuvent reconnaître Jésus vivant au milieu d’eux.

François Brossier

 

 

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2e dimanche de Pâques - la divine miséricorde - 23 avril 2017 Messe de Profession de Foi

20 Avril 2017, 14:04pm

Publié par Myriam

2e dimanche de Pâques - la divine miséricorde - 23 avril 2017

Livarot 10 h Messe de Profession de Foi

1ère lecture : Ac 2,42-47

Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs à la vue des nombreux prodiges et signes accomplis par les Apôtres. Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun. Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ; ils louaient Dieu et avaient la faveur du peuple tout entier. Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés.

Commentaire :

Ce texte fait partie des trois sommaires (4,32-35 ; 5,12-16) qui résument le climat qui régnait dans la première communauté chrétienne.

La vie de la communauté est marquée par les caractéristiques suivantes :

- Le rassemblement autour de l’enseignement des apôtres

- la vie de prière et la fraction du pain

- le partage

- les signes accomplis par les apôtres au nom de Jésus.

Tel était l’idéal vers lequel tendaient ces premiers chrétiens mais le livre des Actes ne cache pas qu’il rencontra vite des obstacles comme le montrent l’épisode d’Ananie et Saphire (Ac 5,1-11) ou celui qui amène à la création du groupe des Sept (Ac 6,1-7).

Chaque génération, en fonction de la réalité, est amenée à tendre vers cet idéal

 

2ème lecture :1 P 1, 3-9

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps. Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or – cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu –, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ. Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire, car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.

Commentaire :

La lettre reprend la formule traditionnelle chez les juifs : « Béni soit Dieu » mais elle lui donne une touche chrétienne en précisant que Dieu est le Père de notre Seigneur Jésus Christ. La nouvelle naissance du chrétien est liée à la résurrection de Jésus Christ. L’auteur de la lettre n’occulte pas les épreuves que connaissent tous les chrétiens ; il y voit une mise à l’épreuve pour tester la qualité de la foi, comme on passe l’or au feu pour en éprouver la pureté. « Quand se révèlera Jésus Christ » désigne la venue du Christ à la fin des temps. Le salut espéré dans la foi plonge le croyant dans une joie inexprimable qui le transfigure.

 

Évangile : Jn 20/19-31

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Commentaire :

Après la mort de Jésus, les disciples vivent dans la peur et l’enfermement. C’est alors que surgit Jésus. Son corps glorieux n’est plus soumis aux contraintes du corps humain. Mais en même temps, les traces de sa crucifixion attestent qu’il s’agit bien du crucifié qui est ressuscité et non pas d’un fantôme.

Si Jésus se manifeste à ses disciples, c’est pour leur confier la mission de continuer son œuvre, en particulier de faire participer les hommes au salut offert par le Christ Seigneur aux pécheurs.

L’absence de Thomas donne l’occasion à l’évangéliste de donner une leçon pour les hommes de tous les temps. Croire, c’est faire confiance au témoignage des apôtres à qui le Ressuscité s’est manifesté. C’est donc à nous, lecteurs, que cette béatitude s’adresse : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Les deux scènes se passent « le premier jour de la semaine », c'est-à-dire le dimanche, le jour où les chrétiens célèbrent la résurrection. C’est le lieu par excellence où la communauté reconnaît sans cesse le Seigneur à la fraction du pain et est envoyée dans le monde pour témoigner de sa foi.

François Brossier

 

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Jour de Pâques - 16 avril 2017 Livarot 10 h

12 Avril 2017, 22:56pm

Publié par Myriam

Jour de Pâques - 16 avril 2017 Livarot 10 h

1ère lecture : Les Apôtres témoins de la Résurrection (Ac 10, 34a.37-43)

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

Commentaire :

Appelé par le Centurion Corneille qui s’interroge sur Jésus, Pierre lui explique le cœur même de la foi chrétienne : le ministère de Jésus en Galilée et en Judée, sa mort sur la croix et sa résurrection. Pierre se présente comme témoin direct de la résurrection de Jésus et de son œuvre de salut pour tous ceux qui mettent sa foi en lui. Ce témoignage n’est pas réservé au peuple juif : c’est l’Esprit saint qui a poussé Pierre chez les païens.

 

2ème lecture : Col 3, 1-4

Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.

Commentaire :

Puisque par le baptême, nous sommes déjà ressuscités avec le Christ, Paul nous invite à vivre en ressuscités. Les « réalités d’en haut » reprennent la métaphore de la glorification - élévation de Jésus, assis à la droite de Dieu. Cette métaphore indique la nouveauté radicale qui a suivi la mort de Jésus sur la croix. Désormais dans son humanité même, il partage totalement la vie de son Père. Les croyants sont donc invités à vivre dans cette perspective. « Tendez vers les réalités d’en haut et non pas vers celles de la terre » ne veut pas dire qu’il faut se désintéresser de la vie concrète, de l’écologie, de faire vivre sa famille ; cela veut dire qu’il faut tendre vers tout ce qui élève l’homme, le libère, l’épanouit, le grandit et qu’il faut fuir tout ce qui l’asservit, l’avilit, le déshumanise.

