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Le blog de la paroisse de Livarot

Pape François à radio vatican

20 Avril 2014, 06:06am

Publié par Myriam

La Passion du Christ, miroir des souffrances de l'humanité

 2014-04-16 Radio Vatican

(RV) « En regardant Jésus dans sa passion, nous voyons comme dans un miroir les souffrances de toute l’humanité et nous trouvons la réponse divine au mystère du mal, de la douleur, de la mort.» C’est la réflexion développée par le Pape François ce mercredi lors de l’audience générale Place Saint-Pierre, en présence de quelques 25 000 personnes, sur le thème du chemin de souffrances parcouru par le Christ jusqu’au Golgotha. Le Pape a commenté l’épisode de la trahison de Judas et le fait qu’il se soit vendu aux Grands Prêtres. Avec la trahison de Judas, « Jésus a un prix, comme au marché », a déclaré le Pape. « Un acte dramatique qui marque le début de la Passion du Christ, a souligné le Pape, un parcours de douleurs que le Christ choisit dans un totale liberté », François s’attachant à expliquer le lien entre l’humiliation du Christ et la douleur de l’existence humaine.
« Tant de fois, a ensuite déclaré le Pape, nous sommes horrifiés par le mal et la douleur qui nous entourent : ‘Pourquoi Dieu permet-il cela ?’ C’est une blessure profonde pour nous que de voir la souffrance et la mort, spécialement celle des innocents ». « Quand nous voyons des enfants souffrir, a ajouté le Pape François, en improvisant, nous sommes blessés dans notre cœur. C’est là tout le mystère du mal. Et Jésus prend tout ce mal, toute cette souffrance sur lui ». «Cette semaine il serait bon que nous regardions le Crucifix, que nous embrassions les plaies de Jésus, que nous les embrassions dans le Crucifix. Lui, le Christ, a pris sur lui toute la souffrance humaine ». « Jésus a atteint l’humiliation complète avec la mort sur la croix, la pire des morts, celle qui était réservée aux esclaves et aux bandits. Jésus était considéré un prophète, mais il meurt comme un bandit ».
La Passion du Christ « n’est pas un accident », le Christ « permet au mal de s’acharner sur lui et il le prend sur lui pour le vaincre ». La résurrection n’est pas non plus « le happy end d’un film ni la belle conclusion d’une jolie fable ». « La résurrection est l’intervention de Dieu le Père, et c’est là que repose toute l’espérance humaine ». « Le fils de Dieu, en effet, apparaît sur la croix comme un homme vaincu, il souffre, il est trahi, vilipendé et finalement il meurt. Sa mort, cette mort était écrite, et c’est un mystère déconcertant que cette grande humilité de Dieu, et aussi qu’il ait ainsi aimé le monde qu’il a offert son fils unique ».

Dimanche 20 Avril

Le Christ est ressuscité !

« S’il est vrai que Jésus nous ressuscitera à la fin des temps, il est également vrai que, sous un certain aspect, nous sommes déjà ressuscités avec Lui. 

La vie éternelle commence déjà en ce moment, elle commence tout au long de la vie, qui est orientée vers ce moment de la résurrection finale. Et nous sommes déjà ressuscités, en effet, à travers le baptême, nous sommes insérés dans la mort et la résurrection du Christ et nous participons à la vie nouvelle, qui est sa vie. 

C’est pourquoi, en attendant le dernier jour, nous avons en nous-mêmes une semence de résurrection, comme anticipation de la résurrection pleine que nous recevrons en héritage. 

C’est pour cela également que le corps de chacun de nous est un écho d’éternité, et doit donc toujours être respecté ; et surtout, la vie de tous ceux qui souffrent doit être respectée et aimée, afin qu’ils sentent la proximité du Royaume de Dieu, de cette condition de vie éternelle vers laquelle nous nous acheminons. 

Cette pensée nous donne espérance : nous sommes en chemin vers la résurrection. 

Voir Jésus, rencontrer Jésus : telle est notre joie ! Nous serons tous ensemble – pas ici sur la place, ailleurs – mais joyeux avec Jésus. Tel est notre destin ! »


Audience générale, place Saint-Pierre, mercredi 4 décembre 2013 
 

Pape François à radio vatican

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Lecture du jour de Pâques

16 Avril 2014, 01:18am

Publié par Myriam

Dimanche de la Résurrection - Jour de Pâques - 20 avril 2014

Jour de Pâques

1ère lecture : Les Apôtres témoins de la Résurrection (Ac 10, 34a.37-43)
Quand Pierre arriva de Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu l’a consacré par l’Esprit Saint et rempli de sa force. Là où il passait, il faisait le bien, et il guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon. Car Dieu était avec lui. Et nous, les Apôtres, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l’ont fait mourir en le pendant au bois du supplice. Et voici que Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se montrer, non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Il nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que Dieu l’a choisi comme Juge des vivants et des morts. C’est à lui que tous les prophètes rendent ce témoignage : Tout homme qui croit en lui reçoit par lui le pardon de ses péchés. »

Commentaire :
Appelé par le Centurion Corneille qui s’interroge sur Jésus, Pierre annonce à ce païen le cœur même de la foi chrétienne : le ministère de Jésus en Galilée et en Judée, sa mort sur la croix et sa résurrection. Pierre se présente comme témoin direct de la résurrection de Jésus et de son œuvre de salut pour tous ceux qui mettent sa foi en lui.
 

2ème lecture : Col 3, 1-4
Frères, vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Tendez vers les réalités d’en haut, et non pas vers celles de la terre. En effet, vous êtes morts avec le Christ, et votre vie reste cachée avec lui en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire.

Commentaire
Puisque par le baptême, nous sommes déjà ressuscités avec le Christ, Paul nous invite à vivre en ressuscités. Les « réalités d’en haut » reprennent la métaphore de la glorification - élévation de Jésus, assis à la droite de Dieu. Cette métaphore indique la nouveauté radicale qui a suivi la mort de Jésus sur la croix. Désormais dans son humanité même, il partage totalement la vie de son Père. Les croyants sont donc invités à vivre dans cette perspective. « Tendez vers les réalités d’en haut et non pas vers celles de la terre » ne veut pas dire qu’il faut se désintéresser de la vie concrète, de l’écologie, de faire vivre sa famille ; cela veut dire qu’il faut tendre vers tout ce qui élève l’homme, le libère, l’épanouit, le grandit et qu’il faut fuir tout ce qui l’asservit, l’avilit, le déshumanise.
Mais ce que nous avons reçu en ressuscitant avec le Christ ne sera totalement dévoilé qu’après notre mort, au moment de la rencontre définitive avec lui.

 

OU
2ème lecture : 1 Co 5,6-8
Frères, vous savez bien qu'un peu de levain suffit pour que toute la pâte fermente. Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes comme le pain de la Pâque, celui qui n'a pas fermenté. Voici que le Christ, notre agneau pascal, a été immolé. Célébrons donc la Fête, non pas avec de vieux ferments : la perversité et le vice, mais avec du pain non fermenté : la droiture et la vérité.

Commentaire
Paul a appris qu’un cas d’inconduite notoire était toléré par la communauté de Corinthe. Il s’inspire des coutumes juives au moment de la fête de Pâques qui exclut tout vieux ferment. Un peu de vieux ferment suffit à gâter toute la pâte. Il en va ainsi pour la communauté si elle tolère la perversité et le vice en son sein. Le Christ est l’Agneau pascal immolé pour nos péchés. Il appelle désormais à vivre selon la droiture et la vérité.
 

Evangile : Jn 20,1-9
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensembles, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.

