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Le blog de la paroisse de Livarot

Lecture du Dimanche 1er Mai avec Baptême d'Emma

25 Avril 2016, 06:23am

Publié par Myriam

Lecture du Dimanche 1er Mai avec Baptême d'Emma

6e dimanche de Pâques - 1er mai 2016

Messe 10h Livarot avec Baptême d'Emma

 

1ère lecture : Ac 15,1-2.22-29

En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. » Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question. Les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas. Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut ! Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi, nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul, eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ. Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit : L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent : vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! »

 

Commentaire :

La communauté chrétienne d’Antioche de Syrie était composée à la fois de chrétiens d’origine juive et de chrétiens d’origine païenne. La communauté de Jérusalem était composée exclusivement de chrétiens d’origine juive. Les gens venus de Judée veulent imposer aux chrétiens d’origine païenne la circoncision. Autrement dit, ils pensent que les chrétiens doivent d’abord être de bons juifs pour être sauvés. Ce n’est pas l’avis de Paul et Barnabé. Il est donc décidé de s’en remettre à l’avis des apôtres.

Le texte de la liturgie omet malheureusement la réponse de Pierre (Ac 15,7-11) qui pourtant donne la réponse qui sera universellement suivie dans l’Église : Les païens ont reçu l’Esprit saint « tout comme nous » et nous même nous avons été sauvés par la grâce du Seigneur Jésus « tout comme eux. » Il n’y a donc pas à faire passer les païens qui se convertissent à la foi en Jésus Christ par le judaïsme.

La lettre de Jacques, rapportée ensuite, s’adresse manifestement au cas particulier des communautés où les chrétiens d’origine juive sont nombreux. Jacques demande aux chrétiens d’origine païenne d’exercer un devoir de charité vis-à-vis de leurs frères qui, depuis leur plus tendre enfance, respectent les tabous alimentaires de la Loi de Moïse. Concrètement, on pourrait traduire ainsi : évitez de manger un pavé de bœuf bien saignant en présence de vos frères juifs !

Ce qui montre le caractère contingent des prescriptions de la lettre de Jacques, c’est le fait qu’à partir du moment où les communautés ont été composées exclusivement d’anciens païens, seule la décision de Pierre (Ac 15,7-11) a été suivie comme c’est encore le cas aujourd’hui.

 

2ème lecture : Ap 21,10-14.22-23

Moi, Jean, j’ai vu un ange. En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu : elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin. Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël. Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident. La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau. Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire, car son sanctuaire, c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers, et l’Agneau. La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine : son luminaire, c’est l’Agneau.

 

Commentaire :

Nous continuons la lecture du chapitre 21 et la description de la Jérusalem nouvelle, don de Dieu. Sa très grande dimension et le fait qu’elle resplendit de la gloire de Dieu témoignent qu’elle n’est pas œuvre humaine. Il n’y a plus besoin de temple puisque c’est Dieu lui-même qui habite au milieu de son peuple. La clarté de Dieu et de l’Agneau immolé remplacent la lumière du soleil. C’est le peuple de Dieu qui est concerné comme le rappellent le nom des douze tribus d’Israël et celui des douze apôtres.

 

Evangile : Jn 14/23-29

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. »

 

Commentaire :

Cet extrait du discours d’Adieu de Jésus est important pour la vie des chrétiens après la résurrection de Jésus et son absence immédiate. L’amour que nous portons envers Jésus ne sera vrai et non pas hypocrite que dans la mesure où cet amour se manifeste dans la fidélité à sa parole. Vivre en fidélité à l’enseignement de Jésus est ce qui conditionne la présence du Père et du Fils et l’appartenance à la communauté des croyants. L’absence immédiate et corporelle de Jésus ressuscité ne laisse pas les disciples démunis et orphelins : l’Esprit saint sera là à la fois pour rappeler l’enseignement de Jésus mais plus encore pour l’actualiser dans les circonstances sans cesse nouvelles de l’existence.

La paix offerte par Jésus n’est pas une simple formule de politesse. C’est un don que fait Jésus, don qui s’apparente au salut qui réconcilie les hommes avec Dieu et avec les autres êtres humains. Désormais, les chrétiens réconciliés avec Dieu par la mort-résurrection de Jésus, peuvent vivre pleinement une relation basée sur l’amour mutuel et non sur la violence ou l’hypocrisie.

François Brossier

 

 

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