Mais ce que nous avons reçu en ressuscitant avec le Christ ne sera totalement dévoilé qu’après notre mort, au moment de la rencontre définitive avec lui.

 

OU

2ème lecture : 1 Co 5,6-8

Frères, ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ? Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ. Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.

Commentaire :

Paul a appris qu’un cas d’inconduite notoire était toléré par la communauté de Corinthe. Il s’inspire des coutumes juives au moment de la fête de Pâques qui exclut tout vieux ferment. Un peu de vieux ferment suffit à gâter toute la pâte. Il en va ainsi pour la communauté si elle tolère la perversité et le vice en son sein. Le Christ est l’Agneau pascal immolé pour nos péchés. Il appelle désormais à vivre selon la droiture et la vérité.

 

Evangile : Jn 20,1-9

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Commentaire :

Marie-Madeleine vient au tombeau. Aucun motif n’est donné à cette visite mais la narration laisse entendre que le seul but de la visite est de venir pleurer sur la tombe de l’être cher qui est mort. Elle constate que la pierre qui ferme le tombeau a été enlevée. Le vide de ce tombeau est suggéré par l’annonce qu’elle fait aux disciples : « On a enlevé le Seigneur du tombeau… » Le vide du tombeau ne lui suggère qu’une interprétation humaine : « On » a enlevé le corps.

Simon-Pierre et l’autre disciple viennent au tombeau pour vérifier les paroles de Marie-Madeleine. Ils ne pensent pas non plus à la résurrection qui, pour eux, est liée à la fin des temps. L’autre disciple court plus vite que Pierre ; on en a déduit qu’il était plus jeune ! Il est probable, vu le caractère exemplaire de ce disciple, que le narrateur veuille montrer qu’il va plus vite dans sa quête du Seigneur. Quoiqu’il en soit, Pierre entre le premier puisqu’il est désigné dans tous les évangiles comme le premier des apôtres. Il constate que le linceul est resté là et le linge qui recouvrait la tête roulé à part (ce qui ne cadre pas avec l’hypothèse du vol du cadavre). L’autre disciple entre à son tour et le narrateur note avec sobriété : « Il vit et il crut. » Quelle que soit son identité réelle, il semble que cet « autre disciple » ait souvent dans l’évangile de Jean une signification symbolique : il est le modèle du vrai disciple et du vrai croyant. Ainsi, dans le récit de la visite au tombeau, il lui suffit de voir les linges bien rangés pour accéder à la foi en la résurrection. Jean ajoute : « En effet, ils n’avaient pas encore compris l’Écriture selon laquelle Jésus devait se relever d’entre les morts » (20,9). Quelle est donc cette Écriture qui aurait dû permettre une compréhension du vide du tombeau comme signe en creux de la résurrection ? Globalement, c’est d’abord l’ensemble de l’histoire du salut qui conduit à faire confiance au Dieu de la promesse. Comment Dieu pourrait-il laisser son Serviteur dans l’ombre de la mort, lui qui est intervenu à maintes reprises pour sauver son peuple. Le psaume 16 sera souvent médité en ce sens : « Tu n’abandonneras pas ma vie au séjour des morts et tu ne laisseras pas ton saint connaître la décomposition » (Ps 16,10 cité en Ac 2,27). Le récit johannique rapporte donc le fait de l’absence du corps puis en donne la lecture croyante grâce à l’épisode du disciple bien aimé.

François Brossier


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Vigile pascale - 15avril 2017 Livarot 20h

12 Avril 2017, 22:51pm

Publié par Myriam

SAMEDI SAINT - VEILLEE PASCALE

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La liturgie du feu

 

Nous nous rassemblons autour d’un feu, d’une flamme, comme il y a peu de temps se rassemblaient les familles près de l’âtre.

Pour la veillée… Dans l’attente du Seigneur…

Nous ne pouvons pas accepter que Jésus disparaisse pour toujours, vaincu par la mort.

Comme nous ne pouvons pas accepter de laisser finir nos vies dans un cimetière…

Ce feu allumé, dont la flamme va nous accompagner, nous dit que la nuit n’est pas irrémédiable…

Frères et sœurs, restons éveillés, il vient, le Seigneur.

 

Bénédiction du feu

 

Seigneur notre Dieu, tu as tellement aimé notre monde que tu nous as donné ton Fils Jésus, notre Seigneur. Il nous a livré ton visage de tendresse en se laissant écraser par la mort. Elevé de terre, il nous attire à lui. Sa parole accompagne notre route humaine, nuée lumineuse le jour, clarté au cœur de la nuit. Bénis cette flamme qui monte dans la nuit. Garde-nous éveillés, dans l’attente, car tu es le Dieu fidèle pour les siècles des siècles. Amen !

 

Bénédiction du cierge

 

Le Christ, hier et aujourd'hui, commencement et fin de toutes choses, alpha et oméga; à lui, le temps et l'éternité, à lui, la gloire et la puissance, pour les siècles des siècles. Amen!

 

En rentrant dans l'Eglise, nous reprenons trois fois:

Lumière du Christ... Nous rendons grâce à Dieu.

Les membres de l'assemblée allument leur cierge au cierge de Pâques.

