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Le blog de la paroisse de Livarot

Lecture du dimanche 29 mai 2016

14 Mai 2016, 06:13am

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 29 mai 2016

Fête du Corps et du Sang du Christ - C - 29 mai 2016

Messe à :   10h Livarot

St Germain de Livet 11h30

1ère lecture : Gn 14,18-20

En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin

 : il était prêtre du Dieu très-haut. Il bénit Abram en disant :

 « Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ;

 et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. »

 Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.

Commentaires :

Dans les récits sur Abraham, le personnage de Melchisédek est, comme tous les souverains orientaux, à la fois roi et prêtre. Salem évoque sans doute Jérusalem. En offrant le pain et le vin, il accomplit sa fonction sacerdotale. Et le fait qu’Abraham lui offre le dixième de tout ce qu’il a, montre que celui-ci reconnaît l’importance du sacerdoce. Dans la lettre aux Hébreux (He 7), l’auteur a vu en Melchisédek la figure annonciatrice de Jésus, seul grand prêtre qui conduit à Dieu son père. Comme l’origine de Melchisédek est inconnue et n’a rien à voir avec le sacerdoce d’Aaron, les chrétiens y voient une préfiguration de Jésus Christ, lui qui n’est pas de la tribu de Lévi. L’offrande du pain et du vin dans l’Eucharistie rappelle aussi la figure de Melchisédek ; c’est pourquoi l’auteur de la lettre aux Hébreux peut appliquer à Jésus la parole de Dieu dans le Psaume 110,4 : Tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melchisédek.

2ème lecture : 1 Co 11, 23-26

Frères, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

Commentaires :

Ce texte est capital dans la mesure où il nous donne le plus ancien témoignage sur la tradition du repas eucharistique. Faire mémoire de Jésus donnant sa vie, saisir comment l’événement du dernier repas de Jésus s’actualise dans chaque eucharistie, cela ne s’explique pas, cela se raconte. C’est pourquoi, au cœur des prières eucharistiques, il y a toujours ce passage de la louange au récit. On notera aussi comment la dernière phrase tourne les participants au repas du Seigneur vers l’achèvement lors de la venue définitive du Seigneur, comme il est chanté à chaque anamnèse.

Evangile : Lc 9,11-17

En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. » Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.

 

Commentaires :

Le contexte littéraire de ce récit montre que se pose la question de l’identité de Jésus, en particulier avec le questionnement d’Hérode en Lc 9,7-9. La réponse sera donnée par Pierre : « Le Messie de Dieu » (9,20). Entre les deux, il y a le récit du miracle des pains qui dévoile l’identité de Jésus à travers ses actes en référence à l’Ancien Testament.

En arrière plan, il y a en effet le récit du miracle d’Élisée dans le 2ème livre des Rois (4,42-44), qui avait nourri 100 personnes avec 20 pains d’orge. Le parallélisme entre les deux récits est clairement manifesté : les pains – l’ordre de donner à manger – l’objection du serviteur et des disciples – les restes. En même temps, le récit évangélique souligne la supériorité de Jésus par la différence des chiffres. La principale différence réside dans la tonalité eucharistique évoquée par le vocabulaire du récit lucanien : « Jésus prit les pains… levant les yeux, il les bénit, les rompit et les donna ». On notera que le récit n’utilise jamais le mot de « multiplication », sans doute pour éviter de se fixer sur le fait au détriment du sens. Jésus donne les pains aux disciples pour qu’ils les distribuent : ce sont eux qui désormais seront chargés de dispenser la nourriture de Jésus. Il reste 12 paniers, un par apôtre : ainsi le partage des pains ne se limitera pas au temps de Jésus : l’eucharistie prolonge pour tous les lieux et tous les temps le miracle des pains.

