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Le blog de la paroisse de Livarot

Messe à 10h Livarot avec le Baptême 5e dimanche de Carême A - 2 avril 2017

29 Mars 2017, 05:41am

Publié par Myriam

5e dimanche de Carême A - 2 avril 2017

Messe à 10h Livarot avec le Baptême de Zoé et Thibaut

 

1ère lecture : Ez 37, 12-14

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur.

Commentaire :

Le chapitre 37 d’Ézéchiel annonce le retour des exilés vers leur patrie. La vision des ossements desséchés qui reprennent vie symbolise la « résurrection » du peuple d’Israël après ses malheurs. Les versets choisis pour ce dimanche donnent la clé de cette image ; Dieu dit : « Je vais ouvrir vos tombeaux (le pays où les Israélites sont exilés) et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. »

Avec la venue de Jésus, l’ouverture des tombeaux n’est plus symbolique ; elle est une réalité :

« Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. »

 

2ème lecture : Rm 8, 8-11

Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

 

Commentaire :

Attention ! Paul n’oppose pas le corps et l’esprit. Le mot chair désigne chez lui l’homme sous l’emprise du péché. On pourrait paraphraser ainsi : quand l’homme se laisse aller à ses instincts les plus bas, il est sous l’emprise de la chair, il est bestial. Sous l’emprise de l’Esprit, l’homme est appelé à la vie que nous a acquise Jésus par sa résurrection d’entre les morts. Bien sûr, cela ne supprime pas la mort physique qui est le lot de tout être vivant. Mais l’Esprit qui habite dans le croyant est déjà semence de vie éternelle.

 

Evangile : Jn 11,1-45

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.

Mais maintenant encore, je le sais,

tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi

ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit,

les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

 

Commentaire

Contrairement aux autres signes opérés par Jésus où les bénéficiaires sont anonymes, celui-ci concerne des amis de Jésus. Il pose donc clairement le problème toujours actuel : Comment se fait-il que des croyants, des amis de Jésus soient affrontés à la mort ?

La réponse est donnée dans le dialogue avec Marthe : aux croyants, il n’est pas donné d’échapper à la mort naturelle mais il est promis la vie au-delà de la mort. « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Marthe représente alors le modèle des croyants : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »

La séquence suivante avec Marie, sœur de Marthe et Lazare n’est pas moins importante. Elle rappelle que la foi en la résurrection n’empêche pas la souffrance et la douleur de la séparation. Jésus s’associe pleinement à la douleur et à la peine de Marie : « Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde… Jésus pleura ».

En ressuscitant Lazare, Jésus se révèle bien comme étant lui-même la résurrection et la vie.

La personne de Lazare reste cependant dans l’ombre car la véritable résurrection n’est pas le retour à la vie antérieure mais transformation, glorification, transfiguration.

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Pélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

28 Mars 2017, 06:45am

Publié par Myriam

Pélerinage Pôle Missionnaire de LisieuxPélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux
Pélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

Léonie MARTINPélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

« J’élève mes enfants pour en faire des saints »

Quand elle naît le 3 juin 1863, débute pour ses parents le cortège des soucis en raison de sa frêle santé : retard de développement, convulsions, eczéma dont elle souffrira toute sa vie. Et même si, vers l’âge de six ans, son état de santé semble se stabiliser, elle ne cesse pas d’inquiéter par son caractère difficile qui nuit à l’atmosphère familiale.

Madame Martin n’a plus foi qu’en un miracle pour changer sa nature !

Est-ce le premier signe de ce miracle désiré quand Léonie écrit à sa tante visitandine, quelques jours avant la mort de celle-ci, le 24 février 1877, pour lui demander d’intercéder afin qu’elle devienne une sainte religieuse ?

Une vocation difficile

En 1886, Léonie décide soudainement d’entrer au monastère des clarisses où elle ne reste que deux mois …

En 1887 : elle entre chez les visitandines mais n’y reste que six mois et sera donc au foyer quand Thérèse le quitte pour entrer au Carmel.

En juin 1893. Nouvel essai…Dans des lettres très affectueuses, Thérèse la soutient, mais Léonie doit revenir dans la famille deux ans plus tard.

