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Le blog de la paroisse de Livarot

Lecture de la fête de L'Ascension de notre Seigneur

25 Avril 2016, 06:30am

Publié par Myriam

Lecture de la fête de L'Ascension de notre Seigneur

        Ascension du Seigneur - 5 mai 2016

Messe à Livarot 10h

1ère lecture : Ac 1, 1-11

Cher Théophile, dans mon premier livre j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

 

Commentaire :

Dans le Nouveau Testament, il y a deux manières principales pour parler de ce qui est advenu à Jésus après sa mort. D’une part, Jésus est ressuscité, littéralement « Jésus s’est éveillé » ou « Jésus s’est levé » ; d’autre part, Jésus a été exalté, glorifié, il est monté. La première formule a l’avantage de montrer que le ressuscité, c’est bien celui qui a été crucifié ; il y a continuité entre les deux. Elle risque cependant de donner l’impression que la résurrection serait un simple retour en arrière. La deuxième formule a l’avantage de bien montrer la nouveauté radicale du ressuscité ; il est désormais près du Père, « assis à la droite de Dieu. »

Luc est le seul évangéliste à mettre en récit cette affirmation théologique pour bien montrer que l’exaltation de Jésus, si elle échappe à la perception historique, n’en demeure pas moins une action qui advient à un moment du temps pour celui qui est venu partager l’histoire humaine.

Luc donne à ses lecteurs deux perspectives différentes : dans l’évangile (lu l’année C), l’exaltation est perçue comme le couronnement de l’histoire humaine de Jésus : sa trajectoire commencée avec l’Incarnation se termine auprès du Père. Dans les Actes des apôtres, l’exaltation de Jésus est décrite dans ses conséquences pour l’Église : elle ouvre le temps d’une présence non plus directe et physique mais par l’Esprit. Chaque disciple est donc appelé à se laisser conduire par l’Esprit pour annoncer de manière responsable et inventive la Bonne nouvelle de Jésus Christ.

 

2ème lecture : He 9/24-28 10/19-23

Le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, figure du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu. Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ; car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis la fondation du monde. Mais en fait, c’est une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’il s’est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice. Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés, ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude ; il apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent. Frères, c’est avec assurance que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire grâce au sang de Jésus : nous avons là un chemin nouveau et vivant qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ; or, ce rideau est sa chair. Et nous avons le prêtre par excellence, celui qui est établi sur la maison de Dieu. Avançons-nous donc vers Dieu avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure. Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis.

 

Commentaire :

Ce passage de la lettre aux Hébreux indique bien le sens de l’Ascension : nous croyons que Jésus avec son corps glorifié est désormais partageant pleinement la gloire de son Père. Le grand prêtre du temple de Jérusalem entrait une fois par an dans le saint des saints pour offrir le sang des animaux immolés. Jésus, lui, est le grand prêtre par excellence : ce n’est plus dans un temple terrestre qu’il entre mais dans la demeure même de Dieu ; il offre son propre sang, c'est-à-dire toute sa vie offerte une fois pour toutes sur la croix. À sa suite, nous pouvons désormais entrer dans le sanctuaire du ciel.

 

Evangile : Lc 24/46-53

En ce temps-là, Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples, leur dit : « Il est écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. à vous d’en être les témoins. Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut. » Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit. Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il était emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.

 

Commentaire :

St Luc rapporte deux fois un récit d’ascension : d’une part à la fin de son évangile, d’autre part, au début des Actes des Apôtres (2ème lecture). Il traduit en récit l’affirmation permanente dans le Nouveau Testament : après sa mort, Jésus a été exalté, glorifié ; il est assis à la droite de Dieu ; il partage pleinement, dans son humanité même, la gloire de Dieu son Père.

En évoquant cette glorification de Jésus à la fin de l’évangile, Luc montre l’achèvement de l’itinéraire terrestre de Jésus : la montée vers Jérusalem commencée en Lc 9,51 ne s’arrête pas sur la croix mais dans la demeure du Père comme l’avait annoncé symboliquement le récit de Jésus au Temple (Lc 2,40-52).

En décrivant au début des Actes des apôtres l’ascension-exaltation de Jésus, Luc en montre les conséquences pour les disciples : l’absence de Jésus, désormais dans la gloire du Père, ouvre le temps de la responsabilité pour les disciples. Ce n’est pas le moment de rester le regard tourné vers le ciel, c’est le temps de l’annonce de la Bonne nouvelle de Jésus au monde entier. Les disciples ne sont pas pour autant livrés à leurs propres forces puisque Jésus leur promet l’assistance de l’Esprit.

