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Le blog de la paroisse de Livarot

DIMANCHE 25 OCTOBRE

26 Octobre 2015, 06:53am

Publié par Myriam

retour des époux Martin, entrée dans la basilique   (photos ouest-france)
retour des époux Martin, entrée dans la basilique   (photos ouest-france)

retour des époux Martin, entrée dans la basilique (photos ouest-france)

Dimanche 25 Octobre

retour des époux Martin dans la basilique

près de 10000 personnes sont venus les honorer

ensemble prions les Saints Zélie et Louis Martin et Thérèse

un très beau feu d'artifice à eu lieu samedi soir

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Lecture du Dimanche le 18 octobre 2015 Canonisation des époux Martin

16 Octobre 2015, 01:33am

Publié par Myriam

Saints Zélie et Louis Martin

Zélie et Louis Martin, parents de sainte Thérèse de Lisieux, seront canonisés le 18 octobre 2015 par le pape François. Leur foi en Dieu a imprégné leur quotidien pour témoigner à leurs proches et particulièrement à leurs enfants. Publié le 2 octobre 2015.

Lecture du Dimanche le 18 octobre 2015

Une famille ouverte à Dieu

Louis Martin naît le 22 août 1823 à Bordeaux. Fils de Pierre-François et Fanie Martin, il est le dernier d’une famille de six enfants. Son père étant militaire, il est élevé au hasard des garnisons. À la fin de ses études, il apprend le métier d’horloger. Il demande son admission au monastère du Grand-Saint-Bernard. Refusé car il ne connaît pas le latin, Louis rejoint ses parents qui possèdent un magasin d’horlogerie-bijouterie à Alençon.

Zélie Guérin naît le 23 décembre 1831 à Gandelain. Son père, Isidore Guérin, ancien soldat de la Grande Armée, devient gendarme à Saint-Denis-sur-Sarthon. Sa mère, Louise-Jeanne Macé, est une paysanne assez rude. En septembre 1844, la famille s’installe à Alençon. Zélie reçoit une formation très stricte au pensionnat des religieuses du Sacré Cœur.

Elle se sent appelée à la sainteté et décide de rentrer à l’Hôtel-Dieu d’Alençon, mais la supérieure ne reconnaît pas là une vocation. Déçue, elle devient dentellière et ouvre avec sa sœur une boutique à Alençon.

Charité concrète

À 35 ans, Louis rencontre Zélie qui en a 27. En juillet 1858, ils se marient à Notre-Dame d’Alençon. Zélie donne naissance à neuf enfants. Quatre d’entre eux meurent en bas âge. Artisans commerçants, la famille Martin vit au rythme de ses naissances, de ses deuils, traversant la guerre de 1870, des crises économiques, des joies familiales… comme les autres.

Pourtant, ce qui est moins ordinaire, c’est la place que Dieu tient dans leur vie. Dieu est le premier en tout : messe quotidienne, prière familiale bi-quotidienne, rythmée par la liturgie. Louis Martin respecte scrupuleusement l’arrêt du travail du dimanche, préférant perdre toute clientèle. Ils vivent, sans bruit, une charité concrète dans laquelle ils s’engagent physiquement. Ils apprennent aux enfants à honorer le pauvre et à le traiter comme un égal.

Louis et Zélie vivront une Passion, chacun à sa manière. Lorsqu’en décembre 1876, Zélie apprend qu’elle a un cancer qui ne lui laisse aucune chance, Louis est anéanti. Avec un courage héroïque, Zélie affrontera la mort, travaillant jusqu’au bout, allant chaque matin à la messe, jusqu’à la fin. Elle quittera les siens le 28 août 1877.

Louis acceptera de donner successivement toutes ses filles à Dieu : Pauline (1882), Marie (1886), Léonie (1899), enfin sa petite Reine, Thérèse (1888). Céline entrera au Carmel en 1894. Toutes entreront au Carmel, à l'exception de Léonie qui prononcera ses voeux à la Visitation de Caen. 

La santé ébranlée de Louis se dégradera de plus en plus jusqu’à une crise grave qui nécessitera une hospitalisation en hôpital psychiatrique. L’homme estimé et respecté a sombré dans la pire déchéance. «Il a bu à la plus humiliante de toutes les coupes», écrira Thérèse. Il meurt le 29 juillet 1894.

Louis et Zélie martin, présentés par le Jour du Seigneur

L'histoire des parents de Thérèse de Lisieux enseigne aux couples d'aujourd'hui que le mariage est une voie d'accès à la sainteté et la famille le lieu privilégié d'éducation à la vie chrétienne. Le couple béatifié le 19 octobre 2008, sera canonisé le 18 octobre 2015 lors du 2e Synode de la famille

29ème dimanche B - 18 octobre 2015

10 h Messe à Livarot 11h 30 à les Monceaux

11h 30 à Le Mesnil Germain célébration de la parole

1ère lecture : Is 53,10-11
Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes.