Commentaire
Marie-Madeleine vient au tombeau. Aucun motif n’est donné à cette visite mais la narration laisse entendre que le seul but de la visite est de venir pleurer sur la tombe de l’être cher qui est mort. Elle constate que la pierre qui ferme le tombeau a été enlevée. Le vide de ce tombeau est suggéré par l’annonce qu’elle fait aux disciples : « On a enlevé le Seigneur du tombeau… » Le vide du tombeau ne lui suggère qu’une interprétation humaine : « On » a enlevé le corps.
Simon-Pierre et l’autre disciple viennent au tombeau pour vérifier les paroles de Marie-Madeleine. Ils ne pensent pas non plus à la résurrection qui, pour eux, est liée à la fin des temps. L’autre disciple court plus vite que Pierre ; on en a déduit qu’il était plus jeune ! Il est probable, vu le caractère exemplaire de ce disciple, que le narrateur veuille montrer qu’il va plus vite dans sa quête du Seigneur. Quoiqu’il en soit, Pierre entre le premier puisqu’il est désigné dans tous les évangiles comme le premier des apôtres. Il constate que le linceul est resté là et le linge qui recouvrait la tête roulé à part (ce qui ne cadre pas avec l’hypothèse du vol du cadavre). L’autre disciple entre à son tour et le narrateur note avec sobriété : « Il vit et il crut. » Quelle que soit son identité réelle, il semble que cet « autre disciple » ait souvent dans l’évangile de Jean une signification symbolique : il est le modèle du vrai disciple et du vrai croyant. Ainsi, dans le récit de la visite au tombeau, il lui suffit de voir les linges bien rangés pour accéder à la foi en la résurrection. Jean ajoute : « En effet, ils n’avaient pas encore compris l’Écriture selon laquelle Jésus devait se relever d’entre les morts » (20,9). Quelle est donc cette Écriture qui aurait dû permettre une compréhension du vide du tombeau comme signe en creux de la résurrection ? Globalement, c’est d’abord l’ensemble de l’histoire du salut qui conduit à faire confiance au Dieu de la promesse. Comment Dieu pourrait-il laisser son Serviteur dans l’ombre de la mort, lui qui est intervenu à maintes reprises pour sauver son peuple. Le psaume 16 sera souvent médité en ce sens : « Tu n’abandonneras pas ma vie au séjour des morts et tu ne laisseras pas ton saint connaître la décomposition » (Ps 16,10 cité en Ac 2,27). Le récit johannique rapporte donc le fait de l’absence du corps puis en donne la lecture croyante grâce à l’épisode du disciple bien aimé.

François Brossier

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Lectures de la Veillée pascale

16 Avril 2014, 01:11am

Publié par Myriam

Lectures et commentaires de la Veillée Pascale

1ère lecture : La création de la nature et de l’homme (Gn 1, 1-2,2 )
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le premier jour. Et Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. » Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi. Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le deuxième jour. Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi. Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et l’arbre à fruit qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi. La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le troisième jour. Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ; et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour régner sur le jour, le plus petit pour régner sur la nuit ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour régner sur le jour et sur la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le quatrième jour. Et Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. » Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et qui foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. » Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le cinquième jour. Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement. Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. » Dieu ditt encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture. Aux bêtes sauvages, aux oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi. Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait : c’était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le sixième jour.

Commentaire 
Ce grand poème chantant la création du monde apparaît dans la tradition juive comme le premier geste sauveur de Dieu. Il a donc toute sa place dans cette veillée pascale qui va culminer avec la célébration de l’acte sauveur définitif : la mort et la résurrection de Jésus. 
Il n’y a, rappelons-le, aucune prétention à décrire comment les choses se sont passées. L’auteur de la Genèse se contente de décrire ce qu’il a sous les yeux. Ce qui est sûr pour lui, c’est que la création, en particulier celle de l’homme, est un geste gratuit de Dieu, un geste d’amour.

 

2ème lecture : Sacrifice et délivrance d’Isaac, le fils bien-aimé (Gn 22, 1-13. 15-18)
Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! » Dieu dit : « Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en sacrifice sur la montagne que je t’indiquerai. » Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois pour le sacrifice, et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l’endroit de loin. Abraham dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l’âne. Moi et l’enfant nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. Abraham prit le bois pour le sacrifice et le chargea sur son fils Isaac ; il prit le feu et le couteau, et tous deux s’en allèrent ensemble. Isaac interrogea son père Abraham : « Mon père ! - Eh bien, mon fils ? » Isaac reprit : « Voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? » Abraham répondit : « Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste, mon fils », et ils s’en allaient tous les deux ensemble. Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y éleva l’autel et disposa le bois, puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Quand ils arrivèrent à l’endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! » L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur l’enfant ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton fils unique. » Abraham leva les yeux et vit un bélier, qui s’était pris les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Du ciel l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham : « Je le jure par moi-même, déclare le Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton fils unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance tiendra les places fortes de ses ennemis. Puisque tu m’as obéi, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »

Commentaire
Dans le livre de la Genèse, ce récit met en relief la foi d’Abraham : il sort vainqueur de l’épreuve envoyée par Dieu. Il ne s’est pas considéré comme propriétaire du fils de la promesse, il est prêt à rendre à Dieu ce que Dieu lui a donné. C’est pourquoi ce fils lui est rendu.
Dans la tradition juive de l’Aqeda (la ligature), la perspective n’est plus la même : on s’intéresse davantage à Isaac qu’à son père. C’est Isaac qui demande à Abraham de bien l’attacher de façon à ce que le sacrifice soit parfait.
En cette nuit pascale, c’est cette lecture qui a été en quelque sorte retenue : Jésus est le nouvel Isaac qui donne sa vie par amour des hommes et devient ainsi le Sauveur.

 

3ème lecture : La libération d’Israël par le passage de la mer (Ex 14, 15-15, 1)
Les fils d’Israël, voyant les Égyptiens lancé à leur poursuite, étaient effrayés.
Le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route ! Toi, lève ton bâton, étends le bras contre la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël pénètrent dans la mer à pied sec. Et moi, je vais endurcir le cœur des Égyptiens : ils pénétreront derrière eux dans la mer ; je triompherai, pour ma gloire, de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand j’aurai triomphé, pour ma gloire, de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. » L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, changea de place et se porta à l’arrière. La colonne de nuée quitta l’avant-garde et vint se placer à
l’arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer. Moïse étendit le bras contre la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est, et il mit la mer à sec. Les eaux se fendirent, et les fils d’Israël pénétrèrent dans la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Les Égyptiens les poursuivirent et pénétrèrent derrière eux - avec tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers - jusqu’au milieu de la mer. Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la mit en déroute. Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras contre la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! » Moïse étendit le bras contre la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent toute l’armée de Pharaon, ses chars et ses guerriers, qui avaient pénétré dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul. Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit sur le bord de la mer les cadavres des Égyptiens. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse. Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :

Commentaire
Le récit du miracle de la mer est le fruit d’une longue histoire qui ne permet pas d décrire ce qui s’est passé réellement. En particulier, les écrivains inspirés ont décrit de geste sauveur comme une reprise : du geste de création en Gn 1. Les eaux sont fendues (cf. Gn 1,9) pour que les fils d’Israël soient sauvés ; elles redeviennent un chaos pour les Éguptiens.
Ce qui est à retenir de ce récit, c’est la conviction dont il témoigne. Israël est né d’un geste gratuit de Dieu. Le peuple n’a participé en rien au geste sauveur.
Le chrétien croit à son tour que le salut qui lui est offert dans la mort-résurrection de Jésus ne doit rien à ses mérites. Le salut lui vient d’un don gratuit.

