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Le blog de la paroisse de Livarot

Lecture du 1er dimanche de Carême A - 5 mars 2017

27 Février 2017, 07:55am

Publié par Myriam

1er dimanche de Carême A - 5 mars 2017

Messe à 10 h à Livarot                                                                                                            

 

                                      Jésus dans le désert. Son jeûne de quarante jours

1ère lecture : Gnu 2, 7-9

Le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? » La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.’ » Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.

Commentaire :

Le Seigneur a installé l’homme dans un jardin luxuriant où tous les arbres sont à sa disposition. Seul l’arbre de la connaissance du bien et du mal lui est interdit. Comme son nom l’indique, cet arbre symbolise le fait que l’homme n’est pas susceptible par ses propres forces de savoir ce qui le conduit au bonheur ou au malheur.

En mangeant du fruit de l’arbre, poussés par le serpent et son discours mensonger, l’homme et la femme se prennent pour des dieux. Ils se retrouvent nus, c'est-à-dire conscients de leur faiblesse humaine.

En contraste, Jésus montre dans le récit des Tentations au désert, qu’il refuse de prendre la place du Créateur et de quitter sa condition humaine. C’est en allant jusqu’au bout de son humanité en mourant sur la croix qu’il recevra de son Père la Seigneurie sur la création (Cf. Ph 2,6-11).

2ème lecture : Rm 5, 12-19

Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul n’ont pas la même mesure non plus : d’une part, en effet, pour la faute d’un seul, le jugement a conduit à la condamnation ; d’autre part, pour une multitude de fautes, le don gratuit de Dieu conduit à la justification. Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes. Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste.

Commentaire :

Paul est parti d’une conviction, fruit de l’apparition du Christ ressuscité sur le chemin de Damas : par sa mort et sa résurrection, Jésus est source de salut pour toute l’humanité. Il tient alors le raisonnement suivant : puisque Jésus est mort pour tous, c’est que tous avaient besoin d’être sauvés. C’est alors que, relisant les chapitres 2-3 de la Genèse, il va mettre en opposition le premier Adam, figurant l’humanité plongée dans le péché et le nouvel Adam, Jésus Christ, en qui tous sont sauvés. Mais c’est bien sûr la figure du Christ qui est la figure principale. Seule cette connaissance de la figure du Christ sauveur permet aux chrétiens de lire le récit de la Genèse comme préfiguration de l’humanité pécheresse.

Evangile : Mt 4,1-11

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

Commentaire :

Ce récit des tentations de Jésus au désert est pétri d’allusions à l’Ancien Testament. Le désert évoque celui de l’Exode après la sortie d’Égypte. Les quarante jours et quarante nuits rappellent le temps passé par Moïse sur la montagne de Dieu (Ex 24,18 ; Dt 9,9.11) et le prophète Élie (1 R 19,8). Jésus est présenté ainsi comme celui qui accomplit le véritable Exode. On peut comparer Dt 8,2-3 et Mt 4,1 :

Dt 8,2-3

Souviens-toi du chemin par lequel ta conduit le Seigneur ton Dieu dans le désert pour… te tenter…

il t’a affamé Mt 4,1

Alors Jésus fut conduit par l’Esprit au désert pour être tenté … il eut faim Jésus est aussi le nouveau Moïse.

La première citation (Dt 8,3) évoque l’épisode de la manne (Ex 16) : là où Israël avait succombé à la tentation de la nourriture terrestre, Jésus est vainqueur en refusant de se substituer au créateur. Il est le véritable Israël. La deuxième citation (Dt 6,16) fait allusion au manque de foi du peuple dans l’épisode du rocher (Ex 17,1-7). Jésus ne se « sert » pas de Dieu et refuse tout geste spectaculaire qui le ferait quitter sa condition humaine. La troisième citation (Dt 6,13) évoque l’arrivée du peuple d’Israël en Canaan où il sera tenté de se tourner vers les dieux païens : Seul Dieu son Père est digne d’adoration.