Commentaire :
Il s’agit d’un tout petit extrait du Poème du Serviteur souffrant lu en entier à l’Office de la Croix le vendredi saint. Ce Serviteur, méprisé, abandonné de tous, homme de douleur, a fait de sa vie une offrande. Il a été compté parmi les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs. Pour les chrétiens, ce Serviteur préfigure Jésus dans sa Passion.
 

2ème lecture : He 4, 14-16
Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

Commentaire :
Jésus est le grand prêtre par excellence. D’abord, parce qu’il n’est pas entré seulement dans le saint des saints du temple terrestre comme le faisait le grand prêtre du temple de Jérusalem : il est entré dans le sanctuaire même de Dieu « au-delà des cieux » ; ensuite parce qu’il a assumé pleinement l’humanité qui est la nôtre avec ses faiblesses et ses épreuves. Nous pouvons donc nous confier à lui qui est miséricorde et secours.
 

Evangile : Mc 10,35-45
En ce temps-là, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. » Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Commentaire :
Quelques lignes auparavant, Marc vient de rappeler que Jésus est en route pour Jérusalem. Et, pour la troisième fois, il a annoncé sa passion à venir.
La demande des fils de Zébédée est d’autant plus incongrue : alors que Jésus vient de parler de moqueries, de crachats, de flagellation et d’exécution qui l’attendent à Jérusalem, eux se préoccupent des sièges d’honneur lors de la Parousie.
Jésus souligne d’abord leur inconscience puis il les questionne sur leur capacité à rester aux côtés de Jésus dans le drame qui l’attend. Leur réponse positive est à nouveau pleine d’inconscience ; cependant Jésus leur annonce qu’ils partageront bien son sort mais pas de la façon qu’ils envisagent : être baptisés du baptême de Jésus et boire à sa coupe, c’est partager sa mort. Quant à répondre à la demande des deux disciples, cela n’est pas de la compétence de Jésus.
L’indignation des autres disciples donne à Jésus l’occasion de leur dire ce qu’il attend d’eux : non pas se conduire comme les chefs des nations mais comme des serviteurs. Puisqu’ils veulent suivre Jésus, qu’ils prennent exemple sur lui : « Le Fils de l’homme est venu, non pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. » En parlant de rançon, Jésus ne se substitue pas à la multitude pour se charger de sa condamnation comme si c’était lui le condamné. Il se substitue à elle pour prendre à son compte les frais qu’elle ne peut pas assumer elle-même, afin de rendre possible pour elle l’acquittement (Schenker).

François Brossier
 

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Commémoration des défunts

16 Octobre 2015, 01:17am

Publié par Myriam

Commémoration des défuntsMesse à 10h à Livarot

  • Commémoration de tous les fidèles défunts 2015:

 

Origine de la Fête des morts

Le 2 novembre, date correspondant au lendemain de la Toussaint, les chrétiens célèbrent la Fête des Morts ou Commémoration des Fidèles Défunts. Les premiers chrétiens de l'Antiquité pratiquaient déjà la veillée des morts, à l'image des juifs. Plus tard, des prières et des messes ont été dites en mémoire de l'âme des défunts.

En 998, l'abbé Odilon décida pour la première fois d'une journée spécialement dédiée à ces prières pour les morts. Plus tard, au XIIIème siècle, cette journée du 2 novembre deviendra officiellement une fête chrétienne reconnue.

Célébration de la Fête des morts

Le jour de la fête des morts, une messe solennelle est dédiée à tous les défunts. Au cours de cette messe le prêtre procède à la lecture de textes liturgiques ayant pour thème la mort et la vie éternelle. S'ensuit une prière universelle pour tous les défunts et le salut de leur âme.

PREMIÈRE LECTURE DE LA MESSE

La vie de tout homme est dans la main de Dieu

Sg 2,23;3,1-6.9

Lecture du livre de la Sagesse.

Dieu a créé l'homme pour une existence impérissable, il a fait de lui une image de ce qu'il est en lui-même. 

La vie des justes est dans la main de Dieu, aucun tourment n'a de prise sur eux.

Celui qui ne réfléchit pas s'est imaginé qu'ils étaient morts ; leur départ de ce monde a passé pour un malheur; quand ils nous ont quittés, on les croyait anéantis, alors qu'ils sont dans la paix.

Aux yeux des hommes, ils subissaient un châtiment, mais par leur espérance ils avaient déjà l'immortalité.

Ce qu'ils ont eu à souffrir était peu de chose auprès du bonheur dont ils seront comblés, car Dieu les a mis à l'épreuve et les a reconnus dignes de lui.

Comme on passe l'or au feu du creuset, il a éprouvé leur valeur ; comme un sacrifice offert sans réserve, il les a accueillis. 
Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour, car il accorde à ses élus grâce et miséricorde.

