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Le blog de la paroisse de Livarot

Qu'est ce que le dimanche des Rameaux ?

14 Mars 2016, 13:43pm

Publié par Myriam

Qu'est ce que le dimanche des Rameaux ?

Qu'est ce que le dimanche des Rameaux ?

Du mot latin ramus : « branche », « branchage » et de son dimi-nutif ramellus.

Origine des Rameaux    

Le dimanche des Rameaux est le dimanche qui précède les Pâques et qui débute la semaine sainte1. Il commémore l'entrée triomphale que fit Jésus à Jérusalem six jours avant la Pâques Juive, soit quatre jours avant son arrestation et le début de la passion du Christ. Elle a donc lieu vers la fin du carême et se veut une reconstitution d'un événement précis, dans le but de faire revivre au fidèle les temps forts des évangiles.

 

En effet, ceux-ci rapportent que lors de son arrivée à Jérusalem, le Christ fit son entrée assis sur un âne et que « La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin ; d'autres coupèrent des branches d'arbres, et en jonchèrent la route. Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient : Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! »2

 

Le terme de Rameaux vient du fait que traditionnellement, les fidèles utilisent des branches coupées aux arbres afin de les faire bénir lors de la cette fête. La nature de l'arbre utilisé dépend évidemment des régions du monde où cette fête est célébrée, la tradition évangélique parlant de branche de palmes, cet arbre étant particulièrement répandu à l'époque. Le déroulement de la procession va aussi varier selon les contextes locaux3. Celle-ci pouvant d'avérer plus ou moins longue, pouvant ainsi relier deux églises entre elles, ou bien débuter plus simplement à proximité de l'église où aura lieu la messe.

 

Une fois la procession terminée commence la « Messe de la passion »4, durant laquelle les rameaux seront bénis. À l'issue de la messe, les fidèles peuvent ramener les rameaux chez eux, et les conserver jusque l'année suivante afin de les utiliser pour le mercredi des Cendres.

 

On notera que le terme « Hosanna », qu'utilise la foule pour saluer l'entrée du Christ fait ici son apparition dans les évangiles. Il signifie en hébreux « Sauve-nous maintenant » ou « Sauve, nous t'en prions »5 et sera fréquemment utilisé dans la liturgie catholique, manifestant ainsi que la foi a pour finalité le salut des âmes.

 

La fête des Rameaux inaugure donc la semaine sainte et la dernière semaine du carême. Elle constitue un des temps forts de la vie religieuse, car elle permet aux fidèles de revivre les derniers moments de la vie du Christ, de son entrée triomphale à Jérusalem jusqu'à la Crucifixion.

 

Bénédiction des rameaux

 

La procession des rameaux est rapportée tout d'abord par Ethérie6 vers la fin du 5e siècle comme un rite hiérosolymitain (de Jérusalem). En Occident, les rameaux étaient seulement tenus en main lors de la lecture de l'évangile, tandis qu'en Gaule, une bénédiction spéciale était donnée aux fidèles et non aux rameaux. La procession s'ajouta au fil du temps et les rameaux prirent une importance supplémentaire qui amena à leur sanctification par bénédiction sacerdotale7.

 

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Lecture des Rameaux

14 Mars 2016, 13:29pm

Publié par Myriam

Lecture des  Rameaux

Lecture des  RameauxMesse des Rameaux samedi 18h à Fervaques

 Dimanche 10h à Livarot

Dimanche des Rameaux et de la Passion C - 20 mars 2016

 

1ère lecture : Is 50, 4-7

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

Commentaire :

Ce texte prophétique fait partie d’un ensemble de textes composés pendant l’Exil à Babylone par un prophète anonyme et dont les écrits ont été rassemblés sous le « patronage » du prophète Isaïe. Plusieurs textes dont celui-ci décrivent un « serviteur souffrant » qui subit de nombreux outrages mais en fait une offrande à Dieu pour ses frères. À l’origine, il est possible que ce serviteur souffrant désigne symboliquement le petit reste d’Israël en Exil à Babylone. Mais un certain nombre de traits semblent désigner une personne concrète, voire le prophète lui-même.

Le prophète a su accueillir la Parole de Dieu et l’a transmise fidèlement. Sa fidélité à la Parole de Dieu lui a donné d’être persécuté. Mais sa confiance en Dieu reste inébranlable.

Jésus dans sa Passion accomplit pleinement cette expérience prophétique. Les outrages qu’il a subis n’ont en rien entamé sa confiance en Dieu son Père.

2ème lecture : Ph 2,6-11

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

Commentaire :

Alors qu’Adam voulait être comme Dieu et s’est retrouvé dans la nudité de sa fragilité humaine, Jésus, lui, n’a pas revendiqué son droit d’être traité à l’égal de Dieu. Bien plus, en s’abaissant sur la croix, il a reçu de Dieu son Père le nom au dessus de tout nom et la Seigneurie sur tout l’univers.