Ainsi l’évangéliste, dès le début de son récit du ministère de Jésus, présente ce qui sera la lutte permanente de Jésus contre les demandes de signes (Mt 12,38-42), les appels à devenir un Messie guerrier, la tentation d’éviter la Passion (Mt 16,21-23 ; 26,39).

Ce récit des tentations est donc avant tout un enseignement sur Jésus et sur la signification de sa condition de Fils. Jésus se montrera Fils non pas en prenant la place de son Père, ni en se transformant en Superman ou Spiderman, ni en prenant un pouvoir politique. Il se montrera Fils en allant jusqu’au bout de sa mission qui le mènera par la Croix jusqu’à sa glorification.

François Brossier

 

 

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Mercredi des Cendres début du Temps du Carême.

23 Février 2017, 08:38am

Publié par Myriam

Paroisse St Pierre et St Paul en Val d’Auge

Le Carême 2017

 

Comment allons-nous vivre ce temps de Carême ?

Et si c’était un temps pour s’ouvrir aux autres…

 

40 jours pour profiter de ce temps pour se rapprocher,

aider nos frères en difficultés.

 

TOURNONS-NOUS VERS LE SECOURS CATHOLIQUE.

 

Actions concrètes proposées :

 

1) Accompagner une permanence du Secours Catholique le vendredi de 9h à 12h et être solidaire avec les bénévoles (inscription obligatoire).

 

2) Participer activement à la collecte nationale de printemps de la banque alimentaire à Livarot :

p Vendredi 31 mars p Samedi 1er p Dimanche 2 avril.

 

 

Si vous désirez participer concrètement à ces actions, appelez le Centre Paroissial

Permanence du secrétariat, le mardi, mercredi et vendredi matin de 9h00 à 12h00

Tél : 02.31.63.51.87

Mail : paroisse-livarot@orange.fr

 

 

Origine des Cendres        

 

Le mercredi des Cendres est le jour qui marque l'entrée en Carême. Ce jour est l'occasion d'une messe où le prêtre trace une croix avec de la cendre sur le front des fidèles en prononçant un verset de la genèse « C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière1. »

La cendre dont on se sert pour tracer la croix est la cendre issue de la combustion des rameaux bénis l'année précédente. L'utilisation de ces cendres est une évocation symbolique de la mort, et le versé récité doit inciter le croyant à l'humilité et à la piété.

Le carême commence donc par un rappel solennel de la condition humaine et s'achève avec les Pâques par une célébration de la vie, celle de la résurrection du Christ.

 

Mercredi des Cendres début du Temps du Carême.

 

PREMIÈRE LECTURE DE LA MESSE

Appel à la pénitence

Lecture du livre Joël. Jl 2, 12-18

Parole du Seigneur : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! »

Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment.

Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et vous combler de ses bienfaits : ainsi vous pourrez offrir un sacrifice au Seigneur votre Dieu.

Sonnez de la trompette dans Jérusalem : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une solennité, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre !

Entre le portail et l'autel, les prêtres, ministres du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n'expose pas ceux qui t'appartiennent à l'insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu'on dise : 'Où donc est leur Dieu ?' »

Et le Seigneur s'est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.

PSAUME 50, 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17

R/ Pitié, Seigneur, car nous avons péché.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour

selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,

ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.

Crée en moi un cœur pur,

ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face,

ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d'être sauvé;que l'esprit généreux me soutienne.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

 

DEUXIÈME LECTURE DE LA MESSE

Laissez-vous réconcilier avec Dieu

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens. 2 Co 5, 20-21;6, 1-2

Frères,

nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c'est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu.

Celui qui n'a pas connu le péché, Dieu l'a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu.

Et puisque nous travaillons avec lui, nous vous invitons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu.

Car il dit dans l'Écriture : Au moment favorable je t'ai exaucé, au jour du salut je suis venu à ton secours. Or, c'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le jour du salut.

Acclamation de l'Évangile

Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

« Convertissez-vous, dit le Seigneur, car le Royaume des cieux est proche. »

Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

 

L'aumône, la prière et le jeûne comme Dieu les aime

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu. 6,1-6.16-18

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :

« Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.

Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.

Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret;ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.

 

Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.

Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret;ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.

Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.

Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage;ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret;ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. »

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LECTURE ET COMMENTAIRE DU DIMANCHE FEVRIER 2017

15 Février 2017, 08:11am

Publié par Myriam

- 26 février 2017 8e dimanche A

Messe 10h Livarot

1ère lecture : Is 49,14-15

Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas, – dit le Seigneur.

Commentaire :

Exilé à Babylone, les habitants de Jérusalem avaient toutes les raisons de croire que Dieu les avait abandonnés. Non seulement le Seigneur n’a pas oublié son peuple mais il ira au-delà de ses espérances en envoyant son propre fils manifester son amour pour l’humanité.

2ème lecture : 1 Co 4,1-5

Frères, que l’on nous regarde comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance. Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur. Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il rendra manifestes les intentions des cœurs. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.

Commentaire :

Paul en est à la conclusion concernant les disputes entre Corinthiens au sujet des prédicateurs auxquels ils se réfèrent. Paul ou Apollos ne sont que des serviteurs du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Paul se sait critiqué par certains Corinthiens. Il ne s’en soucie pas. Ce n’est pas aux Corinthiens de juger. Ce sera au Seigneur de le faire lors de sa venue, c’est-à-dire au Jugement dernier.

Evangile : Mt 6,24-34

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : ‘Qu’allons-nous manger ?’ ou bien : ‘Qu’allons-nous boire ?’ ou encore : ‘Avec quoi nous habiller ?’ Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

 

Commentaire :

Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. La traduction liturgique a mis une majuscule au mot « Argent » car le mot grec « Mamon » personnifie en quelque sorte l’argent et montre qu’il peut devenir une idole qui s’oppose à Dieu.

Une objection vient à l’esprit : il faut bien de l’argent pour vivre. La suite répond à cette objection. Ne vous faites pas de souci : si les oiseaux qui ne travaillent pas sont nourris par Dieu, à plus forte raison les humains. Les soucis ne prolongeront pas votre vie. Si Dieu habille de splendeur les lys des champs, à plus forte raison il n’oubliera pas ses disciples. Ne vous faites pas de souci pour demain… À chaque jour suffit sa peine.

On sent bien ici une illustration de la demande du Notre Père : Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Le message de Jésus dénonce le danger de bâtir sa vie sur le désir d’avoir toujours plus, au point de laisser guider sa vie par l’Argent. Mais attention aux mauvaises lectures : ce n’est pas l’insouciance des oiseaux ou la passivité des fleurs qui est donnée en exemple, mais la confiance en la sollicitude de Notre Père. Saint Paul rappellera à juste titre aux Thessaloniciens (2 Th 3,10-12) que, s’ils veulent manger, ils doivent travailler : Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus !

François Brossier

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LECTURE ET COMMENTAIRE DU DIMANCHE FEVRIER 2017

15 Février 2017, 08:08am

Publié par Myriam

- 19 février 2017 7e dimanche A

Messe 10 h Livarot

1ère lecture : Lv 19,1-2.17-18

Le Seigneur parla à Moïse et dit : « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui. Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. »

Commentaire :

Au chapitre 19 du Lévitique, la loi de Moïse exprime les exigences divines : puisque le peuple d’Israël a été consacré au Dieu saint, ses actes doivent témoigner de cette sainteté. Celle-ci se manifestera particulièrement dans le refus de la haine, de toute idée de vengeance et dans l’amour du prochain.

2ème lecture : 1 Co 3,16-23

Frères, ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous. Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage. Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté. Il est écrit encore : Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur ! Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient, que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.

Commentaire :

Paul se préoccupe à nouveau des divisions dans l’Église de Corinthe où les uns se réclament d’Apollos, d’autres de Pierre, d’autres encore de Paul. Ceux-ci ne sont que des ministres de Dieu (1 Co 3,5). L’Église de Corinthe est la maison de Dieu et l’unique fondation est Jésus Christ et non pas un prédicateur. Si l’Église est temple de Dieu, amener des divisions, c’est détruire ce temple sacré.

