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Le blog de la paroisse de Livarot

feuille Paroissiale du mois de Juillet

26 Juin 2017, 13:29pm

Publié par Marie

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Une pensée pour les vacances

25 Juin 2017, 14:39pm

Publié par Marie

Une pensée pour les vacances
Une pensée pour les vacances

Pendant vos vacances pensez !!!!!!!!!!!!

 

 
  

 

 

                                        

 

Jésus est dans votre église mais la porte est fermée, il frappe mais personne ne répond !

Ou sont-ils se demande-t-il ?

Il voudrait tant aller au-devant du monde

 

Je ne vois que des concerts, des expositions est là les gens ont un visage radieux, mais où est la prière ? où est la communauté ?

 

Pourtant quand on prie c’est L’ AMOUR, la JOIE, L’ESPERANCE

 

 
  

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Messe 10h Livarot Messe d’action de grace 12e dimanche A - 25 juin 2017

19 Juin 2017, 15:13pm

Publié par Marie

12e dimanche A - 25 juin 2017

Messe 10h Livarot Messe d’action de grace

1ère lecture : Jr 20, 10-13

Moi Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire... Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.

Commentaire :

Le prophète Jérémie a eu la lourde tâche d’annoncer aux habitants de Jérusalem qu’ils se berçaient d’illusion en croyant qu’ils étaient à l’abri à Jérusalem parce qu’ils avaient le Temple. Il leur reproche leurs nombreuses fautes qui vont les conduire à la catastrophe. Pris pour un traître, Jérémie a subi des attaques violentes de la part de ses adversaires. Dans la prière citée ici, le prophète dit sa confiance en Dieu au cœur des épreuves.

2ème lecture : Rm 5,12-15

Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.

Commentaire :

Paul est parti d’une conviction, fruit de l’apparition du Christ ressuscité sur le chemin de Damas : par sa mort et sa résurrection, Jésus est source de salut pour toute l’humanité. Il tient alors le raisonnement suivant : puisque Jésus est mort pour tous, c’est que tous avaient besoin d’être sauvés. C’est alors que, relisant les chapitres 2-3 de la Genèse, il va mettre en opposition le premier Adam, figurant l’humanité plongée dans le péché et le nouvel Adam, Jésus Christ, en qui tous sont sauvés. Mais c’est bien sûr la figure du Christ qui est la figure principale. Seule cette connaissance de la figure du Christ sauveur permet aux chrétiens de lire le récit de la Genèse comme préfiguration de l’humanité pécheresse qui serait perdue sans la rédemption offerte par Jésus Christ.

 

Evangile : Mt 10,26-33

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

Commentaire :

Jésus avertit ses disciples des difficultés qu’ils rencontreront : aujourd’hui comme hier, il n’est pas aisé de proclamer le message de l’Évangile dans un monde hostile. La tentation est alors de se replier sur soi-même et de vivre sa foi dans l’intimité. « Ne craignez pas les hommes », dit Jésus. L’évangile doit être proclamé haut et fort. Les chrétiens seront toujours partagés entre deux craintes : celle des adversaires et celle de Dieu. Or les persécuteurs n’ont de pouvoir que sur la vie terrestre tandis que Dieu dispose de la vie éternelle. Plutôt que de céder à la peur, les fidèles sont invités à la confiance : le Père est là qui veille sur chacun et Jésus lui-même se fera l’avocat de ceux qui se sont prononcés pour lui devant les hommes.

 

François Brossier

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Le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ –18 juin 2017 Messe 10h Livarot

15 Juin 2017, 09:03am

Publié par Myriam

Le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ –

18 juin 2017 Messe 10h Livarot

 

1ère lecture : Dt 8,2-3.14b-16a

 

Moïse disait au peuple d’Israël : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : allais-tu garder ses commandements, oui ou non ? Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. N’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure. C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne – cette nourriture inconnue de tes pères. »

Commentaire :

Ce passage du Deutéronome est une relecture du livre de l’Exode. La traversée du désert est décrite comme une épreuve envoyée par Dieu à son peuple. Le don de la manne n’est plus perçue comme exprimé dans le livre de l’Exode comme la nourriture envoyée par Dieu pour soutenir son peuple mais comme le signe des dons de Dieu, en particulier sa parole. Dans le récit des Tentations au désert (Mt 4,4), Jésus cite le verset 3 en précisant que c’est bien la Parole de Dieu qui est source de vie. Dans l’évangile de Jean, la manne est la figure annonciatrice de l’Eucharistie.

2ème lecture : 1 Co 10, 16-17

Frères, la coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.

