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Le blog de la paroisse de Livarot

Dimanche 22 mars 5ème dimanche de carême

21 Mars 2015, 11:15am

Publié par Myriam

5ème dimanche de mars messe à 10h Livarot

messe d'accueil de trois enfants qui sont en chemin vers le baptême

carême B - 22 mars 2015

1ère lecture : Jr 31, 31-34
Voici venir des jours, déclare le Seigneur, où je conclurai avec la maison d'Israël et avec la maison de Juda une Alliance nouvelle. Ce ne sera pas comme l'Alliance que j'ai conclue avec leurs pères, le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir d'Égypte : mon Alliance, c'est eux qui l'ont rompue, alors que moi, j'avais des droits sur eux. Mais voici quelle sera l'Alliance que je conclurai avec la maison d'Israël quand ces jours-là seront passés, déclare le Seigneur. Je mettrai ma Loi au plus profond d'eux-mêmes ; je l'inscrirai dans leur coeur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n'auront plus besoin d'instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant : « Apprends à connaître le Seigneur ! » Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu'aux plus grands, déclare le Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.
 

Commentaire
Le livre de Jérémie est surtout constitué d’avertissements véhéments pour le roi, ses conseillers, les prêtres qui, après la première prise de Jérusalem par le roi de Babylone (en 597 avant J.C.) continuent une vie d’infidélités vis-à-vis du Seigneur, Dieu d’Israël. Jérémie annonce qu’au lieu de voir revenir rapidement les premiers déportés, les habitants de Jérusalem connaîtront une nouvelle déportation. C’est ce qui est arrivé en 587. Cependant le message de Jérémie n’est pas désespéré : il est sûr de la fidélité à ses promesses. C’est pourquoi dans ce passage célèbre, il annonce que Dieu va faire une nouvelle alliance avec son peuple. Celle-ci ne sera plus inscrite sur des tables de pierre mais dans le cœur de chacun. 
Pour les chrétiens, le don de l’Esprit saint réalise cette nouvelle alliance : c’est l’Esprit qu’ils ont reçu qui les fait vivre en accord avec Dieu.

 

2ème lecture He 5, 7-9
Le Christ, pendant les jours de sa vie mortelle, a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ; et, parce qu'il s'est soumis en tout, il a été exaucé.
Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa Passion ; et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

Commentaire
L’obéissance dont il est question ici évoque bien sûr le cri de Jésus à son Père à Gethsémani : « Père, si tu veux écarter de moi cette coupe… Pourtant, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui se réalise! » Mais attention : la volonté de Dieu n’est pas de voir souffrir et mourir son fils ; la volonté de Dieu, c’est le salut des hommes par son Fils, non grâce à un acte de puissance mais en allant jusqu’au bout de l’amour-don.
 

Évangile : Jn 12,20-33
Parmi les Grecs qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu durant la Pâque, quelques-uns abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée. Ils lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André ; et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue pour le Fils de l’homme d’être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s’en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant je suis bouleversé. Que puis-je dire ? Dirai-je : Père, délivre-moi de cette heure ? — Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre ; d’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, c’est pour vous. Voici maintenant que ce monde est jugé ; voici maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

Commentaire
Dans l’évangile de Jean, nous approchons de la semaine de la Passion. Jésus est entré solennellement à Jérusalem (ce que nous fêtons aux Rameaux). À la suite de cette entrée triomphale, les pharisiens sont choqués : « Voilà que tout le monde se met à sa suite ! » « Tout le monde… », l’évangéliste en voit l’illustration dans le passage que nous lisons en ce dimanche : Voici des grecs (sans doute des sympathisants du judaïsme venus en pèlerinage à Jérusalem), qui cherchent à voir Jésus. Ils s’adressent à deux disciples qui portent des noms grecs. Notons que ce sera bien l’expérience de tous les croyants après la résurrection : on ne rencontre Jésus Christ que par des témoins. Aucun ne peut devenir croyant par lui-même mais par la rencontre d’autres chrétiens eux-mêmes attachés au témoignage des apôtres.
On s’attend à la rencontre de ces grecs avec Jésus mais celui-ci se contente d’annoncer sa passion et sa résurrection grâce à la parabole du blé qui meurt dans la terre pour porter du fruit. Pour tous les êtres humains, la rencontre avec Jésus ne peut être que la rencontre avec le crucifié et le ressuscité. Rencontrer Jésus en vérité conduit à le suivre en perdant sa vie comme Jésus pour vivre avec lui : « Là où je suis, là aussi sera mon serviteur. » 
La suite du texte montre bien que nous sommes dans le climat de la Passion. Les paroles de Jésus sont les mêmes qu’à Gethsémani : « Mon âme est troublée… Père, sauve-moi de cette heure. » Mais la mort de Jésus ne se comprend qu’à la lumière de la résurrection, c’est pourquoi la glorification de Jésus est évoquée aussitôt.
Les grecs ne sont pas oubliés : Jésus élevé sur la croix, c’est Jésus élevé dans la gloire de son Père qui attirera tous les hommes à lui. « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. »

