Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de la paroisse de Livarot

CELEBRATION PENITENTIELLE DU CAREME

9 Avril 2014, 03:57am

Publié par Myriam

Paroisse St Pierre et St Paul en Val d’Auge

CELEBRATION PENITENTIELLE DU CAREME

 

Accueil - Introduction

" A quelques jours de la fête de Pâques, nous sommes invités à lever les yeux vers la Croix du Christ : elle nous redit jusqu'où nous sommes aimés par Dieu."

Le Prêtre :

"Le Seigneur soit avec vous …"

 

Frères et sœurs, si nous sommes venus ce soir, Pour seulement nous regarder dans une glace, Nous risquons d'être déçus, voire découragés.

Non, nous sommes venus contempler, une fois de plus De quel amour nous sommes aimés. Et c'est sur un visage, que nous allons découvrir l'Amour de Dieu : Le visage de son Fils, Jésus.

Prenons quelques instants de silence pour regarder la Croix.

 

Sur cette Croix est suspendu Celui qui a dit :

"Il n'y a pas de plus grande preuve d'amour

que de donner sa vie pour ceux que l'on aime".

 

"Traçons sur nous le signe de la Croix, le signe de l'Amour :

Au nom du Père …"

 

Prière

"Dieu, toi que nous nommons Père, regarde tes enfants qui viennent à Toi,

conscients de leur misère, et en même temps fiers d'être tant aimés.

Ton Fils nous a révélé ton visage de Père en pardonnant,

Et, en nous demandant de pardonner à notre tour,

Il nous a invités à Te ressembler.

Envoie Ton Esprit, Et ton Eglise nous donnera le signe de la réconciliation

Que nous sommes venus te demander,

A Toi, qui vis et règnes pour les siècles des siècles".

 

Evangile : Mt 6, 7-15

"Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens :

ils s'imaginent qu'en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter.

N'allez pas faire comme eux; Car votre Père sait bien ce qu'il vous faut, Avant que vous lui demandiez. Vous donc, priez ainsi :

 

 

Notre Père, qui es dans les cieux,

Que Ton nom soit sanctifié,

Que Ton règne arrive,

Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien.

Remets-nous nos dettes,

Comme nous même avons remis à nos débiteurs.

Et ne nous soumets pas à la tentation,

Mais délivre-nous du Mauvais.

Oui, si vous pardonnez aux hommes leurs manquements,

Votre Père céleste vous pardonnera aussi;

Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,

Votre Père non plus ne vous pardonnera pas vos manquements".

 

L'homélie se conclut avec une "introduction" à l'examen de conscience

Echange entre le prêtre et le lecteur(trice)

 

Que ton nom soit sanctifié

  • Est-ce que je crois en ce Dieu, qui est le Père Créateur, le Fils Sauveur, et le Saint Esprit qui me sanctifie ?
  • Ai-je confiance en l’amour miséricordieux de Dieu envers moi ?
  • Est-ce que j’aime Dieu, et a-t-il une vraie place dans ma vie ?
  • Est-ce que je sais adorer, et  remercier mon Dieu ?
  • Est-ce que je cherche à m’approcher de Lui et à Le connaître ?
  •  
  • Refrain : "DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PERE"

Que ta volonté soit faite

  • Qu’est-ce que je fais pour CONNAÎTRE la volonté de Dieu ?

De QUI dois-je m’efforcer de la recevoir ?

Quels sont les efforts que je fais pour accepter de la recevoir, dans ma vie ?

Est-ce que je m’efforce de la lire, aussi bien dans les textes, que dans les signes que Dieu m’envoie au jour le jour ?

  • Qu’est-ce que je fais pour mieux COMPRENDRE la volonté de Dieu ?

 

Quel temps est-ce que je me donne, dans ma vie, pour en approfondir le sens, et les conséquences ?

  • Qu’est-ce que je fais pour que la volonté de Dieu SE REALISE, sur terre comme au ciel ?

Comment est-ce que je mets mes actes et ma vie en conformité avec ce que je crois être la volonté de Dieu ?

Quels sont les domaines dans lesquels je dois essayer de me changer ?

En quoi puis-je, aussi, aider mes frères à réaliser le projet de Dieu ?

 

Refrain : "DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PERE"

 

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour …

  • Est-ce que je sais partager ce « pain », mes richesses matérielles, mes dons, tout ce que je possède en moi, avec ceux qui m’entourent ou avec ceux qui en ont le plus besoin ?
  • Ai-je le souci de rencontrer les pauvres, ceux qui ne peuvent rien me donner en échange ?

Est-ce que mon regard respecte leur dignité ?

