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Le blog de la paroisse de Livarot

Lecture du dimanche 29 mai 2016

14 Mai 2016, 06:13am

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 29 mai 2016

Fête du Corps et du Sang du Christ - C - 29 mai 2016

Messe à :   10h Livarot

St Germain de Livet 11h30

1ère lecture : Gn 14,18-20

En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin

 : il était prêtre du Dieu très-haut. Il bénit Abram en disant :

 « Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ;

 et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. »

 Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.

Commentaires :

Dans les récits sur Abraham, le personnage de Melchisédek est, comme tous les souverains orientaux, à la fois roi et prêtre. Salem évoque sans doute Jérusalem. En offrant le pain et le vin, il accomplit sa fonction sacerdotale. Et le fait qu’Abraham lui offre le dixième de tout ce qu’il a, montre que celui-ci reconnaît l’importance du sacerdoce. Dans la lettre aux Hébreux (He 7), l’auteur a vu en Melchisédek la figure annonciatrice de Jésus, seul grand prêtre qui conduit à Dieu son père. Comme l’origine de Melchisédek est inconnue et n’a rien à voir avec le sacerdoce d’Aaron, les chrétiens y voient une préfiguration de Jésus Christ, lui qui n’est pas de la tribu de Lévi. L’offrande du pain et du vin dans l’Eucharistie rappelle aussi la figure de Melchisédek ; c’est pourquoi l’auteur de la lettre aux Hébreux peut appliquer à Jésus la parole de Dieu dans le Psaume 110,4 : Tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melchisédek.

2ème lecture : 1 Co 11, 23-26

Frères, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

Commentaires :

Ce texte est capital dans la mesure où il nous donne le plus ancien témoignage sur la tradition du repas eucharistique. Faire mémoire de Jésus donnant sa vie, saisir comment l’événement du dernier repas de Jésus s’actualise dans chaque eucharistie, cela ne s’explique pas, cela se raconte. C’est pourquoi, au cœur des prières eucharistiques, il y a toujours ce passage de la louange au récit. On notera aussi comment la dernière phrase tourne les participants au repas du Seigneur vers l’achèvement lors de la venue définitive du Seigneur, comme il est chanté à chaque anamnèse.

Evangile : Lc 9,11-17

En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. » Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.

 

Commentaires :

Le contexte littéraire de ce récit montre que se pose la question de l’identité de Jésus, en particulier avec le questionnement d’Hérode en Lc 9,7-9. La réponse sera donnée par Pierre : « Le Messie de Dieu » (9,20). Entre les deux, il y a le récit du miracle des pains qui dévoile l’identité de Jésus à travers ses actes en référence à l’Ancien Testament.

En arrière plan, il y a en effet le récit du miracle d’Élisée dans le 2ème livre des Rois (4,42-44), qui avait nourri 100 personnes avec 20 pains d’orge. Le parallélisme entre les deux récits est clairement manifesté : les pains – l’ordre de donner à manger – l’objection du serviteur et des disciples – les restes. En même temps, le récit évangélique souligne la supériorité de Jésus par la différence des chiffres. La principale différence réside dans la tonalité eucharistique évoquée par le vocabulaire du récit lucanien : « Jésus prit les pains… levant les yeux, il les bénit, les rompit et les donna ». On notera que le récit n’utilise jamais le mot de « multiplication », sans doute pour éviter de se fixer sur le fait au détriment du sens. Jésus donne les pains aux disciples pour qu’ils les distribuent : ce sont eux qui désormais seront chargés de dispenser la nourriture de Jésus. Il reste 12 paniers, un par apôtre : ainsi le partage des pains ne se limitera pas au temps de Jésus : l’eucharistie prolonge pour tous les lieux et tous les temps le miracle des pains.

François Brossier

 

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Lecture du dimanche 15 mai

7 Mai 2016, 03:43am

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 15 mai

Pentecôte C - 15 mai 2016

Messe 10h à Livarot         Lecture du dimanche 15 mai

 

 

1ère lecture : Ac 2, 1-11

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

 

Commentaire :

Après avoir été une fête agricole, la fête des moissons, la fête juive de Pentecôte était devenue à l’époque de Jésus, la fête de l’Alliance du Sinaï. Le don de l’Esprit donné aux apôtres après la résurrection de Jésus prend, dans ce cadre, une tonalité riche de sens. Au Sinaï (Ex 19), Dieu avait donné ses commandements dans une théophanie grandiose sur la montagne au milieu du feu et du tonnerre. Dans le récit de Pentecôte, nous retrouvons le feu et le bruit. Mais ce n’est plus une Loi inscrite sur la pierre que reçoivent les apôtres, mais l’Esprit saint qui leur permettra de vivre en conformité avec l’enseignement de Jésus Christ.

