Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de la paroisse de Livarot

LECTURE ET COMMENTAIRE DU DIMANCHE 4 DECEMBRE 2016

29 Novembre 2016, 03:44am

Publié par Myriam

LECTURE ET COMMENTAIRE DU DIMANCHE 4 DECEMBRE 2016

2ème dimanche de l'Avent A - 4 décembre 2016

Messe à 10 h Livarot

Afficher l'image d'origine

1ère lecture : Is 11/1-10

En ce jour-là, un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur – qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs. Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant. La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins. Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main. Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.

 

Commentaire :

Le prophète Isaïe a été très déçu par les descendants de David (Achaz, Ézéchias) qui ont multiplié les alliances hasardeuses avec l’Égypte contre l’Assyrie. Le prophète espère donc la venue d’un nouveau David non pas dans les descendants mais en revenant à Jessé, père de David (le rejeton jailli de ses racines), c’est-à-dire en revenant aux origines de la royauté. Le prophète croit en effet à la fidélité de Dieu à ses promesses mais il laisse entendre que celles-ci peuvent se réaliser autrement que par la succession dynastique. Ce nouveau roi instaurera un règne paradisiaque.

Pour les chrétiens, l’accomplissement de ces promesses s’est réalisé avec Jésus, Fils de David.

 

2ème Lecture : Rm 15/4-9

Frères, tout ce qui a été écrit à l'avance dans les livres saints l’a été pour nous instruire, afin que, grâce à la persévérance et au réconfort des Écritures, nous ayons l’espérance. Que le Dieu de la persévérance et du réconfort vous donne d’être d’accord les uns avec les autres selon le Christ Jésus. Ainsi, d’un même cœur, d’une seule voix, vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu. Car je vous le déclare : le Christ s’est fait le serviteur des Juifs, en raison de la fidélité de Dieu, pour réaliser les promesses faites à nos pères ; quant aux nations, c'est en raison de sa miséricorde qu'elles rendent gloire à Dieu, comme le dit l’Écriture : C’est pourquoi je proclamerai ta louange parmi les nations, je chanterai ton nom.

 

Commentaire :

La grande nouveauté révélée par Jésus Christ, c’est que l’amour de Dieu n’est pas réservé au peuple de la Première Alliance. Certes, celui-ci a reçu les promesses dont témoignent les Écritures, mais lors de l’accomplissement de ces promesses en Jésus Christ, les païens ont été associés au salut, fruit de sa mort et de sa résurrection. C’est pourquoi désormais tous, d’un même cœur, d’une même voix, peuvent rendre gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Les communautés chrétiennes sont donc invitées à garder l’unité dans leur diversité selon l’Esprit du Christ Jésus.

 

Evangile : Mt 3/1-12

En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : ‘Nous avons Abraham pour père’ ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

 

Commentaire :

Un des thèmes majeurs du temps de l’Avent, c’est le réveil : « Berger de Dieu, réveille-nous, voici le temps de ta promesse ». S’il y a bien un passage d’évangile fait pour nous réveiller, c’est bien l’évangile de ce dimanche. Jésus y est présenté comme un bûcheron qui abat l’arbre qui ne porte pas de fruit ; ou encore comme le moissonneur qui jette au feu la paille.

L’appel de Jean-Baptiste vient résonner encore aujourd’hui aux oreilles des croyants : « Convertissez-vous ! ». Les pharisiens et les sadducéens croyaient que leur titre de fils d’Abraham suffisait pour être sauvés ; peut-on croire qu’il suffit de se dire chrétien pour être sauvé. Cet évangile rappelle qu’il n’y a pas de mot de passe, pas de sauf-conduit, pas de mot magique. Ce sera le refrain permanent de l’évangile de Matthieu : seul celui qui met ses actes en accord avec ses paroles sera jugé digne d’être accueilli dans le royaume du Père.

Mais il n’est pas question non plus de s’enfermer dans un sentiment de culpabilité. Le Christ vient au devant des hommes. Certes, personne n’est digne de lui retirer ses sandales, c’est-à-dire de faire ce que faisait un esclave. Mais le baptême dans l’Esprit-Saint et dans le feu donne la force de marcher à sa suite.