« Jésus Christ Seigneur » dit toute la foi chrétienne : nous croyons que Jésus, ce Galiléen de Nazareth est le fils de David attendu, le Christ et que dans son humanité même il est le Seigneur des Seigneurs

 

Evangile : Lc 22,14 à 23,56 Le récit de la Passion

Quand l’heure fut venue, Jésus prit place à table, et les Apôtres avec lui. Il leur dit : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! Car je vous le déclare : jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie dns le royaume de Dieu. » L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce, il dit : « Prenez ceci et partagez entre vous. Car je vous le déclare : désormais, jamais plus je ne boirai du fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. » Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous. Et cependant, voici que la main de celui qui me livre est à côté de moi sur la table. En effet, le Fils de l’homme s’en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux cet homme-là par qui il est livré ! » Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela. Ils en arrivèrent à se quereller : lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ? Mais il leur dit : « Les rois des nations les commandent en maîtres, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler bienfaiteurs. Pour vous, rien de tel ! Au contraire, que le plus grand d’entre vous devienne comme le plus jeune, et le chef, comme celui qui sert. Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves. Et moi, je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi. Ainsi vous mangerez et boirez à ma table dans mon Royaume, et vous siégerez sur des trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. » Pierre lui dit : « Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller en prison et à la mort. » L. Jésus reprit : « Je te le déclare, Pierre : le coq ne chantera pas aujourd’hui avant que toi, par trois fois, tu aies nié me connaître. » Puis il leur dit : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales, avez-vous donc manqué de quelque chose ? » Ils lui répondirent : « Non, de rien. » Jésus leur dit : « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse, qu’il la prenne, de même celui qui a un sac ; et celui qui n’a pas d’épée, qu’il vende son manteau pour en acheter une. Car, je vous le déclare : il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture : Il a été compté avec les impies. De fait, ce qui me concerne va trouver son accomplissement. » Ils lui dirent : « Seigneur, voici deux épées. » Il leur répondit : « Cela suffit. » Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Arrivé en ce lieu, il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation. » Puis il s’écarta à la distance d’un jet de pierre environ. S’étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » L. Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait. Entré en agonie, Jésus priait avec plus d’insistance, et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient sur la terre. Puis Jésus se releva de sa prière et rejoignit ses disciples qu’il trouva endormis, accablés de tristesse. Il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. » Il parlait encore, quand parut une foule de gens. Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze, marchait à leur tête. Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser. Jésus lui dit : « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? » Voyant ce qui allait se passer, ceux qui entouraient Jésus lui dirent : « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? » L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille droite. Mais Jésus dit : « Restez-en là ! » Et, touchant l’oreille de l’homme, il le guérit. Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple, et vous n’avez pas porté la main sur moi. Mais c’est maintenant votre heure et le pouvoir des ténèbres. » S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre. Pierre suivait à distance. On avait allumé un feu au milieu de la cour, et tous étaient assis là. Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux. Une jeune servante le vit assis près du feu ; elle le dévisagea et dit : « Celui-là aussi était avec lui. » Mais il nia : « Non, je ne le connais pas. » Peu après, un autre dit en le voyant : « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. » Pierre répondit : « Non, je ne le suis pas. » Environ une heure plus tard, un autre insistait avec force : « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui, et d’ailleurs il est Galiléen. » Pierre répondit : « Je ne sais pas ce que tu veux dire. » Et à l’instant même, comme il parlait encore, un coq chanta. Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre. Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : « Avant que le coq chante aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement.

Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le rouaient de coups. Ils lui avaient voilé le visage, et ils l’interrogeaient : « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t’a frappé ? » Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes. Lorsqu’il fit jour, se réunit le collège des anciens du peuple, grands prêtres et scribes, et on emmena Jésus devant leur conseil suprême. Ils lui dirent : « Si tu es le Christ, dis-le nous. » Il leur répondit : « Si je vous le dis, vous ne me croirez pas ; et si j’interroge, vous ne répondrez pas. Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. » Tous lui dirent alors : « Tu es donc le Fils de Dieu ? » Il leur répondit : « Vous dites vous-mêmes que je le suis. » Ils dirent alors : Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ? Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. » L’assemblée tout entière se leva, et on l’emmena chez Pilate. On se mit alors à l’accuser : « Nous avons trouvé cet homme en train de semer le trouble dans notre nation : il empêche de payer l’impôt à l’empereur, et il dit qu’il est le Christ, le Roi. » Pilate l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C’est toi qui le dit ! » Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules : « Je ne trouve chez cet homme aucun motif de condamnation. » Mais ils insistaient avec force : « Il soulève le peuple en enseignant dans toute la Judée ; après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. » À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen. Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode, il le renvoya devant ce dernier, qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là. À la vue de Jésus, Hérode éprouva une joie extrême : en effet, depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle. Il lui posa bon nombre de questions, mais Jésus ne lui répondit rien. Les grands prêtres et les scribes étaient là, et ils l’accusaient avec véhémence. Hérode, ainsi que ses soldats, le traita avec mépris et se moqua de lui : il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate. Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis, alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux. Alors Pilate convoqua les grands prêtres, les chefs et le peuple. Il leur dit : A. « Vous m’avez amené cet homme en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple. Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous et, parmi les faits dont vous l’accusez, je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation. D’ailleurs, Hérode non plus, puisqu’il nous l’a renvoyé. En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort. Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. » Ils se mirent à crier tous ensemble : « Mort à cet homme ! Relâche-nous Barabbas. » Ce Barabbas avait été jeté en prison pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre. Pilate, dans son désir de relâcher Jésus, leur adressa de nouveau la parole. Mais ils vociféraient : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pour la troisième fois, il leur dit : « Quel mal a donc fait cet homme ? Je n’ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort. Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. » Mais ils insistaient à grands cris, réclamant qu’il soit crucifié ; et leurs cris s’amplifiaient. Alors Pilate décida de satisfaire leur requête. Il relâcha celui qu’ils réclamaient, le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre, et il livra Jésus à leur bon plaisir. Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira : ‘Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !’ Alors on dira aux montagnes : ‘Tombez sur nous’, et aux collines : ‘Cachez-nous.’ Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? » Ils emmenaient aussi avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire), là ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. Le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ; l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure, car le soleil s’était caché. Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)