 

  • Mes mains ne sont-elles pas crispées sur ce que je possède ?
  • Est-ce que je sais aussi accueillir le « Pain de vie » comme une nourriture spirituelle indispensable ?

 

Refrain : "DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PERE"

Remets nous nos dettes comme nous les remettons à ceux qui nous doivent…

  • Est-ce que je crois que Dieu veut me pardonner si je décide de changer ma vie ?
  • Est-ce que je sais reconnaître ma faute devant Dieu, moi-même, et les autres ?
  • Suis-je le juge de mon prochain ?
  • Sais-je pardonner aux autres les fautes commises ?
  • Est-ce que je prends l’initiative pour me réconcilier avec les autres ?

 

Refrain : "DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PERE"

Ne nous soumets pas à la tentation

  • Est-ce que j’évite les occasions qui me conduisent à faire le mal ?
  • Est-ce que je me mens à moi-même ?

  • Est-ce que je prends soin de mon corps et de ma santé en évitant les excès de toutes sortes, et en lui accordant le repos suffisant ?
  • Est-ce que je suscite la tentation chez les autres, par mes comportements,
  •  mes paroles ?
  • Ai-je d’autres dieux que Dieu, des idoles ?

 

 

Refrain : "DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PERE"

 

Délivre-nous du mal

  • Est-ce que je sais faire confiance au Seigneur et lui confier les difficultés de ma vie ?
  • Est-ce que je ne désespère pas lorsque mes prières n’aboutissent pas comme je le souhaite ?
  • Est-ce que je me réjouis du malheur des autres ?

 

  • Quelle est ma contribution à la paix autour de moi ? Quelle attitude ai-je, lorsque je suis en proie à un conflit de personnes ?
  • Est-ce que je fais du mal à mes frères par la calomnie, mon hypocrisie …? Est-ce que j’approuve le mensonge par mon silence ?

 

Refrain : "DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PERE"

Démarche pénitentielle

Absolution

 

"LUMIERE DES HOMMES" G 128-2

R/ : Lumière des hommes, nous marchons vers toi,

Fils de Dieu ! tu nous sauveras.

Ceux qui te cherchent, Seigneur, tu les conduis vers la lumière,

Toi, la route des égarés.( R/ :)

Ceux qui te trouvent, Seigneur, tu leur promets vie éternelle,

Toi, la pâque des baptisés. (R/ :)

 

Notre Père

Bénédiction et envoi

 

Voir les commentaires

LA SEMAINE SAINTE

7 Avril 2014, 04:46am

Publié par Myriam

La Semaine sainte commence une semaine avant Pâques, lors du "Dimanche des Rameaux", marquant l'arrivée de Jésus à Jérusalem, acclamé par la foule.

Le Jeudi saint célèbre le dernier repas pris par Jésus avec ses disciples. Lors de ce dernier repas, la Cène, Jésus bénit le pain et le vin, avant de se faire arrêter.

Le Vendredi saint commémore le jour de la crucifixion, selon les historiens, autour de l'an 30 de notre ère. Ce jour-là, des chrétiens du monde entier jeûnent et suivent le chemin de croix. En Alsace et en Moselle, il s'agit d'un jour férié.

Le Dimanche de Pâques est celui de la résurrection. Trois jours après la mort de Jésus, deux femmes, parmi lesquelles Marie-Madeleine, se rendent sur le tombeau du Christ, qu'elles découvrent vide, avant de voir apparaître Jésus qui leur demande d'annoncer sa résurrection. Ce dimanche est un jour de fête, durant lequel tous les interdits du Carême sont levés.

Commence alors la semaine de Pâques : Jésus se fait reconnaître par ses disciples, avant de remonter aux cieux, 40 jours après, lors de l'Ascension.

Le lundi de Pâques est un jour férié en France et dans de nombreux pays mais il n'a aucune signification religieuse.                               

      

                           La Cène et l'eucharistie. 

                                             Dans les évangiles, lors de son dernier repas, Jésus   bénit le pain et le vin,   qu'il présente comme son "corps"                                            et son "sang".

Il demande alors à ses disciples de perpétuer ce rite en sa mémoire, ce dernier permettant    la rémission des pêchés. Pour les chrétiens, l'eucharistie est

    la commémoration de ce repas, mais aussi celle du sacrifice de Jésus,

                               qui rachète ainsi le péché originel des hommes. Les catholiques croient en la

présence réelle de Jésus dans le pain azyme et le vin bénis lors de la messe.

C'est le mystère de la "transsubstantiation". A l'inverse, Les protestants ne

voient dans l'eucharistie qu'un rite symbolique.

Le coupe de vin et le pain azyme.