Il ne faut donc pas mettre son orgueil dans des hommes, si sages humainement soient-ils. En fait, les chrétiens possèdent tout par leur incorporation au Christ. C’est en lui que les chrétiens possèdent tout : Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie et la mort, le présent et l’avenir.

Evangile : Mt 5,38-48

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

 

Commentaire :

La loi du talion (Ex 21,24) était déjà un progrès puisqu’elle précisait que la peine devait être proportionnelle à l’offense pour éviter l’escalade. Jésus va plus loin en invitant à ne pas rendre coup pour coup pour casser l’engrenage de la violence.

« Tu aimeras ton prochain » se trouve en Lv 19,18 (cité dans la première lecture de ce dimanche). En revanche, « tu haïras ton ennemi » ne se trouve pas comme tel dans l’Ancien Testament. Jésus vise ici les sentiments de haine qui s’expriment dans le peuple de Dieu vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas leur foi ou qui sont les ennemis. On retrouve exprimés ces sentiments dans quelques Psaumes, par exemple, le Ps 63,10-11 « Mais ceux qui pourchassent mon âme, qu’ils descendent aux profondeurs de la terre, qu’on les passe au fil de l’épée, qu’ils deviennent la pâture des loups ! »

Jésus va beaucoup plus loin en invitant à aimer même les ennemis. C’est ainsi que les disciples montreront qu’ils sont vraiment « Fils de Dieu le Père », lui qui fait le ver le soleil sur les bons et les méchants. Le Lévitique disait : « Soyez saints car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. » Jésus dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

François Brossier

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Secours Catholique de Livarot

11 Février 2017, 10:54am

Publié par Myriam

AGIR AVEC LES PLUS FRAGILES

Association 1901 à but non lucratif.

Accueil, aide alimentaire, accompagnement sur dossier,

vestiaire enfants, partenariat avec les institutions.

Pour les personnes qui souhaitent faire des dons de vêtements ou

de jouets en dehors de la permanence, veuillez prendre contact avec l'équipe.

Tèl : Responsable : Anne Marie Thierce

Les Belles Fontaines

Cheffreville-Tonnencourt

14140 Livarot-Pays-d'Auge

Tél. 06 48 11 97 61

Tél. 06 82 42 82 75

Permanence le vendredi de 9h30 à 11h30 ou sur rendez-vous.

 

Le bureau dans leur nouveau local

 

 

 

 

 

 

    article d’Ouest-France pour la Braderie du secours catholique

Vêtements, jouets, livres, l'équipe locale du Secours catholique a organisé sa braderie annuelle, à la salle des fêtes, durant tout le week-end, une première expérience sur deux jours. Les bénévoles, réunis autour de la responsable Anne-Marie Thierce, souhaitent proposer du soutien scolaire et une aide à la rédaction des documents administratifs. Mais il faut que l'équipe se renforce. Un appel est lancé.

 

Le Secours Catholique s’attaque à toutes les causes de pauvreté, d’inégalités et d’exclusion. L'association interpelle l’opinion et les pouvoirs publics et propose des solutions dans la durée. Elle place au cœur de son action la participation des personnes accompagnées et le renforcement de la capacité de tous à agir ensemble.

Le Secours Catholique prend en compte la spiritualité de chacun et invite à aller à la rencontre des plus fragiles pour construire avec eux une société juste et fraternelle.

En partenariat avec la paroisse St Pierre et St Paul en Val d’Auge

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Denier de l'église 2017

11 Février 2017, 09:51am

Publié par Myriam

>> PROPOSITION D’ARTICLE pour les bulletins paroissiaux

 

LES CINQ GRANDES RESSOURCES DE L’ÉGLISE

 

 

 

Le Denier de l’Église : la principale ressource de l’Église

Elle permet aux prêtres, religieuses, religieux et animateurs laïcs salariés du diocèse de vivre et d’agir.

 

 

La quête : elle est vitale pour votre paroisse

Elle sert à couvrir les frais de fonctionnement comme le chauffage, l’électricité et les différentes activités paroissiales.

 

 

Le casuel : à l’occasion des grands moments de la vie des catholiques

C’est l’offrande faite à la paroisse lors d’un baptême, d’un mariage ou de funérailles.