À la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendit gloire à Dieu : « Celui-ci était réellement un homme juste. » Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle, observant ce qui se passait, s’en retournaient en se frappant la poitrine. Tous ses amis, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée, se tenaient plus loin pour regarder. Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ; c’était un homme bon et juste, qui n’avait donné son accord ni à leur délibération, ni à leurs actes. Il était d’Arimathie, ville de Judée, et il attendait le règne de Dieu. Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Puis il le descendit de la croix, l’enveloppa dans un linceul et le mit dans un tombeau taillé dans le roc, où personne encore n’avait été déposé. C’était le jour de la Préparation de la fête, et déjà brillaient les lumières du sabbat. Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.

 

Commentaire :

La mort de Jésus sur la Croix (Probablement le 7 avril 30) est un fait historique indéniable. Mais que signifie cette mort ? Chaque évangéliste a eu à répondre à cette question avec sa sensibilité propre. Luc a montré tout au long de son évangile la tendresse et l’amour de Jésus pour ceux qu’il rencontrait. Dans son récit de la Passion, c’est cet amour de Jésus au point de donner sa vie qui retient son attention. C’est pourquoi Luc ne s’appesantit jamais sur les souffrances de Jésus. On pourrait dire que c’est un anti Mel Gibson et son film sur la Passion du Christ où le cinéaste se complaît dans la description des tortures et du sang qui gicle. Telle n’est pas la perspective de Luc. Ce qui compte pour lui, nous l’avons dit, c’est de montrer comment jusque dans sa mort, Jésus manifeste sa bonté. Il prie pour Pierre malgré ses fanfaronnades, il guérit l’oreille d’un serviteur des grands prêtres agressé par un disciple, il pose un regard d’amour sur Pierre qui vient pourtant de le renier, il pleure sur les femmes de Jérusalem qui vont bientôt connaître la destruction de la ville sainte, il pardonne à ses bourreaux, il promet le paradis au bon larron. Aucune place pour une description morbide des douleurs. Luc ne dit pas un mot de la flagellation ou du couronnement d’épines. Et comme il adresse son évangile à des païens qui ne connaissant pas par cœur les Psaumes, il met sur les lèvres de Jésus pour exprimer ses sentiments (non pas comme Marc et Matthieu le Psaume 22 qui commençait ainsi : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » et se terminait par un cri de confiance en Dieu) le Psaume 31,6 « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » C’est le moment de la victoire provisoire des ténèbres et de la mort. Mais déjà le centurion romain déclare que Jésus était un juste et le rideau du Temple qui masquait le lieu de la présence de Dieu se déchire : avec la mort-résurrection de Jésus, il n’y a plus besoin de temple pour accéder à Dieu : c’est par Jésus le Vivant que nous avons accès au Père.

François Brossier

 

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Lecture du dimanche 13 mars 2016

9 Mars 2016, 10:09am

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 13 mars 2016

5e dimanche Carême C - 13 mars 2016            

Messe à livarot 10h

 

1ère lecture : Is 43,16-21

Ainsi parle le Seigneur, lui qui fit un chemin dans la mer, un sentier dans les eaux puissantes, lui qui mit en campagne des chars et des chevaux, des troupes et de puissants guerriers ; les voilà tous couchés pour ne plus se relever, ils se sont éteints, consumés comme une mèche. Le Seigneur dit : « Ne faites plus mémoire des événements passés, ne songez plus aux choses d’autrefois. Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. Les bêtes sauvages me rendront gloire – les chacals et les autruches – parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert, des fleuves dans les lieux arides, pour désaltérer mon peuple, celui que j’ai choisi. Ce peuple que je me suis façonné redira ma louange. »

 

Commentaire :

Le peuple d’Israël est en Exil à Babylone. Il a perdu espoir et se demande si Dieu ne l’a pas abandonné. Au nom du Seigneur, le prophète rappelle les hauts faits de Dieu pour son peuple lors de la sortie d’Égypte. C’est pourquoi les exilés ne doivent pas regarder vers le passé (la chute de Jérusalem, l’Exil) mais vers l’avenir. Ce que Dieu a fait autrefois, il le refera. Ce sera un nouvel Exode. De même que  les Israélites avaient traversé le désert de Sinaï, il fera bientôt route à travers le désert de Syrie pour rentrer à Jérusalem. Symboliquement, le désert se transformera en oasis. Alors le peuple de Dieu pourra à nouveau chanter les louanges du Seigneur.

2ème Lecture :

Frères, tous les avantages que j’avais autrefois, je les considère comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. À cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ, et, en lui, d’être reconnu juste, non pas de la justice tant de la loi de Moïse mais de celle qui vient de la foi au Christ, la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi. Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa Passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, avec l’espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts. Certes, je n’ai pas encore obtenu cela, je n’ai pas encore atteint la perfection, mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.