Le récit de Babel (Gn 11) avait montré comment, en voulant construire une ville et une tour sans Dieu, les hommes s’étaient divisés et ne se comprenaient plus. Avec la venue de l’Esprit, les hommes, même s’ils parlent des langues différentes, peuvent désormais se comprendre et former une grande famille, l’Église du Christ.

 

2ème lecture : «Rm 8, 8-17

Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

Commentaire :

Attention ! Paul n’oppose pas le corps et l’esprit. Le mot chair désigne chez lui l’homme sous l’emprise du péché. On pourrait paraphraser ainsi : quand l’homme se laisse aller à ses instincts les plus bas, il est sous l’emprise de la chair, il est bestial. Sous l’emprise de l’Esprit, l’homme est appelé à la vie que nous a acquise Jésus par sa résurrection d’entre les morts. Bien sûr, cela ne supprime pas la mort physique qui est le lot de tout être vivant. Mais l’Esprit qui habite dans le croyant est déjà semence de vie éternelle.

Quand Paul dit que « nous avons une dette, mais ce n’est pas envers la chair », on attendrait « nous avons une dette envers l’Esprit. » Il ne le dit pas parce que, pour lui, l’Esprit est liberté. Puisque l’Esprit fait de nous des fils adoptifs de Dieu, nous ne sommes pas fils d’esclave mais fils héritiers qui s’adressent à Dieu en disant : « Abba », Père ou papa.

 

Évangile : Jn 14,15-16.23b-26

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

 

Commentaire :

Aimer Jésus, croire en lui, ne peut rester au niveau des paroles. L’aimer s’exprime par la fidélité à ses commandements. Cette fidélité est clairement soulignée : « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole. » Mais le croyant n’est pas laissé à ses propres forces. Il ne restera pas orphelin après le départ de Jésus Celui-ci priera le Père qui enverra un autre Défenseur, l’Esprit de vérité. De plus, le Père et le Fils viendront établir leur demeure auprès des croyants. Jésus était le premier défenseur, l’Esprit est le nouveau dont les fonctions sont multiples : enseigner, faire se souvenir, témoigner en faveur de Jésus. Ainsi l’Évangile de Jésus ne restera pas un simple souvenir ou un message à seulement répéter. Dans les situations toujours nouvelles, l’esprit sera toujours là pour faire de l’enseignement de Jésus une parole toujours vivante et nouvelle.

N.B. La traduction liturgique a opté pour traduire le mot grec « Paraclet » par « Défenseur ». D’autres synonymes peuvent éclairer ce terme : l’esprit, c’est l’intercesseur, la médiateur, le consolateur. Jésus est le défenseur de l’homme pécheur devant Dieu le Père. L’Esprit est l’autre défenseur envoyé par Jésus, celui qui témoignera et agira par les croyants et en eux.

François Brossier

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Pentecôte

7 Mai 2016, 03:35am

Publié par Myriam

Pentecôte
Pentecôte

 

Fêtons, comme il se doit  la venue de l’Esprit,

Il est Celui sur qui nous pouvons compter, nous appuyer,

Nous les Chrétiens !

Il est notre Conscience, Il est notre Consolateur, notre Ami.

 

Le Saint-Esprit habite en permanence chez le chrétien,

Il révèle les vérités spirituelles et explique les Saintes Ecritures,

Il nous transforme, nous sanctifie et nous aide à être de bons témoins

Il nous dirige dans notre marche chrétienne, cette formidable aventure !

 

                                                

                                         

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Joli Mois de Mai mois de Marie

4 Mai 2016, 02:32am

Publié par Myriam

Joli Mois de Mai mois de Marie

A toi Marie

 Ce n'est pas toujours facile d'avoir du courage

D’affronter les petits tracas quotidiens avec le sourire.

 Marie, tu m'apprends la confiance,

Toi qui as accepté de devenir la mère de Jésus

Et de le suivre jusqu'à sa mort sur la croix.

 Avec toi, je me sens plus fort pour marcher

Sur le chemin qui me conduit vers Dieu.

 

Joli Mois de Mai mois de Marie

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