 

4ème lecture : L’amour de Dieu pour Jérusalem son épouse (Is 54, 5-14)
Parole du Seigneur adressée à Jérusalem : Ton époux, c’est ton Créateur, « Seigneur de l’univers » est son nom. Ton Rédempteur, c’est le Dieu Saint d’Israël, il se nomme « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée et désolée, le Seigneur te rappelle. Est-ce qu’on rejette la femme de sa jeunesse ?, dit le Seigneur ton Dieu. Un moment je t’avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse je te rassemblerai. Ma colère avait débordé, et un moment je t’avais caché ma face. Mais dans mon amour éternel j’ai pitié de toi, dit le Seigneur, ton Rédempteur. C’est ainsi qu’au temps de Noé, j’ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre. De même, je jure de ne plus me mettre en colère contre toi, et de ne plus te menacer. Quand les montagnes changeraient de place, quand les collines s’ébranleraient, mon amour pour toi ne changera pas, et mon Alliance de paix ne sera pas ébranlée, a déclaré le Seigneur, dans sa tendresse pour toi. Jérusalem, malheureuse, battue par la tempête, inconsolée, voici que je vais sertir tes pierres et poser tes fondations sur des saphirs. Je ferai tes créneaux avec des rubis, tes portes en cristal de roche, et tous tes remparts avec des pierres précieuses. Tes fils seront tous instruits par le Seigneur, ils goûteront un bonheur sans limites. Tu seras établie sur la justice, délivrée de l’oppression, que tu ne craindras plus, délivrée de la terreur, qui ne viendra plus jusqu’à toi.

Commentaire
Ce passage du livre d’Isaïe chante la fidélité de Dieu pour Jérusalem. Il reprend le thème nuptial. Dieu ne peut oublier l’amour de sa jeunesse. À cause de ses fautes, Israël s’est retrouvé en Exil à Babylone, abandonnée de Dieu. Mais sa tendresse est plus forte que son ressentiment. Dieu a toujours des projets de justice et de paix pour sa bien-aimée.
Devenus enfants de Dieu par le baptême, les chrétiens sont les témoins de la fidélité de Dieu à ses promesses : « Tes fils goûteront un bonheur sans limites. »

 

5ème lecture : Le mystère de l’eau et de la parole (Is 55, 1-11)
Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau !
Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent et sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc : mangez de bonnes choses, régalez-vous de viandes savoureuses ! Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je ferai avec vous une Alliance éternelle, qui confirmera ma bienveillance envers David. Lui, j’en ai fait un témoin pour les nations, un guide et un chef pour les peuples. Et toi, tu appelleras une nation que tu ne connais pas, et une nation qui t’ignore accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause de Dieu, le Saint d’Israël, qui fait ta splendeur. Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver. Invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme pervers, ses pensées ! 
Qu’il revienne vers le Seigneur qui aura pitié de lui, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission
.

Commentaire
À l’époque du retour d’Exil à Babylone, le prophète transmets d’abord une invitation de Dieu à un repas de fête gratuit. Derrière cette métaphore du repas, il faut comprendre l’invitation à écouter la Parole de Dieu qui procure la vie.
Dieu promet aussi à ses fidèles de leur rendre le rayonnement qui fut celui de David. Encore faut-il qu’ils se convertissent, qu’ils fassent confiance à son pardon et comprennent que les vues de Dieu sont bien au dessus de celle des hommes.
Enfin, par la métaphore de la pluie et de la neige, Dieu assure les croyants de l’efficacité de sa Parole.

 

6ème lecture : Dieu offre aux hommes la vraie sagesse (Ba 3, 9-15.32-4,4)
Écoute, Israël, les préceptes de vie, prête l’oreille pour acquérir la connaissance. Pourquoi donc, Israël, pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis, vieillissant sur une terre étrangère, souillé par le contact des cadavres, inscrit parmi les habitants du séjour des morts ? - Parce que tu as abandonné la Source de la Sagesse ! Si tu avais suivi les chemins de Dieu, tu vivrais dans la paix pour toujours. Apprends où se trouvent et la connaissance, et la force, et l’intelligence ; apprends en même temps où se trouvent de longues années de vie, la lumière de tes yeux, et la paix. Mais qui donc a découvert la demeure de la Sagesse, qui a pénétré jusqu’à ses trésors ? 
Celui qui sait tout en connaît le chemin, il l’a découvert par son intelligence. Il a pour toujours aménagé la terre, et l’a peuplée de troupeaux. Il lance la lumière, et elle prend sa course ; il
la rappelle, et elle obéit en tremblant. Les étoiles brillent, joyeuses, à leur poste de veille ; il les appelle, et elles répondent : « Nous voici ! » Elles brillent avec joie pour celui qui les a faites. C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. Il a découvert les chemins de la connaissance, et il les a confiés à Jacob, son serviteur, à Israël, son bien-aimé. Ainsi la Sagesse est apparue sur la terre, elle a vécu parmi les hommes. 
Elle est le livre des commandements de Dieu, la Loi qui demeure éternellement : tous ceux qui l’observent vivront, ceux qui l’abandonnent mourront. Reviens à elle, Jacob, reçois-la ; à sa lumière, marche vers la splendeur : ne laisse pas ta gloire à un autre, tes privilèges à un peuple étranger. Heureux sommes-nous, Israël ! Car ce qui plaît à Dieu, nous le connaissons
.

Commentaire
Le livre de Baruch est un écrit de la diaspora juive parvenu jusqu’à nous dans l’édition grecque de la Bible (La Septante). Il n’a pas été retenu dans la bible juive ni dans les éditions protestantes.
L’auteur du livre s’adresse à Israël, dispersé parmi les nations païennes, pour qu’il prenne conscience que la cause de cette dispersion vient de ce qu’il a abandonné la source de la Sagesse. 
Cette Sagesse qui vient de Dieu est inaccessible à l’homme mais elle a été confiée à Israël : c’est la Loi. Si Israël veut vivre, qu’il revienne à cette Loi.
Pour les chrétiens, cette Sagesse divine, c’est Jésus Christ lui-même.

 

7ème lecture : Le cœur nouveau et l’esprit nouveau (Ez 36, 16-17a. 18-28)
La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, lorsque les gens d’Israël habitaient leur pays, ils le souillaient par leur conduite et par toutes leurs actions. Je les ai dispersés parmi les nations païennes, ils ont été disséminés dans les pays étrangers. Je les ai jugés selon leur conduite et selon leurs actions. Dans les nations où ils sont allés, ils ont profané mon saint nom, et l’on disait : ‘C’est le peuple du Seigneur, ils sont sortis de son pays.’ Mais j’ai voulu préserver la sainteté de mon nom, que les gens d’Israël avaient profané dans les nations où ils sont allés. Eh bien ! Tu diras à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ce n’est pas pour vous que je vais agir, maison d’Israël, mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané dans les nations où vous êtes allés. Je montrerai la sainteté de mon grand nom, qui a été profané dans les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Les nations apprendront que je suis le Seigneur - déclare le Seigneur Dieu - quand par vous je me montrerai saint à leurs yeux. J’irai vous prendre dans toutes les nations ; je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai sur votre terre. Je verserai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés. De toutes vos souillures, de toutes vos idoles je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit : alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères. Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu.

Commentaire
Le prophète rappelle d’abord que, par son inconduite, Israël a profané le nom de Dieu. C’est pourquoi il s’est retrouvé en Exil.
Mais Dieu est fidèle à ses promesses, c’est pourquoi il va restaurer Israël non à cause des mérites de ce peuple infidèle mais pour que les nations apprennent qui est le Seigneur.
Dieu va donc purifier son peuple souillé par les idoles et lui donner un cœur nouveau, un esprit nouveau. Ainsi, la relation entre Dieu et son peuple sera à nouveau une relation d’amour : Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. 
Les chrétiens ont lu ici une annonce du baptême.