Après son envol vers le Ciel, Thérèse obtiendra à sa « chère Léonie » de réussir un troisième essai à la Visitation .Entrée le 28 janvier 1899, elle y mourra le 16 juin 1941 âgée de 78 ans.

La chapelle de la visitation

« Nous prions pour que le parfum de la vie cloîtrée de silence et de prière dirigée par la rose de Lisieux et par notre petite violette de Caen sera une bénédiction et un soutien pour l’Eglise et le monde entier. » (L 21)

            http://saintetheresemetz.fr/wp-content/uploads/2012/04/crypte-tombe-de-L%C3%A9onie-Martin.jpg «Une grâce singulière»

Depuis la mort de sœur Françoise-Thérèse, le monastère de la Visitation de Caen est devenu un lieu de pèlerinage. un élan de sympathie universelle à son égard s’est rapidement propagé. De toutes les parties du monde arrivent à la Visitation de Caen des demandes d’intercession, ainsi que des remerciements pour les grâces obtenues. Celle qui causa tant de soucis à ses parents est devenue le recours de ceux qui éprouvent des difficultés dans l’éducation de leurs enfants.

Miracle de Léonie

 

 

 

 

 

Une sœur visitandine archiviste de Caen a écrit : « Je garde le souvenir d’une guérison dont le sujet fut la responsable d’une petite communauté d’oblate de Sainte Thérèse qui m’avait beaucoup frappé. Ses sœurs l’avaient trouvé un matin dans le coma. Complètement paralysée, hospitalisée d’urgence, le docteur n’avait pas donné d’espoir. Ses sœurs sachant combien Thérèse aimait Léonie nous ont téléphoné pour nous demander de prier. Deux jours plus tard, la malade alors inerte et sans connaissance ouvre les yeux, s’assoie dans son lit et déclare à l’infirmière: « mais tu sais, j’ai faim » . Un mois plus tard, cette responsable venait elle-même remercier Léonie en priant sur sa tombe

 

 

Prier Léonie              http://saintetheresemetz.fr/wp-content/uploads/2012/04/violette1-150x150.jpgCouverturePélerinage Pôle Missionnaire de Lisieuxhttp://saintetheresemetz.fr/wp-content/uploads/2012/04/violette1-150x150.jpgCouverturehttp://saintetheresemetz.fr/wp-content/uploads/2012/04/violette1-150x150.jpgCouverture

La prière pour la béatification de (Sœur Françoise-Thérèse)

                                                  Ô père éternel,

Créateur du ciel et de la terre, donateur de la vie,

exauce ma prière.

Je te remercie, père éternel, d’avoir si généreusement

comblé ta servante Sœur Françoise-Thérèse,

de tant de grâce.

Accorde-moi, selon ta volonté par

l’intercession de Sœur Françoise-Thérèse, la grâce:

(faire une demande)

Je t’en prie, qu’elle soit bientôt comptée parmi les saintes

du ciel, de sorte qu’elle puisse être honorée également

par l’Église sur terre. En ton nom, je te prie humblement. Amen!

Notre Père/Je vous salue Marie et Gloire au père

Visite de la cellule de Léonie MARTIN

 

Merci à nos Prêtre pour ce temps fort passé

Le Philippe Gros, Le Père Zacharie Fiogbé, Le Frère Noël

Le Père Hugues,le Père Bertrand

 

Pélerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

 

Pèlerinage Pôle Missionnaire de Lisieux

Le samedi 25 Mars 2017

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4e dimanche de Carême A - 26 mars 2017 Messe à 10h Livarot

20 Mars 2017, 07:12am

Publié par Myriam

4e dimanche de Carême A - 26 mars 2017 Messe à 10h Livarot

4e dimanche de Carême A - 26 mars 2017

Messe à 10h Livarot

1ère lecture : 1S 16, 1.6-7.10-13a

En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.