François Brossier

 

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Lecture du Dimanche 1er Mai avec Baptême d'Emma

25 Avril 2016, 06:23am

Publié par Myriam

Lecture du Dimanche 1er Mai avec Baptême d'Emma

6e dimanche de Pâques - 1er mai 2016

Messe 10h Livarot avec Baptême d'Emma

 

1ère lecture : Ac 15,1-2.22-29

En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. » Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question. Les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas. Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut ! Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi, nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul, eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ. Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit : L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent : vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! »

 

Commentaire :

La communauté chrétienne d’Antioche de Syrie était composée à la fois de chrétiens d’origine juive et de chrétiens d’origine païenne. La communauté de Jérusalem était composée exclusivement de chrétiens d’origine juive. Les gens venus de Judée veulent imposer aux chrétiens d’origine païenne la circoncision. Autrement dit, ils pensent que les chrétiens doivent d’abord être de bons juifs pour être sauvés. Ce n’est pas l’avis de Paul et Barnabé. Il est donc décidé de s’en remettre à l’avis des apôtres.

Le texte de la liturgie omet malheureusement la réponse de Pierre (Ac 15,7-11) qui pourtant donne la réponse qui sera universellement suivie dans l’Église : Les païens ont reçu l’Esprit saint « tout comme nous » et nous même nous avons été sauvés par la grâce du Seigneur Jésus « tout comme eux. » Il n’y a donc pas à faire passer les païens qui se convertissent à la foi en Jésus Christ par le judaïsme.

La lettre de Jacques, rapportée ensuite, s’adresse manifestement au cas particulier des communautés où les chrétiens d’origine juive sont nombreux. Jacques demande aux chrétiens d’origine païenne d’exercer un devoir de charité vis-à-vis de leurs frères qui, depuis leur plus tendre enfance, respectent les tabous alimentaires de la Loi de Moïse. Concrètement, on pourrait traduire ainsi : évitez de manger un pavé de bœuf bien saignant en présence de vos frères juifs !

Ce qui montre le caractère contingent des prescriptions de la lettre de Jacques, c’est le fait qu’à partir du moment où les communautés ont été composées exclusivement d’anciens païens, seule la décision de Pierre (Ac 15,7-11) a été suivie comme c’est encore le cas aujourd’hui.

 

2ème lecture : Ap 21,10-14.22-23

Moi, Jean, j’ai vu un ange. En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu : elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin. Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël. Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident. La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau. Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire, car son sanctuaire, c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers, et l’Agneau. La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine : son luminaire, c’est l’Agneau.

 

Commentaire :

Nous continuons la lecture du chapitre 21 et la description de la Jérusalem nouvelle, don de Dieu. Sa très grande dimension et le fait qu’elle resplendit de la gloire de Dieu témoignent qu’elle n’est pas œuvre humaine. Il n’y a plus besoin de temple puisque c’est Dieu lui-même qui habite au milieu de son peuple. La clarté de Dieu et de l’Agneau immolé remplacent la lumière du soleil. C’est le peuple de Dieu qui est concerné comme le rappellent le nom des douze tribus d’Israël et celui des douze apôtres.

 

Evangile : Jn 14/23-29

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. »

 

Commentaire :

Cet extrait du discours d’Adieu de Jésus est important pour la vie des chrétiens après la résurrection de Jésus et son absence immédiate. L’amour que nous portons envers Jésus ne sera vrai et non pas hypocrite que dans la mesure où cet amour se manifeste dans la fidélité à sa parole. Vivre en fidélité à l’enseignement de Jésus est ce qui conditionne la présence du Père et du Fils et l’appartenance à la communauté des croyants. L’absence immédiate et corporelle de Jésus ressuscité ne laisse pas les disciples démunis et orphelins : l’Esprit saint sera là à la fois pour rappeler l’enseignement de Jésus mais plus encore pour l’actualiser dans les circonstances sans cesse nouvelles de l’existence.

La paix offerte par Jésus n’est pas une simple formule de politesse. C’est un don que fait Jésus, don qui s’apparente au salut qui réconcilie les hommes avec Dieu et avec les autres êtres humains. Désormais, les chrétiens réconciliés avec Dieu par la mort-résurrection de Jésus, peuvent vivre pleinement une relation basée sur l’amour mutuel et non sur la violence ou l’hypocrisie.

François Brossier

 

 

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Dimanche 17 avril ordination de Quentin Leclerc

23 Avril 2016, 03:26am

Publié par Myriam

Dimanche 17 avril ordination de Quentin Leclerc
Dimanche 17 avril ordination de Quentin Leclerc

Dimanche 17 avril ordination de Quentin Leclerc

Ce dimanche, Quentin Leclercq a été ordonné prêtre par Mgr Boulanger en la cathédrale de Bayeux. Ce Caennais de 29 ans va rejoindre la paroisse de Cabourg, où il sera vicaire.