 

Commentaire :

Paul, avant sa rencontre avec le Christ, menait une vie de pharisien, c’est-à-dire quelqu’un qui suivait scrupuleusement les prescriptions de la loi de Moïse. Maintenant, il a compris que la loi permettait de comptabiliser nos manquements à la loi mais ne nous donnait pas le salut. Seule la communion aux souffrances de sa Passion et l’appréhension de la puissance de sa résurrection nous permettront de passer avec lui et en lui de la mort à la vie. Paul se met en scène pour inviter ses correspondants à vivre la même expérience que lui ; il se compare à un athlète courant dans un stade : il n’est pas encore arrivé mais il est tout tendu vers l’arrivée pour remporter le prix auquel Dieu l’appelle dans le Christ Jésus.

 

Evangile : Jn 8,1-11

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

 

Commentaire :

Les scribes et les pharisiens veulent piéger Jésus en lui amenant une femme surprise en train de commettre l’adultère. On voit bien le piège : S’il admet qu’il faut lapider cette femme, il renie son message d’amour et de pardon. S’il refuse la lapidation, il va contre la Loi de Moïse. Jésus sort de ce piège en proposant à ses détracteurs d’exécuter la sentence à condition qu’ils soient eux-mêmes sans péché. Tous vont partir, à commencer par les plus vieux qui ont sans doute davantage conscience que les plus jeunes de leur indignité. Est-ce à dire que Jésus approuve le péché ? Bien évidemment non. Jésus n’est pas venu condamner mais convertir. Il donne donc sa chance à cette femme de recommencer à vivre, mais dans une vie en accord avec Dieu : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus ».

François Brossier

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Célébration pénitentielle Carême 2016

2 Mars 2016, 09:20am

Publié par Myriam

Célébration pénitentielle Carême 2016

 

Paroisse St Pierre et St Paul en Val d’Auge

jeudi 17 mars 20h à Livarot

Célébration pénitentielle Carême 2016Aujourd’hui, pendant ce temps de carême, nous voulons nous tourner vers toi, Seigneur. Nous savons que tu es toujours prêt à venir à notre rencontre, quand nous faisons cette démarche : tu nous attends tout le temps

                Prière du Prêtre

             N’aie pas peur, laisse-toi regarder par le Christ,

Laisse-toi regarder car il t’aime. (Bis)

                          Il a posé sur moi son regard, un regard plein de tendresse

Il a posé sur moi son regard, un regard long de promesse.

 

Il a posé sur moi son regard et m’a dit « viens et suis-moi »

Il a posé sur moi son regard et m’a dit « viens, ne crains pas ».

Il a posé sur moi son regard et ses yeux en disaient long.

Il a posé sur moi son regard, c’était celui du pardon

 

Evangile selon St Marc ch 14,  66-72

 

Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.

Elle voit Pierre qui se chauffe, le dévisage et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »

Pierre le nia : « Je ne sais pas, je ne comprends pas de quoi tu parles. » Puis il sortit dans le vestibule, au dehors. Alors un coq chanta.

La servante, ayant vu Pierre, se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là : « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »

De nouveau, Pierre le niait. Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour : « Sûrement tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, tu es Galiléen. »

Alors il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez.»

Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes.

 

Jésus a pardonné même à ceux qui l’ont Crucifié, et méprisé.

Le Père a sacrifié Son Fils, Jésus s’est abaissé, il a accepté de se laisser torturer, crucifier et anéantir pour racheter nos péchés.

Qu’est-ce que Simon a bien pu dire au Messie qui venait de ressuscité du tombeau ?

Peut-être Lui a-t-il dit qu’il se sentait pécheur ? En pensant au reniement ?

Et nous, prenons un temps de silence pour aller au plus profond de notre intérieur et réfléchir.

Jésus demande aussi de pardonner et de donner, d’être instruments du pardon puisque nous l’avons déjà reçu de Dieu, d’être généreux à l’égard de tous.

Dans la Miséricorde nous avons la preuve de la façon dont Dieu aime. Il se donne tout entier et sans rien demander en retour. Il vient à notre secours lorsque  nous l’Invoquons.

Il vient nous sauver  de la condition de faiblesse dans laquelle nous vivons. Son aide consiste à rendre accessibles. Sa présence et Sa proximité. Touchés jour après jour par Sa compassion, nous pouvons nous aussi devenir compatissants envers tous

Au cours de cette Année Sainte, nous pourrons faire l’expérience d’ouvrir le cœur.

(Petit passage du livre de notre pape François « Le nom de Dieu est Miséricorde»)

Chant

Lumière des hommes ! Nous marchons vers toi.

Fils de Dieu ! Tu nous sauveras.

 

 1 - Ceux qui te cherchent, Seigneur,

Tu les conduis vers la lumière, Toi, la route des égarés.

 

2 - Ceux qui te trouvent, Seigneur,

Tu leur promets vie éternelle, Toi, la Pâque des baptisés.

 

3 - Ceux qui te suivent, Seigneur,

Tu les nourris de ta parole, Toi, le pain de tes invités

 

 

Et nous ?

Sommes-nous colérique ? Savons-nous maîtriser nos réactions primaires ?

Savons-nous être patient comme Dieu est patient avec nous ?