 L'influence des traditions juives sur l'eucharistie est manifeste : le soir de la Pâque, les juifs célèbrent en effet le "Sédèr", le repas pascal. Sur la table, figurent 7 mets symboliques, parmi lesquels des herbes amères pour rappeler les souffrances du peuple hébreu avant sa libération, mais aussi du pain azyme. Ce pain sans levain est consommé en mémoire de la fuite d'Egypte durant laquelle les Hébreux n'eurent pas le temps de faire lever le pain. Pendant 7 jours avant et après la Pâque, le pain levé est proscrit et remplacé par des "matzoth", galettes de pain azyme. Sur la table du Sédèr est également placée une coupe de vin réservée au Prophète Elie, dont le retour est attendu. 

LA SEMAINE SAINTE

Voir les commentaires

Publié depuis Overblog

7 Avril 2014, 04:39am

Publié par Myriam

Mardi 15 avril Messe Chrismale à 19h Eglise St Gille à Caen

Qu’est-ce que une messe Chrismale ?

 

Chaque année, dans tous les diocèses du monde, prêtres, diacres et fidèles se réunissent pour célébrer la Messe Chrismale. Elle se célèbre normalement au matin du Jeudi Saint mais peut être anticipée. C’est au Mardi de la Semaine Sainte que cette célébration s’est fixée depuis longtemps dans notre diocèse.

Pourquoi « Chrismale » ?

La Messe Chrismale reçoit cette appellation parce que c’est au cours de cette célébration que le Saint Chrême est consacré. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Avec le Saint Chrême qui est l’objet d’une consécration spéciale, deux autres huiles sont bénites : l’Huile des Catéchumènes qui sert dans les célébrations préparatoires au baptême surtout pour les adultes ou les enfants déjà grands ; et l’Huile des Malades qui sert dans la célébration du Sacrement des malades.

Prêtres, diacres et fidèles sont invités largement à cette célébration qui manifeste l’unité de toute la communauté diocésaine autour de son évêque.

La symbolique de l’Onction

Le mot grec chrisma signifie onction. Chrisma a donné : Christ, et aussi : Chrétien. L’onction s’appuie sur le symbolisme de l’huile. Celui qui est oint comme le roi puis le prêtre en Israël, est pénétré par la puissance divine. Cette huile est aussi parfumée. Le parfum indique la présence de quelqu’un qu’on ne voit ni n’entend : " Nous sommes la bonne odeur du Christ " écrit St Paul (2 Cor 2,15). L’huile est par elle-même chargée de divers symboles : nourriture, éclairage, remède, fortifiant, parfum... Le geste de l’onction est très ancien. Dans l’Ancien Testament on le voit pratiqué aussi bien de manière profane (joie, honneur, hospitalité) que comme rite de consécration à Dieu. C’était le cas pour l’autel, pour les rois, pour les prêtres et spécialement le Grand prêtre.

La liturgie chrétienne est restée fidèle au rite consécratoire de l’onction tout en accueillant et déployant la signification que cette onction contenait déjà dans l’Ancien Testament et que le Christ Jésus révèle en plénitude dans le Nouveau Testament : « l’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction… » cette parole de l’Écriture, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. (Lc. IV, 16-20. Evangile de la Messe Chrismale).

Ainsi sur les « frères que cette onction va imprégner », vont être répandus largement les dons du Saint-Esprit. (Cf. prière de consécration du Saint Chrême). L’onction avec le Saint Chrême est le signe principal du sacrement de la confirmation. Elle est aussi un signe secondaire dans d’autres sacrements : baptême, ordinations. Il faut se souvenir aussi que l’onction est aussi un geste de consécration à Dieu ou de bénédiction : églises, autels...

 

Voir les commentaires

LA FÊTE DES RAMEAUX

7 Avril 2014, 04:38am

Publié par Myriam

                      LA FÊTE DES RAMEAUX              La fête des Rameaux

 

La Fête des Rameaux, dans la liturgie chrétienne, commémore, le dimanche avant Pâques,

l' entrée triomphale que fit Jésus dans Jérusalem peu de temps avant la Pâque juive.

« Le lendemain, la foule des gens venus pour la fête apprit que Jésus se rendait à Jérusalem.

Ils prirent des rameaux de palmiers et sortirent à sa rencontre en criant: "Hosanna! Béni soit

celui qui vient au nom du Seigneur! » (Jean 12, 11-19):

D'autres détails nous sont donnés par les Évangiles: Jésus est monté sur une ânesse suivie de

son ânon, les gens, non contents de joncher le sol de palmes, étendent leurs manteaux sur le

trajet.

l'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, et d'autre part sa passion et sa mort sur la croix. Ce

dimanche des rameaux, dont le nom liturgique est "Dimanche des rameaux et de la passion"

est le début de la "Semaine sainte". En y participant, nous aurons conscience d'entrer dans la

grande semaine qui est tendu vers la résurrection du Seigneur.