François Brossier

Voir les commentaires

Le temps de L'Avent

23 Novembre 2016, 13:36pm

Publié par Myriam

Le temps de L'Avent

    Le temps de l’Avent qui commence nous appelle à l’attente,

                        Le temps de L'Avent                                   à une disponibilité de fond. Notre être doit renouveler par Jésus.

   nous attendons une humanité nouvelle. Nous voulons être attentifs

    À l’Esprit Saint dans cette nouvelle année liturgique qui commence.

 « L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé. » L’être humain est capable de disponibilité, son cœur le rend attentif à tout, à rien, au silence. Sans une grande attention, le changement dans l’être aimé n’est pas perçu. Dans le respect, cette attention fait surgir l’autre à l’instant présent. L’Avent, c’est d’abord une attitude d’écoute et d’attente. C’est contempler la flamme vacillante de la bougie dans le noir. C’est réaliser que ce que nous attendons prenne forme et visage. Il y a quelques jours, nous acclamions Jésus, le Roi de l’univers, ce roi d’amour qui vient tout transformer. Dans quelques semaines, nous accueillerons ce même roi d’amour comme un tout petit enfant. Nous sommes un « Peuple qui marche dans la longue nuit, » nous situant humblement, devant Dieu. C’est la longue nuit de l’humanité, la longue nuit des peuples où Jésus n’est pas connu.

 

Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Aujourd’hui, à nos portes, Jésus n’est plus connu. De l’extérieur, rien ne semble distinguer ces deux hommes et ces deux femmes de l’Evangile. Il nous faut prendre en compte de manière intime l’intérieur de la personne. « Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. » Par Marie, la terre s’ouvre au premier cœur à cœur avec Dieu. Le Sauveur germe dans l’humanité. C’est le mystère que nous célébrons à Noël. Dieu, comme un amour, vient tout renouveler sur notre terre. Il vient prendre corps pour que nous revêtions la divinité. Cet amour de Dieu vient saisir notre cœur et le fait battre au rythme du cœur de Dieu. Nous attendons ce renouvellement fondamental de notre vie au plus secret de notre existence. D’année en année, notre foi se renouvelle, notre charité s’intensifie, et notre espérance grandit. Nous voulons être plus vigilants. Nous sommes plus conscients du trésor de notre foi et nous voulons entraîner le monde à la suite de Jésus.

 

"Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra." L’allusion au déluge et l’évocation du voleur peut nous faire craindre la réalité du Royaume de Dieu. Nous, nous sommes au rythme du monde, de notre pays, attentifs à nos frères qui ne croient plus en Dieu. Thérèse de Lisieux disait dans un moment illuminé de sa vie : « J’avais cru que la foi était si évidente pour tous ! » Mais l’épreuve va là transformer : « Je sais qu’il y a des gens qui ne croient pas. » Jésus vient chaque jour dans l’humanité, comme il est venu il y a deux mille ans. Il est caché dans les pauvres. Combien de peuples dans l’angoisse aujourd’hui. Combien de frères et de sœurs dont la vie est prolongée sont dans l’agonie, ils attendent le soir, pour se réveiller ailleurs. Or c’est dans cette humanité que l’amour se donne, que nous préparons la venue de Jésus et son retour : « Viens, Seigneur Jésus ! Viens. » Il me faut être attentif au présent, à tous les événements de notre quotidien. Jésus vient, il est là. Il est le chemin de ceux qui espèrent une humanité nouvelle. Notre marche vers Noël, c’est la marche vers l’humanité nouvelle symbolisée par l’Enfant Jésus, soyons prêts.

Nous prions pour que se réveille en nous la puissance de l’Amour infini de Dieu."

Voir les commentaires

Lecture et Commentaire du dimanche 27 novembre 2016

23 Novembre 2016, 13:27pm

Publié par Myriam

1er dimanche de l'Avent A - 27 novembre 2016

Messe à 10 h Livarot

 

1ère lecture : Is 2/1-5

Parole d’Isaïe, – ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem. Il arrivera dans les derniers jours que la montagne de la maison du Seigneur se tiendra plus haut que les monts, s’élèvera au-dessus des collines. Vers elle afflueront toutes les nations et viendront des peuples nombreux. Ils diront : « Venez ! montons à la montagne du Seigneur, à la maison du Dieu de Jacob ! Qu’il nous enseigne ses chemins, et nous irons par ses sentiers. » Oui, la loi sortira de Sion, et de Jérusalem, la parole du Seigneur. Il sera juge entre les nations

et l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre. Venez, maison de Jacob ! Marchons à la lumière du Seigneur.