 Quel respect avons-nous pour ceux qui nous entourent ?

 Savons-nous pardonner ?

-Est-ce que je suis capable de pardonner, de passer

               Outre au péché de l'autre ?

-              Est-ce que je sais lui donner une nouvelle chance

-              Est-ce que je sais aussi demander pardon

Et nous, savons-nous accueillir l’infini amour de Dieu dans nos vies ?

 

Célébrant :            Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,

Là où est la haine, que je mette l’amour.

Là où est l’offense, que je mette le pardon.

Là où est la discorde, que je mette l’union.

Là où est l’erreur, que je mette la vérité.

Là où est le doute, que je mette la foi.

Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.

Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.

Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à

être consolé qu’à consoler,

à être compris qu’à comprendre,

à être aimé qu’à aimer.

 

Chacun s’avance vers la croix,

 

Absolution par le prêtre

Maintenant, prions Dieu, notre Père, avec les paroles mêmes que le Christ nous à enseignées, pour qu’il nous pardonne nos péchés et nous délivre de tout mal.

 

Notre Père

 

Action de grâce

 

Chant

 

Refrain: Signes par milliers, traces de ta gloire,

Signes par milliers, Dieu dans notre histoire.

Signes par milliers, traces de ta gloire,

Signes par milliers, Dieu dans notre histoire.

 

1 - Ta main, Seigneur, nous a donné des signes;

Des signes par milliers, DES SIGNES PAR MILLIERS:

Le chant de l'univers, le souffle sur la mer,

La flamme des vivants: (Dieu à l'œuvre dans nos temps!bis)

 

refrain

2 - Pour nous, Seigneur, tu as choisi des signes,

Des signes d'unité, DES SIGNES D'UNITÉ:

Le pain de nos travaux, le vin des renouveaux,

La table partagée: (Dieu, la fête réveillée.bis).

 

 

 

Célébration pénitentielle Carême 2016

 

 

 

 

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Lecture du dimanche 6 mars 2016

27 Février 2016, 17:06pm

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 6 mars 2016

4e dimanche Carême C - 6 mars 2016

Messe à Livarot 10h                                                         

 

1ère lecture : Jos 5,10-12

En ces jours-là, le Seigneur dit à Josué : « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. » Les fils d’Israël campèrent à Guilgal et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, vers le soir, dans la plaine de Jéricho. Le lendemain de la Pâque, en ce jour même, ils mangèrent les produits de cette terre : des pains sans levain et des épis grillés. À partir de ce jour, la manne cessa de tomber, puisqu’ils mangeaient des produits de la terre. Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël, qui mangèrent cette année-là ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.

 

Commentaire :

Dans le livre de Josué, l’entrée en Canaan marque la fin de l’épopée de l’Exode. Désormais, c’est par la liturgie (la Pâque et les pains sans levain) que les Israélites se reconnaîtrons bénéficiaires du salut offert par Dieu. Celui-ci reste à jamais « celui qui nous a fait sortir du pays d’Égypte. » Pour les chrétiens, la Pâque définitive est celle de Jésus Christ qui fait passer, non plus seulement de l’esclavage à la liberté, mais de la mort à la vie.

2ème Lecture : 2 Co 5, 17-21

Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.

Commentaire :

Par sa mort et sa résurrection, Jésus nous a réconciliés avec Dieu par un échange inouï : en prenant sur lui nos péchés, il fait de nous des justes aux yeux de Dieu (identifiés à la justice de Dieu). Mais cette réconciliation suppose une participation active de celui qui en bénéficie. C’est pourquoi l’apôtre lance un appel pressant déjà entendu le mercredi des Cendres : Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu.

 

Evangile : Lc 15,1-3.11-32

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : «  Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

 

Commentaire :

À juste titre, la liturgie donne à lire l’introduction du chapitre 15 de Luc qui situe bien les 3 paraboles qu’il contient : la brebis perdue et retrouvée, la pièce perdue et retrouvée, le fils perdu et retrouvé. Elles sont en effet une réponse aux récriminations des pharisiens et des scribes qui reprochent à Jésus de faire bon accueil aux publicains et aux pécheurs et de manger avec eux.

La parabole du fils prodigue met en scène trois personnages dont chacun correspond aux trois personnes ou groupe de personnes de l’introduction : le père tient la place de Jésus, le fils aîné celle des pharisiens et des scribes, le fils prodigue celle des pécheurs et des publicains. Le plus jeune, en réclamant sa part d’héritage et en quittant la maison, perd son identité de fils. Lorsque ruiné et crevant de faim au milieu des cochons il décide de revenir chez lui, il sait bien qu’il a perdu cette identité ; il ne réclame qu’une place d’ouvrier. Le père, lui, n’a jamais cessé d’aimer son fils. Il l’attend, se jette à son cou et lui redonne sa place de fils : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. » Le fils aîné n’admet pas l’attitude de son père qu’il considère comme une injustice et ne reconnaît plus dans le prodigue son propre frère : « Ton fils que voilà… » Il n’a pas su reconnaître l’amour que lui prodiguait chaque jour son père. Il ne voit que ce que son frère a et qu’il n’a pas mérité. La parabole s’arrête sans que l’on sache ce que sera la réponse de l’aîné.