François Brossier

 

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Celebration penitentielle

16 Mars 2015, 16:55pm

Publié par Myriam

Paroisse St Pierre et St Paul en Val d’Auge

Venez vivre la joie de la réconciliation, par le sacrement du Pardon

  Nous sommes rassemblés en ce temps du carême qui est un temps privilégié de conversion à l’amour de Dieu. Le Seigneur est vie et pardon. Par son Fils et dans son Esprit, il veut que nous mourions au péché pour que nous ressuscitions ensemble pour la vie qui ne finit pas. Rassemblés en communauté de pécheurs, solidaires les uns des autres pour fêter la bonne nouvelle du pardon de Dieu pour tous les hommes.

Laissons-nous accueillir par le Seigneur, avant d’écouter sa Parole, de réfléchir en nos cœurs, de confesser l’amour de Dieu en même temps que notre péché. Rendrons grâce.

Celebration penitentielleChant : N’aie pas peur                                                                            

Celebration penitentielleN'aie pas peur,                                  
laisse-toi regarder par le Christ,
laisse-toi regarder, car il t'aime (bis)

Il a posé sur moi son regard,                    Il a posé sur moi son regard
un regard plein de tendresse.                   et m'a dit : « Viens et suis-moi ».
Il a posé sur moi son regard,                    Il a posé sur moi son regard
un regard long de promesse.                   et m'a dit : « Viens, ne crains pas

Evangile de Jésus Christ selon St Luc 15

1.« Les scribes et les pharisiens récriminaient contre Jésus »

A : Et nous ? Ne nous arrive-t-il pas de récriminer inutilement contre telle ou telle personne, au lieu de l’écouter et dialoguer avec elle de manière constructive ?

B : Acceptons-nous que l’Eglise ait besoin de se purifier dans ses membres, que le Christ appelle les pécheurs dans son Eglise ?

2. « Père, donne-moi  la  part d’héritage qui nous revient »

A : Et nous ? Ne nous arrive-t-il pas de demander sans cesse aux mêmes personnes les mêmes services, comme si tout nous était dû ?

B : Notre comportement n’est-il pas parfois celui du consommateur passif ou de l’assisté ? Quelle responsabilité acceptons-nous d’exercer dans l’Eglise et dans notre société ?

3. « Il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre ».

A : Et nous ? Notre vie n’est-elle pas en désordre ? Savons-nous mettre des priorités dans nos activités ? Dieu a-t-il encore la première place ?

B :Que faisons-nous de l’héritage chrétien, savons-nous le faire fructifier ? Savons-nous le transmettre ? Et qu’en est-il de nos richesses humaines : savons-nous les partager ?

4. « Alors le fils aîné se mit en colère et il refusait d’entrer ».

A : Et nous ? Sommes-nous colérique ? Savons-nous maîtriser nos réactions primaires ? Savons-nous être patient comme Dieu est patient avec nous ?

B : Quel respect avons-nous pour ceux qui nous entourent ? Comment exerçons-nous le pouvoir qui nous est confié ? Nous croyons-nous supérieurs aux autres ? Savons-nous pardonner ?

5. « Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. »

A : Et nous ? Nos activités sont-elles animées par l’envie d’être remercié, honoré et remarqué ? Sommes-nous jaloux de la réussite des autres ? Sommes-nous calculateurs ?