 

Commentaire :

Le prophète Isaïe a prêché au VIIIe siècle. Alors que la menace assyrienne se fait de plus en plus pressante, Isaïe refuse de voir dans la puissance des armes une protection pour le royaume de Juda. Pour lui, le rayonnement de Jérusalem ne peut venir que de la présence de Dieu symbolisée par le temple. C’est pourquoi il annonce un pèlerinage de toutes les nations vers la montagne du Seigneur puisque c’est de Jérusalem que vient la Loi et la Parole du Seigneur. Alors que toutes les nations aux alentours se préparent à la guerre, lui annonce la paix à venir pour ceux qui suivent la Parole du Seigneur : « De leurs épées, ils forgeront des socs (de charrue), et de leurs lances des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre. » Hélas, il n’a guère été entendu !

 

2ème lecture : Rm 13/11-14

Frères, vous le savez : c’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil. Car le salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants. La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les œuvres des ténèbres, revêtons-nous des armes de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans orgies ni beuveries, sans luxure ni débauches, sans rivalité ni jalousie, mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ.

 

Commentaire :

Cet extrait appartient à la dernière partie de la lettre aux Romains où Paul tire les conséquences pratiques de la partie théologique qui définissait le chrétien mort et ressuscité en Christ et conduit par l’Esprit. Paul montre que l’amour-agapè est désormais ce qui guide le comportement des chrétiens dans leurs rapports avec les membres de la communauté mais aussi avec tous les hommes. À la fin du chapitre 13, Paul invite les chrétiens à regarder le présent à la lumière du futur. Les chrétiens n’ont pas seulement à devenir ce qu’ils sont, ils ont aussi à devenir ce qu’ils seront un jour.

Paul construit cette exhortation sur un jeu d’oppositions : sommeil/réveil, nuit/jour, ténèbres/lumière. Il souligne l’urgence de la transformation. « Revêtez le Seigneur Jésus Christ » est un appel à se laisser conformer au Christ, à marcher avec lui dans la nouveauté de l’Esprit.

Une phrase fait difficulté : Car le salut est plus près de nous maintenant qu'à l'époque où nous sommes devenus croyants. D’après le professeur Samuel Légasse, dans cette phrase, « le salut s’identifie à ce qui, lors de la parousie, viendra couronner la situation déjà engagée chez les chrétiens par la rédemption effectuée en Jésus-Christ. »

 

Evangile Mt 24/37-44

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

 

Commentaire :

Commencer l’année liturgique par l’annonce de la venue du Seigneur à la fin des temps nous rappelle que nous ne sommes pas enfermés dans un cycle perpétuel. Si nous nous préparons à fêter la première venue de Jésus à Noël, c’est pour mieux nous préparer à sa venue définitive.

Celle-ci sera soudaine : il faut donc être prêt. En évoquant le déluge, l’évangile ne fait pas référence à l’inconduite de ceux qui furent noyés mais à leur imprévoyance. La venue du Fils de l’homme aura la même brutalité : les hommes et les femmes qui vaquent à leurs occupations seront tout à coup séparés : l’un est pris, l’autre est laissé. L’évangile ne dit pas quel sera le critère. Il sera précisé plus loin dans la fameuse scène du jugement dernier : « J’avais faim… vous m’avez donné à manger… vous ne m’avez pas donné à manger… »

Il serait illusoire d’attendre le dernier moment pour se préparer. La soudaineté de la          venue du Seigneur appelle une seule solution : se tenir prêt dès aujourd’hui.

François Brossier

Voir les commentaires

La Fête de Christ ROI

16 Novembre 2016, 07:46am

Publié par Myriam

Comprendre la fête du Christ Roi

Chrétiens du vingt-et-unième siècle, démocrates et républicains pour la plupart, nous sommes tentés de trouver le titre de Christ Roi désuet et dépassé ! Quel sens peut-il avoir aujourd'hui ?