À travers cette parabole, Jésus justifie donc son attitude vis-à-vis des pécheurs : il manifeste que Dieu son Père ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive. Le lecteur de la parabole est alors invité à se situer : en tant que pécheur, il est invité à revenir vers Dieu, miséricordieux et plein d’amour ; en tant que chrétien de longue date, quelle est son attitude vis-à-vis de ceux qu’il considère avec mépris ?

François Brossier

 

 

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Mercredi des Cendres méditation

10 Février 2016, 06:56am

Publié par Myriam

Méditation             Quarante jours

Une méditation de l’Évangile par Michel Wackenheim

Quarante jours c'est le temps que l’Église nous propose de consacrer chaque année pour nous convertir à Dieu. Quarante jours, certains trouveront que cela est bien court pour opérer un véritable changement. Cependant si nous faisions le compte de tous les moments que nous pourrions consacrer à la prière et à la réflexion individuelle ou collective nous serions objectivement amenés à conclure que nous avons largement le temps d'agir pendant ces quarante jours. Mais alors pourquoi chaque année ? Mettons de côté les arguments liés à l'organisation du cycle liturgique. Pris par nos préoccupations personnelles ou professionnelles n'ayant pas toujours la force ou la volonté de réserver le temps nécessaire pour une pause spirituelle, nous relâchons notre attention. Au fils des déconvenues nos convictions marquent le pas ; notre foi s'émousse devant ce que nous appelons trop facilement "les réalités de la vie". Sachons donc saisir à pleines mains cette chance qui nous est donnée une fois encore de nous rapprocher de Dieu. Nous nous sommes réunis aujourd'hui pour faire une première démarche indispensable : pour se convertir il faut d'abord nous reconnaître tels que nous sommes fragiles, instables... chacun trouvera les qualificatifs qui le concernent. Rien de spectaculaire dans tout cela, c'est un cheminement personnel qui ne peut être authentique que dans la discrétion. "Revenez à moi de tout votre cœur"proclame Joël auquel Matthieu emboîte le pas en soulignant à trois reprises "Ton Père voit ce que tu fais en secret : il te le revaudra". Pour personnelle qu'elle soit, la conversion doit donc se concrétiser par des actes courageux et discrets à la fois:  l'aumône, la prière, le jeûne: non pas pour nous féliciter de notre capacité à renoncer provisoirement à quelques plaisirs (sucreries, tabac, alcool ou sorties, soirées télévision, etc.), mais parce que dépouillés de l'accessoire, nous discernons et accédons plus facilement à l'essentiel. Tous ces thèmes nous pourrons les développer au cours des semaines à venir. Les célébrations mais aussi toutes les rencontres auxquelles nous participerons, nous permettront de nous aider mutuellement et de donner une dimension communautaire à nos cheminements. Mais l'essentiel, en ce jour, est d'accepter de rompre avec tout ce qui fait obstacle en nous à notre conversion. " VOICI LA VIE QUI RENAIT DE NOS CENDRES " Là est notre foi.

Un mot du pape François

Le temps de la miséricorde

La miséricorde, qui représente pour moi le message de Jésus, a pris, peu à peu, une place de plus en plus centrale dans ma vie de prêtre ; elle est le fruit de mon expérience de confesseur, de toutes les expériences, belles et positives, que j’ai connues. » Ce qui fait défaut [dans le monde d’aujourd’hui], c’est l’expérience concrète de la miséricorde. La fragilité des temps où nous vivons, c’est aussi cela : croire qu’il n’existe aucune possibilité de rachat, une main qui t’aide à te relever, une étreinte qui te sauve, te pardonne, te soulage, t’inonde d’un amour infini, patient, indulgent, et te permet de reprendre la route. Nous avons besoin de miséricorde.

Une prière

Seigneur Jésus-Christ, toi qui nous as appris à être miséricordieux comme le Père céleste, et nous as dit que te voir, c’est Le voir. Montre-nous ton visage, et nous serons sauvés. Ton regard rempli d’amour a libéré Zachée et Matthieu de l’esclavage de l’argent, la femme adultère et Madeleine de la quête du bonheur à travers les seules créatures ; tu as fait pleurer Pierre après son reniement, et promis le paradis au larron repenti. Fais que chacun de nous écoute cette parole dite à la Samaritaine comme s’adressant à nous : Si tu savais le don de Dieu !  Tu es le visage visible du Père invisible, du Dieu qui manifesta sa toute-puissance par le pardon et la miséricorde : fais que l’Église soit, dans le monde, ton visage visible, toi son Seigneur ressuscité dans la gloire. Tu as voulu que tes serviteurs soient eux aussi habillés de faiblesse pour ressentir une vraie compassion à l’égard de ceux qui sont dans l’ignorance et l’erreur : fais que quiconque s’adresse à l’un d’eux se sente attendu, aimé, et pardonné par Dieu. Envoie ton Esprit et consacre-nous tous de son onction pour que le Jubilé de la Miséricorde soit une année de grâce du Seigneur, et qu’avec un enthousiasme renouvelé,  ton Église annonce aux pauvres la bonne nouvelle aux prisonniers et aux opprimés la liberté, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue.  Nous te le demandons par Marie, Mère de la Miséricorde, à toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles.

Amen.