 

Commentaire :

Le récit du choix par Dieu du successeur de Saül est significatif : Dieu veut pour son peuple non pas un guerrier fort et impressionnant, mais un berger. Ceci sera confirmé par le combat de David contre Goliath (1 Samuel 17) : alors que les soldats aguerris étaient paralysés par la peur, c’est le jeune berger qui terrasse le géant non avec les armes des guerriers mais avec son arme de berger.

Les rois d’Israël se sont rarement montrés de bons bergers du peuple. C’est pourquoi Dieu annonce (Ézéchiel 34) qu’il se fera le berger de son peuple. Le Psaume 22 le reconnaît : « Le Seigneur est mon berger. »

Jésus reprendra cette image dans la parabole de la brebis perdue (Lc 15,3-7) et dans l’évangile de Jean où il se dit « Le bon berger » (Jn 10,11).

 

2ème lecture : Ep 5, 8-14

Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.

 

Commentaire :

L’opposition lumière-ténèbres est bien connue dans le N-T. (Jc 1,17-18 ; 1 P 2,9 ; 1 Jn 1,5-7), mais aussi dans les manuscrits de la mer Morte. Elle est aussi liée à la catéchèse baptismale. Par le baptême, nous sommes devenus des fils de la lumière qui se manifeste à travers la bonté, la justice et la vérité. La lumière est aussi ce qui fait apparaître le péché et permet de mieux le démasquer pour en être purifié.

Le refrain final est probablement une hymne chrétienne baptismale très ancienne. Le baptisé passe de la mort à la vie grâce au Christ ressuscité.

 

Evangile : Jn 9,1-41

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : ‘Va à Siloé et lave-toi.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? » Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois,

et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’, votre péché demeure. »

 

Commentaire :

À la question de savoir si la cécité de naissance est due au péché de l’aveugle ou de ses parents, la réponse de Jésus est claire : non.

La guérison opérée par Jésus va en revanche déclencher une enquête où chacun devra se prononcer sur l’identité de celui qui a ouvert les yeux de l’aveugle.

Premier point de l’enquête : vérifier que le guéri est bien l’aveugle-né. Les avis sont partagés mais le guéri affirme : c’est bien moi.

Deuxième point de l’enquête : comment les yeux se sont-ils ouverts ? D’après les pharisiens, le guérisseur inconnu ne peut venir de Dieu puisqu’il a fait la guérison un jour de sabbat où tout travail est interdit ! A nouveau, les gens sont divisés concernant l’identité de Jésus. L’aveugle guéri prend parti : « C’est un prophète. »

Troisième point de l’enquête : Vérification auprès des parents que le guéri est bien l’aveugle né mais ceux-ci ne veulent pas se prononcer sur l’identité du guérisseur.

Sentence : Les pharisiens affirment que le guérisseur est un pécheur.

Objection du guéri : « Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »

Exécution : le guéri est chassé.

Alors Jésus se fait connaître du guéri qui proclame sa foi : « Je crois, Seigneur ! »

Jésus révèle alors que les véritables aveugles sont ceux qui restent enfermés dans leurs certitudes et refusent de le reconnaître. À ceux qui croient en lui, il donne la vie éternelle car le Père et lui ne font qu’un.

Nouvelle sentence : Jésus est accusé de blasphème et menacé de mort. La Passion se profile à l’horizon.

F. Brossier

 

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3ème du Dimanche de Carême 10 h Livarot le 149 mars 2017 fête des familles

14 Mars 2017, 07:54am

Publié par Myriam

3ème du Dimanche de Carême 10 h Livarot le 149 mars 2017 fête des familles

3e dimanche de Carême A - 19 mars 2017

Messe à 10h Livarot messe des familles

3ème du Dimanche de Carême 10 h Livarot le 149 mars 2017 fête des familles

 

1ère lecture : Ex 17, 3-7

En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

 

Commentaire :

Le livre de l’Exode, en racontant la sortie miraculeuse d’Égypte, a révélé un Dieu Sauveur. Dans la marche au désert, il montre combien le peuple de Dieu a beaucoup de mal à rester fidèle à son Sauveur. La faim (Ex 16) ou la soif (Ex 17) leur font regretter le temps de l’esclavage. Le récit souligne à la fois la fidélité de Dieu à son projet et l’incroyance du peuple soulignée au verset 7.