 

Les offrandes de messe : une intention de prière et un geste de partage

C’est l’offrande destinée aux prêtres pour la célébration d’une messe à une intention particulière : pour un défunt, un malade, des noces d’or, un nouveau baptisé…

 

Les legs : pour soutenir l’Église de demain

L’Église est habilitée à recevoir des legs, donations et assurances-vie totalement exonérés de droits de mutation.

Ces ressources sont consacrées à préparer l’avenir de l’Église, notamment en rénovant les bâtiments.

Compte rendu réunion denier de l’Eglise du 24 janvier 2017 à Lisieux

La collecte du denier pour l’année 2016 est légèrement en baisse :

Moins de donateurs (décès des anciens) il faut sensibiliser les jeunes. Leur expliquer à quoi sert le denier,. Pour qu’ils prennent conscience de l’importance de ce dont :

Le denier de l’église, c’est donner les moyens de VIVRE et d’AGIR aux 115 prêtres en activité et ainés, 6 séminaristes, 16 laïcs engagés dans la pastorale et les services.

Votre engagement pour la collecte du denier permet donc de mettre en action chaque jour la mission de l’Eglise.

Plusieurs façons de donner :

  1. En liquide à la paroisse
  2. En chèque à envoyer au diocèse dans l’enveloppe joint à celle distribuée

3 par internet (www.bayeuxlisieux.catholique.fr)

4 Et aussi par prélèvement automatique chaque mois Pour le donateur la somme est moins importance et pour le diocèse il y a de l’argent qui rentre régulièrement.

Pour les personnes qui payent l’impôt sur le revenu ils leurs sera envoyé un reçu fiscale. Ils pourront déduire de leurs impôts 66% de leur don, dans la limite de 20% de leur revenu imposable

L’I.S.F. Pour les personnes qui sont assujetti à l’ISF, elles peuvent le donner au denier Pour ce faire, elles doivent envoyer leur don à

LA FONDATION NATIONALE POUR LE CLERGE. www.fondationduclerge.com. 3, rue Duguay Trouin 75280 Paris cedex 6

Qui le transmettra à leur diocèse. Vous recevrez également un reçu fiscal.

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Accueil de deux enfants du catéchisme en marche vers le Baptême

6 Février 2017, 17:39pm

Publié par Myriam

 

 

 

 

 

 

 

L'accueil de Zoé et Thibaud avec leurs parents parrains et marraines ainsi que les dames catéchistes des enfants et deux membres de l'assemblée et l'équipe du baptême

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

remise de la croix

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Ecole Saint Joseph de LIVAROT

6 Février 2017, 13:58pm

Publié par Myriam

Bienvenue sur le site de l’école

https://www.ecole-saintjoseph-livarot.fr/

 

Etablissement Catholique d’Enseignement, en contrat d’association avec l’Etat, l’école accueille tout élève, sans distinction, dès 2 ½ ans jusqu’au CM2.

L’école Saint Joseph comprend 5 classes (2 maternelles et 3 primaires) et met en oeuvre ses projets pédagogiques grâce au travail des enseignants, mais aussi par la participation des associations (APEL, OGEC/AMI) et de la Paroisse.

Ecole Saint Joseph - rue Delaplanche 14140 - LIVAROT

joseph.livarot@orange.fr tèl : 02 31 63 50 23

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Lecture et Commentaire du dimanche 12 févier 2017

6 Février 2017, 08:53am

Publié par Myriam

Messe 10h Livarot 12 février 2017 6e dimanche A

1ère lecture : Si 15,15-20

Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle. Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix. Car la sagesse du Seigneur est grande, fort est son pouvoir, et il voit tout. Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent, il connaît toutes les actions des hommes. Il n’a commandé à personne d’être impie, il n’a donné à personne la permission de pécher.

Commentaire :

Le sage qui conseille son fils lui rappelle qu’il est libre d’observer ou non les commandements de Dieu. Il n’est pas question de rejeter sur Dieu la responsabilité des actes mauvais : Dieu n’a commandé à personne d’être impie, il n’a permis à personne de pécher.