Pape François - Prière pour le jubilé de la Miséricorde

Croire.com

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Célébration des Cendres 10 février 2016

31 Janvier 2016, 05:19am

Publié par Myriam

Célébration des Cendres 10 février 2016Célébration des Cendres 10 février 2016

Mercredi des Cendres -

                                                           10 février 2016  Livarot à 18h30

 

Unis à tous les baptisés à travers le monde, nous venons de nous mettre en marche

vers Pâques.

Par la célébration des Cendres, nous sommes entrés en Carême.

Célébration des Cendres 10 février 2016

 

1ère lecture : Jl 2, 12-18

 

 

Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu. Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux  moqueries des païens ! Faudra- t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” » Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.

Commentaire :

Le prophète Joël a sans doute prêché alors que le Temple avait été reconstruit et le culte restauré après l’Exil de Babylone. Il constate que ce culte ne correspond pas à une vie droite et juste. C’est pourquoi il annonce que le « Jour du Seigneur », c’est-à-dire celui où il fera irruption dans le monde, sera terrible. C’est pour éviter un désastre que le prophète lance un appel pathétique à s’en remettre à Dieu seul, du plus petit au plus vieux, des jeunes époux aux prêtres du Temple, dans acte de supplication intense pour recevoir le pardon de Dieu.

2ème lecture : 2 Co 5,20-6,2

Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui- même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez- vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.

Commentaire :

La réconciliation avec Dieu s’opère grâce au Christ : Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu. Attention : le Christ crucifié n’est pas confondu avec le bouc émissaire dont parle Lv 16,20-22. Il s’agit plutôt d’une allusion au sacrifice pour le péché offert dans le temple. L’animal sacrifié devait être sans défaut. Jésus est la victime parfaite offerte pour notre péché et qui fait de nous des justes devant Dieu.

Célébration des Cendres 10 février 2016

 

Evangile : Mt 6,1-6.16-18

En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

 

Commentaire :

« Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer ». Le juste dans la Bible est celui qui vit en accord avec Dieu. La justice de l’homme ne se mesure donc pas en fonction de la gloire acquise auprès des hommes mais dans ce qu’elle est l’expression d’un accord profond avec la volonté de Dieu.

Trois exemples sont donnés :

La façon de faire l’aumône : être attentif aux pauvres est aune attitude constamment demandée par Dieu dans la Bible. Ce que Jésus dénonce, c’est le côté ostentatoire de l’aumône où les pauvres ne sont pas aimés pour eux-mêmes mais pour la « gloire » du donateur.

La façon de prier : ce n’est pas la prière commune qui est dénoncée par Jésus, mais celle qui se donne en spectacle. On ne prie pas pour être bien considéré par ses voisins mais pour rentrer en dialogue avec Dieu.

Le jeûne : En Israël, le jeûne était un signe marquant la conscience d’être pécheur. Jeûner exprimait donc la volonté de se repentir. Certains cercles religieux avaient multiplié les jeûnes pénitentiels en ajoutant des gestes (ne pas se laver, ne pas se parfumer, prendre une mine défaite) qui devaient permettre de reconnaître ceux qui jeûnaient. Jésus ne remet pas en cause le jeûne mais il rappelle que c’est un geste qui ne regarde que Dieu seul et ne doit pas servir à nouveau à s’enorgueillir devant les hommes.

François Brossier

 

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L’ordination diaconale de Louis Cabouret

4 Janvier 2016, 07:35am

Publié par Myriam

 L’ordination diaconale de Louis Cabouret

              Caen le dimanche 3 janvier 2016

                            L’ordination diaconale de Louis Cabouret 

 

L'ordination diaconale de Louis Cabouret à Caen

Louis Cabouret (au sol) a juré obéissance à l'évêque du diocèse de Bayeux-Lisieux.

 

La cérémonie a été célébrée ce dimanche 3 janvier 2016 par Mgr Boulanger, évêque du diocèse de Bayeux-Lisieux devant plus de 600 personnes rassemblées à l'abbaye aux Dames.

Louis Cabouret, 29 ans, a été ordonné diacre en vue du sacerdoce, ce dimanche 3 janvier, à l'abbaye aux Dames, à Caen.

Plus de 600 personnes étaient présentes.

Originaire de Touques, entré en 2010 au séminaire interdiocésain Saint-Jean-Eudes, à Caen, est, depuis septembre, en formation au grand séminaire de Madrid, pour un an. Pendant sa formation, il a effectué des stages en paroisse dans le secteur de Livarot et dans le centre de Caen.

 

Ancien scout marin des Scouts et guides de France de Deauville, Louis Cabouret s'est aussi engagé dans l'accompagnement des servants d'autels et des jeunes pèlerins de Lourde

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Pourquoi mange-t-on de la galette des rois ?

28 Décembre 2015, 03:20am

Publié par Myriam

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Pourquoi mange-t-on de la galette des rois ?Pourquoi mange-t-on de la galette des rois ?

 

Chaque année à la même époque, nous célébrons la fameuse galette des rois. Il s'agit de la fête de l'épiphanie. Elle a lieu le 6 janvier mais peut s'étendre sur plusieurs jours.

Certains préfèreront la brioche aux fruits confits, d'autres la frangipane et sa pâte d'amande, mais nous rêvons tous de la même chose : être celui qui tire la fève et porte la couronne dorée !

Sache que la tradition veut que le plus jeune des invités se glisse sous la table pour désigner à qui revient les parts du gâteau. C'est une garantie d'impartialité dans la répartition des parts. Mais sache aussi que si tu trouves la fève, tu devras offrir à ton tour une galette aux invités...et oui, être roi ou reine a un prix !