Épître : Le baptême nous donne la vie nouvelle du Christ mort et ressuscité (Rm 6, 3b-11)
Frères, nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés.
Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que cet être de péché soit réduit à l’impuissance, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; sur lui la mort n’a plus aucun pouvoir.
Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant.
De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ
.

Commentaire
Paul montre bien dans cet extrait de sa lettre aux Romains ce qu’est le baptême : non pas la simple reconnaissance que nous sommes aimés de Dieu, mais l’ouverture à une vie radicalement nouvelle.
Plongés dans les eaux du baptême, nous avons été mis au tombeau avec Jésus ; sortant des eaux baptismales, nous sommes sortis du tombeau, ressuscités par la puissance du Père. Il s’agit donc d’une nouvelle naissance qui nous introduit dans la vie éternelle. Elle ne supprime pas la mort naturelle qui est le lot de tout être vivant. Mais elle supprime la mort qui est perte totale et définitive de tout lien à Dieu et aux autres. C’est pourquoi Paul dit que nous sommes morts au péché et vivants pour Dieu.

 

Veillée pascale année A
Evangile :Mt 28/1-10

Après le sabbat, à l'heure où commençait le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l'autre Marie vinrent faire leur visite au tombeau de Jésus. Et voilà qu'il y eut un grand tremblement de terre ; l'ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus. Il avait l'aspect de l'éclair et son vêtement était blanc comme la neige. Les gardes, dans la crainte qu'ils éprouvèrent, furent bouleversés, et devinrent comme morts. Or l'ange, s'adressant aux femmes, leur dit : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez voir l'endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : 'Il est ressuscité d'entre les morts ; il vous précède en Galilée : là, vous le verrez !' Voilà ce que j'avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. »

Commentaire :
Les quatre évangiles témoignent, chacun à leur façon, d’un fait étonnant : le matin du premier jour de la semaine (pour nous, le dimanche) qui a suivi la mort de Jésus, les femmes venues au tombeau ont eu la surprise de découvrir que celui-ci était ouvert et vide. Au premier degré, cela ne prouve rien mais pose une question : qu’est devenu le corps de Jésus ? La réponse sera donnée par Jésus lui-même lorsqu’il se fera voir à ses disciples, vivant mais tout autre. Autrement dit, ce n’est pas un raisonnement humain qui peut donner la conviction que Jésus est ressuscité mais une révélation. C’est ce que s’attache à monter l’évangéliste Matthieu dans son récit de la découverte du tombeau vide. Il le bâtit suivant le schéma habituel des récits de révélation (récits apocalyptiques) tels qu’on les trouve par exemple dans le livre de Daniel (Par exemple, Dn 8,15-27) : description de la situation (les femmes viennent au tombeau), vision d’un personnage céleste (l’Ange du Seigneur) accompagné de signes cosmiques (tremblement de terre), message du personnage céleste expliquant la vision et délivrant un message (« Vous cherchez Jésus le crucifié, il n’est pas ici, il est ressuscité »), un envoi (« Allez dire à ses disciples »), réaction de frayeur des voyants (tremblantes). Matthieu ajoute la description des gardes mis devant le tombeau qui deviennent « comme morts », c’est-à-dire qui n’ont rien vu.
À travers ce récit de révélation, l’évangéliste nous transmet la foi des premiers chrétiens : Dieu est lui-même l’auteur et de la Résurrection de Jésus et de la révélation qui en est faite. Cette révélation évangélique tout autant que la résurrection de Jésus n’est pas le fruit d’un raisonnement humain ou d’une autosuggestion. Le récit de Matthieu nous met en présence d’un mystère : il y a bouleversement de l’ordre naturel. Le tombeau ouvert manifeste que l’action de Dieu a fait irruption et déroute l’homme : celui que les femmes venaient pleurer est vivant. Alors que tout paraissait terminé (le tombeau fermé par une pierre), Dieu lui-même nous lance dans l’avenir (le tombeau ouvert à jamais).

François Brossier

 

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Pape François Homélie 2013

15 Avril 2014, 09:14am

Publié par Myriam

Dimanche 13 Avril              

Hosanna !

« Jésus entre à Jérusalem. La foule des disciples l’accompagne en fête, les manteaux sont étendus devant lui, on parle des prodiges qu’il a accomplis, un cri de louange s’élève : Béni soit celui qui vient, lui, notre roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux. 

Foule, fête, louange, bénédiction, paix. C’est un climat de joie que l’on respire. Jésus a réveillé dans le cœur tant d’espérances surtout chez les gens humbles, simples, pauvres, oubliés, ceux qui ne comptent pas aux yeux du monde. 

Lui a su comprendre les misères humaines, il a montré le visage de miséricorde de Dieu, il s’est baissé pour guérir le corps et l’âme. 

Tel est Jésus, avec un cœur qui regarde chacun de nous, nos maladies et nos péchés. Grand est son amour. C’est avec cet amour qu’il est entré dans Jérusalem… »

Extrait de l’homélie du pape François pour le Dimanche des Rameaux 20

Lundi 14 Avril
Ne nous fâchons pas !

« Demandons au Seigneur de nous faire comprendre la loi de l’amour. Qu’il est bon de posséder cette loi ! Comme cela nous a fait du bien de nous aimer les uns les autres au-delà de tout ! Oui, au-delà de tout ! 

À chacun de nous est adressée l’exhortation paulinienne : “ Ne te laisse pas vaincre par le mal, sois vainqueur du mal par le bien ” (Romains 12, 21). Et aussi : “ Ne nous lassons pas de faire le bien ” (Galates 6, 9). 

Nous avons tous des sympathies et des antipathies, et peut-être justement en ce moment sommes-nous fâchés contre quelqu’un. 

Disons au moins au Seigneur : “ Seigneur, je suis fâché contre celle-ci ou celui-là. Je te prie pour lui ou pour elle. ” 

Prier pour la personne contre laquelle nous sommes irrités, c’est un beau pas vers l’amour, et c’est un acte d’évangélisation. »

La joie de l’Évangile, exhortation apostolique, Parole et Silence, 20
Pape François Homélie 2013
Mardi 15 Avril
Dieu est le plus fort !

« Que de difficultés dans la vie de chacun de nous, dans l’existence des personnes, dans nos communautés, mais pour aussi énormes que ces difficultés puissent sembler, Dieu ne nous laisse jamais en être submergés. 

Face au découragement qui pourrait être dans la vie et qui pourrait gagner ceux qui œuvrent pour l’évangélisation ou qui font l’effort de vivre la foi en tant que père et mère de famille, je voudrais dire avec force : ayez toujours dans vos cœurs cette certitude : Dieu marche à vos côtés, il ne vous abandonne en aucun moment ! 

Ne perdez jamais l’espérance ! Ne l’éteignez jamais dans vos cœurs! Le “ dragon ”, le mal, est présent dans notre histoire, mais il n’est pas le plus fort. Dieu est le plus fort ! Dieu est notre espérance !

Homélie du pape François, sanctuaire d’Aparecida (Brésil), mercredi 24 juillet 2013 

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Fiche de Carême

13 Avril 2014, 06:04am

Publié par Myriam

Fiche de CarêmeDimanche 30 Mars

« L’amour ne passe pas ».

Agnes Bajaxhiu est née en 1910, en Macédoine, dans une famille albanaise. À 18 ans, elle entre chez les sœurs irlandaises de Notre-Dame de Lorette, près de Dublin. 

Elle prend le nom de Teresa, par dévotion à la sainte de Lisieux. Envoyée à Calcutta, elle enseigne pendant vingt ans la géographie à des jeunes filles de riches Bengalis, mais, en 1948, une nouvelle vie s'annonce. 

Répondant à un fort appel intérieur, Teresa quitte son couvent avec l'approbation de Rome et décide de se consacrer aux plus miséreux. Elle revêt le fameux sari blanc bordé de bleu, qui deviendra son emblème.