Jésus donnera à son tour l’eau (évangile de la Samaritaine), mais ce ne sera plus l’eau matérielle. Ce sera l’Esprit qui donne la vie éternelle.

 

2ème lecture : Rm 5, 1-2, 5-8

Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.

 

Commentaire :

L’apôtre Paul redit le cœur de la foi chrétienne : Jésus Christ est mort pour tous afin que tous soient sauvés. Il s’émerveille que le Christ ait pu donner sa vie pour nous pécheurs, gratuitement. Il a ainsi donné la preuve que Dieu nous aime malgré l’état de pécheurs où tous se trouvaient avant d’être sauvés par la mort du Christ.

 

Evangile : Jn 4,5-42

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en a eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !... Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui. Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : ‘L’un sème, l’autre moissonne.’ Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

 

Commentaire :

Le puits attribué au patriarche Jacob est encore visible aujourd’hui aux portes de la ville Palestinienne de Naplouse. (J’y suis allé encore récemment).

Mais pour les traditions juives, ce puits n’était pas un puits banal. Il faisait partie de la symbolique de l’eau que l’on retrouve tout au long de la Bible :

• C’est l’eau primordiale de Gn 2,10.

• C’est le puits où Rebecca sera choisie pour être la femme d’Isaac Gn 24,16

• C’est le puits où Jacob rencontre sa future femme Gn 29,2-10

• C’est le puits où Moïse rencontre sa future épouse Ex 2,15-17

• C’est l’eau du rocher qui abreuvait le peuple dans le désert Ex 17

• C’est la source du Temple d’Ézéchiel 47,12.

En Gn 29,10 Jacob enlève la pierre qui ferme le puits pour faire jaillir l’eau. Il s’agit alors d’un puits artésien. On comprend alors la réaction de la Samaritaine lorsque Jésus lui annonce qu’il peut lui donner l’eau vive : « Serais-tu plus grand que notre père Jacob ? » Sous-entendu, si tu peux donner l’eau sans avoir de récipient, c’est que tu peux la faire jaillir du sol.

Il y a donc un malentendu pour cette femme concernant l’eau que promet Jésus. Elle en reste à l’eau naturelle ; Jésus promet l’eau de la vie éternelle. (Cf. Jn 7,37-38 ; Ap 22,1-2).

Les samaritains avaient pour origine le mélange de populations voulu par les assyriens qui en 722 avaient fait venir 5 peuplades étrangères en Samarie. Il s’en était suivi une religion syncrétiste mélangeant le Dieu d’Israël et les dieux païens. Il est possible que les cinq maris de la femme fassent allusion à cette origine. Désormais, Jésus annonce que la présence de Dieu ne sera plus liée à un sanctuaire (celui de Jérusalem ou celui des Samaritains sur le mont Garizim). Jésus est désormais le seul temple, le seul chemin vers Dieu.

Les patriarches et Moïse avaient trouvé leurs femmes au bord d’un puits. En rencontrant la femme de Samarie au bord du puits, Jésus est présenté comme l’époux non seulement du peuple juif mais aussi des Samaritains et de toute l’humanité.

François Brossier

 

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2e dimanche de Carême A - 12 mars 2017 Messe à 10h Livarot

7 Mars 2017, 07:09am

Publié par Myriam

2e dimanche de Carême A - 12 mars 2017  Messe à 10h Livarot

2e dimanche de Carême A - 12 mars 2017

Messe à 10h Livarot

1ère lecture : Gn 12, 1-4

En ces jours-là, le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth s’en alla avec lui.

 

Commentaire :

Dans la tradition d’Israël, ce texte a beaucoup d’importance. À travers la figure de l’Ancêtre, le peuple de Dieu se voit révélé que toute son histoire commence par une initiative de Dieu.

Le Seigneur se révèle comme le Dieu de la promesse. Abraham est le modèle des croyants car il est parti sans savoir où cela le mènerait mais faisant une totale confiance aux promesses de Dieu.

Pour les chrétiens, ces promesses ont trouvé leur accomplissement dans la personne de Jésus Christ.