Commentaire :

Partager le pain de vie et la coupe du salut, c’est communier au corps du Christ livré pour nous et au sang du Christ, versé pour nous. Cette communion nous incorpore au Christ ressuscité et, par là même, unit tous les chrétiens au corps du Christ. Si nous ne formons qu’un seul corps en Christ, l’unité de ce corps n’est pas un objectif facultatif, il s’agit d’une obligation liée à la nature même de l’Eucharistie.

Evangile : Jn 6,51-58

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Commentaire :

Le passage d’évangile choisi est la dernière partie du grand discours sur le pain de vie commencé en Jn 6,26. Dans cette finale, Jésus traite directement de l’Eucharistie. L’évangile de Jean n’a pas de récit de l’Institution de l’Eucharistie, mais il en dit ici la réalité. À la formule de Luc : « Ceci est mon Corps donné pour vous » correspond la parole rapportée par Jean : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde. »

 

Pour bien saisir cet extrait, il ne faut surtout pas le séparer de ce qui a été dit auparavant dans le discours de Jésus, sinon nous risquerions de faire de la communion au corps et au sang du Christ une sorte de rite magique. Jésus a bien rappelé que, s’il est le pain de vie, c’est parce qu’il l’est d’abord pour ceux qui accueillent sa parole et croient en lui. Il ne peut y avoir de communiant qui ne soit d’abord croyant : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle. » C’est pourquoi, lors de la célébration de l’Eucharistie, il n’est pas possible de séparer la liturgie de la Parole de celle du Pain et du Vin.

 

Enfin il ne faut pas oublier que le réalisme de la parole de Jésus « Qui mange ma chair et boit mon sang » s’applique au réalisme de la vie de Jésus qui nous est offerte et non à la matérialité de la chair et du sang. La chair et le sang désignent la personne vivante de Jésus : « La Parole s’est faite chair et il a habité parmi nous ». Communier au Corps et au Sang du Christ, c’est participer au don que le Père, dans son amour, a fait de son Fils au monde afin que nous vivions par lui.

 

François Brossier

 

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Dimanche de la Trinité A - 11 juin 2017 Messe à 10h Livarot

9 Juin 2017, 06:52am

Publié par Myriam

Dimanche de la Trinité A - 11 juin 2017 Messe à 10h Livarot

8 enfants de notre paroisse vont être confirmés avec

les autres enfants du Pôles missionnaire à 11h Cathédrale de Lisieux (33)

1ère lecture : Ex 34, 4-9

En ces jours-là, Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Il emportait les deux tables de pierre. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer là, auprès de Moïse. Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR.

Il passa devant Moïse et proclama :« LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. » Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna. Il dit : « S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c’est un peuple à la nuque raide ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous ton héritage. »

Commentaire :

Après l’épisode du veau d’or (Ex 32), le livre de l’Exode montre Moïse appelé par Dieu sur la montagne pour renouveler l’alliance.

En cette fête de la Trinité, nous recevons l’annonce d’un Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité (Très loin de l’image du Dieu terrible tel que beaucoup trop de chrétiens se le représentent).

 

N-B : Le nom de Dieu est YHVH : suivant la tradition juive et chrétienne, ce tétragramme sacré de se prononce pas. On le remplace donc dans la lecture liturgique par « LE SEIGNEUR ».

2ème lecture : 2 Co 13, 11-13

Frères, soyez dans la joie, cherchez la perfection, encouragez-vous, soyez d’accord entre vous, vivez en paix, et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix. Tous les fidèles vous saluent. Que la grâce du Seigneur Jésus Christ,

l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous.

Commentaire :

À la fin de sa lettre où Paul a été particulièrement dur avec la communauté de Corinthe et son ingratitude, l’apôtre envoie un message de paix, de joie et d’amour. Il termine enfin avec une formule trinitaire qui a été reprise dans la liturgie comme salutation du célébrant au début de la messe. On notera que pour les premiers chrétiens, il n’était pas nécessaire de préciser dans cette formule que Dieu désigne le Père. Cela allait de soi pour eux.

Evangile : Jn 3,16-18

Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.

Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Commentaire :

Ce court passage est extrait de l’entretien entre Jésus et Nicodème. Il a été choisi en cette fête de la Trinité parce qu’il parle du Père et de la mission qu’il a confiée à son Fils. La première phrase fait suite à l’affirmation suivante : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. » (Jn 3,14-15) Le serpent de bronze évoque un épisode raconté dans le livre des Nombres (21,8-9) où les fils d’Israël qui critiquent Dieu et Moïse sont attaqués par des serpents. Moïse intercède pour le peuple et dresse un serpent de bronze : quiconque le regarde est sauvé car il est le symbole de Dieu, seul guérisseur des hommes infidèles. La croix sera le lieu où Jésus sera élevé. En le regardant avec foi, les hommes ne seront pas guéris passagèrement mais ils obtiendront la vie éternelle « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. 17 Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » On notera qu’il n’y a ici aucune idée de nécessité pour Dieu d’assouvir son besoin de châtiment sur la personne de son Fils ! C’est l’amour de Dieu le Père qui le conduit à envoyer son Fils dans le monde pour sauver les hommes. L’incarnation est la manifestation première de cet amour (cf. Jn 1,1-18) mais cette manifestation de l’amour culmine dans l’élévation sur la croix, elle-même s’inscrivant dans l’élévation dans la gloire du Père.