François Brossier

 

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Lecture du dimanche 15 mai

7 Mai 2016, 03:43am

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 15 mai

Pentecôte C - 15 mai 2016

Messe 10h à Livarot         Lecture du dimanche 15 mai

 

 

1ère lecture : Ac 2, 1-11

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

 

Commentaire :

Après avoir été une fête agricole, la fête des moissons, la fête juive de Pentecôte était devenue à l’époque de Jésus, la fête de l’Alliance du Sinaï. Le don de l’Esprit donné aux apôtres après la résurrection de Jésus prend, dans ce cadre, une tonalité riche de sens. Au Sinaï (Ex 19), Dieu avait donné ses commandements dans une théophanie grandiose sur la montagne au milieu du feu et du tonnerre. Dans le récit de Pentecôte, nous retrouvons le feu et le bruit. Mais ce n’est plus une Loi inscrite sur la pierre que reçoivent les apôtres, mais l’Esprit saint qui leur permettra de vivre en conformité avec l’enseignement de Jésus Christ.

Le récit de Babel (Gn 11) avait montré comment, en voulant construire une ville et une tour sans Dieu, les hommes s’étaient divisés et ne se comprenaient plus. Avec la venue de l’Esprit, les hommes, même s’ils parlent des langues différentes, peuvent désormais se comprendre et former une grande famille, l’Église du Christ.

 

2ème lecture : «Rm 8, 8-17

Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

Commentaire :

Attention ! Paul n’oppose pas le corps et l’esprit. Le mot chair désigne chez lui l’homme sous l’emprise du péché. On pourrait paraphraser ainsi : quand l’homme se laisse aller à ses instincts les plus bas, il est sous l’emprise de la chair, il est bestial. Sous l’emprise de l’Esprit, l’homme est appelé à la vie que nous a acquise Jésus par sa résurrection d’entre les morts. Bien sûr, cela ne supprime pas la mort physique qui est le lot de tout être vivant. Mais l’Esprit qui habite dans le croyant est déjà semence de vie éternelle.

Quand Paul dit que « nous avons une dette, mais ce n’est pas envers la chair », on attendrait « nous avons une dette envers l’Esprit. » Il ne le dit pas parce que, pour lui, l’Esprit est liberté. Puisque l’Esprit fait de nous des fils adoptifs de Dieu, nous ne sommes pas fils d’esclave mais fils héritiers qui s’adressent à Dieu en disant : « Abba », Père ou papa.

 

Évangile : Jn 14,15-16.23b-26

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

 

Commentaire :

Aimer Jésus, croire en lui, ne peut rester au niveau des paroles. L’aimer s’exprime par la fidélité à ses commandements. Cette fidélité est clairement soulignée : « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole. » Mais le croyant n’est pas laissé à ses propres forces. Il ne restera pas orphelin après le départ de Jésus Celui-ci priera le Père qui enverra un autre Défenseur, l’Esprit de vérité. De plus, le Père et le Fils viendront établir leur demeure auprès des croyants. Jésus était le premier défenseur, l’Esprit est le nouveau dont les fonctions sont multiples : enseigner, faire se souvenir, témoigner en faveur de Jésus. Ainsi l’Évangile de Jésus ne restera pas un simple souvenir ou un message à seulement répéter. Dans les situations toujours nouvelles, l’esprit sera toujours là pour faire de l’enseignement de Jésus une parole toujours vivante et nouvelle.

N.B. La traduction liturgique a opté pour traduire le mot grec « Paraclet » par « Défenseur ». D’autres synonymes peuvent éclairer ce terme : l’esprit, c’est l’intercesseur, la médiateur, le consolateur. Jésus est le défenseur de l’homme pécheur devant Dieu le Père. L’Esprit est l’autre défenseur envoyé par Jésus, celui qui témoignera et agira par les croyants et en eux.

François Brossier

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Pentecôte

7 Mai 2016, 03:35am

Publié par Myriam

Pentecôte
Pentecôte

 

Fêtons, comme il se doit  la venue de l’Esprit,

Il est Celui sur qui nous pouvons compter, nous appuyer,

Nous les Chrétiens !

Il est notre Conscience, Il est notre Consolateur, notre Ami.