Vigile pascale - 15avril 2017 Livarot 20h

Veillée pascale

1ère lecture : La création de la nature et de l’homme (Gn 1, 1-2,2 )

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour. Et Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. » Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi. Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour. Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi. Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi. La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : troisième jour. Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ; et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour commander au jour, le plus petit pour commander à la nuit ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour. Et Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. » Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. » Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour. Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. » Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture. À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour. Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement. Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.

Commentaire :

Ce grand poème chantant la création du monde apparaît dans la tradition juive comme le premier geste sauveur de Dieu. Il a donc toute sa place dans cette veillée pascale qui va culminer avec la célébration de l’acte sauveur définitif : la mort et la résurrection de Jésus.

Il n’y a, rappelons-le, aucune prétention à décrire comment les choses se sont passées. L’auteur de la Genèse se contente de décrire ce qu’il a sous les yeux. Ce qui est sûr pour lui, c’est que la création, en particulier celle de l’homme, est un geste gratuit de Dieu, un geste d’amour et le début de l’aventure entre Dieu et l’humanité. Le geste créateur consiste avant tout à mettre de l’ordre, en particulier en séparant le jour et la nuit, les eaux d’en haut et les eaux d’en bas, la terre et la mer, puis à meubler la terre avec les animaux et les plantes, le tout étant confié à l’homme.

 

2ème lecture : Sacrifice et délivrance d’Isaac, le fils bien-aimé (Gn 22, 1-13. 15-18)

En ces jours-là, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! » Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. » Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois pour l’holocauste, et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l’endroit de loin. Abraham dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l’âne. Moi et le garçon, nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. » Abraham prit le bois pour l’holocauste et le chargea sur son fils Isaac ; il prit le feu et le couteau, et tous deux s’en allèrent ensemble. I saac dit à son père Abraham : « Mon père ! – Eh bien, mon fils ? » Isaac reprit : « Voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? » Abraham répondit : « Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste, mon fils. » Et ils s’en allaient tous les deux ensemble. Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois, puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! » L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. » Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de « Le-Seigneur-voit ». On l’appelle aujourd’hui : « Sur-le-mont-le-Seigneur-est-vu. » Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham. Il déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis. Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »

Commentaire :

Dans le livre de la Genèse, ce récit met en relief la foi d’Abraham : il sort vainqueur de l’épreuve envoyée par Dieu. Il ne s’est pas considéré comme propriétaire du fils de la promesse, il est prêt à rendre à Dieu ce que Dieu lui a donné. C’est pourquoi ce fils lui est rendu.

Dans la tradition juive de l’Aqeda (la ligature), la perspective n’est plus la même : on s’intéresse davantage à Isaac qu’à son père. C’est Isaac qui demande à Abraham de bien l’attacher de façon à ce que le sacrifice soit parfait. En cette nuit pascale, c’est ce type de lecture qui a été en quelque sorte retenu : Jésus est le nouvel Isaac qui donne sa vie par amour des hommes et devient ainsi le Sauveur.

Rappelons également que les sacrifices humains ont toujours été interdits en Israël cf. Jérémie 7,31

 

3ème lecture : La libération d’Israël par le passage de la mer (Ex 14, 15-15, 1)

En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route ! Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec. Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. » L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à l’arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer. Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer. Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique. Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! » Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul. Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse. Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :

Commentaire :

Le récit du miracle de la mer est le fruit d’une longue histoire qui ne permet pas de décrire ce qui s’est passé réellement. En particulier, les écrivains inspirés ont décrit ce geste de séparation des eaux comme une reprise du geste de création en Gn 1. Les eaux sont fendues (cf. Gn 1,9) pour que les fils d’Israël soient sauvés ; par contre, les eaux reviennent au chaos pour les Égyptiens.

Ce qui est à retenir de ce récit, c’est la conviction dont il témoigne. Israël est né d’un geste gratuit de Dieu. Le peuple n’a participé en rien au geste sauveur.

Le chrétien croit à son tour que le salut qui lui est offert dans la mort-résurrection de Jésus ne doit rien à ses mérites. Le salut lui vient d’un don gratuit.

4ème lecture : L’amour de Dieu pour Jérusalem son épouse (Is 54, 5-14)

Parole du Seigneur adressée à Jérusalem : Ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est « Le Seigneur de l’univers ». Ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël, il s’appelle « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée, accablée, le Seigneur te rappelle. Est-ce que l’on rejette la femme de sa jeunesse ? – dit ton Dieu. Un court instant, je t’avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai. Quand ma colère a débordé, un instant, je t’avais caché ma face. Mais dans mon éternelle fidélité, je te montre ma tendresse, – dit le Seigneur, ton rédempteur. Je ferai comme au temps de Noé, quand j’ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre : de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi, et de ne plus te menacer. Même si les montagnes s’écartaient, si les collines s’ébranlaient, ma fidélité ne s’écarterait pas de toi, mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, – dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse. Jérusalem, malheureuse, battue par la tempête, inconsolée, voici que je vais sertir tes pierres et poser tes fondations sur des saphirs. Je ferai tes créneaux avec des rubis, tes portes en cristal de roche, et toute ton enceinte avec des pierres précieuses. Tes fils seront tous disciples du Seigneur, et grande sera leur paix. Tu seras établie sur la justice : loin de toi l’oppression, tu n’auras plus à craindre ; loin de toi la terreur, elle ne t’approchera plus.