Que nous dit l' évangile sur l'entrée de Jésus à Jérusalem ?

 

LA FÊTE DES RAMEAUX

L'Évangile (Mt 21,1 - 9, Mc11,1 - 10, Lc19,28 - 40) raconte qu'à proximité de la fête de la

Paques juive, Jésus décide de faire une entrée solennelle à Jérusalem ou il va faire une

manifestation spectaculaire de sa mission en chassant les vendeurs du temple. Jésus organise

son entrée en envoyant deux disciples chercher un âne. Il entre à Jérusalem sur une monture

pour se manifester publiquement comme le messie que les juifs attendaient. C'est une

monture modeste comme l'avait annoncé le prophète pour montrer le caractère humble et

pacifique de son règne.

Une foule nombreuse venue à Jérusalem pour la fête l'accueille en déposant des vêtements sur

son chemin et en agitant des branches coupé aux arbres. Elle l'acclame en criant "Hosanna au

fils de David" et Jésus se laisse acclamé comme le messie.

LA FÊTE DES RAMEAUX

Voir les commentaires

En Route Vers PÂQUES

7 Avril 2014, 03:39am

Publié par Myriam

AVRIL, LE CHEMIN DU DISCIPLE


La date de Pâques est tardive cette année. Avril nous place ainsi, avec Jésus, sur le chemin de sa Passion. Il "monte" à Jérusalem et parle avec ses disciples de l’essentiel, du don qu’il fait de sa vie.

Mais les disciples peinent à comprendre et se refusent à entendre même, ce qu’il leur dit : le Fils de l’homme doit souffrir et mourir, et le troisième jour ressusciter d’entre les morts. Il leur semble qu’il parle une langue étrangère. Ils sont ailleurs, échangeant entre eux pour savoir qui est le plus grand. Distance abyssale entre eux et Jésus sur le chemin de sa Passion !

Tel est le mystère du Fils de Dieu quand il emprunte les chemins creux et parfois très rudes des hommes, tandis qu’eux rêvent seulement de grandeur ! Jésus entrera à Jérusalem, monté sur un ânon et acclamé par les petits et les pauvres. Par les pécheurs aussi, qui espèrent tout de lui, comprenant qu’il ouvre pour eux les chemins du pardon. 

C’est ce long chemin d’abandon ou de don total que nous nous apprêtons à vivre dans quelques jours, le geste de Jésus rompant le pain et partageant la coupe en signe du don de sa vie. Il lave alors aussi les pieds de ses disciples, à ras de terre, dans le geste de l’esclave. Il s’est dépouillé pour cela de son vêtement, annonce déjà le dépouillement de la croix.

Le samedi saint, dans le silence total de la terre, ce sera le temps du mystère, le temps de la foi, avant que ne s’élève dans la nuit le feu nouveau et que ne jaillisse, peu à peu avec force, l’Exultet, le chant de la joie de l’Eglise et de toute la création fêtant la résurrection du Christ.

Ce mois d’avril est riche de ce chemin immense. Celui de la foi. Le temps du disciple.

P. Jacques Nieuviarts, conseiller éditorial de Prions en Église

 

LA JOIE DU PREMIER MATIN DE PÂQUES


Depuis quelques années pour Pâques, une célébration œcuménique offre aux chrétiens d’Île-de-France – dont je suis – un « plus » qui colore tout le temps du Carême.

Les responsables du diocèse de Nanterre les invitent à se réunir le matin de Pâques à l’aube (7h30) sur le parvis de la Défense pour acclamer le Christ ressuscité ! Une célébration qui se prépare longtemps à l’avance, et qui se prépare aussi dans les cœurs !

Au petit matin, la ligne du RER A est animée ; des groupes s’interpellent ; sur les visages une sorte de fébrilité joyeuse : les yeux sont un peu gonflés, la nuit a été courte, mais les sourires sont joyeux, on s’accueille mutuellement...

Sur le parvis, la foule est dense ; même par temps de pluie ou par un vent frisquet, 4000, 5000 personnes se pressent. L’atmosphère se fait recueillie, pendant la brève célébration qui donne la parole aux diverses confessions chrétiennes.

Les chants montent, puis avec le soleil levant, le cri joyeux, repris de la salutation orthodoxe : « Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! » D’être ainsi, à l’aube, rassemblés devant le jour qui se lève sur la grande ville, nous revivons la joie du premier matin de Pâques.