 

Le Saint-Esprit habite en permanence chez le chrétien,

Il révèle les vérités spirituelles et explique les Saintes Ecritures,

Il nous transforme, nous sanctifie et nous aide à être de bons témoins

Il nous dirige dans notre marche chrétienne, cette formidable aventure !

 

                                                

                                         

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Joli Mois de Mai mois de Marie

4 Mai 2016, 02:32am

Publié par Myriam

Joli Mois de Mai mois de Marie

A toi Marie

 Ce n'est pas toujours facile d'avoir du courage

D’affronter les petits tracas quotidiens avec le sourire.

 Marie, tu m'apprends la confiance,

Toi qui as accepté de devenir la mère de Jésus

Et de le suivre jusqu'à sa mort sur la croix.

 Avec toi, je me sens plus fort pour marcher

Sur le chemin qui me conduit vers Dieu.

 

Joli Mois de Mai mois de Marie

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Lecture de la fête de L'Ascension de notre Seigneur

25 Avril 2016, 06:30am

Publié par Myriam

Lecture de la fête de L'Ascension de notre Seigneur

        Ascension du Seigneur - 5 mai 2016

Messe à Livarot 10h

1ère lecture : Ac 1, 1-11

Cher Théophile, dans mon premier livre j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

 

Commentaire :

Dans le Nouveau Testament, il y a deux manières principales pour parler de ce qui est advenu à Jésus après sa mort. D’une part, Jésus est ressuscité, littéralement « Jésus s’est éveillé » ou « Jésus s’est levé » ; d’autre part, Jésus a été exalté, glorifié, il est monté. La première formule a l’avantage de montrer que le ressuscité, c’est bien celui qui a été crucifié ; il y a continuité entre les deux. Elle risque cependant de donner l’impression que la résurrection serait un simple retour en arrière. La deuxième formule a l’avantage de bien montrer la nouveauté radicale du ressuscité ; il est désormais près du Père, « assis à la droite de Dieu. »

Luc est le seul évangéliste à mettre en récit cette affirmation théologique pour bien montrer que l’exaltation de Jésus, si elle échappe à la perception historique, n’en demeure pas moins une action qui advient à un moment du temps pour celui qui est venu partager l’histoire humaine.

Luc donne à ses lecteurs deux perspectives différentes : dans l’évangile (lu l’année C), l’exaltation est perçue comme le couronnement de l’histoire humaine de Jésus : sa trajectoire commencée avec l’Incarnation se termine auprès du Père. Dans les Actes des apôtres, l’exaltation de Jésus est décrite dans ses conséquences pour l’Église : elle ouvre le temps d’une présence non plus directe et physique mais par l’Esprit. Chaque disciple est donc appelé à se laisser conduire par l’Esprit pour annoncer de manière responsable et inventive la Bonne nouvelle de Jésus Christ.

 

2ème lecture : He 9/24-28 10/19-23

Le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, figure du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu. Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ; car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis la fondation du monde. Mais en fait, c’est une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’il s’est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice. Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés, ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude ; il apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent. Frères, c’est avec assurance que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire grâce au sang de Jésus : nous avons là un chemin nouveau et vivant qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ; or, ce rideau est sa chair. Et nous avons le prêtre par excellence, celui qui est établi sur la maison de Dieu. Avançons-nous donc vers Dieu avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure. Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis.

 

Commentaire :

Ce passage de la lettre aux Hébreux indique bien le sens de l’Ascension : nous croyons que Jésus avec son corps glorifié est désormais partageant pleinement la gloire de son Père. Le grand prêtre du temple de Jérusalem entrait une fois par an dans le saint des saints pour offrir le sang des animaux immolés. Jésus, lui, est le grand prêtre par excellence : ce n’est plus dans un temple terrestre qu’il entre mais dans la demeure même de Dieu ; il offre son propre sang, c'est-à-dire toute sa vie offerte une fois pour toutes sur la croix. À sa suite, nous pouvons désormais entrer dans le sanctuaire du ciel.

