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Le blog de la paroisse de Livarot

Lecture du dimanche 27 décembre

26 Décembre 2015, 08:28am

Publié par Myriam

Lecture du dimanche 27 décembre

La Sainte Famille - 27 décembre 2015

Messe à 10h Livarot                                                 Lecture du dimanche 27 décembre   

 

1ère lecture : 1 Sam 1/20-22,24-28

Elcana s’unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d’elle. Anne conçut et, le temps venu, elle enfanta un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle, « Je l’ai demandé au Seigneur. » Elcana, son mari, monta au sanctuaire avec toute sa famille pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel et s’acquitter du vœu pour la naissance de l’enfant. Mais Anne n’y monta pas. Elle dit à son mari : « Quand l’enfant sera sevré, je l’emmènerai : il sera présenté au Seigneur, et il restera là pour toujours. »  Lorsque Samuel fut sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ; l’enfant était encore tout jeune. Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin. On offrit le taureau en sacrifice, et on amena l’enfant au prêtre Éli.     Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier le Seigneur. C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande. À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Commentaire :

Nous avons là la fin du récit concernant la naissance de Samuel. Anne, sa mère, ne pouvait pas avoir d’enfant. Elle avait prié avec insistance au sanctuaire de Silo où reposait l’Arche. Dieu l’a exaucée. De retour au temple de Silo après le sevrage de l’enfant, elle l’offre à Dieu. Ce que Dieu lui a donné, elle le lui rend.

C’est ce qui sera aussi demandé à Joseph et Marie dans l’évangile de ce jour : laisser à Jésus son autonomie de Fils de Dieu.

2ème lecture : 1Jn 3/1-2,21-24

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. Quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux. Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit.

Commentaire :

L’auteur de la lettre s’émerveille d’abord du merveilleux cadeau que nous avons reçu de Dieu puisqu’il a fait de nous ses enfants. Bien sûr, cela n’est perceptible que dans la foi et il faudra attendre la venue du Seigneur pour en découvrir toute la portée. En attendant, le croyant peut vivre en toute assurance à condition de s’arcbouter sur l’essentiel : avoir foi au Christ Jésus et nous aimer les uns les autres.

Evangile : Lc 2/41-52

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

Commentaire :

L’évangéliste Luc termine la grande préface de son évangile, appelée communément « évangile de l’enfance, » par le récit de Jésus retrouvé au Temple à 12 ans lors d’un pèlerinage à Jérusalem. Il serait vain d’épiloguer sur une « fugue » de Jésus. Tout le récit est bâti pour montrer en Jésus le Fils du Père des cieux : « Ton père et moi, nous te cherchions, dit Marie. C’est chez mon Père que je dois être, répond Jésus ». Dans le Temple, il est chez son Père. Il est de plus en position d’enseignant puisque les docteurs de la Loi sont autour de lui comme des élèves ! La fin de l’évangile (Lc 24,50-53) ira plus loin : c’est dans son humanité même que Jésus le Fils sera glorifié et se tiendra non plus dans un temple mais auprès de son Père.

François Brossier

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