Cette année, chose rare, la Pâque orthodoxe coïncide avec celle des catholiques et des protestants. C’est une occasion unique de dire l’unité de notre foi et de nos cœurs ; loin des querelles d’autorité ou des discussions théologiques, loin des tensions créées par des sensibilités différentes, c’est le Christ ressuscité qui nous rassemble et nous envoie dire à tous la victoire de la vie sur la mort, la victoire de notre Dieu, victoire d’un amour humble et accueillant.

Je suis profondément heureuse de pouvoir participer à cette célébration ; elle donne à la marche vers Pâques un goût d’amitié plus fort et un regard plus large sur le monde où nous vivons.

Roselyne Dupont-Roc, bibliste

Voir les commentaires

origine des Rameaux

31 Mars 2014, 07:36am

Publié par Myriam

Origine des Rameaux

Le dimanche des Rameaux est le dimanche qui précède la Pâques et qui débute la semaine sainte1. Il commémore l'entrée triomphale que fit Jésus à Jérusalem six jours avant la Pâques Juive, soit quatre jours avant son arrestation et le début de la passion du Christ. Elle a donc lieu vers la fin du carême et se veut une reconstitution d'un événement précis, dans le but de faire revivre au fidèle les temps forts des évangiles.

En effet, ceux-ci rapportent que lors de son arrivée à Jérusalem, le Christ fit son entrée assis sur un âne et que « La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin ; d'autres coupèrent des branches d'arbres, et en jonchèrent la route. Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient : Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! »2

Le terme de Rameaux vient du fait que traditionnellement, les fidèles utilisent des branches coupées aux arbres afin de les faire bénir lors de la cette fête. La nature de l'arbre utilisé dépend évidemment des régions du monde où cette fête est célébrée, la tradition évangélique parlant de branche de palmes, cet arbre étant particulièrement répandu à l'époque. Le déroulement de la procession va aussi varier selon les contextes locaux3. Celle-ci pouvant d'avérer plus ou moins longue, pouvant ainsi relier deux églises entre elles, ou bien débuter plus simplement à proximité de l'église où aura lieu la messe.

Une fois la procession terminée commence la « Messe de la passion »4, durant laquelle les rameaux seront bénis. À l'issue de la messe, les fidèles peuvent ramener les rameaux chez eux, et les conserver jusque l'année suivante afin de les utiliser pour le mercredi des Cendres.

On notera que le terme « Hosanna », qu'utilise la foule pour saluer l'entrée du Christ fait ici son apparition dans les évangiles. Il signifie en hébreux « Sauve-nous maintenant » ou « Sauve, nous t'en prions »5 et sera fréquemment utilisé dans la liturgie catholique, manifestant ainsi que la foi a pour finalité le salut des âmes.

La fête des Rameaux inaugure donc la semaine sainte et la dernière semaine du carême. Elle constitue un des temps forts de la vie religieuse, car elle permet aux fidèles de revivre les derniers moments de la vie du Christ, de son entrée triomphale à Jérusalem jusqu'à la Crucifixion.

Bénédiction des rameaux

La procession des rameaux est rapportée tout d'abord par Ethérie6 vers la fin du 5e siècle comme un rite hiérosolymitain (de Jérusalem). En Occident, les rameaux étaient seulement tenus en main lors de la lecture de l'évangile, tandis qu'en Gaule, une bénédiction spéciale était donnée aux fidèles et non aux rameaux. La procession s'ajouta au fil du temps et les rameaux prirent une importance supplémentaire qui amena à leur sanctification par bénédiction sacerdotale7.

Références

  1. La semaine sainte se terminant par la célébration de la Pâque.
  2. Matthieu : 21.8-9. Cet événement est relaté de façon similaire par Marc (11.8-10), Luc (19.36-28) et Jean (12.12-13).

Jeune vendeuse de rue proposant des rameaux, à Maracaibo, au Venezuela.