Commentaire :

Ce passage du livre d’Isaïe chante la fidélité de Dieu pour Jérusalem. Il reprend le thème nuptial. Dieu ne peut oublier l’amour de sa jeunesse. À cause de ses fautes, Israël s’est retrouvé en Exil à Babylone, abandonné de Dieu. Mais la tendresse de Dieu est plus forte que son ressentiment. Dieu a toujours des projets de justice et de paix pour sa bien-aimée.

Devenus enfants de Dieu par le baptême, les chrétiens sont les témoins de la fidélité de Dieu à ses promesses : « Tes fils goûteront un bonheur sans limites. »

 

5ème lecture : Le mystère de l’eau et de la parole (Is 55, 1-11)

Ainsi parle le Seigneur : Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses, vous vous régalerez de viandes savoureuses ! Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle : ce sont les bienfaits garantis à David. Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples, pour les peuples, un guide et un chef. Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ; une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur. Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission.

Commentaire :

À l’époque du retour d’Exil à Babylone, le prophète transmets d’abord une invitation de Dieu à un repas de fête gratuit. Derrière cette métaphore du repas, il faut comprendre l’invitation à écouter la Parole de Dieu qui procure la vie.

Dieu promet aussi à ses fidèles de leur rendre le rayonnement qui fut celui de David. Encore faut-il qu’ils se convertissent, qu’ils fassent confiance à son pardon et comprennent que les vues de Dieu sont bien au dessus de celle des hommes.

Enfin, par la métaphore de la pluie et de la neige, Dieu assure les croyants de l’efficacité de sa Parole.

 

6ème lecture : Dieu offre aux hommes la vraie sagesse (Ba 3, 9-15.32-4,4)

Écoute, Israël, les commandements de vie, prête l’oreille pour acquérir la connaissance. Pourquoi donc, Israël, pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis, vieillissant sur une terre étrangère, souillé par le contact des cadavres, inscrit parmi les habitants du séjour des morts ? – Parce que tu as abandonné la Source de la Sagesse ! Si tu avais suivi les chemins de Dieu, tu vivrais dans la paix pour toujours. Apprends où se trouvent et la connaissance, et la force, et l’intelligence ; pour savoir en même temps où se trouvent de longues années de vie, la lumière des yeux et la paix. Mais qui donc a découvert la demeure de la Sagesse, qui a pénétré jusqu’à ses trésors ? Celui qui sait tout en connaît le chemin, il l’a découvert par son intelligence. Il a pour toujours aménagé la terre, et l’a peuplée de troupeaux. Il lance la lumière, et elle prend sa course ; il la rappelle, et elle obéit en tremblant. Les étoiles brillent, joyeuses, à leur poste de veille ; il les appelle, et elles répondent : « Nous voici ! » Elles brillent avec joie pour celui qui les a faites. C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. Il a découvert les chemins du savoir, et il les a confiés à Jacob, son serviteur, à Israël, son bien-aimé. Ainsi, la Sagesse est apparue sur la terre, elle a vécu parmi les hommes. Elle est le livre des préceptes de Dieu, la Loi qui demeure éternellement : tous ceux qui l’observent vivront,

ceux qui l’abandonnent mourront. Reviens, Jacob, saisis-la de nouveau ; à sa lumière, marche vers la splendeur : ne laisse pas ta gloire à un autre, tes privilèges à un peuple étranger. Heureux sommes-nous, Israël ! Car ce qui plaît à Dieu, nous le connaissons.

Commentaire :

Le livre de Baruch est un écrit de la diaspora juive parvenu jusqu’à nous dans l’édition grecque de la Bible (La Septante). Il n’a pas été retenu dans la Bible juive ni dans les éditions protestantes.

L’auteur du livre s’adresse à Israël, dispersé parmi les nations païennes, pour qu’il prenne conscience que la cause de cette dispersion vient de ce qu’il a abandonné la source de la Sagesse.

Cette Sagesse qui vient de Dieu est inaccessible à l’homme mais elle a été confiée à Israël : c’est la Loi. Si Israël veut vivre, qu’il revienne à cette Loi.

Pour les chrétiens, cette Sagesse divine, c’est Jésus Christ lui-même.

 

7ème lecture : Le cœur nouveau et l’esprit nouveau (Ez 36, 16-17a. 18-28)

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, lorsque les gens d’Israël habitaient leur pays, ils le rendaient impur par leur conduite et leurs actes. Alors j’ai déversé sur eux ma fureur, à cause du sang qu’ils avaient versé dans le pays, à cause des idoles immondes qui l’avaient rendu impur. Je les ai dispersés parmi les nations, ils ont été disséminés dans les pays étrangers. Selon leur conduite et leurs actes, je les ai jugés. Dans les nations où ils sont allés, ils ont profané mon saint nom, car on disait : ‘C’est le peuple du Seigneur, et ils sont sortis de son pays !’ Mais j’ai voulu épargner mon saint nom, que les gens d’Israël avaient profané dans les nations où ils sont allés. Eh bien ! tu diras à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ce n’est pas pour vous que je vais agir, maison d’Israël, mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané dans les nations où vous êtes allés. Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux. Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu.