 

Evangile : Lc 24/46-53

En ce temps-là, Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples, leur dit : « Il est écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. à vous d’en être les témoins. Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut. » Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit. Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il était emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.

 

Commentaire :

St Luc rapporte deux fois un récit d’ascension : d’une part à la fin de son évangile, d’autre part, au début des Actes des Apôtres (2ème lecture). Il traduit en récit l’affirmation permanente dans le Nouveau Testament : après sa mort, Jésus a été exalté, glorifié ; il est assis à la droite de Dieu ; il partage pleinement, dans son humanité même, la gloire de Dieu son Père.

En évoquant cette glorification de Jésus à la fin de l’évangile, Luc montre l’achèvement de l’itinéraire terrestre de Jésus : la montée vers Jérusalem commencée en Lc 9,51 ne s’arrête pas sur la croix mais dans la demeure du Père comme l’avait annoncé symboliquement le récit de Jésus au Temple (Lc 2,40-52).

En décrivant au début des Actes des apôtres l’ascension-exaltation de Jésus, Luc en montre les conséquences pour les disciples : l’absence de Jésus, désormais dans la gloire du Père, ouvre le temps de la responsabilité pour les disciples. Ce n’est pas le moment de rester le regard tourné vers le ciel, c’est le temps de l’annonce de la Bonne nouvelle de Jésus au monde entier. Les disciples ne sont pas pour autant livrés à leurs propres forces puisque Jésus leur promet l’assistance de l’Esprit.

François Brossier

 

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Lecture du Dimanche 1er Mai avec Baptême d'Emma

25 Avril 2016, 06:23am

Publié par Myriam

Lecture du Dimanche 1er Mai avec Baptême d'Emma

6e dimanche de Pâques - 1er mai 2016

Messe 10h Livarot avec Baptême d'Emma

 

1ère lecture : Ac 15,1-2.22-29

En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. » Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question. Les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas. Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut ! Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi, nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul, eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ. Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit : L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent : vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! »

 

Commentaire :

La communauté chrétienne d’Antioche de Syrie était composée à la fois de chrétiens d’origine juive et de chrétiens d’origine païenne. La communauté de Jérusalem était composée exclusivement de chrétiens d’origine juive. Les gens venus de Judée veulent imposer aux chrétiens d’origine païenne la circoncision. Autrement dit, ils pensent que les chrétiens doivent d’abord être de bons juifs pour être sauvés. Ce n’est pas l’avis de Paul et Barnabé. Il est donc décidé de s’en remettre à l’avis des apôtres.

Le texte de la liturgie omet malheureusement la réponse de Pierre (Ac 15,7-11) qui pourtant donne la réponse qui sera universellement suivie dans l’Église : Les païens ont reçu l’Esprit saint « tout comme nous » et nous même nous avons été sauvés par la grâce du Seigneur Jésus « tout comme eux. » Il n’y a donc pas à faire passer les païens qui se convertissent à la foi en Jésus Christ par le judaïsme.

La lettre de Jacques, rapportée ensuite, s’adresse manifestement au cas particulier des communautés où les chrétiens d’origine juive sont nombreux. Jacques demande aux chrétiens d’origine païenne d’exercer un devoir de charité vis-à-vis de leurs frères qui, depuis leur plus tendre enfance, respectent les tabous alimentaires de la Loi de Moïse. Concrètement, on pourrait traduire ainsi : évitez de manger un pavé de bœuf bien saignant en présence de vos frères juifs !

Ce qui montre le caractère contingent des prescriptions de la lettre de Jacques, c’est le fait qu’à partir du moment où les communautés ont été composées exclusivement d’anciens païens, seule la décision de Pierre (Ac 15,7-11) a été suivie comme c’est encore le cas aujourd’hui.

 

2ème lecture : Ap 21,10-14.22-23

Moi, Jean, j’ai vu un ange. En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu : elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin. Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël. Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident. La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau. Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire, car son sanctuaire, c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers, et l’Agneau. La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine : son luminaire, c’est l’Agneau.

