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Le blog de la paroisse de Livarot

Lecture du Dimanche le 18 octobre 2015 Canonisation des époux Martin

16 Octobre 2015, 01:33am

Publié par Myriam

Saints Zélie et Louis Martin

Zélie et Louis Martin, parents de sainte Thérèse de Lisieux, seront canonisés le 18 octobre 2015 par le pape François. Leur foi en Dieu a imprégné leur quotidien pour témoigner à leurs proches et particulièrement à leurs enfants. Publié le 2 octobre 2015.

Lecture du Dimanche le 18 octobre 2015

Une famille ouverte à Dieu

Louis Martin naît le 22 août 1823 à Bordeaux. Fils de Pierre-François et Fanie Martin, il est le dernier d’une famille de six enfants. Son père étant militaire, il est élevé au hasard des garnisons. À la fin de ses études, il apprend le métier d’horloger. Il demande son admission au monastère du Grand-Saint-Bernard. Refusé car il ne connaît pas le latin, Louis rejoint ses parents qui possèdent un magasin d’horlogerie-bijouterie à Alençon.

Zélie Guérin naît le 23 décembre 1831 à Gandelain. Son père, Isidore Guérin, ancien soldat de la Grande Armée, devient gendarme à Saint-Denis-sur-Sarthon. Sa mère, Louise-Jeanne Macé, est une paysanne assez rude. En septembre 1844, la famille s’installe à Alençon. Zélie reçoit une formation très stricte au pensionnat des religieuses du Sacré Cœur.

Elle se sent appelée à la sainteté et décide de rentrer à l’Hôtel-Dieu d’Alençon, mais la supérieure ne reconnaît pas là une vocation. Déçue, elle devient dentellière et ouvre avec sa sœur une boutique à Alençon.

Charité concrète

À 35 ans, Louis rencontre Zélie qui en a 27. En juillet 1858, ils se marient à Notre-Dame d’Alençon. Zélie donne naissance à neuf enfants. Quatre d’entre eux meurent en bas âge. Artisans commerçants, la famille Martin vit au rythme de ses naissances, de ses deuils, traversant la guerre de 1870, des crises économiques, des joies familiales… comme les autres.

Pourtant, ce qui est moins ordinaire, c’est la place que Dieu tient dans leur vie. Dieu est le premier en tout : messe quotidienne, prière familiale bi-quotidienne, rythmée par la liturgie. Louis Martin respecte scrupuleusement l’arrêt du travail du dimanche, préférant perdre toute clientèle. Ils vivent, sans bruit, une charité concrète dans laquelle ils s’engagent physiquement. Ils apprennent aux enfants à honorer le pauvre et à le traiter comme un égal.

Louis et Zélie vivront une Passion, chacun à sa manière. Lorsqu’en décembre 1876, Zélie apprend qu’elle a un cancer qui ne lui laisse aucune chance, Louis est anéanti. Avec un courage héroïque, Zélie affrontera la mort, travaillant jusqu’au bout, allant chaque matin à la messe, jusqu’à la fin. Elle quittera les siens le 28 août 1877.

Louis acceptera de donner successivement toutes ses filles à Dieu : Pauline (1882), Marie (1886), Léonie (1899), enfin sa petite Reine, Thérèse (1888). Céline entrera au Carmel en 1894. Toutes entreront au Carmel, à l'exception de Léonie qui prononcera ses voeux à la Visitation de Caen. 

La santé ébranlée de Louis se dégradera de plus en plus jusqu’à une crise grave qui nécessitera une hospitalisation en hôpital psychiatrique. L’homme estimé et respecté a sombré dans la pire déchéance. «Il a bu à la plus humiliante de toutes les coupes», écrira Thérèse. Il meurt le 29 juillet 1894.

Louis et Zélie martin, présentés par le Jour du Seigneur

L'histoire des parents de Thérèse de Lisieux enseigne aux couples d'aujourd'hui que le mariage est une voie d'accès à la sainteté et la famille le lieu privilégié d'éducation à la vie chrétienne. Le couple béatifié le 19 octobre 2008, sera canonisé le 18 octobre 2015 lors du 2e Synode de la famille

29ème dimanche B - 18 octobre 2015

10 h Messe à Livarot 11h 30 à les Monceaux

11h 30 à Le Mesnil Germain célébration de la parole

1ère lecture : Is 53,10-11
Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes.

Commentaire :
Il s’agit d’un tout petit extrait du Poème du Serviteur souffrant lu en entier à l’Office de la Croix le vendredi saint. Ce Serviteur, méprisé, abandonné de tous, homme de douleur, a fait de sa vie une offrande. Il a été compté parmi les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs. Pour les chrétiens, ce Serviteur préfigure Jésus dans sa Passion.
 

2ème lecture : He 4, 14-16
Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

Commentaire :
Jésus est le grand prêtre par excellence. D’abord, parce qu’il n’est pas entré seulement dans le saint des saints du temple terrestre comme le faisait le grand prêtre du temple de Jérusalem : il est entré dans le sanctuaire même de Dieu « au-delà des cieux » ; ensuite parce qu’il a assumé pleinement l’humanité qui est la nôtre avec ses faiblesses et ses épreuves. Nous pouvons donc nous confier à lui qui est miséricorde et secours.
 

Evangile : Mc 10,35-45
En ce temps-là, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. » Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Commentaire :
Quelques lignes auparavant, Marc vient de rappeler que Jésus est en route pour Jérusalem. Et, pour la troisième fois, il a annoncé sa passion à venir.
La demande des fils de Zébédée est d’autant plus incongrue : alors que Jésus vient de parler de moqueries, de crachats, de flagellation et d’exécution qui l’attendent à Jérusalem, eux se préoccupent des sièges d’honneur lors de la Parousie.
Jésus souligne d’abord leur inconscience puis il les questionne sur leur capacité à rester aux côtés de Jésus dans le drame qui l’attend. Leur réponse positive est à nouveau pleine d’inconscience ; cependant Jésus leur annonce qu’ils partageront bien son sort mais pas de la façon qu’ils envisagent : être baptisés du baptême de Jésus et boire à sa coupe, c’est partager sa mort. Quant à répondre à la demande des deux disciples, cela n’est pas de la compétence de Jésus.
L’indignation des autres disciples donne à Jésus l’occasion de leur dire ce qu’il attend d’eux : non pas se conduire comme les chefs des nations mais comme des serviteurs. Puisqu’ils veulent suivre Jésus, qu’ils prennent exemple sur lui : « Le Fils de l’homme est venu, non pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. » En parlant de rançon, Jésus ne se substitue pas à la multitude pour se charger de sa condamnation comme si c’était lui le condamné. Il se substitue à elle pour prendre à son compte les frais qu’elle ne peut pas assumer elle-même, afin de rendre possible pour elle l’acquittement (Schenker).

François Brossier
 

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