Commentaire :

Le prophète rappelle d’abord que, par son inconduite, Israël a profané le nom de Dieu. C’est pourquoi il s’est retrouvé en Exil.

Mais Dieu est fidèle à ses promesses, c’est pourquoi il va restaurer Israël non à cause des mérites de ce peuple infidèle mais pour que les nations apprennent qui est le Seigneur.

Dieu va donc purifier son peuple souillé par les idoles et lui donner un cœur nouveau, un esprit nouveau. Ainsi, la relation entre Dieu et son peuple sera à nouveau une relation d’amour : Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu.

Les chrétiens ont lu ici une annonce du baptême.

 

Épître : Le baptême nous donne la vie nouvelle du Christ mort et ressuscité (Rm 6, 3b-11)

Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

Commentaire :

Paul montre bien dans cet extrait de sa lettre aux Romains ce qu’est le baptême : non pas la simple reconnaissance que nous sommes aimés de Dieu, mais l’ouverture à une vie radicalement nouvelle.

Plongés dans les eaux du baptême, nous avons été mis au tombeau avec Jésus ; sortant des eaux baptismales, nous sommes sortis du tombeau, ressuscités par la puissance du Père. Il s’agit donc d’une nouvelle naissance qui nous introduit dans la vie éternelle. Elle ne supprime pas la mort naturelle qui est le lot de tout être vivant. Mais elle supprime la mort qui est perte totale et définitive de tout lien à Dieu et aux autres. C’est pourquoi Paul dit que nous sommes morts au péché et vivants pour Dieu.

 

Evangile :Mt 28/1-10

Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : ‘Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.’ Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

Commentaire :

Les quatre évangiles témoignent, chacun à leur façon, d’un fait étonnant : le matin du premier jour de la semaine (pour nous, le dimanche) qui a suivi la mort de Jésus, les femmes venues au tombeau ont eu la surprise de découvrir que celui-ci était ouvert et vide. Au premier degré, cela ne prouve rien mais pose une question : qu’est devenu le corps de Jésus ? La réponse sera donnée par Jésus lui-même lorsqu’il se fera voir à ses disciples, vivant mais tout autre. Autrement dit, ce n’est pas un raisonnement humain qui peut donner la conviction que Jésus est ressuscité mais une révélation. C’est ce que s’attache à monter l’évangéliste Matthieu dans son récit de la découverte du tombeau vide. Il le bâtit suivant le schéma habituel des récits de révélation (récits apocalyptiques) tels qu’on les trouve par exemple dans le livre de Daniel (Voir Dn 8,15-27) : description de la situation (les femmes viennent au tombeau), vision d’un personnage céleste (l’Ange du Seigneur) accompagné de signes cosmiques (tremblement de terre), message du personnage céleste expliquant la vision et délivrant un message (« Vous cherchez Jésus le crucifié, il n’est pas ici, il est ressuscité »), un envoi (« Allez dire à ses disciples »), réaction de frayeur des voyants (tremblantes). Matthieu ajoute la description des gardes mis devant le tombeau qui deviennent « comme morts », c’est-à-dire qui n’ont rien vu.

À travers ce récit de révélation, l’évangéliste nous transmet la foi des premiers chrétiens : Dieu est lui-même l’auteur et de la Résurrection de Jésus et de la révélation qui en est faite. Cette révélation évangélique tout autant que la résurrection de Jésus n’est pas le fruit d’un raisonnement humain ou d’une autosuggestion. Le récit de Matthieu nous met en présence d’un mystère : il y a bouleversement de l’ordre naturel. Le tombeau ouvert manifeste que l’action de Dieu a fait irruption et déroute l’homme : celui que les femmes venaient pleurer est vivant. Alors que tout paraissait terminé (le tombeau fermé par une pierre), Dieu lui-même nous lance dans l’avenir (le tombeau ouvert à jamais).

François Brossier

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Vendredi saint - 14 avril 2017 Livarot 20h

12 Avril 2017, 22:40pm

Publié par Myriam

Vendredi saint - 14 avril 2017 Livarot 20h

Vendredi saint - 14 avril 2017 Livarot 20hVendredi saint - 14 avril 2017 Livarot 20h

 

1ère lecture : La grande prophétie du Serviteur souffrant (Is 52, 13-15; 53, 1-12)

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

Commentaire :

Le prophète de l’Exil compare le petit reste des exilés à ce serviteur de Dieu humilié, semblant anéanti mais par qui le Seigneur Dieu va apporter le salut. Cette personnification a donné aux chrétiens de voir dans ce serviteur de Dieu, l’annonce de Jésus dans sa Passion, portant les péchés du monde.