 

Commentaire :

Nous continuons la lecture du chapitre 21 et la description de la Jérusalem nouvelle, don de Dieu. Sa très grande dimension et le fait qu’elle resplendit de la gloire de Dieu témoignent qu’elle n’est pas œuvre humaine. Il n’y a plus besoin de temple puisque c’est Dieu lui-même qui habite au milieu de son peuple. La clarté de Dieu et de l’Agneau immolé remplacent la lumière du soleil. C’est le peuple de Dieu qui est concerné comme le rappellent le nom des douze tribus d’Israël et celui des douze apôtres.

 

Evangile : Jn 14/23-29

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. »

 

Commentaire :

Cet extrait du discours d’Adieu de Jésus est important pour la vie des chrétiens après la résurrection de Jésus et son absence immédiate. L’amour que nous portons envers Jésus ne sera vrai et non pas hypocrite que dans la mesure où cet amour se manifeste dans la fidélité à sa parole. Vivre en fidélité à l’enseignement de Jésus est ce qui conditionne la présence du Père et du Fils et l’appartenance à la communauté des croyants. L’absence immédiate et corporelle de Jésus ressuscité ne laisse pas les disciples démunis et orphelins : l’Esprit saint sera là à la fois pour rappeler l’enseignement de Jésus mais plus encore pour l’actualiser dans les circonstances sans cesse nouvelles de l’existence.

La paix offerte par Jésus n’est pas une simple formule de politesse. C’est un don que fait Jésus, don qui s’apparente au salut qui réconcilie les hommes avec Dieu et avec les autres êtres humains. Désormais, les chrétiens réconciliés avec Dieu par la mort-résurrection de Jésus, peuvent vivre pleinement une relation basée sur l’amour mutuel et non sur la violence ou l’hypocrisie.

François Brossier

 

 

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Dimanche 17 avril ordination de Quentin Leclerc

23 Avril 2016, 03:26am

Publié par Myriam

Dimanche 17 avril ordination de Quentin Leclerc
Dimanche 17 avril ordination de Quentin Leclerc

Dimanche 17 avril ordination de Quentin Leclerc

Ce dimanche, Quentin Leclercq a été ordonné prêtre par Mgr Boulanger en la cathédrale de Bayeux. Ce Caennais de 29 ans va rejoindre la paroisse de Cabourg, où il sera vicaire.

Ce dimanche 17 avril 2016, plus de 800 personnes étaient réunies en la cathédrale de Bayeux, à l'occasion de l'ordination de Quentin Leclercq. Ce Caennais de 29 ans a été ordonné prêtre par Mgr Jean-Claude Boulanger, l'évêque de Bayeux - Lisieux.

 

Dimanche 17 avril ordination de Quentin Leclerc

Quentin Leclercq a été ordonné prêtre en la cathédrale de Bayeux

Messe d'ordination de Quentin Leclercq (à g.) en compagnie de l'évêque  de Bayeux et Lisieux, Jean-Claude Boulanger. - Cathédrale de Bayeux Messe d'ordination de Quentin Leclercq (à g.) en compagnie de l'évêque de

Une cérémonie célébrée à l'occasion de la Journée mondiale des vocations. Dans son homélie, Mgr Boulanger a d'ailleurs lancé un appel aux vocations, "y compris pour les mariages". Il a également remercié la famille du futur prêtre, "pour avoir encouragé la vocation de leur fils".

 

Diacre depuis juin 2015, Quentin Leclercq travaillait dans les paroisses Notre-Dame-des-Fleurs, à Cabourg, et Sainte-Trinité-des-Monts, à Dozulé. Il va poursuivre son ministère dans la paroisse de Cabourg, où il sera diacre au côté du curé, Lionel Poullain.

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Lecture du dimanche 17 avril 2016

11 Avril 2016, 03:18am

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 17 avril 2016

4e dimanche de Pâques - 17 avril 2016

Messe avec Baptême Livarot 10h

1ère lecture : Ac 13,14.43-52

En ces jours-là, Paul et Barnabé poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place. Une fois l’assemblée dispersée, beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu. Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur. Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient. Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire. Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.