Plongeant dans les taudis de Calcutta, elle décide d'y vivre l'amour total du Christ. Elle recevra le prix Nobel de la paix en 1979. 

En 1997, elle démissionne de ses fonctions de supérieure générale de la Charité. Sœur Nirmala, hindoue convertie, âgée de 63 ans, lui succède comme supérieure de la congrégation qui compte à ce moment-là 4 500 sœurs, présentes dans 133 pays.

Sa mort, quelques mois plus tard, est vécue en Inde comme un drame. Mais son regard de tendresse porté sur le monde est bien le signe que "l'amour ne passe pas". Elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 19 octobre 2003.

 

Lundi 31 Mars

Une seconde mère

« Pour gagner ce dispensaire en pleine jungle du Bengale, beaucoup sont venus de loin, ayant fait trois heures de route. 

Couverts de plaies des pieds à la tête. Les ulcères leur font des creux et des bosses dans le dos. 

Beaucoup sont restés à la maison, trop faibles pour pouvoir venir, malades de fièvres tropicales. L’un d’entre eux est au dernier stade de la tuberculose… Je taille, presse, bande… 

Arrive un homme portant un paquet d’où pendent, comme deux branches sèches, les jambes d’un bébé… Le petit est très faible… Il entrera vite dans l’Eternité. Je cours prendre de l’eau bénite. 

L’homme a peur que nous n’en voulions pas. Il dit : ‘ Si vous ne le prenez pas, je le jetterai quelque part dans l’herbe. Les chacals ne le dédaigneront sûrement pas ”. 

 

Mardi 1 Avril

Plus heureux au monde

« Aujourd’hui chacun semble emporté par une terrible hâte, par l’anxiété de la croissance, par celle de la richesse, au point que les enfants mêmes n’ont plus de temps pour leurs parents, et que ceux-ci n’ont plus de temps l’un pour l’autre ; c’est au foyer que commence la fracture de la paix du monde. 

Les personnes qui s’aiment pleinement et véritablement l’une l’autre sont ce qu’il y a de plus heureux dans le monde. Nous le voyons bien jusque chez les plus pauvres ; ils aiment leurs enfants, ils aiment leur foyer ; ils peuvent n’avoir presque rien, ou même n’avoir rien du tout, mais ils sont heureux. »

La joie du don, Mère Teresa. Seuil, 1997. 

Mercredi 2 Avril

La joie de donner

« Un jour un mendiant est venu vers moi et m’a dit : “ Tout le monde te donne quelque chose. Moi aussi, je veux te donner quelque chose ”. Et il m’a offert dix piastres. 

Si j’acceptais l’argent, il n’aurait plus rien pour manger, mais si je ne l’avais pas accepté, je l’aurais rendu malheureux. J’ai accepté. 

Et j’ai senti en moi que ce cadeau avait bien plus de valeur que le prix Nobel, car lui avait donné tout ce qu’il avait. J’ai vu sur son visage la joie de donner. »

Jeudi 3 Avril

La bonté de Dieu

« Soyez bons et miséricordieux. Que personne jamais ne vienne à vous sans qu’il s’en aille meilleur et plus heureux. 

Soyez l’expression vivante de la bonté de Dieu : bonté sur votre visage, bonté dans la chaleur de votre accueil. 

Dans les taudis nous sommes la lumière de la bonté de Dieu pour les pauvres. 

Aux enfants, aux pauvres, à tous ceux qui souffrent et qui sont solitaires, donnez toujours un sourire heureux. Ne leur donnez pas seulement vos soins, donnez-leur aussi votre cœur. »

La joie du don, Mère Teresa, Seuil, 1997. 

 

Vendredi 4 Avril

J’ai soif de toi

« Je vais soigner tes blessures. Je vais faire de toi une nouvelle créature. Je vais te donner la paix, au cœur même de toutes tes épreuves. Mais j’ai soif de toi ! 

Ne doute jamais de ma miséricorde, du fait que je t’accepte sans cesse, de mon désir de te pardonner, de ma soif ardente de te bénir, de vivre en toi ma propre vie. J’ai soif de toi !

Si tu te crois sans importance aux yeux du monde, cela ne m’importe pas du tout. Pour moi, il n’y a qu’une chose qui importe : il n’y a rien de plus important dans le monde entier que toi. J’ai soif de toi !

Ouvre-toi à moi. Viens à moi et aie soif de moi. Donne-moi ta vie et je vais te prouver combien tu es important à mon Cœur. J’ai soif de toi ! »

Tout a commencé à Calcutta, dans les pas de Mère Teresa, Sœur Marie de la Charité, Bayard, 2010. 

 

Samedi 5 Avril

 

Aime quand même

« Les gens ne sont pas raisonnables,
Ils sont illogiques et égoïstes,
Aime-les quand même.

Si tu leur fais du bien,
Ils te reprocheront des motifs égoïstes
Et des arrière-pensées,
Fais quand même du bien.

Si tu as du succès,
Tu trouves de faux amis et de vrais ennemis,
Aie quand même du succès.

Le bien que tu fais
Sera oublié demain,
Fais quand même du bien.

L’honnêteté et un esprit ouvert
Te rendent vulnérable,
Sois quand même honnête et ouvert. 

Ce que tu as construit pendant des années de travail
Peut être détruit en une nuit, 
Construis quand même. 

On a vraiment besoin de ton aide,
Mais peut-être les gens t’attaqueront-ils
Si tu les aides, 
Aide-les quand même. 

Donne au monde ce que tu as de meilleur
Et il va te casser les dents,
Donne quand même au monde ce que tu as de meilleur ».

Petite vie de Mère Teresa, Guillemette de La Borie, Desclée de Brouwer, 2003. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fiche de Carême            L' Abbé Pierre

 

Dimanche 6 Avril      Un abbé étonnant 

Henri Grouès naît en 1912 dans une famille bourgeoise lyonnaise. Bouleversé par « un coup de foudre avec Dieu », il prononce ses vœux à 18 ans chez les Capucins. Durant la seconde guerre mondiale, il recueille des enfants juifs, puis participe à la création du maquis dans le Vercors. 

À l’été 1949, il ouvre dans la maison qu’il vient d’acheter à Neuilly-Plaisance une auberge de jeunesse internationale qu’il appelle « Emmaüs ». Puis il rencontre Georges Legay, un homme suicidaire. Il ne lui dit pas « Je vais t’aider » mais « Je ne peux pas t’aider. Je n’ai rien à te donner, mais toi, tu peux m’aider à aider les autres ». Leur rencontre fonde le mouvement Emmaüs. 

La nuit du 1er février 1954, la température descend jusqu’à -13° C à Paris. L’abbé, affolé pour les sans-abri, lance un appel mémorable sur Radio Luxembourg. Il récolte 500 millions de francs et attire des bénévoles de toute la France. Pour organiser cette « insurrection de bonté », il fonde l’association Emmaüs, qui regroupe l’ensemble des communautés Emmaüs. Celles-ci construisent des logements pour les sans-abri en leur procurant un travail digne. 

En effet nombre de compagnons d’Emmaüs seront d’anciens sans-abri, qui pour remercier les communautés, s’engagent à leur côtés. 

Le mouvement se développe rapidement dans le monde entier. « L’Abbé » déploya toute sa vie une formidable énergie pour défendre les plus humbles. En 2007, il meurt à l’âge de 94 ans.


À lire aussi 
Sur croire.com : Qui est l’Abbé Pierre ?  
Sur pelerin.com : Les héritiers de l’Abbé Pierre

Lundi 7 Avril

 

La charité commence par la prière

« Seigneur Jésus, souviens-toi
de cette petite maison là-bas à Emmaüs,
et du bout de chemin qui y conduit
quand on vient de la grand-route.