Christ Roi

La fête du Christ Roi clôt le cycle de l’année liturgique. Toute l’année les chrétiens ont célébré les grands moments de la vie de Jésus. Lors du dernier dimanche de l’année, ils sont invités à se tourner vers le Christ roi de l’univers et juge de l’humanité. Le texte qui est lu ce dimanche est le texte du jugement dernier : "J’étais nu et tu m’as donné à manger, malade et tu es venu me voir…". Le royaume du Christ est donc avant tout un royaume d’amour.

Neuvaine en l’honneur du Christ Roi

                                                                                 10 novembre 2016

 

 

Cette année 2016 nous prions la neuvaine du 12 au 20 novembre. Fête du Christ, Roi de l’univers, le dimanche 20 novembre 2016.

 

+ HISTOIRE

La fête du Christ Roi de l’univers fut établie par le Pape Pie XI, le 11 décembre 1925. C’est aussi le dernier dimanche du temps ordinaire de l’Eglise. Le dimanche suivant sera le 1er Dimanche de l’Avent.

 

+ PAROLE DE DIEU

« Tout pouvoir m’a été donné au Ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps » (Matthieu 28, 18).

 

Telles sont les dernières paroles du Christ ressuscité dans l’évangile de saint Mathieu. Elles nous aident à pressentir les dimensions inouïes du mystère que l’Église fête pour couronner l’année liturgique : le mystère du Christ Roi, de la royauté du Christ.

 

+ EXPLICATION

Le Christ est Roi, c’est affirmer, à un premier niveau, que le Christ a pouvoir non seulement sur la terre, mais sur le cosmos tout entier.

C’est proclamer aussi qu’il est le maître de l’histoire pour tous les peuples et dans tous les temps, et qu’il mène souverainement le destin de chaque homme, de chaque couple, de chaque famille, de chaque communauté…

Prier le Christ Roi, c’est reconnaître que l’amour du Christ lui donne tous les droits; c’est reconnaître que le Christ a le droit de nous aimer comme il veut, autant qu’il veut.

 

Celui que fêtons comme notre Roi, c’est le Fils de Dieu qui est aussi le fils de Marie. Le maître du monde et de l’histoire a dit « maman » à une femme de la terre, et c’est ce même Jésus Christ qui a tout pouvoir dans le ciel.

Bien des gens, il est vrai, même parmi les chrétiens, pourraient s’offusquer de cette fête du Christ Roi, en disant : « cette seigneurie du Christ sur l’histoire n’est vraiment pas évidente ! » Mais Jésus nous a prévenus d’avance, lorsqu’il a répondu à Pilate : « Ma royauté n’est pas de ce monde » (Jean 18, 37)

 

La fête du Christ Roi ne célèbre par le triomphe de l’Église, mais bien plutôt l’entrée de l’Église dans l’œuvre universelle du Christ miséricordieux. Mais dans ce Seigneur si proche de nous, nous reconnaissons avec allégresse, avec enthousiasme, le maître du monde et de l’histoire, « afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre, et dans le monde des morts, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. »

 

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

+ PRIONS AINSI CHAQUE JOUR DE LA NEUVAINE

 

* Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

 

* Faire un petit chant au Saint-Esprit de votre connaissance.

 

* Prière de la Neuvaine

Seigneur, en ce jour où nous magnifions ta grandeur, où nous sommes tellement heureux de dire notre action de grâce, donne-nous d’abandonner toutes nos vérités, mesquines et tristes, pour embrasser La Vérité, l’unique, la tienne. Viens régner dans nos cœurs, viens y fonder la paix que toi seul peut donner.

Donne nous de vivre selon la loi de ton royaume, accueille-nous dans ta miséricorde, grave-la en nos cœurs par le feu de ton Esprit. Apprends-nous à ne rien retenir pour nous-mêmes, que Dieu puisse prendre toute la place en nos âmes.

Nous t’acclamons et nous te choisissons, toi notre sauveur, toi « l’alpha et l’oméga, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant. Toi seul peut combler nos coeurs, toi seul, Seigneur donne un sens à nos vies, tu es Jésus, Christ et Seigneur !

Tous sur la terre nous avons tous besoin de toi.

A toi, l’Agneau de Dieu avec le Père et le Saint-Esprit soient le Règne, la Puissance et la Gloire, pour les siècles et les siècles. Amen !