 

2ème lecture : Jésus, le grand prêtre, cause de notre salut (He 4,14-16 ; 5,7-9)

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

Commentaire :

La lettre aux Hébreux est le seul texte du Nouveau Testament qui utilise la fonction de grand prêtre pour définir le rôle de Jésus. Celui-ci ne fait pas entrer dans un temple fait de mains d’homme mais dans le sanctuaire même de Dieu le Père. Parce qu’il a partagé pleinement notre humanité jusqu’à connaître la mort, il peut vraiment nous faire passer avec lui de la mort à la vie.

L’obéissance dont il est question ici évoque bien sûr le cri de Jésus à son Père dans le jardin de Gethsémani : « Père, si tu veux écarter de moi cette coupe… Pourtant, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui se réalise ! » Mais attention : la volonté de Dieu n’est pas de voir souffrir et mourir son fils ; la volonté de Dieu, c’est le salut des hommes par son Fils, non grâce à un acte de puissance mais en allant jusqu’au bout de l’amour-don.

 

Passion : Jn 18,1-40 ; 19,1-42

En ce temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C’est moi, je le suis. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. » Jésus répondit : « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. » Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? » Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. » Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Cette jeune servante dit alors à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » Il répondit : « Non, je ne le suis pas ! » Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit : « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi m’interroges-tu ? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. » À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » Jésus lui répliqua : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe. Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » Pierre le nia et dit : « Non, je ne le suis pas ! » Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? » Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta. Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répondirent :« S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. » Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » Alors ils répliquèrent en criant : « Pas lui ! Mais Barabbas ! » Or ce Barabbas était un bandit. Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé. Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : « Salut à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient. Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : « Voici l’homme. » Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le! Crucifie-le! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Ils lui répondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu? » Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? » Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. » Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. » En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au dehors; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha. C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” » Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

Commentaire :

L’évangéliste Jean donne un récit de la Passion très différent de celui des synoptiques. Sur les faits, il les rejoint. Mais pour lui, impossible de parler de la croix sans parler de la résurrection. C’est pourquoi l’évangéliste présente la Passion non comme une déchéance mais comme, déjà, la marche triomphale du Seigneur de gloire. Son Jésus ressemble aux crucifix byzantins où sur la croix, Jésus est vêtu du vêtement royal et couronné non plus d’épines mais de la couronne impériale.

François Brossier

 

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LE CHEMIN DE CROIX

4 Avril 2017, 14:18pm

Publié par Myriam

LE CHEMIN DE CROIX

Prière préparatoire: O Seigneur, nous implorons votre miséricorde pour nous-mêmes, pour les mourants, pour les âmes du Purgatoire ainsi que pour ceux et celles qui vous bafouent, vous calomnient et vous offensent. O Seigneur daignez nous accorder les mérites de votre sainte Passion, que nous allons méditer. O Notre-Dame des Douleurs, Mère des pauvres que nous sommes, aidez-nous à prendre part aux souffrances et à la Croix du Christ, afin qu’unis à sa Passion, nous entrions dans la vie. Amen.

 

1ère station

Jésus est condamné à mort.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix. O doux Jésus, vous avez accepté d’être jugé par des hommes et condamné, vous l’Agneau sans tâche, le Fils du Père, et votre bouche n’a proféré aucun jugement, aucun reproche. Vous n’aviez pour vos bourreaux que pitié et miséricorde. Donnez-nous, Seigneur, de pleurer nos péchés, de demander pardon et de pardonner.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

2ème station

Jésus est chargé de la Croix.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.O Jésus, vous avez porté sur vos épaules tous nos péchés. Ce poids est tel qu’aucune parole ne peut l’exprimer. Donnez-nous, Seigneur, de porter cette croix avec vous, de ne jamais la rejeter, mais d’en faire notre bien le plus précieux.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

3ème station

Jésus tombe sous le poids de sa Croix.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.O Seigneur, comment ne pas pleurer en vous voyant passer, vous le plus humble, le plus petit des petits, sur le chemin du Calvaire et tomber sous le poids de nos fautes? Que nos chutes, Seigneur, ne nous conduisent pas au désespoir, mais que, confiants en votre amour, nous nous relevions et continuions à avancer sur le chemin de la sainteté!

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

4ème station

Jésus rencontre sa très Sainte Mère.

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.Cette rencontre de deux coeurs douloureux, unit dans l’offrande totale pour la rédemption du monde, nous invite à tous donner, à aimer le Christ comme sa Mère l’a aimé et à aimer Marie comme le Christ l’a aimée. Purifiez, ô Marie, nos relations affectives, afin que nous puissions aimer en toute liberté notre Seigneur Jésus-Christ et notre prochain comme nous-mêmes.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

5ème station

Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa Croix.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix. O Seigneur, que sans hésiter nous acceptions de prendre part à votre Passion, que nous portions, dans la joie, notre croix et celles des autres, pour la gloire de Dieu!

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

6ème station

Véronique essuie la sainte Face de Jésus.

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix. Seigneur, imprimez en nos âmes votre Visage, afin qu’en nous voyant, le monde vous voie et que les coeurs durs se brisent.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

7ème station

Jésus tombe une seconde fois.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix. O Seigneur, écrasé par le poids de nos péchés, vous tombez une deuxième fois. Pardon, Seigneur, pour nos fautes, pour les offenses qui vous sont faites et les blessures que nous nous infligeons les uns les autres. Que par votre grâce, nous nous convertissions tous les jours et guérissions de tout mal!