2ème lecture : 1 Co 2,6-10

Frères, c’est bien de sagesse que nous parlons devant ceux qui sont adultes dans la foi, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dirigent ce monde et qui vont à leur destruction. Au contraire, ce dont nous parlons, c’est de la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, établie par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire. Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture : ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé. Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu.

Commentaire :

Alors que des Corinthiens se sont attachés à un prédicateur, Paul affirme que ce n’est pas au prédicateur qu’il faut s’attacher. Car ce que prêche Paul n’est pas le fruit d’une sagesse humaine. Lui, Paul, n’est rien. Ce qu’il prêche, c’est ce qui a été révélé par l’Esprit et qui est rappelé dans les versets précédents (voir dimanche dernier) : c’est Jésus Christ. C’est lui cette sagesse révélée par l’Esprit que personne n'avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, que le cœur de l'homme n'avait pas imaginé, qui avait été préparé pour ceux qui aiment Dieu.

Evangile : Mt 5,17-37

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. Il a été dit également : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

Commentaire :

Jésus n’est pas venu abolir mais accomplir la Loi de Moïse. Qu’est-ce à dire ? Il faut bien prendre le verbe « accomplir » dans le sens de « porter à sa perfection » et non pas seulement faire ce qui est prévu. Jésus vient porter à sa perfection la Loi de Moïse. Il l’illustre à partir de quelques exemples : le meurtre est condamné par la loi de Moïse, mais Jésus montre que l’on peut aussi « tuer » les gens par la parole, la calomnie, la colère. L’adultère était condamné par la loi de Moïse, Jésus dénonce l’adultère en pensée. La loi de Moïse prévoyait que quelqu’un puisse renvoyer sa femme, même pour des motifs futiles, Jésus protège l’épouse et dénonce ce qui détruit l’unité profonde du couple.

En fait, Jésus montre surtout qu’il ne suffit pas de respecter la lettre de la loi de Moïse, mais qu’il faut non seulement en respecter l’esprit mais aussi aller au-delà pour plus de justice et d’amour du prochain.

François Brossier

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ACTEURS DE L'ORDINAIRE

3 Février 2017, 03:34am

Publié par Myriam

ACTEURS DE L'ORDINAIRE

Le cours des événements est rapide et souvent impétueux dans le calendrier électoral : campagne, sondages, commentaires. Si la page des primaires est désormais tournée, elles ne sont cependant qu’un moment dans le débat qui se poursuit. Comment garder le cap de l’essentiel ? Les événements du monde appellent aussi notre attention, avec tout ce qu’il est possible de lucidité et d’engagement. Le chrétien n’est pas dans le monde un riverain ou un spectateur. Sa foi l’incite à un regard large sur la vie des hommes. Elle l’engage à l’espérance, cette surprenante vertu de résistance au fatalisme ou à l’immédiat, au nom même de celui qui est au cœur de notre foi et dont l’engagement fut sans faille.

 

Face à tout cela me traverse de façon répétée cette question : quel est ce temps ordinaire, que nous propose la liturgie en février ? Nous y sommes entrés depuis le 10 janvier, au lendemain de l’Epiphanie et du baptême du Seigneur. Nos yeux et nos cœurs se sont remplis durant le temps de Noël, de la révélation de l’inouï : de l’incarnation de notre Dieu, de son choix d’habiter au milieu de nous. Et le mouvement de la liturgie nous conduira bientôt, avec le Carême, aux chemins de Pâques.

 

Le temps ordinaire est ce que nous vivons ainsi, au creux des jours et dans le flux ininterrompu des événements du monde. Et nous sommes appelés à le traverser dans cette attention à la vie des hommes et du monde, que Dieu aime – comme les anges l’ont chanté dans le ciel de Noël ! Nous sommes arrimés à cet amour de Dieu, qui est source pour nous d’une espérance infinie. Mais cela nous confère aussi une responsabilité vive, au nom de l’Evangile.

 

P. Jacques Nieuviarts, conseiller éditorial de Prions en Église

 

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