Ce dimanche 17 avril 2016, plus de 800 personnes étaient réunies en la cathédrale de Bayeux, à l'occasion de l'ordination de Quentin Leclercq. Ce Caennais de 29 ans a été ordonné prêtre par Mgr Jean-Claude Boulanger, l'évêque de Bayeux - Lisieux.

 

Dimanche 17 avril ordination de Quentin Leclerc

Quentin Leclercq a été ordonné prêtre en la cathédrale de Bayeux

Messe d'ordination de Quentin Leclercq (à g.) en compagnie de l'évêque  de Bayeux et Lisieux, Jean-Claude Boulanger. - Cathédrale de Bayeux Messe d'ordination de Quentin Leclercq (à g.) en compagnie de l'évêque de

Une cérémonie célébrée à l'occasion de la Journée mondiale des vocations. Dans son homélie, Mgr Boulanger a d'ailleurs lancé un appel aux vocations, "y compris pour les mariages". Il a également remercié la famille du futur prêtre, "pour avoir encouragé la vocation de leur fils".

 

Diacre depuis juin 2015, Quentin Leclercq travaillait dans les paroisses Notre-Dame-des-Fleurs, à Cabourg, et Sainte-Trinité-des-Monts, à Dozulé. Il va poursuivre son ministère dans la paroisse de Cabourg, où il sera diacre au côté du curé, Lionel Poullain.

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Lecture du dimanche 17 avril 2016

11 Avril 2016, 03:18am

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 17 avril 2016

4e dimanche de Pâques - 17 avril 2016

Messe avec Baptême Livarot 10h

1ère lecture : Ac 13,14.43-52

En ces jours-là, Paul et Barnabé poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place. Une fois l’assemblée dispersée, beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu. Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur. Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient. Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire. Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.

 

Commentaire :

Dans le récit des Actes des apôtres, le discours de Paul dans la synagogue d’Antioche de Pisidie a une grande importance. Il donne en effet sa position par rapport à la foi juive. Usant avec souplesse des lois de la rhétorique gréco-romaine, Paul fait une rétrospective de l’histoire d’Israël, des origines jusqu’à Jésus, pour montrer comment celui-ci, par sa mort et sa résurrection, a porté à leur perfection les Écritures et est le Sauveur attendu. Il invite donc les juifs à recevoir ce message dans la foi.

Le texte proposé par la liturgie ne donne que les réactions de l’auditoire : les uns, en particulier les « craignant-Dieu » (païens proches du judaïsme) accueillent la Parole du Seigneur alors qu’une partie des juifs qui refuse ce message fait chasser Paul et Barnabé. En se tournant vers les païens, Paul et Barnabé affirment qu’ils ne sont pas infidèles à la foi juive. Ils ne font qu’accomplir ce qui était annoncé en Is 49,6 : « Je t’ai établi lumière des nations pour que tu apportes le salut aux extrémités de la terre. »

À noter que, si Paul se tourne ainsi vers les païens, il ne renoncera jamais à annoncer à ses frères juifs l’évangile de Jésus Christ.

 

2ème lecture : Ap 7,9.14b-17

Moi, Jean, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. L’un des Anciens me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera, puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »

 

Commentaire :

Le voyant contemple une foule immense qui partage désormais la vie divine dans le ciel. Les images sont très belles à condition de ne pas les prendre au pied de la lettre. Les membres de cette foule immense sont vêtus de blanc, couleur attribuée à tous ceux qui appartiennent au monde de Dieu. Mais s’ils sont ainsi vêtus de blanc, c’est parce qu’ils ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau ! C’est dire en fait qu’ils ont suivi le Christ au milieu des épreuves et des persécutions et qu’ils ont été sauvés par la mort-résurrection de Jésus. Celui qui siège sur le trône, c’est-à-dire Dieu le Père, habite au milieu d’eux réellement et non pas symboliquement comme c’était le cas pour le Temple de Jérusalem. L’Agneau, c'est-à-dire Jésus immolé et ressuscité sera leur pasteur ; là encore, impossible d’en faire une lecture au pied de la lettre !