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

.8ème station

Jésus console les filles d’Israël.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.Jésus, qui avez dit aux femmes de Jérusalem: « Ne pleurez pas sur Moi, mais sur vous et sur vos enfants », donnez-nous la grâce de la vraie contrition qui transforme le coeur et l’esprit et de contribuer ainsi à la transformation du monde.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

.9ème station

Jésus tombe pour la troisième fois.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.Une dernière fois, Seigneur, tu tombes. Comment demeurer insensible devant tant de douleurs? Comment ne pas vouloir tout donner pour soulager, ne serait-ce qu’un instant, le Coeur souffrant du Christ? Seigneur, que nous consolions ton pauvre Coeur, en faisant de votre vie un chant d’amour et de louange et qu’en toi nous trouvions le repos!

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

.10ème station

Jésus est dépouillé de ses vêtements.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.Jésus, pardon pour l’impureté qui habite nos coeurs, pour les offenses contre la pudeur. Apprends-nous le respect de la dignité humaine et aide-nous à grandir dans l’amour authentique du prochain.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

.11ème station

Jésus est cloué sur la Croix.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.Seigneur, tu n’étais ni beau, ni brillant, tu n’avais rien pour attirer les regards, mais c’est toi et toi seul qui nous sauves. Tu es l’unique Médiateur, le seul Sauveur, le Chemin et la Vie. Que jamais nous n’oubliions que sans la Croix, sans le don entier de notre vie, il n’y a pas de bonheur possible!

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

.12ème station

Jésus meurt sur la Croix.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix. Seigneur, vous avez vaincu le mal, à jamais nous sommes réconciliés avec le Père. Vous avez accompli la volonté du Père jusqu’au bout. Accordez-nous, Seigneur, une vie telle qu’au moment de la mort, consumés d’amour, nous puissions contempler votre Visage. Merci de nous avoir donné, avant de mourir, une Mère, votre Mère, pour nous guider vers vous.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

 

.13ème station

Jésus est remis à sa Mère.

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.O Notre-Dame, c’est par notre faute que votre Fils a été crucifié; mais dans votre Coeur, aucune haine, aucun ressentiment, seulement l’infinie douleur d’une Mère pour son Fils et la soumission d’une fille à la volonté du Père. Merci, Marie, de nous aimer, au pied de la Croix, d’un amour que nous ne pouvons comprendre.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen.

.14ème station

Jésus est mis au tombeau.

 

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.

R. Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.Les apôtres, effrayés, se sont cachés, croyant que tout est perdu. Pardon, Seigneur, pour le doute, le manque de confiance en ta Parole. Donne-nous de demeurer toujours dans l’espérance et rends-nous la joie d’être sauvés aux jours de désert.

Dites les prières qui suivent:

Notre Père…

Je vous salue Marie…

Gloire au Père…

V. Ayez pitié de nous, Seigneur.

R. Ayez pitié de nous.

V. Que, par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

R. Amen. Prière Finale.

 

Père éternel, nous vous offrons le Corps et le Sang de votre Fils, pour l’expiation de nos péchés, les âmes du Purgatoire et les besoins de la Sainte Église.

 

 

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Jeudi saint - 13 avril 2017 Livarot 20h

4 Avril 2017, 14:04pm

Publié par Myriam

Jeudi saint - 13 avril 2017 Livarot 20h

1ère lecture : Ex 12,1-8.11-14

En ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année. Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte. Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »

 

Commentaire :

Au moment de l’Exil à Babylone, les écrivains inspirés ont repris l’ancien rite pascal nomade de la Pâque. Ce rite n’était pas lié au Temple et permettait donc à chaque famille, quelle que soit l’endroit du monde où elle se trouve, de faire mémoire de la sortie d’Égypte. Ainsi, d’âge en âge, les Israélites peuvent célébrer l’acte de naissance de leur communauté : la libération d’Égypte. Pour les chrétiens, cette libération est portée à sa perfection dans l’acte de Jésus donnant sa vie sur la Croix.

 

2ème lecture 1Co 11,23-26

Frères, moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

Commentaire :

Ce texte est capital dans la mesure où il nous donne le plus ancien témoignage sur la tradition du repas eucharistique. Faire mémoire de Jésus donnant sa vie, saisir comment l’événement du dernier repas de Jésus s’actualise dans chaque eucharistie, cela ne s’explique pas, cela se raconte. C’est pourquoi, au cœur des prières eucharistiques, il y a toujours ce passage de la louange au récit. On notera aussi comment la dernière phrase tourne les participants au repas du Seigneur vers l’achèvement lors de la venue définitive du Seigneur, comme il est chanté à chaque anamnèse.