B : Savons-nous faire la fête simplement sans tout attendre des autres ? Quel accueil réservons-nous aux nouveaux venus dans nos familles, nos communautés chrétiennes et humaines ?

6. « Mais, quand ton fils que voilà est arrivé, après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras ».

A : Et nous ? Savons-nous reconnaître nos frères en humanité ? Jugeons-nous nos frères sur leurs apparences ?

7. « Tout ce qui est à moi est à toi », dit le Père à son fils.

B : Et nous, savons-nous accueillir l’infini amour de Dieu dans nos vies ? Quelle image avons-nous de Dieu et cultivons-nous : celle d’un justicier sévère ou celle d’un Père infiniment miséricordieux ?

Homélie :

  Frères, à la lumière de l’Amour infini de Dieu, confessons nos péchés en priant les uns pour les autres...

Tous : Je confesse à Dieu ...

Tous disent avec le prêtre :       

 « Seigneur, toi qui nous donnes l'eau vive, toi qui nous offres ton amour et ton pardon, nous t'offrons notre désir de te suivre. Nous te confions notre conversion de (ce soir), nos volontés de changer nos vies. Par notre baptême, tu as fais de nous tes enfants. Avec toi, nous voulons le rester... »

 

Celebration penitentielle« Convertis par la parole agissante de Dieu, cherchons pendant quelques instants de silence quel geste de pardon et d’amitié nous décidons de vivre durant les jours qui viennent ».

Silence                  

 

 Absolution :

Oraison :

« Seigneur, tu connais notre faiblesse, mais sans te lasser, tu viens à notre secours. Donne-nous de savoir le reconnaître dans la joie, et de trouver dans ton amour la force de vivre comme tes fils. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen ».

Celebration penitentielleQuand s´éveilleront nos cœurs
A la voix du Dieu vivant
Nous retrouverons la source du bonheur ;
Quand se lèveront nos mains
Pour chanter le Dieu vivant
Nous retrouverons l´espoir des lendemains.


1 - Il saura briser nos armes,   2 - Plus de nuit sur notre terre,
Il saura changer nos cœurs.         Il sera notre flambeau.
Il viendra sécher nos larmes,       Plus de haine ni de guerre, 
Il viendra chasser nos peurs.       Il nous ouvre un ciel nouveau.


 

Prions Dieu, notre Père, avec les paroles mêmes que le Christ nous a enseignées, pour qu'il nous pardonne nos péchés et nous délivre de tout mal » :
Tous : Notre Père …

 

 « Père très saint, qui nous recrées à l'image de ton Fils,
tu nous as montré ta miséricorde;
accorde-nous, maintenant, d'être dans le monde le signe de ton amour.

Par le Christ, notre Seigneur.Celebration penitentielle             R/ Amen. »                                       

Bénédiction : 

« Que la bénédiction de Dieu tout-puissant,         
le Père, le Fils + et le Saint-Esprit,
descende sur vous et y demeure toujours.
R./ Amen. 
»

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Lecture du dimanche 15 mars

13 Mars 2015, 18:09pm

Publié par Myriam

Dimanche 15 mars Messe à 10h Livarot

11h30 à St Julien le Faucon

6e dimanche B - 15 février 2015

1ère lecture Lv 13/ 1-2.45-46
Le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : « Quand un homme aura sur la peau une tumeur, une inflammation ou une tache, qui soit une marque de lèpre, on l'amènera au prêtre Aaron ou à l'un des prêtres ses fils. Le lépreux atteint de cette plaie portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu'aux lèvres, et il criera : 'Impur ! Impur !' Tant qu'il gardera cette plaie, il sera impur. C'est pourquoi il habitera à l'écart, sa demeure sera hors du camp. »