 

Evangile : Jn 10,27-30

En ce temps-là, Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »

 

Commentaire :

Jésus se présente comme le bon berger. Il s’agit là d’une image qui s’appliquait aux rois d’Israël (Souvenons-nous de David le berger). Mais les rois s’étaient montrés de mauvais bergers (cf. Ez 34), c’est pourquoi Dieu déclarait par les prophètes qu’il se ferait lui-même le berger de son peuple. Jésus le bon berger est à la fois le descendant de David (= le Messie) et celui qui réalise les promesses divines (« Le Père et moi nous sommes un »). Cette formulation de l’intimité et de la communion avec le Père inspirera le Concile de Chalcédoine lorsqu’il proclamera la divinité de Jésus.

François Brossier

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La Prière Pape François

9 Avril 2016, 01:15am

Publié par Myriam

La Prière Pape François

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Messe d'inhumation pour Marie Zocli née Fiogbé

3 Avril 2016, 12:19pm

Publié par Myriam

Messe d'inhumation pour Marie Zocli née Fiogbé

 

                                          LIVAROTMesse d'inhumation pour Marie Zocli née Fiogbé

 

 

Les familles FIOGBE et  ZOCLI ont la douleur

de vous faire part du Décés de

Madame Marie ZOCLI née FIOGBE

Et vous invitent à la

Messe d’inhumation qui sera célébrée

Samedi 9 avril 17h en l’église de Livarot

 

Père Zacharie Fiogbé

57 Maréchal Foche

14140 Livarot

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Pélerinage du Pôle Missionnaire

2 Avril 2016, 03:05am

Publié par Myriam

Pélerinage du Pôle Missionnaire

 

Pèlerinage du pôle missionnaire

Le pôle missionnaire de Lisieux organise en lien avec le Sanctuaire de Lisieux, une journée de pèlerinage, démarche jubilaire à la Basilique de Lisieux, le samedi 2 avril prochain. de 14h à 17h 

 

Le programme consiste à passer la porte sainte et de faire la démarche jubilaire ensemble. Pour les enfants et leurs accompagnateurs, nous visiterons les lieux thérèsiens (Buissonnets, Carmel).

 

Après la démarche jubilaire, il y aura un temps pour la confession, l’Adoration du saint Sacrement, le visite du musée de Cire.

A 17h, aura lieu la messe anticipée du dimanche de la Miséricorde.

Venez nombreux à cette démarche de communion et de conversion !

 
 

 

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Lecture du dimanche avril 2016

1 Avril 2016, 12:28pm

Publié par Myriam

Lecture du dimanche  avril 2016

Lecture du dimanche  avril 2016

L'Eglise fête le Dimanche de la Miséricorde ce dimanche 3 avril 2016

La fête de la Miséricorde doit être célébrée le premier dimanche après Pâques (le dimanche in albis), conformément à un voeu exprimé par le Seigneur Jésus à soeur Faustine.

« Je désire qu’il y ait une Fête de la Miséricorde. Je veux que cette image que tu peindras avec un pinceau, soit solennellement bénie le premier dimanche après Pâques, ce dimanche doit être la Fête de la Miséricorde. (49)

Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, même si ses péchés sont comme de l’écarlate. » (699)

Seigneur Jésus à sainte Faustine

On accorde l’Indulgence plénière aux conditions habituelles (Confession sacramentelle, Communion eucharistique et prière selon l’intention du Souverain Pontife) au fidèle qui, le deuxième Dimanche de Pâques, c’est-à-dire de la « Divine Miséricorde », dans chaque église ou chapelle, l’âme totalement détachée de tout péché, même véniel, participe à des pratiques de piété accomplies en l’honneur de la Divine Miséricorde, ou tout au moins qui récite, en présence du Très Saint Sacrement de l’Eucharistie, publiquement exposé ou conservé dans le Tabernacle, le Notre Père et le Credo, en ajoutant une pieuse invocation au Seigneur Jésus miséricordieux (par exemple « Jésus miséricorideux, j’ai confiance en toi »).

On accorde l’Indulgence partielle au fidèle qui, ayant tout au moins le coeur contrit, élève au Seigneur Jésus miséricordieux l’une des pieuses invocations légitimement approuvées.

 

Prière de Consécration à la Divine Miséricorde

Très Miséricordieux Jésus, Ta bonté est infinie et les trésors de Tes grâces sont inépuisables. J´ai une confiance sans bornes en Ta Miséricorde qui dépasse toutes tes Œuvres. (Ps 144,9)

Je me consacre totalement et sans réserve à Toi, afin de vivre et de tendre à la perfection chrétienne dans les rayons qui jaillirent de Ton divin Cœur transpercé sur la croix.

Je désire propager Ta Miséricorde en accomplissant des œuvres spirituelles et corporelles de Miséricorde et particulièrement en convertissant les pécheurs, en aidant les pauvres, en consolant les affligés et les malades, en priant pour les agonisants et les âmes qui souffrent au purgatoire.