 

PSAUME

Ps 4, 2, 7, 9

R/ Garde mon âme dans la paix près de toi, Seigneur.

Quand je crie, réponds-moi, Dieu, ma justice ! Toi qui me libères dans la détresse, pitié pour moi, écoute ma prière Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? » Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage ! Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors, car tu me donnes d'habiter, Seigneur, seul, dans la confiance.

 

DEUXIÈME LECTURE DE LA MESSE Rm 6, 3-9

Passer par la mort avec le Christ pour vivre avec lui

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains.

Frères, nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts. Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l'homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que cet être de péché soit réduit à l'impuissance, et qu'ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d'entre les morts, le Christ ne meurt plus ; sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir.

 

Acclamation de l'Évangile

Alléluia. Alléluia. Le Christ est ressuscité, par sa mort il a détruit la mort : à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean. Jn 5, 24-29

Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie.
Amen, amen, je vous le dis : l'heure vient — et c'est maintenant — où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront. Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu'il est le Fils de l'homme. Ne soyez pas surpris ; l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront : ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés. »

Notes  lectures au choix dans le rituel des funérailles

 

 

 

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Fête de la Toussaint

16 Octobre 2015, 01:13am

Publié par Myriam

Fête de la ToussaintFête de tous les saints - 1er novembre 2015 

Messe à 10 h 00 Livarot                                             

1ère lecture : Ap 7, 2-14
Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer : « Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël. 
Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, ne foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! » Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! » L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? » Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. » Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. »

Commentaire :
L’Apocalypse de saint Jean donne aux chrétiens, sous forme de visions, la révélation de Jésus Christ et de ce que sa venue a changé pour l’humanité. Ce qui n’est pas perceptible par des yeux humains, le voyant le fait découvrir en transportant son lecteur au ciel.
Dans le passage qui nous est donné pour cette fête de la Toussaint, le voyant nous fait découvrir la foule immense de ceux qui sont sauvés par la passion de Jésus, l’Agneau de Dieu. Il y a d’abord les fils d’Israël : leur nombre indique vraiment la multitude grâce au jeu des chiffres : 12 (les 12 tribus d’Israël)  x 12 x 1000 (chiffre de la multitude). Il y a ensuite une multitude que personne ne peut dénombrer tant ils sont nombreux. C’est dire que le salut n’est pas réservé à quelques-uns seulement.
L’auteur de l’Apocalypse utilise une symbolique qui n’est pas à matérialiser : Tous ces sauvés qui chantent devant le trône de Dieu porte des vêtements blancs (la robe baptismale) « car ils les ont purifiés dans le sang de l’Agneau. »

 

2ème lecture : 1 Jn 3, 1-3
Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

Commentaire :
En Jésus Christ nous sommes devenus par le baptême enfants de Dieu. Comme le monde n’a pas su reconnaître en Dieu le Père qui a manifesté son amour en Jésus Christ, il lui est impossible de reconnaître dans les chrétiens des enfants de Dieu. En ce jour de Toussaint, cette lettre révèle les deux étapes par lesquelles passent les croyants : ils deviennent enfants de Dieu dès le début de la vie chrétienne mais de façon masquée puis, à la fin, tout se dévoile dans la claire vision du Fils de Dieu.
 

Évangile : Mt 5, 1-12a
En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Commentaire :
Ce « Sermon sur la montagne » s’adresse aux disciples de Jésus, c’est-à-dire à ceux qui déjà ont été séduits par la personne de Jésus et son annonce du Règne de Dieu. Seuls ceux qui ont mis leurs pas dans ceux du Christ peuvent entendre ses exigences. Jésus leur annonce que le chemin qu’il propose conduit au bonheur dès maintenant. 
Le pauvre de cœur est celui qui se conduit comme tel face à Dieu et lui fait totalement confiance.
Le doux est celui qui, à l’exemple de Jésus, refuse de s’imposer par la force et se fait serviteur de ses frères.
Les disciples qui pleurent dans leurs épreuves misent sur le réconfort promis par Dieu tel qu’il s’exprimait déjà en Is 61,2 où l’oint du Seigneur est venu consoler les affligés.
Avoir faim et soif de justice, c’est aspirer à la victoire des droits de Dieu en eux-mêmes et dans le monde.
Le miséricordieux est celui qui sait pardonner comme Dieu lui pardonne.
Quand l’évangile parle de cœur pur, il ne vise pas la sexualité (du moins pas directement) mais bien la droiture, la franchise et l’absence de duplicité.
Le pacifique est celui travaille à réconcilier les hommes entre eux et favorise les relations humaines dénuées d’agressivité.
Les attitudes prônées par les premières béatitudes suscitent une vive opposition de la part des violents et des dominateurs. Jésus a montré par sa mort et sa résurrection que le mal n’aura pas le dernier mot.

François Brossier

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