Souviens-toi de ceux qu’un soir, tu abordas là-bas,
souviens-toi de leurs cœurs abattus,
Souviens-toi de tes paroles qui les brûlèrent,
Souviens-toi du feu dans l’âtre
auprès duquel vous vous êtes assis,
et d’où ils se relevèrent transformés,
et d’où ils partirent vers les prouesses d’amo
ur… »

Prière de l’Abbé Pierre écrit

Mardi 8 Avril

La colère est bonne conseillère !

« Si nous sommes sans colère quand nous voyons les autres bafoués, exploités, humiliés, il est clair que nous ne les aimons pas. » 

« Aimer, c’est ma joie, dans ta joie, ta joie dans ma joie, et nous ensemble au service de la joie de tous, en commençant par les plus petits.»

Abbé Pierre. Emmaüs ou venger l'homme, Centurion, 1979

"Le scandale du mal, c'est qu'on l'oublie. On s'en fait complice. L'injustice, ce n'est pas l'inégalité, c'est le non-partage."

 

 

 

Suite de l’Abbé Pierre

Mercredi 9 Avril

L’appel du 1er février 1954

« Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant - hier, on l’avait expulsée... 

Chaque nuit, ils sont plus de deux mille recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d’un presque nu. Devant l’horreur, les cités d’urgence, ce n’est même plus assez urgent ! 

Écoutez-moi : en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer : l’un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte-Geneviève ; l’autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. 

Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s’accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l’on lise sous ce titre Centre fraternel de dépannage, ces simples mots : « Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t’aime. »


Appel de l’abbé Pierre du 1er février 1954, à 1 heure du matin sur Radio Luxembourg 

 

Jeudi 10 Avril

La vie, c’est apprendre à aimer

« Une partie de l’humanité ira au désert, on verra se créer des communautés qui voudront vivre dans la pauvreté évangélique (…) 

Quant à la multitude, elle sera ballottée entre les moines et les trafiquants. Elle devra s’inventer des tâches nouvelles, créer sa culture originale. Ça ne sera pas du tout cuit. 

Et peut-être qu’au bout du compte, l’histoire humaine se révélera n’avoir été, au travers de toutes ces contradictions et détours, que la marche de l’homme vers la reconnaissance de ce qu’il est : plus qu’un individu, une personne, c’est-à-dire, en chacun, signe de plus que lui-même. 

Si je peux transmettre une certitude à ceux qui vont mener la lutte pour mettre plus d’humanité en tout, c’est – décidément, je ne peux pas écrire autre chose – : « La vie, c’est apprendre à aimer. »

Vendredi 11 Avril

Seul l’amour peut nous lier

« Comment s’étonner que, n’osant pas aller jusqu’à parler d’amour, les hommes voient de leurs « droits » ne rester que des phrases en l’air, emportées par tous les vents ?

Plus que jamais, dans cette « toute petite très grande chose » qu’est un mouvement comme Emmaüs, approfondissons chaque jour l’intelligence et acharnons-nous à la réalisation fidèle de ce que tous ensemble nous avons voulu, que proclame notre Manifeste universel dès son préambule : « Notre commune conviction que seul l’Amour peut nous lier et nous faire avancer ensemble ».


Sébastien Gracco De Lay, Planète Emmaüs, Democratic Books Eds, 2011 

 

 

Samedi 12 Avril
Engagé en politique

« Vous tous, mes amis, pensez, je vous le demande, à tous ceux qui ont tant souffert, à ceux qui souffrent encore tellement pendant cet hiver, où menacent encore la faim et le froid ; songez à ce que demain sera pour eux, lorsqu'ils retrouveront un pays désuni, qui, de ce fait, se trouvera forcément davantage dans le désarroi, pendant quelque temps. 

Je vous ai parlé sans habileté, et je m'en excuse, mais du fond de mon âme de Français, m'adressant à tous, sans distinction de parti. 

Il nous appartient, à nous qui avons souffert pour notre pays, de prendre ensemble conscience de la gravité de l’heure. 

Essayons, au moment de manifester notre volonté, en déposant notre bulletin dans l'urne, de nous souvenir de ce que l'émotion, la passion peut-être avaient pu nous faire oublier. »

Intervention devant la première Assemblée constituante, le 31 décembre 
 

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CELEBRATION PENITENTIELLE DU CAREME

9 Avril 2014, 03:57am

Publié par Myriam

Paroisse St Pierre et St Paul en Val d’Auge

CELEBRATION PENITENTIELLE DU CAREME

 

Accueil - Introduction

" A quelques jours de la fête de Pâques, nous sommes invités à lever les yeux vers la Croix du Christ : elle nous redit jusqu'où nous sommes aimés par Dieu."

Le Prêtre :

"Le Seigneur soit avec vous …"

 

Frères et sœurs, si nous sommes venus ce soir, Pour seulement nous regarder dans une glace, Nous risquons d'être déçus, voire découragés.

Non, nous sommes venus contempler, une fois de plus De quel amour nous sommes aimés. Et c'est sur un visage, que nous allons découvrir l'Amour de Dieu : Le visage de son Fils, Jésus.

Prenons quelques instants de silence pour regarder la Croix.

 

Sur cette Croix est suspendu Celui qui a dit :

"Il n'y a pas de plus grande preuve d'amour

que de donner sa vie pour ceux que l'on aime".

 

"Traçons sur nous le signe de la Croix, le signe de l'Amour :

Au nom du Père …"

 

Prière

"Dieu, toi que nous nommons Père, regarde tes enfants qui viennent à Toi,

conscients de leur misère, et en même temps fiers d'être tant aimés.

Ton Fils nous a révélé ton visage de Père en pardonnant,

Et, en nous demandant de pardonner à notre tour,

Il nous a invités à Te ressembler.

Envoie Ton Esprit, Et ton Eglise nous donnera le signe de la réconciliation

Que nous sommes venus te demander,

A Toi, qui vis et règnes pour les siècles des siècles".

 

Evangile : Mt 6, 7-15

"Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens :

ils s'imaginent qu'en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter.

N'allez pas faire comme eux; Car votre Père sait bien ce qu'il vous faut, Avant que vous lui demandiez. Vous donc, priez ainsi :

 

 

Notre Père, qui es dans les cieux,

Que Ton nom soit sanctifié,

Que Ton règne arrive,

Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien.

Remets-nous nos dettes,

Comme nous même avons remis à nos débiteurs.

Et ne nous soumets pas à la tentation,

Mais délivre-nous du Mauvais.

Oui, si vous pardonnez aux hommes leurs manquements,

Votre Père céleste vous pardonnera aussi;

Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,

Votre Père non plus ne vous pardonnera pas vos manquements".

 

L'homélie se conclut avec une "introduction" à l'examen de conscience

Echange entre le prêtre et le lecteur(trice)

 

Que ton nom soit sanctifié

  • Est-ce que je crois en ce Dieu, qui est le Père Créateur, le Fils Sauveur, et le Saint Esprit qui me sanctifie ?
  • Ai-je confiance en l’amour miséricordieux de Dieu envers moi ?
  • Est-ce que j’aime Dieu, et a-t-il une vraie place dans ma vie ?
  • Est-ce que je sais adorer, et  remercier mon Dieu ?
  • Est-ce que je cherche à m’approcher de Lui et à Le connaître ?
  •  
  • Refrain : "DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PERE"

Que ta volonté soit faite

  • Qu’est-ce que je fais pour CONNAÎTRE la volonté de Dieu ?

De QUI dois-je m’efforcer de la recevoir ?

Quels sont les efforts que je fais pour accepter de la recevoir, dans ma vie ?