Commentaire
Ce passage du livre du Lévitique date de la période du retour de l’Exil. Le souci de pureté rituelle pour participer au culte a conduit à exclure de la communauté toute personne qui présentait des risques de contamination. En passant outre à cette loi, Jésus montera qu’il est venu accueillir et sauver tous les hommes sans exceptions.
François Brossier
2ème lecture : 1 Co 10, 31-33 ; 11, 1
Frères, tout ce que vous faites : manger, boire, ou n’importe quoi d’autre, faites-le pour la gloire de Dieu. Ne soyez un obstacle pour personne, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour l’Église de Dieu. Faites comme moi : en toutes circonstances je tâche de m’adapter à tout le monde ; je ne cherche pas mon intérêt personnel, mais celui de la multitude des hommes, pour qu’ils soient sauvés. Prenez-moi pour modèle ; mon modèle à moi, c’est le Christ.
Commentaire
En 1 Co 10,23-24 Paul dit : « Tout est en notre pouvoir », dit-on, mais tout n’est pas valable. Tout est en notre pouvoir, certes, mais tout n’est pas constructif. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui. » On pourrait traduire aussi : « Tout est permis, mais tout ne convient pas. »
Paul prend comme exemple la nourriture offerte aux idoles et qui était en vente au marché. On peut manger cette nourriture puisque les idoles n’existent pas mais si celui qui en offre croit que le chrétien va ainsi communier aux idoles, il faut s’abstenir de façon à ne pas devenir un obstacle. Ne pas chercher son intérêt personnel, c’est accepter de ne pas faire ce qui est en mon pouvoir s’il blesse ou choque ceux qui me voient vivre. Je suis libre de tout sauf de manquer à la charité.


Evangile : Mc 1/40-45
Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : «Si tu le veux, tu peux me purifier.» Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié.» A l’instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. 
Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : «Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et répandre la nouvelle, de sorte qu’il n’était plus possible à Jésus d’entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d’éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.
Commentaires
Apparemment, il s’agit seulement d’un récit de guérison. En fait l’évangéliste s’attache surtout à montrer ce que Jésus est venu apporter à l’humanité paralysée par la lèpre du péché. La lèpre a en effet un fort pouvoir symbolique puisque cette maladie conduisait à l’exclusion de la société. Le récit a donc beaucoup de caractéristiques des exorcismes. Certains manuscrits écrivent « irrité » à la place de « pris de pitié ». Jésus n’est pas irrité par le malade mais bien par l’esprit du mal qui asservit l’homme comme la lèpre le détruit. C’est pourquoi Jésus parle de purification et chasse (ou renvoie) non pas le malade guéri mais le mal qui est en lui. Jésus impose toujours le silence aux esprits mauvais ; c’est le cas dans notre texte. L’ordre de silence n’étant pas exécuté, Jésus ne peut plus entrer ouvertement dans une ville. Autrement dit, lui qui a touché le lépreux, se trouve dans la même situation d’exclu. Mais c’est alors qu’on vient à lui de toute part. Comment ne pas y voir l’anticipation de la Passion ? Jésus, cloué sur une croix d’esclave en dehors de la ville, attirera à lui toute l’humanité pour lui faire partager sa propre vie.
François Brossier
 

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Lecture du dimanche 8 février 2015

1 Mars 2015, 19:28pm

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 8 février 2015
Lecture du dimanche 8 février 2015

                                  Dimanche 8 février 2015 Messe à 10h Livarot

            Lecture du dimanche 8 février 2015        3ème dimanche de carême B - 8 mars 2015

                                                       1ère lecture : Livre de l'Exode (Ex 20, 1-17)
Sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage. Tu n'auras pas d'autres dieux que moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces images, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu'à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m'aiment et observent mes commandements, je leur garde ma fidélité jusqu'à la millième génération. 
Tu n'invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal.
Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l'honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l'a consacré. 
Honore ton père et ta mère, afin d'avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.
Tu ne commettras pas de meurtre.
Tu ne commettras pas d'adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. » 
 