 

2ème lecture : 2 Tm 1, 8b-10

Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile.

 

Commentaire :

L’apôtre invite Timothée a prendre part à ses souffrances pour l’annonce de l’Évangile. Il rappelle son enseignement : c’est par pure grâce et non selon nos mérites que nous sommes sauvés. C’est à une vocation sainte que nous sommes appelés puisqu’elle vient de Dieu et qu’elle nous associe à son projet : annoncer notre Sauveur Jésus Christ lui qui s’est manifesté en détruisant la mort.

 

Evangile : Mt 17,1-9

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

 

Commentaire :

Dans la tradition juive, la haute montagne évoque la montagne du Sinaï où Moïse a rencontré le Seigneur Dieu. Pour parler de la venue de Dieu à la fin des temps, il était habituel d’imaginer un nouveau Sinaï définitif.

L’évangéliste Matthieu reprend cette tradition pour présenter Jésus comme celui qui instaure les derniers temps. Les vêtements blancs symboles célestes et le visage transfiguré anticipent ce que révèlera la résurrection de Jésus : Jésus est le Seigneur. Il est entouré des deux figures de l’Ancien Testament dont l’histoire est liée à la montagne de Dieu et qui sont, toujours d’après les traditions juives, déjà dans la gloire de Dieu : Moïse, parce qu’on a jamais retrouvé son corps et Élie, monté au ciel sur un char de feu (2 Rois 2,11).

Pierre voudrait s’installer déjà dans les tentes éternelles. Mais il lui reste, comme pour tous les disciples, à prendre la route qui passe par le Calvaire, avant de partager en plénitude la vie du Fils bien-aimé en qui Dieu a mis tout son amour.

François Brossier

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Célébration de miséricorde Carême 2017 jeudi 06 avril à 20h

2 Mars 2017, 06:44am

Publié par Myriam

Célébration de miséricorde Carême 2017 jeudi 06 avril à 20h
Célébration de miséricorde Carême 2017 jeudi 06 avril à 20hCélébration de miséricorde Carême 2017 jeudi 06 avril à 20h
Célébration de miséricorde Carême 2017 jeudi 06 avril à 20h

Paroisse st Pierre et St Paul en Val d’Auge

Célébration de miséricorde Carême 2017

Jeudi 06 avril 20h église de Livarot

La qualité du fruit dépendra

du sol dans lequel nous nous trouvons :

le seul sol capable de produire

le fruit de l’Esprit dans

nos cœurs est la Parole de Dieu. !

 

 

Jésus nous dit : « Celui qui

demeure en moi, celui-là

donnera beaucoup de fruit»

Que-vais-je réponde :

 

comment faire pour donner beaucoup de fruit ?

 

                                                                                                        

Dans nos vies de chrétiens ?

 

Viens comme tu es,

 

 

 

Vois comme Il T’aime !

 

 

 

Paroisse St Pierre et St Paul en val d’auge

Célébration de miséricorde Carême 2017

Que le Dieu de Jésus Christ, Père de bonté et de miséricorde, soit toujours avec vous. R/. Et avec votre esprit.

L’heure est venue de nous rencontrer, pour recevoir une marque de tendresse de notre Dieu. Un Dieu qui pendant ce carême a voulu nous faire prendre conscience que nous sommes porteurs d’un don merveilleux: la vie.

Tout au long de cette célébration, nous serons invités à relire notre histoire personnelle et à nous laisser toucher par notre Père qui veut par son amour et sa parole nous aider à réussir notre vie. En toute confiance, tournons nos cœurs vers le Seigneur car il ouvre pour nous un chemin d’avenir…

 

Chant : Venez chantons notre Dieu

R/ Venez chantons notre Dieu, lui le roi des cieux !

Il est venu pour sauver l'humanité et nous donner la vie.

Exulte pour ton roi, Jérusalem danse de joie.

 

1 - Il est venu pour nous sauver du péché,

Exulte, Jérusalem danse de joie.

Oui par sa mort, tous nous sommes libérés,

Exulte, Jérusalem danse de joie.

 

2 - Oui tous ensemble, rejetons notre péché,

Exulte, Jérusalem danse de joie.