Est-ce que je m’efforce de la lire, aussi bien dans les textes, que dans les signes que Dieu m’envoie au jour le jour ?

  • Qu’est-ce que je fais pour mieux COMPRENDRE la volonté de Dieu ?

 

Quel temps est-ce que je me donne, dans ma vie, pour en approfondir le sens, et les conséquences ?

  • Qu’est-ce que je fais pour que la volonté de Dieu SE REALISE, sur terre comme au ciel ?

Comment est-ce que je mets mes actes et ma vie en conformité avec ce que je crois être la volonté de Dieu ?

Quels sont les domaines dans lesquels je dois essayer de me changer ?

En quoi puis-je, aussi, aider mes frères à réaliser le projet de Dieu ?

 

Refrain : "DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PERE"

 

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour …

  • Est-ce que je sais partager ce « pain », mes richesses matérielles, mes dons, tout ce que je possède en moi, avec ceux qui m’entourent ou avec ceux qui en ont le plus besoin ?
  • Ai-je le souci de rencontrer les pauvres, ceux qui ne peuvent rien me donner en échange ?

Est-ce que mon regard respecte leur dignité ?

 

  • Mes mains ne sont-elles pas crispées sur ce que je possède ?
  • Est-ce que je sais aussi accueillir le « Pain de vie » comme une nourriture spirituelle indispensable ?

 

Refrain : "DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PERE"

Remets nous nos dettes comme nous les remettons à ceux qui nous doivent…

  • Est-ce que je crois que Dieu veut me pardonner si je décide de changer ma vie ?
  • Est-ce que je sais reconnaître ma faute devant Dieu, moi-même, et les autres ?
  • Suis-je le juge de mon prochain ?
  • Sais-je pardonner aux autres les fautes commises ?
  • Est-ce que je prends l’initiative pour me réconcilier avec les autres ?

 

Refrain : "DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PERE"

Ne nous soumets pas à la tentation

  • Est-ce que j’évite les occasions qui me conduisent à faire le mal ?
  • Est-ce que je me mens à moi-même ?

  • Est-ce que je prends soin de mon corps et de ma santé en évitant les excès de toutes sortes, et en lui accordant le repos suffisant ?
  • Est-ce que je suscite la tentation chez les autres, par mes comportements,
  •  mes paroles ?
  • Ai-je d’autres dieux que Dieu, des idoles ?

 

 

Refrain : "DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PERE"

 

Délivre-nous du mal

  • Est-ce que je sais faire confiance au Seigneur et lui confier les difficultés de ma vie ?
  • Est-ce que je ne désespère pas lorsque mes prières n’aboutissent pas comme je le souhaite ?
  • Est-ce que je me réjouis du malheur des autres ?

 

  • Quelle est ma contribution à la paix autour de moi ? Quelle attitude ai-je, lorsque je suis en proie à un conflit de personnes ?
  • Est-ce que je fais du mal à mes frères par la calomnie, mon hypocrisie …? Est-ce que j’approuve le mensonge par mon silence ?

 

Refrain : "DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PERE"

Démarche pénitentielle

Absolution

 

"LUMIERE DES HOMMES" G 128-2

R/ : Lumière des hommes, nous marchons vers toi,

Fils de Dieu ! tu nous sauveras.

Ceux qui te cherchent, Seigneur, tu les conduis vers la lumière,

Toi, la route des égarés.( R/ :)

Ceux qui te trouvent, Seigneur, tu leur promets vie éternelle,

Toi, la pâque des baptisés. (R/ :)

 

Notre Père

Bénédiction et envoi

 

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LA SEMAINE SAINTE

7 Avril 2014, 04:46am

Publié par Myriam

La Semaine sainte commence une semaine avant Pâques, lors du "Dimanche des Rameaux", marquant l'arrivée de Jésus à Jérusalem, acclamé par la foule.

Le Jeudi saint célèbre le dernier repas pris par Jésus avec ses disciples. Lors de ce dernier repas, la Cène, Jésus bénit le pain et le vin, avant de se faire arrêter.

Le Vendredi saint commémore le jour de la crucifixion, selon les historiens, autour de l'an 30 de notre ère. Ce jour-là, des chrétiens du monde entier jeûnent et suivent le chemin de croix. En Alsace et en Moselle, il s'agit d'un jour férié.

Le Dimanche de Pâques est celui de la résurrection. Trois jours après la mort de Jésus, deux femmes, parmi lesquelles Marie-Madeleine, se rendent sur le tombeau du Christ, qu'elles découvrent vide, avant de voir apparaître Jésus qui leur demande d'annoncer sa résurrection. Ce dimanche est un jour de fête, durant lequel tous les interdits du Carême sont levés.

Commence alors la semaine de Pâques : Jésus se fait reconnaître par ses disciples, avant de remonter aux cieux, 40 jours après, lors de l'Ascension.

Le lundi de Pâques est un jour férié en France et dans de nombreux pays mais il n'a aucune signification religieuse.                               

      

                           La Cène et l'eucharistie. 

                                             Dans les évangiles, lors de son dernier repas, Jésus   bénit le pain et le vin,   qu'il présente comme son "corps"                                            et son "sang".

Il demande alors à ses disciples de perpétuer ce rite en sa mémoire, ce dernier permettant    la rémission des pêchés. Pour les chrétiens, l'eucharistie est

    la commémoration de ce repas, mais aussi celle du sacrifice de Jésus,

                               qui rachète ainsi le péché originel des hommes. Les catholiques croient en la

présence réelle de Jésus dans le pain azyme et le vin bénis lors de la messe.

C'est le mystère de la "transsubstantiation". A l'inverse, Les protestants ne

voient dans l'eucharistie qu'un rite symbolique.

Le coupe de vin et le pain azyme.

 L'influence des traditions juives sur l'eucharistie est manifeste : le soir de la Pâque, les juifs célèbrent en effet le "Sédèr", le repas pascal. Sur la table, figurent 7 mets symboliques, parmi lesquels des herbes amères pour rappeler les souffrances du peuple hébreu avant sa libération, mais aussi du pain azyme. Ce pain sans levain est consommé en mémoire de la fuite d'Egypte durant laquelle les Hébreux n'eurent pas le temps de faire lever le pain. Pendant 7 jours avant et après la Pâque, le pain levé est proscrit et remplacé par des "matzoth", galettes de pain azyme. Sur la table du Sédèr est également placée une coupe de vin réservée au Prophète Elie, dont le retour est attendu. 

LA SEMAINE SAINTE

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7 Avril 2014, 04:39am

Publié par Myriam

Mardi 15 avril Messe Chrismale à 19h Eglise St Gille à Caen

Qu’est-ce que une messe Chrismale ?

 

Chaque année, dans tous les diocèses du monde, prêtres, diacres et fidèles se réunissent pour célébrer la Messe Chrismale. Elle se célèbre normalement au matin du Jeudi Saint mais peut être anticipée. C’est au Mardi de la Semaine Sainte que cette célébration s’est fixée depuis longtemps dans notre diocèse.

Pourquoi « Chrismale » ?

La Messe Chrismale reçoit cette appellation parce que c’est au cours de cette célébration que le Saint Chrême est consacré. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Avec le Saint Chrême qui est l’objet d’une consécration spéciale, deux autres huiles sont bénites : l’Huile des Catéchumènes qui sert dans les célébrations préparatoires au baptême surtout pour les adultes ou les enfants déjà grands ; et l’Huile des Malades qui sert dans la célébration du Sacrement des malades.

Prêtres, diacres et fidèles sont invités largement à cette célébration qui manifeste l’unité de toute la communauté diocésaine autour de son évêque.