Il faut savoir que cette fête se célèbre depuis très longtemps, même si le gâteau ne fait son apparition que plus tard.

Pourquoi mange-t-on de la galette des rois ?Voici quelques explications sur l'origine de l'épiphanie et la tradition de la galette des rois...

 

 

L'origine de la fête de l'épiphanie, le 6 janvier.

Le mot « épiphanie » est d'origine grecque. Il signifie « apparition ».

La fête de l'Epiphanie correspond au jour où les rois mages, guidés par la lumière d'une étoile, arrivèrent jusqu'à Jésus, dans l'étable où il est né.

Pour célébrer son arrivée et en guise de respect, les rois Mages offrirent des cadeaux à Jésus : de l'or, de la myrrhe (résine issue d'un arbre d'Arabie, le balsamier), de l'encens.

Pourquoi mange-t-on de la galette des rois ?

 

 

Rois mages-

Pour beaucoup de pays, ce jour-là est plus important que celui de la naissance même de Jésus, le jour de Noel. En Espagne par exemple, ce sont les rois mages qui apportent les cadeaux le jour de l'Epiphanie. C'est une fête importante, marquée par de multiples défilés dans les rues.

Pourquoi mange-t-on de la galette des rois ce jour-là ?

C'est l'Eglise qui institua cette tradition typiquement française. Elle remonte au 13ème siecle (entre 1200 et 1300 ans).

A cette occasion, la galette " était partagée en autant de portions que d'invités, plus une part. Cette portion supplémentaire, appelée « part du Bon Dieu » ou « part de la Vierge » était donnée au premier pauvre qui passait.

La fève dans la galette des rois remonte au temps des romains.

Au 11ème siècle (entre 1000 et 1100 ans), certains avaient pour habitude de désigner leur chef en cachant une pièce dans un morceau de pain. Une pièce d'argent, une pièce d'or ou bien pour les plus pauvres une fève (haricot blanc). Celui qui la trouvait était alors élu ! Plus tard ce pain fut remplacé par de la brioche.

La première fève en porcelaine date des années 1870. Après les santons ce sont désormais des figurines de héros des temps modernes qui trônent dans nos galettes!

 

 

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lecture du dimanche 3 janvier 2016

28 Décembre 2015, 03:01am

Publié par Myriam

lecture du dimanche 3 janvier 2016

Epiphanie du Seigneur - 3 janvier 2015

Messe à 10h Livarot

1ère lecture : Is 60/1-6

Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations. En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur.

Commentaire :

Nous sommes après le retour d’Exil à Jérusalem. Les exilés ont retrouvé leur ville. Le culte a repris : la gloire du Seigneur est donc présente au cœur de la cité. Mais le Temple n’est pas encore reconstruit. Le prophète entrevoit pourtant le rayonnement futur de Jérusalem non seulement dans son pays mais également auprès des autres nations.

Madiane est une tribu arabe à l’est du golfe d’Aqaba, Épha est un clan apparenté aux Madianites, Saba est situé en Arabie du sud.

La tradition chrétienne a vu dans l’épisode des mages venus adorer Jésus la réalisation de cette prophétie. C’est aussi à partir de ce texte d’Isaïe que les mages ont été présentés comme des rois.

2ème Lecture Éph 3,2-3a.5-6

Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m’a fait connaître le mystère. Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit. Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.

Commentaire :

Paul, sur le chemin de Damas, a rencontré le ressuscité. Pour lui, ce fut un choc terrible. Celui qu’il croyait « maudit de Dieu » du fait de sa mort ignominieuse sur la croix, était vivant, glorifié par Dieu. Sa vie s’en est trouvée bouleversée. Ainsi les hommes étaient sauvés par la mort et la résurrection de Jésus et non plus par l’appartenance au peuple juif. C’est pourquoi il s’est tourné vers les païens pour leur annoncer ce mystère merveilleux qui lui a été révélé : les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. C’est bien le sens de cette fête de l’Épiphanie : la Bonne nouvelle est faite pour les hommes du monde entier.

Evangile : Mt 2/1-12

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Commentaire :

Les deux premiers chapitres de l’évangile de Matthieu sont comme une grande préface où l’évangéliste annonce déjà l’essentiel de ce qui sera développé dans son évangile.

Le récit des mages est tout en contrastes.

D’un côté, des étrangers à la recherche du Messie (Le signe de l’étoile renvoie à Nb 24,17, interprété au temps de Jésus comme désignant le Messie à venir), de l’autre des spécialistes de la Bible qui savent beaucoup de choses mais ne bougent pas.

D’un côté, un roi dans son palais craignant d’être renversé, de l’autre, un tout petit enfant dans une humble maison.

D’un côté, Jérusalem la capitale d’où l’étoile est absente, de l’autre le village de Bethléem surmonté de l’étoile.

À l’évidence, l’évangéliste y a vu la préfiguration de la suite de l’évangile et des débuts de l’Église. Jésus sera rejeté par les habitants de Jérusalem mais les païens viendront en masse adorer Jésus. Matthieu y voit l’accomplissement de la prophétie d’Isaïe 60,1-6 qui est lue en première lecture en cette fête de l’Épiphanie.

François Brossier

 

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