Dans sa bonté, tous nous sommes pardonnés

Exulte, Jérusalem danse de joie.

PRIÈRE D’OUVERTURE:

Père très bon, une fois de plus tu croises notre chemin pour nous offrir ta miséricorde. Toi qui as été présent à chaque souffle de notre vie, nous savons que tu nous aimes tels que nous sommes, avec nos zones d’ombres et de lumière. Donne-nous de trouver aujourd’hui notre paix dans ce pardon que tu nous offres avec tant de largesses. Nous te le demandons par Jésus, ton Fils, qui vit avec toi et le Saint-Esprit maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

À l’ÉCOUTE DE LA PAROLE DE DIEU

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 15, 1-8

Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples.

 

Un temps de silence

Lecteur :

Alors que Jésus prends congé de ses disciples, voici qu’il parle de vigne et de vin

Dans des termes d’Alliance, ci-bien que ce texte pourrait bien- être une véritable méditation eucharistique que nous propose Jésus !

Jésus nous dit : « Celui qui demeure en moi, celui-là donnera beaucoup de fruit»

Que-vais-je réponde : comment faire pour donner beaucoup de fruit ?

Dans nos vies de chrétiens ?

Un temps de silence

 

Refrain :

En Toi j’ai mis ma confiance, ô Dieu très Saint.

Toi seul est mon Espérance et mon soutien.

C’est pourquoi je ne crains rien :

J’ai foi en toi Ô Dieu très Saint (bis)

 

•Faire le lien avec la parabole du cep et du sarment. (Jn15, 1-12) « Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron »

 

« Tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde afin qu’il en porte davantage encore. »

« Tout sarment qui ne demeure pas sur la vigne ne peut de lui-même porter du fruit » !

 

Faire le lien avec les fruits de l’Esprit et le sacrement de confirmation. (Ga 5,22)

« Mais le fruit de l’Esprit est amour, joie, paix, patience, bienveillance, bonté, fidélité, douceur et maîtrise de soi. »

Refrain :

•Réaliser que nos talents, dons de Dieu, ne nous sont pas impartis pour rester inactifs, mais pour être mis au service des autres dans le but de porter du fruit en abondance. !

•Faire le lien avec la mission de chaque chrétien.

 

La qualité du fruit dépendra du sol dans lequel nous nous trouvons : le seul sol capable de produire le fruit de l’Esprit dans nos cœurs est la Parole de Dieu. !

 

Refrain :

 

C’est ce qui se passe dans notre vie. Vivre signifie choisir et choisir signifie renoncer.

Celui qui, dans la vie veut faire trop de choses, ou cultive un nombre infini d’intérêts et de « hobbies », se disperse ; il n’excellera en rien. Il faut avoir le courage de faire des choix, laissé tomber certains intérêts secondaires pour se concentrer sur quelques intérêts fondamentaux. Elaguer !

 

Le Prêtre :

Nous allons maintenant trouver le prêtre pour confesser nos péchés.

Mais auparavant nous disons ensemble :

Je confesse à Dieu Tout puissant, je reconnais devant mes frères que j’ai péché en pensée, en parole par action et par omission; oui, j’ai vraiment péché.

C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

 

Chacun est invité, une fois sa confession faite, à aller aux fonts baptismaux se signer ou mettre l’eau sur ses yeux.

 

Pendant la confession

Nous pouvons méditer devant le Saint Sacrement

Musique douce

 

Puis reprendre notre chant :

R/ Venez chantons notre Dieu, lui le roi des cieux !

Il est venu pour sauver l'humanité et nous donner la vie.

Exulte pour ton roi, Jérusalem danse de joie.

 

4 - S'il est venu ce n'est pas pour nous juger,...

Exulte, Jérusalem danse de joie.

Mais seulement pour que nous soyons sauvés,...

Exulte, Jérusalem danse de joie.

 

5 - Si nous croyons, par lui nous sommes guéris,...

Exulte, Jérusalem danse de joie.

Oui nous croyons que c'est lui le pain de vie,...

 

Bénédiction finale

 

 

 

 

 

 

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