 

Evangile : Jn 13,1-15

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

Commentaire :

La scène du lavement des pieds dans l’évangile de Jean n’est pas un récit banal de geste d’hospitalité. Dans ce geste hautement symbolique, c’est tout le sens de la mort de Jésus qui est donné. Jésus dépose son vêtement puis le reprend : déposer et reprendre sont les termes par lesquels Jésus annonce sa mort et sa résurrection en Jn 10,17. Ce lien avec la mort de Jésus est confirmé par la résistance de Pierre qui ne peut accepter la perspective d’un messie souffrant (Même chose en Mc 8,33). Comme souvent dans l’évangile de Jean, il y a un malentendu entre Jésus et ceux qui l’écoutent : Pierre réagit humainement (selon la chair). En soulignant que le lavement des pieds n’est pas facultatif, Jésus dit bien que seul le don de sa vie symbolisé dans ce geste peut sauver l’homme. Mais Pierre ne le comprendra que plus tard, après la Résurrection. « Si je ne te lave pas, tu n’auras point part avec moi. » fait allusion au baptême. Le geste de Jésus appelle aussi les disciples à imiter leur maître dans son amour et l’humble service des frères.

François Brossier

 

 

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Pas à pas, nous revivons les gestes de Jésus.

4 Avril 2017, 14:02pm

Publié par Myriam

Pas à pas, nous revivons les gestes de Jésus.

« Avant la fête de la Pâque, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin. »

(Evangile selon saint Jean, chapitre 13, verset 1)

C’est d’abord le geste magnifique du lavement des pieds. Le Maître se fait le serviteur et nous choisit pour être ses amis !

« Il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. »

(Evangile selon saint Jean, chapitre 13, verset 5)

« Je ne vous appelle plus serviteurs, mais je vous appelle amis. »

(Evangile selon saint Jean, chapitre 15, verset 15)

Quand le prêtre renouvelle symboliquement ce geste tout simple au cours de cette messe solennelle, on ressent un sentiment de gratitude immense ; un désir s’éveille en nous : oui, devant cet amour inouï de Jésus se manifestant de façon concrète, j’aspire moi aussi à me laisser envahir par l’amour et à le répandre autour de moi…

Et c’est bien ce à quoi nous appelle la suite de la célébration :

« Puis, prenant du pain, il rendit grâce, le rompit et le leur donna, en disant :

« Ceci est mon Corps donné pour vous ; faites cela en mémoire de moi. »

Il fit de même pour la coupe après le repas, disant :

« Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, versé pour vous. »

(Evangile selon saint Luc, chapitre 22, verset 19)

Jésus répand son Amour Sauveur à flots sur le monde. Il le verse pour la multitude, pour tout homme. Il donne sa vie, Il la livre…

C’est un appel pressant qu’il nous lance : te laisseras-tu prendre par ce fleuve, accepteras-tu d’être vulnérable à ma tendresse ?

En communiant, c’est cet amour que nous accueillons, et c’est notre assentiment que nous lui donnons. Le Corps du Christ !

Amen !

Mais déjà Jésus poursuit sa route et l’assemblée en procession suit le prêtre. Il dépose les hosties consacrées, le Corps du Seigneur, dans le "reposoir" soigneusement orné.

C’est l’heure de Gethsémani ; Jésus est avec ses disciples sur le Mont des Oliviers, sa Passion approche car son amour reste incompris. « Jésus sera en agonie jusqu'à la fin du monde », rappelle Pascal, « il ne faut pas dormir pendant ce temps-là ».

Que te dire en cette heure, Seigneur Jésus ?

 

Rester près de toi en ce moment, unique de ta vie, où tu cherches le réconfort de tes amis, sans le trouver, car leurs yeux sont « appesantis de tristesse »...

Tu m’as fait le don de ton amitié et tu m’as montré la route à suivre. Cette route, c’est toi même !

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. »

(Evangile selon saint Jean, chapitre 14, verset 6)

Je reprends les Paroles que tu as dites à tes disciples en te rendant au jardin des Oliviers et que tu m’adresses aujourd’hui personnellement. Je veille à tes côtés un long moment…

« Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime ; or celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; et je l'aimerai et je me manifesterai à lui. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 14, verset 21)

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 14, verset 23)

« Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s'il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Je suis la vigne ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi vous ne pouvez rien faire. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 15, versets 4 et 5)

« Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 15, verset 12)

« Nul n'a de plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 15, verset 13)

« J'ai encore beaucoup à vous dire, mais vous ne pouvez pas le porter à présent. Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 16, versets 12-13)

« Vous aussi, maintenant vous voilà tristes ; mais je vous verrai de nouveau et votre coeur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l'enlèvera. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 16, verset 22)

« Voici venir l'heure – et elle est venue – où vous serez dispersés chacun de votre côté et me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul : le Père est avec moi. Je vous ai dit ces choses pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde, vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 16, verset 33)

« Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j'avais auprès de toi, avant que fût le monde. J'ai manifesté ton nom aux hommes que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés et ils ont gardé ta parole. Maintenant ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi ; car les paroles que tu m'as données, je les leur ai données, et ils les ont accueillies et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d'auprès de toi, et ils ont cru que tu m'as envoyé. C'est pour eux que je prie ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés, car ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux. Je ne suis plus dans le monde ; eux sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 17, versets 5-11)

« Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 17, verset 17)

« Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant la fondation du monde. » (Evangile selon saint Jean, chapitre 17, verset 24)

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