Protège-moi, car, devant servir à ta propre gloire, je crains tout de ma faiblesse, mais, en même temps, j´espère tout obtenir de Ton inépuisable Miséricorde.

Ô Bon Sauveur, puisse l´humanité entière connaître l´abîme insondable de Ta Miséricorde, avoir confiance en sa toute puissance et la glorifier ici-bas et dans l´Éternité. Amen

 

 

Lecture du dimanche  avril 2016

2e dimanche de Pâques C - 3 avril 2016  Lecture du dimanche  avril 2016

Messe 10h Livarot et accueil d’Emma en chemin vers le baptême

1ère lecture : Ac 5/12-16

À Jérusalem, par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges s’accomplissaient dans le peuple. Tous les croyants, d’un même cœur, se tenaient sous le portique de Salomon. Personne d’autre n’osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple faisait leur éloge ; de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur. On allait jusqu’à sortir les malades sur les places, en les mettant sur des civières et des brancards : ainsi, au passage de Pierre, son ombre couvrirait l’un ou l’autre. La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem, en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs. Et tous étaient guéris.

 

Commentaire :

Ces quelques versets font partie de ce qu’on appelle des « sommaires », c'est-à-dire des petits résumés concernant la vie de la communauté primitive de Jérusalem. Le premier (Ac 2,42-47) est centré sur la communion fraternelle. Le second (4,32-35) concerne surtout la mise en commun des biens. Le troisième que nous lisons en ce dimanche concerne l’action thaumaturgique des apôtres. Jésus avait opéré des guérisons comme signe de son engagement pour le salut de l’humanité. Les apôtres, qui ont reçu l’Esprit du ressuscité à la Pentecôte, ponctuent leur annonce de la Bonne nouvelle d’actes de guérison ; cependant ils ne guérissent pas par leur propre puissance mais « au nom de Jésus Christ » (Ac 3,6).

 

2ème lecture : Ac 1/9-11a, 12-13, 17-19

Moi, Jean, votre frère, partageant avec vous la détresse, la royauté et la persévérance en Jésus, je me trouvai dans l’île de Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette. Elle disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises : à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. » Je me retournai pour regarder quelle était cette voix qui me parlait. M’étant retourné, j’ai vu sept chandeliers d’or, et au milieu des chandeliers un être qui semblait un Fils d’homme, revêtu d’une longue tunique, une ceinture d’or à hauteur de poitrine. Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier, le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, ce qui va ensuite advenir. »

 

Commentaire :

Jean, le voyant de Patmos, décrit une vision. Il évoque un certain nombre de textes de l’Ancien Testament. Le fils d’homme fait référence à Dn 7 à qui la royauté a été remise. Dans la version complète du chapitre 1 de l’Apocalypse, la description qui est faite de ce fils d’homme révèle un être céleste (Son vêtement, sa ceinture, ses cheveux blancs sont des attributs d’être céleste). Un glaive sort de sa bouche pour signifier la force de sa Parole qui sonde les reins et les cœurs. Lui qui était mort, il est maintenant le Vivant et il détient les clés du séjour des morts. Il s’agit à l’évidence du Christ ressuscité. Tout le livre de l’Apocalypse est consacré à sa révélation comme l’a annoncé le titre : « Révélation de Jésus Christ) Ap 1,1.

 

Évangile : Jn 20/19-31

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard,

les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

 

Commentaire :

Après la mort de Jésus, les disciples vivent dans la peur et l’enfermement. C’est alors que surgit Jésus. Son corps glorieux n’est plus soumis aux contraintes du corps humain. Mais en même temps, les traces de sa crucifixion attestent qu’il s’agit bien du crucifié qui est ressuscité et non pas un fantôme.

Si Jésus se manifeste à ses disciples, c’est pour leur confier la mission de continuer son œuvre, en particulier de faire participer les hommes au salut offert par le Christ Seigneur aux pécheurs.

L’absence de Thomas donne l’occasion à l’évangéliste de donner une leçon pour les hommes de tous les temps. Croire, c’est faire confiance au témoignage des apôtres à qui le Ressuscité s’est manifesté. C’est donc à nous, lecteurs, que cette béatitude s’adresse : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Les deux scènes se passent « le premier jour de la semaine », c'est-à-dire le dimanche, le jour où les chrétiens célèbrent la résurrection. C’est le lieu par excellence où la communauté reconnaît sans cesse le Seigneur à la fraction du pain et est envoyée dans le monde pour témoigner de sa foi.

François Brossier

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