  • Dans le Sud de l'Europe et au Québec, on utilise encore des rameaux de palmier, de même que dans certains pays d'Afrique subsaharienne notamment la Côte d'Ivoire
  • En France, généralement du buis, parfois du laurier, en Provence de l'olivier. À Limoges, les rameaux sont décorés de meringues, destinées à faire patienter les petits enfants pendant la messe, plus longue qu'à l'habitude.
  • En Espagne, outre le palmier, on utilise des branchettes d'olivier
  • En Belgique, du buis
  • En Alsace et en Allemagne, du buis mélangé de Katzenpfötchen, i.e. de tiges de bois portant des chatons (petites sphères duveteuses), souvent du saule
  • Aux Antilles, des feuilles de cycas revoluta, appelées "petit rameau"
  • En Grande-Bretagne, du saule marsault
  • Aux Pays-Bas, du buis. Les enfants en confectionnent aussi une croix des rameaux.
  • En Pologne, des branchettes de buis
  • En Russie, des branchettes de saule
  • En Turquie et au Moyen-Orient, des branches d'olivier
  • En Arménie, des couronnes sont faites de branchettes de saule pleureur
  • Dans d'autres pays sont utilisés de l'if ou du sapin.
  • En Corse on utilise encore des palmes tressées. Ces feuilles de palmes sont de couleur jaune très clair, car pendant plusieurs mois avant la fête des Rameaux on attache en faisceau le cœur des branches sommitales du palmier, de façon que ces branches, protégées du soleil, ne deviennent pas vertes en synthétisant de la chlorophylle. Cette couleur très claire est le symbole de la pureté, car, à l'entrée de Jésus à Jérusalem, le sol jonché de palmes ne devait pas être impur sous les sabots de l'âne qui portait le Christ. À propos de l'âne, il porte souvent sur son échine une croix sombre formée par sa petite crinière et un ligne de poils courts perpendiculaires à cette crinière. On dit en Corse que l'âne a cette croix depuis qu'il a été sanctifié en servant de monture au futur crucifié. En plus des rameaux de palmes, on porte aussi en Corse des rameaux d'olivier, signe de paix et d'abondance.

Aussi, avec un seul brin de palme on peut faire: une petite croix, appelée "crucetta", ou des petits clochers appelés "campanile". On peut aussi faire avec 4, 6, 8, 10, voire 12 brins de palmes des étoiles appelés "stelluretta" qui seront fixées à tous les crucifix. On les place ensuite dans les maisons ou encore aux rétroviseurs des voitures.

En règle générale, les rameaux sont conservés durant toute l'année après leur bénédiction le dimanche des rameaux et sont ramenés le Mercredi des cendres du carême suivant (pour justement être transformés en cendres imposées durant la messe sur le front des fidèles).

origine des Rameaux

Voir les commentaires

Messe des Rameaux LECTURE

31 Mars 2014, 07:25am

Publié par Myriam

6èmedimanche de Carême A : Rameaux - 13 avril 2014

1ère lecture : Is 50, 4-7
Dieu mon Seigneur m'a donné le langage d'un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus. La Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille pour que j'écoute comme celui qui se laisse instruire. Le Seigneur Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats. Le Seigneur Dieu vient à mon secours ; c'est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

Commentaire :
Ce texte prophétique fait partie d’un ensemble de textes composés pendant l’Exil à Babylone par un prophète anonyme et dont les écrits ont été rassemblés sous le « patronage » du prophète Isaïe. Plusieurs textes dont celui-ci décrivent un « serviteur souffrant » qui subit de nombreux outrages mais en fait une offrande à Dieu pour ses frères. À l’origine, il est possible que ce serviteur souffrant désigne symboliquement le petit reste d’Israël en Exil à Babylone. Mais un certain nombre de traits semblent désigner une personne concrète, voire le prophète lui-même.
Le prophète a su accueillir la Parole de Dieu et l’a transmise fidèlement. Sa fidélité à la Parole de Dieu lui a donné d’être persécuté. Mais sa confiance en Dieu reste inébranlable.
Jésus dans sa Passion accomplit pleinement cette expérience prophétique. Les outrages qu’il a subis n’ont en rien entamés sa c
onfiance en Dieu son Père.

2ème lecture : Ph 2,6-11
Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu’au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père.

Commentaire :
Alors qu’Adam voulait être comme Dieu et s’est retrouvé dans la nudité de sa fragilité humaine, Jésus, lui, n’a pas revendiqué son droit d’être traité à l’égal de Dieu. Bien plus, en s’abaissant sur la croix, il a reçu de Dieu son Père le nom au dessus de tout nom et la Seigneurie sur tout l’univers.
« Jésus Christ Seigneur » dit toute la foi chrétienne : nous croyons que Jésus, ce Galiléen de Nazareth est le fils de David attendu, le Christ et que dans son humanité même il est le Seigneur des
Seigneurs

