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Le blog de la paroisse de Livarot

Lecture du dimanche 17 avril 2016

11 Avril 2016, 03:18am

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 17 avril 2016

4e dimanche de Pâques - 17 avril 2016

Messe avec Baptême Livarot 10h

1ère lecture : Ac 13,14.43-52

En ces jours-là, Paul et Barnabé poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place. Une fois l’assemblée dispersée, beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu. Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur. Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient. Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire. Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.

 

Commentaire :

Dans le récit des Actes des apôtres, le discours de Paul dans la synagogue d’Antioche de Pisidie a une grande importance. Il donne en effet sa position par rapport à la foi juive. Usant avec souplesse des lois de la rhétorique gréco-romaine, Paul fait une rétrospective de l’histoire d’Israël, des origines jusqu’à Jésus, pour montrer comment celui-ci, par sa mort et sa résurrection, a porté à leur perfection les Écritures et est le Sauveur attendu. Il invite donc les juifs à recevoir ce message dans la foi.

Le texte proposé par la liturgie ne donne que les réactions de l’auditoire : les uns, en particulier les « craignant-Dieu » (païens proches du judaïsme) accueillent la Parole du Seigneur alors qu’une partie des juifs qui refuse ce message fait chasser Paul et Barnabé. En se tournant vers les païens, Paul et Barnabé affirment qu’ils ne sont pas infidèles à la foi juive. Ils ne font qu’accomplir ce qui était annoncé en Is 49,6 : « Je t’ai établi lumière des nations pour que tu apportes le salut aux extrémités de la terre. »

À noter que, si Paul se tourne ainsi vers les païens, il ne renoncera jamais à annoncer à ses frères juifs l’évangile de Jésus Christ.

 

2ème lecture : Ap 7,9.14b-17

Moi, Jean, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. L’un des Anciens me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera, puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »

 

Commentaire :

Le voyant contemple une foule immense qui partage désormais la vie divine dans le ciel. Les images sont très belles à condition de ne pas les prendre au pied de la lettre. Les membres de cette foule immense sont vêtus de blanc, couleur attribuée à tous ceux qui appartiennent au monde de Dieu. Mais s’ils sont ainsi vêtus de blanc, c’est parce qu’ils ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau ! C’est dire en fait qu’ils ont suivi le Christ au milieu des épreuves et des persécutions et qu’ils ont été sauvés par la mort-résurrection de Jésus. Celui qui siège sur le trône, c’est-à-dire Dieu le Père, habite au milieu d’eux réellement et non pas symboliquement comme c’était le cas pour le Temple de Jérusalem. L’Agneau, c'est-à-dire Jésus immolé et ressuscité sera leur pasteur ; là encore, impossible d’en faire une lecture au pied de la lettre !

 

Evangile : Jn 10,27-30

En ce temps-là, Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »

 

Commentaire :

Jésus se présente comme le bon berger. Il s’agit là d’une image qui s’appliquait aux rois d’Israël (Souvenons-nous de David le berger). Mais les rois s’étaient montrés de mauvais bergers (cf. Ez 34), c’est pourquoi Dieu déclarait par les prophètes qu’il se ferait lui-même le berger de son peuple. Jésus le bon berger est à la fois le descendant de David (= le Messie) et celui qui réalise les promesses divines (« Le Père et moi nous sommes un »). Cette formulation de l’intimité et de la communion avec le Père inspirera le Concile de Chalcédoine lorsqu’il proclamera la divinité de Jésus.

François Brossier

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