 

Commentaire :

Dans le récit des Actes des apôtres, le discours de Paul dans la synagogue d’Antioche de Pisidie a une grande importance. Il donne en effet sa position par rapport à la foi juive. Usant avec souplesse des lois de la rhétorique gréco-romaine, Paul fait une rétrospective de l’histoire d’Israël, des origines jusqu’à Jésus, pour montrer comment celui-ci, par sa mort et sa résurrection, a porté à leur perfection les Écritures et est le Sauveur attendu. Il invite donc les juifs à recevoir ce message dans la foi.

Le texte proposé par la liturgie ne donne que les réactions de l’auditoire : les uns, en particulier les « craignant-Dieu » (païens proches du judaïsme) accueillent la Parole du Seigneur alors qu’une partie des juifs qui refuse ce message fait chasser Paul et Barnabé. En se tournant vers les païens, Paul et Barnabé affirment qu’ils ne sont pas infidèles à la foi juive. Ils ne font qu’accomplir ce qui était annoncé en Is 49,6 : « Je t’ai établi lumière des nations pour que tu apportes le salut aux extrémités de la terre. »

À noter que, si Paul se tourne ainsi vers les païens, il ne renoncera jamais à annoncer à ses frères juifs l’évangile de Jésus Christ.

 

2ème lecture : Ap 7,9.14b-17

Moi, Jean, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. L’un des Anciens me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera, puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »

 

Commentaire :

Le voyant contemple une foule immense qui partage désormais la vie divine dans le ciel. Les images sont très belles à condition de ne pas les prendre au pied de la lettre. Les membres de cette foule immense sont vêtus de blanc, couleur attribuée à tous ceux qui appartiennent au monde de Dieu. Mais s’ils sont ainsi vêtus de blanc, c’est parce qu’ils ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau ! C’est dire en fait qu’ils ont suivi le Christ au milieu des épreuves et des persécutions et qu’ils ont été sauvés par la mort-résurrection de Jésus. Celui qui siège sur le trône, c’est-à-dire Dieu le Père, habite au milieu d’eux réellement et non pas symboliquement comme c’était le cas pour le Temple de Jérusalem. L’Agneau, c'est-à-dire Jésus immolé et ressuscité sera leur pasteur ; là encore, impossible d’en faire une lecture au pied de la lettre !

 

Evangile : Jn 10,27-30

En ce temps-là, Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »

 

Commentaire :

Jésus se présente comme le bon berger. Il s’agit là d’une image qui s’appliquait aux rois d’Israël (Souvenons-nous de David le berger). Mais les rois s’étaient montrés de mauvais bergers (cf. Ez 34), c’est pourquoi Dieu déclarait par les prophètes qu’il se ferait lui-même le berger de son peuple. Jésus le bon berger est à la fois le descendant de David (= le Messie) et celui qui réalise les promesses divines (« Le Père et moi nous sommes un »). Cette formulation de l’intimité et de la communion avec le Père inspirera le Concile de Chalcédoine lorsqu’il proclamera la divinité de Jésus.

François Brossier

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La Prière Pape François

9 Avril 2016, 01:15am

Publié par Myriam

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Messe d'inhumation pour Marie Zocli née Fiogbé

3 Avril 2016, 12:19pm

Publié par Myriam

Messe d'inhumation pour Marie Zocli née Fiogbé

 

                                          LIVAROTMesse d'inhumation pour Marie Zocli née Fiogbé

 

 

Les familles FIOGBE et  ZOCLI ont la douleur

de vous faire part du Décés de

Madame Marie ZOCLI née FIOGBE

Et vous invitent à la

Messe d’inhumation qui sera célébrée

Samedi 9 avril 17h en l’église de Livarot

 

Père Zacharie Fiogbé

57 Maréchal Foche

14140 Livarot

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