Evangile : La Passion selon St Matthieu
L'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : 'Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.'» Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l'un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C'est toi qui l'as dit ! » Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, mangez : ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où je boirai un vin nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Pierre lui dit : « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. » Jésus reprit : « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. » Pierre lui dit : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous les disciples en dirent autant. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Restez ici, pendant que je m'en vais là-bas pour prier. » Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez avec moi. » Il s'écarta un peu et tomba la face contre terre, en faisant cette prière : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. » Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l'esprit est ardent, mais la chair est faible. » Il retourna prier une deuxième fois : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » Revenu près des disciples, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Il les laissa et retourna prier pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer ! La voici toute proche, l'heure où le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs ! Levez-vous ! Allons ! Le voici tout proche, celui qui me livre. » Jésus parlait encore, lorsque Judas, l'un des Douze, arriva, avec une grande foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres et les anciens du peuple. Le traître leur avait donné un signe : « Celui que j'embrasserai, c'est lui : arrêtez-le. » Aussitôt, s'approchant de Jésus, il lui dit : « Salut, Rabbi ! », et il l'embrassa. Jésus lui dit : « Mon ami, fais ta besogne. » Alors ils s'avancèrent, mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent. Un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l'oreille. Jésus lui dit : « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l'épée périront par l'épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père, qui mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d'anges ? Mais alors, comment s'accompliraient les Écritures ? D'après elles, c'est ainsi que tout doit se passer. » À ce moment-là, Jésus dit aux foules : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus m'arrêter avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j'étais assis dans le Temple où j'enseignais, et vous ne m'avez pas arrêté. Mais tout cela est arrivé pour que s'accomplissent les écrits des prophètes. » Alors les disciples l'abandonnèrent tous et s'enfuirent.
Ceux qui avaient arrêté Jésus l'amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s'étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait de loin, jusqu'au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s'assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les chefs des prêtres et tout le grand conseil cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire condamner à mort. Ils n'en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s'étaient présentés. Finalement il s'en présenta deux, qui déclarèrent : « Cet homme a dit : 'Je peux détruire le Temple de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.' » Alors le grand prêtre se leva et lui dit : « Tu ne réponds rien à tous ces témoignages portés contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : « Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Messie, le Fils de Dieu. » Jésus lui répond : « C'est toi qui l'as dit ; mais en tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d'entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? » Ils répondirent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage et le rouèrent de coups ; d'autres le giflèrent en disant : « Fais-nous le prophète, Messie ! qui est-ce qui t'a frappé ? » Quant à Pierre, il était assis dehors dans la cour. Une servante s'approcha de lui : « Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen ! » Mais il nia devant tout le monde : « Je ne sais pas ce que tu veux dire. » Comme il se retirait vers le portail, une autre le vit et dit aux gens qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus de Nazareth. » De nouveau, Pierre le nia : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » Peu après, ceux qui se tenaient là s'approchèrent de Pierre : « Sûrement, toi aussi, tu fais partie de ces gens-là ; d'ailleurs ton accent te trahit. » Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme. » Aussitôt un coq chanta. Et Pierre se rappela ce que Jésus lui avait dit : « Avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. » Il sortit et pleura amèrement.
Le matin venu, tous les chefs des prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire condamner à mort. Après l'avoir ligoté, ils l'emmenèrent pour le livrer à Pilate, le gouverneur. Alors Judas, le traître, fut pris de remords en le voyant condamné ; il rapporta les trente pièces d'argent aux chefs des prêtres et aux anciens. Il leur dit : « J'ai péché en livrant à la mort un innocent. » Ils répliquèrent : « Qu'est-ce que cela nous fait ? Cela te regarde ! » Jetant alors les pièces d'argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les chefs des prêtres ramassèrent l'argent et se dirent : « Il n'est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c'est le prix du sang. » Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le Champ-du-Potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ a été appelé jusqu'à ce jour le Champ-du-Sang. Alors s'est accomplie la parole transmise par le prophète Jérémie : Ils prirent les trente pièces d'argent, le prix de celui qui fut mis à prix par les enfants d'Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait ordonné.
On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l'interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus déclara : « C'est toi qui le dis. » Mais, tandis que les chefs des prêtres et les anciens l'accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : « Tu n'entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur était très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. La foule s'étant donc rassemblée, Pilate leur dit : « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus qu'on appelle le Messie ? » Il savait en effet que c'était par jalousie qu'on l'avait livré. Tandis qu'il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : « Ne te mêle pas de l'affaire de ce juste, car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » Les chefs des prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » Ils répondirent : « Barabbas ! » Il reprit : « Que ferai-je donc de Jésus, celui qu'on appelle le Messie ? » Ils répondirent tous : « Qu'on le crucifie ! » Il poursuivit : « Quel mal a-t-il donc fait ? » Ils criaient encore plus fort : « Qu'on le crucifie ! » Pilate vit que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le désordre ; alors il prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, en disant : « Je ne suis pas responsable du sang de cet homme : cela vous regarde ! » Tout le peuple répondit : « Son sang, qu'il soit sur nous et sur nos enfants ! » Il leur relâcha donc Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et le leur livra pour qu'il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans le prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d'un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s'agenouillaient en lui disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et, crachant sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix. Arrivés à l'endroit appelé Golgotha, c'est-à-dire : Lieu-du-Crâne, ou Calvaire, ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l'avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête on inscrivit le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » En même temps, on crucifie avec lui deux bandits, l'un à droite et l'autre à gauche. Les passants l'injuriaient en hochant la tête : « Toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » De même, les chefs des prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : « Il en a sauvé d'autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! C'est le roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu ; que Dieu le délivre maintenant s'il l'aime ! Car il a dit : 'Je suis Fils de Dieu.' » Les bandits crucifiés avec lui l'insultaient de la même manière.
À partir de midi, l'obscurité se fit sur toute la terre jusqu'à trois heures. Vers trois heures, Jésus cria d'une voix forte : « Éli, Éli, lama sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l'entendant : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » Aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d'un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres dirent : « Attends ! nous verrons bien si Élie va venir le sauver. » Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit. Et voici que le rideau du Temple se déchira en deux, du haut en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s'ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de tous ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d'une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu ! » Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient à distance : elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Le soir venu, arriva un homme riche, originaire d'Arimathie, qui s'appelait Joseph, et qui était devenu lui aussi disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le lui remettre. Prenant le corps, Joseph l'enveloppa dans un linceul neuf, et le déposa dans le tombeau qu'il venait de se faire tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla. Cependant Marie Madeleine et l'autre Marie étaient là, assises en face du tombeau. Quand la journée des préparatifs de la fête fut achevée, les chefs des prêtres et les pharisiens s'assemblèrent chez Pilate, en disant : « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : 'Trois jours après, je ressusciterai.' Donne donc l'ordre que le tombeau soit étroitement surveillé jusqu'au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : 'Il est ressuscité d'entre les morts.' Cette dernière imposture serait pire que la première. » Pilate leur déclara : « Je vous donne une garde ; allez, organisez la surveillance comme vous l'entendez. » Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du to
mbeau en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.