La symbolique de l’Onction

Le mot grec chrisma signifie onction. Chrisma a donné : Christ, et aussi : Chrétien. L’onction s’appuie sur le symbolisme de l’huile. Celui qui est oint comme le roi puis le prêtre en Israël, est pénétré par la puissance divine. Cette huile est aussi parfumée. Le parfum indique la présence de quelqu’un qu’on ne voit ni n’entend : " Nous sommes la bonne odeur du Christ " écrit St Paul (2 Cor 2,15). L’huile est par elle-même chargée de divers symboles : nourriture, éclairage, remède, fortifiant, parfum... Le geste de l’onction est très ancien. Dans l’Ancien Testament on le voit pratiqué aussi bien de manière profane (joie, honneur, hospitalité) que comme rite de consécration à Dieu. C’était le cas pour l’autel, pour les rois, pour les prêtres et spécialement le Grand prêtre.

La liturgie chrétienne est restée fidèle au rite consécratoire de l’onction tout en accueillant et déployant la signification que cette onction contenait déjà dans l’Ancien Testament et que le Christ Jésus révèle en plénitude dans le Nouveau Testament : « l’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction… » cette parole de l’Écriture, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. (Lc. IV, 16-20. Evangile de la Messe Chrismale).

Ainsi sur les « frères que cette onction va imprégner », vont être répandus largement les dons du Saint-Esprit. (Cf. prière de consécration du Saint Chrême). L’onction avec le Saint Chrême est le signe principal du sacrement de la confirmation. Elle est aussi un signe secondaire dans d’autres sacrements : baptême, ordinations. Il faut se souvenir aussi que l’onction est aussi un geste de consécration à Dieu ou de bénédiction : églises, autels...

 

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LA FÊTE DES RAMEAUX

7 Avril 2014, 04:38am

Publié par Myriam

                      LA FÊTE DES RAMEAUX              La fête des Rameaux

 

La Fête des Rameaux, dans la liturgie chrétienne, commémore, le dimanche avant Pâques,

l' entrée triomphale que fit Jésus dans Jérusalem peu de temps avant la Pâque juive.

« Le lendemain, la foule des gens venus pour la fête apprit que Jésus se rendait à Jérusalem.

Ils prirent des rameaux de palmiers et sortirent à sa rencontre en criant: "Hosanna! Béni soit

celui qui vient au nom du Seigneur! » (Jean 12, 11-19):

D'autres détails nous sont donnés par les Évangiles: Jésus est monté sur une ânesse suivie de

son ânon, les gens, non contents de joncher le sol de palmes, étendent leurs manteaux sur le

trajet.

l'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, et d'autre part sa passion et sa mort sur la croix. Ce

dimanche des rameaux, dont le nom liturgique est "Dimanche des rameaux et de la passion"

est le début de la "Semaine sainte". En y participant, nous aurons conscience d'entrer dans la

grande semaine qui est tendu vers la résurrection du Seigneur.

Que nous dit l' évangile sur l'entrée de Jésus à Jérusalem ?

 

LA FÊTE DES RAMEAUX

L'Évangile (Mt 21,1 - 9, Mc11,1 - 10, Lc19,28 - 40) raconte qu'à proximité de la fête de la

Paques juive, Jésus décide de faire une entrée solennelle à Jérusalem ou il va faire une

manifestation spectaculaire de sa mission en chassant les vendeurs du temple. Jésus organise

son entrée en envoyant deux disciples chercher un âne. Il entre à Jérusalem sur une monture

pour se manifester publiquement comme le messie que les juifs attendaient. C'est une

monture modeste comme l'avait annoncé le prophète pour montrer le caractère humble et

pacifique de son règne.

Une foule nombreuse venue à Jérusalem pour la fête l'accueille en déposant des vêtements sur

son chemin et en agitant des branches coupé aux arbres. Elle l'acclame en criant "Hosanna au

fils de David" et Jésus se laisse acclamé comme le messie.

LA FÊTE DES RAMEAUX

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En Route Vers PÂQUES

7 Avril 2014, 03:39am

Publié par Myriam

AVRIL, LE CHEMIN DU DISCIPLE


La date de Pâques est tardive cette année. Avril nous place ainsi, avec Jésus, sur le chemin de sa Passion. Il "monte" à Jérusalem et parle avec ses disciples de l’essentiel, du don qu’il fait de sa vie.

Mais les disciples peinent à comprendre et se refusent à entendre même, ce qu’il leur dit : le Fils de l’homme doit souffrir et mourir, et le troisième jour ressusciter d’entre les morts. Il leur semble qu’il parle une langue étrangère. Ils sont ailleurs, échangeant entre eux pour savoir qui est le plus grand. Distance abyssale entre eux et Jésus sur le chemin de sa Passion !

Tel est le mystère du Fils de Dieu quand il emprunte les chemins creux et parfois très rudes des hommes, tandis qu’eux rêvent seulement de grandeur ! Jésus entrera à Jérusalem, monté sur un ânon et acclamé par les petits et les pauvres. Par les pécheurs aussi, qui espèrent tout de lui, comprenant qu’il ouvre pour eux les chemins du pardon. 

C’est ce long chemin d’abandon ou de don total que nous nous apprêtons à vivre dans quelques jours, le geste de Jésus rompant le pain et partageant la coupe en signe du don de sa vie. Il lave alors aussi les pieds de ses disciples, à ras de terre, dans le geste de l’esclave. Il s’est dépouillé pour cela de son vêtement, annonce déjà le dépouillement de la croix.

Le samedi saint, dans le silence total de la terre, ce sera le temps du mystère, le temps de la foi, avant que ne s’élève dans la nuit le feu nouveau et que ne jaillisse, peu à peu avec force, l’Exultet, le chant de la joie de l’Eglise et de toute la création fêtant la résurrection du Christ.

Ce mois d’avril est riche de ce chemin immense. Celui de la foi. Le temps du disciple.

P. Jacques Nieuviarts, conseiller éditorial de Prions en Église

 

LA JOIE DU PREMIER MATIN DE PÂQUES


Depuis quelques années pour Pâques, une célébration œcuménique offre aux chrétiens d’Île-de-France – dont je suis – un « plus » qui colore tout le temps du Carême.

Les responsables du diocèse de Nanterre les invitent à se réunir le matin de Pâques à l’aube (7h30) sur le parvis de la Défense pour acclamer le Christ ressuscité ! Une célébration qui se prépare longtemps à l’avance, et qui se prépare aussi dans les cœurs !

Au petit matin, la ligne du RER A est animée ; des groupes s’interpellent ; sur les visages une sorte de fébrilité joyeuse : les yeux sont un peu gonflés, la nuit a été courte, mais les sourires sont joyeux, on s’accueille mutuellement...

Sur le parvis, la foule est dense ; même par temps de pluie ou par un vent frisquet, 4000, 5000 personnes se pressent. L’atmosphère se fait recueillie, pendant la brève célébration qui donne la parole aux diverses confessions chrétiennes.

Les chants montent, puis avec le soleil levant, le cri joyeux, repris de la salutation orthodoxe : « Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! » D’être ainsi, à l’aube, rassemblés devant le jour qui se lève sur la grande ville, nous revivons la joie du premier matin de Pâques.

Cette année, chose rare, la Pâque orthodoxe coïncide avec celle des catholiques et des protestants. C’est une occasion unique de dire l’unité de notre foi et de nos cœurs ; loin des querelles d’autorité ou des discussions théologiques, loin des tensions créées par des sensibilités différentes, c’est le Christ ressuscité qui nous rassemble et nous envoie dire à tous la victoire de la vie sur la mort, la victoire de notre Dieu, victoire d’un amour humble et accueillant.

Je suis profondément heureuse de pouvoir participer à cette célébration ; elle donne à la marche vers Pâques un goût d’amitié plus fort et un regard plus large sur le monde où nous vivons.

Roselyne Dupont-Roc, bibliste

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