Commentaire
Au cœur du récit de l’Exode a été intégré ce passage célèbre appelé habituellement : « Les dix commandements. » Si les développements des versets 4-6 (le monothéisme) et des versets 9-11 (le sabbat) ont certainement pour origine la période de l’Exil, l’ensemble est manifestement très ancien. 
Le chiffre 10 est conventionnel et sans doute en rapport avec les 10 doigts des deux mains. On parle habituellement de deux tables : une table pour Dieu et son culte et une table pour les rapports avec le prochain. 
Notons bien que, dans la tradition juive, le verset 2 est considéré comme le premier « commandement » : Dieu peut exiger de son peuple le respect de ses ordres car il est « celui qui l’a fait sortir du pays d’Égypte. » L’action de Dieu pour son peuple est première.
Notons aussi que le commandement « Honore ton père et ta mère » se trouve curieusement dans la première table. Ceci est un cas unique dans la littérature du Proche-Orient ancien. L’honneur dû aux parents ne vient pas d’abord de ce qu’ils ont transmis la vie mais de ce qu’ils ont transmis la tradition de foi d’Israël.
La 2ème table commence avec l’interdit de tuer. Les interdits de la 2ème table sont destinés à protéger les droits fondamentaux de l’être humain. Ils se retrouvent dans beaucoup de préceptes de sagesse de la littérature extrabiblique. Ils témoignent d’une morale fort ancienne commune aux peuples de l’antiquité orientale.
Ce qui fait l’originalité du Décalogue, outre le verset 2, c’est l’articulation des deux tables. L’amour du prochain ne peut être détaché de l’amour de Dieu. Celui qui s’éloigne du culte comme lieu et moment de la reconnaissance du Dieu d’Israël risque fort de s’éloigner du prochain.

 

2ème lecture : Sagesse du monde et folie de la croix (1 Co 1, 22-25)
Frères,
alors que les Juifs réclament les signes du Messie, et que le monde grec recherche une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les peuples païens. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que l’homme, et la faiblesse de Dieu est plus forte que l’homme.

Commentaire
Nous sommes ici au cœur de la foi professée par Paul. Ce fut sa grande découverte sur le chemin de Damas. Celui qu’il croyait maudit par Dieu à cause de sa mort sur la croix est en fait le révélateur parfait de Dieu dans son dessein. La croix est bien le révélateur de l’amour indéfectible de Dieu.
Les Juifs réclament des miracles spectaculaires pour reconnaître le Messie ; les Grecs recherchent une sagesse humaine satisfaisante pour l’intelligence. Paul prêche un Messie crucifié. Pour les Juifs, accoler le titre de Messie à celui de crucifié est profondément scandaleux. Pour les païens, mettre sa foi dans un crucifié, c’est une folie.
Mais, nous dit Paul, c’est dans Jésus donnant sa vie sur la croix que Dieu révèle sa puissance et sa sagesse
.
Lecture du dimanche 8 février 2015

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 2,13-25
Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs boeufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »
Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
Pendant qu'il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en lui, à la vue des signes qu'il accomplissait. Mais Jésus n'avait pas confiance en eux, parce qu'il les connaissait tous et n'avait besoin d'aucun témoignage sur l'homme : il connaissait par lui-même ce qu'il y a dans l'homme.

Commentaire :
Le Temple désigne l’ensemble de la construction avec ses parvis et ses portiques (C’est là que se situaient les vendeurs d’animaux et les changeurs). Le sanctuaire désigne l’espace le plus sacré avec les autels et le saint des saints. Cette distinction est mal rendue dans la traduction liturgique qui traduit de la même façon le « hierôn » (le Temple) et le « naos » (le sanctuaire).
Si Jésus chasse les vendeurs du Temple, ce n’est pas pour rendre au Temple son caractère sacré mais bien pour dire que les sacrifices d’animaux sensés obliger Dieu à répondre favorablement aux requêtes des offrants sont désormais inutiles. D’une part, on ne fait pas du troc avec Dieu, d’autre part, l’offrande que Jésus fait de sa vie est le véritable sacrifice total et définitif.
Lorsque Jésus répond aux Juifs, il ne se place pas sur le même terrain que ses contradicteurs. Jésus dit : « Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai. » Les juifs comprennent : « Détruisez le Temple » dont les parvis et les portiques ont été construits par Hérode en 46 ans. Jésus, lui, parle du sanctuaire, c'est-à-dire le lieu de la présence de Dieu qui peut être détruit mais relevé en trois jours. Il est clair que c’est Jésus, présence de Dieu en ce monde qui peut être détruit et relevé en trois jours ; ce que souligne bien l’évangéliste : « Il parlait du sanctuaire de son corps. » L’allusion à la passion et à la résurrection est donc nette.
Pour les chrétiens, après Pâques, c’est Jésus qui est, dans son corps même, le lieu de la présence de Dieu et qui rend caduques les sacrifices sanglants de l’ancienne Alliance.

François Brossier

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