Commentaire :
Le récit de la passion de Jésus dans l’évangile de Matthieu n’est pas un simple compte rendu de ces tristes événements. Ce que nous livre l’évangéliste, c’est la méditation de l’Église primitive sur le sens de la mort de Jésus. Cette méditation passe essentiellement par la lecture des Écritures anciennes (l’Ancien Testament) comme le montre l’évangéliste lorsqu’il souligne la parole de Jésus au foules au moment de l’arrestation à Gethsémani : À ce moment-là, Jésus dit aux foules : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus m'arrêter avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j'étais assis dans le Temple où j'enseignais, et vous ne m'avez pas arrêté. Mais tout cela est arrivé pour que s'accomplissent les Écrits des prophètes. » Alors les disciples l'abandonnèrent tous et s'enfuirent (Mt 26,55-56). Les premiers chrétiens ont en effet conscience qu’il existe une cohérence entre le dessein de Dieu tel qu’il est présenté dans l’A.T. et les événements déconcertants qui voient la mort de Jésus en croix. Jésus est par excellence le Serviteur de Dieu qui prend sur lui le péché des hommes dont parlait Isaïe au chapitre 53 mais également les Psaumes 22, 2.8.9.19.22 ou 31,6 ou 69,22.
Rappelons que « accomplir » veut dire « porter à sa perfection » : Jésus, par sa mort et sa résurrection, porte à leur perfection les promesses de salut qui jalonnent
la Bible.
François Brossier

Voir les commentaires

Diaporama de Notre Pape

8 Mars 2014, 07:19am

Publié par Myriam

Le Pape François consolateur. cliquer sur la trombonne

Diaporama de Notre Pape

Voir les commentaires

RENCONTRE OECUMENIQUE

27 Janvier 2014, 10:06am

Publié par Myriam

RENCONTRE OECUMENIQUE AU CENTRE PARROISSIAL DE LIVAROT SUJET

LE TABLEAU DAN L'EGLISE QUI REPRESENTE ST PIERRE ET ST PAUL ECHANGENT LA CLEF ET LA BIBLE 

 

RENCONTRE OECUMENIQUE

d'abord en grand groupe

 

RENCONTRE OECUMENIQUE

 

puis en petit groupe suivi d'un gouter et du verre de l'amitie

RENCONTRE OECUMENIQUE
RENCONTRE OECUMENIQUE

Voir les commentaires

Messe aminée par les jeunes

27 Janvier 2014, 09:28am

Publié par Myriam

le groupe de Tibériade avec les enfants du catéchisme
le groupe de Tibériade avec les enfants du catéchisme
le groupe de Tibériade avec les enfants du catéchisme

le groupe de Tibériade avec les enfants du catéchisme

le groupe de Tibériade avec les enfants du catéchisme

 

les jeunes du groupe TIBERIADE ont animés la messe des familles de Livarot

 

le groupe de Tibériade avec les enfants du catéchisme

le groupe de Tibériade avec les enfants du catéchisme

le Dimanche suivant c'était la messe de St Germain de Livet qui était aminée par le groupe ALLIANCE

 

 

 

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>