 

PRIÈRE AU CHRIST ROI

 

Ô Jésus. l’unique Roi de l’Univers, nous nous prosternons à vos pieds pour vous adorer et vous prendre pour notre Roi et notre Guide. Oui. Seigneur, à Vous toutes les nations sont soumises.

 

Vous êtes seul le vrai Roi ; Vous êtes seul la vraie paix. Vous êtes seul la Lumière. Nous n’adorons que Vous seul !

 

Vous êtes notre soutien, Vous êtes notre richesse, Vous êtes notre Maître, Ô Grand Dieu du Ciel et de la terre.

 

Nous croyons très fermement que Vous êtes réellement présent dans la Sainte Eucharistie. Vous êtes là vivant, aimant. Vous voulez nous nourrir du Pain de vie. Oui, venez et nourrissez vos enfants. Vos regards sont fixés sur les âmes.

 

Vous veillez sur toutes les nations. Votre Cœur est pour nous un asile de repos. Nous nous consacrons donc à votre Cœur de Roi et de Prince. A Vous seul. Seigneur, toute gloire, honneur, amour soient rendus jusqu’à la consommation des siècles et pendant toute l’Eternité. Amen.

 

Prière dictée par Notre-Seigneur Jésus-Christ à Soeur Marie du Christ-Roi, en la fête du Précieux Sang en 1927. au Monastère des Bénédictines du Saint Sacrement, rue Tournefon – Paris 5eme

 

* Chantez un chant de louange de votre connaissance à la Gloire de Jésus-Christ.

 

* Prendre un temps de silence et d’action de grâce.

 

* Priez un Notre-Père et un je Vous Salue Marie

 

* Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

 

* QUE LE CHRIST ROI NOUS BÉNISSE !

 

Thierry Fourchaud

Voir les commentaires

Lecture du souvenir 11 novembre

4 Novembre 2016, 15:04pm

Publié par Myriam

Lecture du 11 Novembre

1ère lecture : « Écoutez, ô rois, et comprenez, afin que vous appreniez la sagesse » (Sg 6, 1-11)

Lecture du livre de la Sagesse

Écoutez, ô rois, et comprenez ; instruisez-vous, juges de toute la terre.

    Soyez attentifs, vous qui dominez les foules, qui vous vantez de la multitude de vos peuples.

    Car la domination vous a été donnée par le Seigneur, et le pouvoir, par le Très-Haut,

lui qui examinera votre conduite et scrutera vos intentions.

    En effet, vous êtes les ministres de sa royauté ; si donc vous n’avez pas rendu la justice avec droiture,

ni observé la Loi, ni vécu selon les intentions de Dieu,  il fondra sur vous, terrifiant et rapide,

car un jugement implacable s’exerce sur les grands ;  au petit, par pitié, on pardonne,

mais les puissants seront jugés avec puissance.  Le Maître de l’univers ne reculera devant personne,

la grandeur ne lui en impose pas ; car les petits comme les grands, c’est lui qui les a faits :

il prend soin de tous pareillement. Les puissants seront soumis à une enquête rigoureuse.

    C’est donc pour vous, souverains, que je parle, afin que vous appreniez la sagesse

et que vous évitiez la chute,  car ceux qui observent saintement les lois saintes

seront reconnus saints, et ceux qui s’en instruisent y trouveront leur défense.

    Recherchez mes paroles, désirez-les ; elles feront votre éducation.

 

            – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 81 (82), 3-4, 6-7

 

R/

Lève-toi, Dieu, juge la terre !

(Ps 81, 8a)

Rendez justice au faible, à l’orphelin ;

faites droit à l’indigent, au malheureux.

Libérez le faible et le pauvre,

arrachez-le aux mains des impies.

 Je l’ai dit : Vous êtes des dieux,

des fils du Très-Haut, vous tous !

Pourtant, vous mourrez comme des hommes,

comme les princes, tous, vous tomberez !

 

Evangile : « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)

Acclamation : Alléluia. Alléluia.

Rendez grâce en toute circonstance :

c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus.

Alléluia.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (1 Th 5, 18)

 

 En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.

    Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance

    et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »     À cette vue, Jésus leur dit :

« Allez vous montrer aux prêtres. »

 

En cours de route, ils furent purifiés.  L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,

revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.  Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus

en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.     Alors Jésus prit la parole en disant :

« Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?

    Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »

    Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »               – Acclamons la Parole de Dieu.

Voir les commentaires