 

François Brossier

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Pentecôte messe 10h Livarot

27 Mai 2017, 08:43am

Publié par Myriam

Dimanche de Pentecôte A

- 4 juin 2017Pentecôte messe 10h LivarotPentecôte messe 10h Livarot

Messe 10h Livarot

1ère lecture : Ac 2, 1-11

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

 

Commentaire :

Après avoir été une fête agricole, la fête des moissons, la fête juive de Pentecôte était devenue à l’époque de Jésus, la fête de l’Alliance du Sinaï. Le don de l’Esprit donné aux apôtres après la résurrection de Jésus prend, dans ce cadre, une tonalité riche de sens. Au Sinaï (Ex 19), Dieu avait donné ses commandements dans une théophanie grandiose sur la montagne au milieu du feu et du tonnerre. Dans le récit de Pentecôte, nous retrouvons le feu et le bruit. Mais ce n’est plus une Loi inscrite sur la pierre que reçoivent les apôtres, mais l’Esprit saint qui leur permettra de vivre en conformité avec l’enseignement de Jésus Christ.

 

Le récit de Babel (Gn 11) avait montré comment, en voulant construire une ville et une tour sans Dieu, les hommes s’étaient divisés et ne se comprenaient plus. Avec la venue de l’Esprit, les hommes, même s’ils parlent des langues différentes, peuvent désormais se comprendre et former une grande famille, l’Église du Christ.

 

2ème lecture : 1 Co 12/3b-7,12-13

Frères, personne n’est capable de dire : « Jésus est Seigneur » sinon dans l’Esprit Saint. Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.

 

Commentaire :

Sans l’Esprit, nous ne serions pas en mesure de proclamer que Jésus le crucifié, c’est le Seigneur, titre réservé à Dieu.

C’est ce même Esprit qui relie entre eux tous les membres de l’Église dans leur variété. Les activités de ses membres ne témoignent de la présence de l’Esprit que dans la mesure où elles sont faites en vue du bien de tous. C’est encore l’action et la présence de l’Esprit qui assure la cohésion du corps de l’Église en Jésus-Christ.

 

Evangile : Jn 20/19-23

C’était après la mort de Jésus ; le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Commentaire :

Après la mort de Jésus, les disciples vivent dans la peur et l’enfermement. C’est alors que surgit Jésus. Son corps glorieux n’est plus soumis aux contraintes du corps humain. Mais en même temps, les traces de sa crucifixion attestent qu’il s’agit bien du crucifié qui est ressuscité et non pas d’un fantôme.

Jésus le Fils étend aux disciples la mission qu’il avait reçue du Père comme cela avait déjà été dans la prière de Jésus à son Père : « Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les envoie dans le monde. » (Jn 17,18)

Le geste de Jésus (Littéralement : « il souffla sur eux ») évoque le récit de création : « Le Seigneur souffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant. » (Gn 2,7) Il s’agit donc d’une création nouvelle : pour tous ceux qui croient en lui, Jésus communique l’Esprit qui fait renaître l’homme en lui donnant de communier à la vie divine. Cela sera rappelé dans la 1ère lettre de Jean : « À ceci nous reconnaissons que nous demeurons en lui, et lui en nous : il nous a donné de son Esprit. » (1 Jn 4,13)

Désormais, la communauté des disciples de Jésus est porteuse de vie pour le monde : à travers elle, s’actualise la présence salvifique de Jésus et le pardon divin.

François Brossier

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7° dimanche de Pâques A - 28 mai 2017 Messe 10h Livarot 11h30 à Prêtreville avec st Germain de Livet

22 Mai 2017, 06:28am

Publié par Myriam

7° dimanche de Pâques A - 28 mai 2017

Messe 10h Livarot

11h30 à Prêtreville avec st Germain de Livet

animée par les jeunes du groupe « ALLIANCE »

1ère lecture : Ac 1, 12-14

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.

Commentaire :

Suivant l’ordre de Jésus en Ac 1,4, les apôtres retournent à Jérusalem. Le groupe se rend à la salle haute (littéralement : « où ils se tenaient habituellement. » Cette salle fait penser à celle où s’est déroulée la Cène. Ainsi le lien est fait entre les derniers instants de Jésus avec ses disciples et le lieu où se réunit la communauté en attente de l’Esprit.

Cette communauté est rassemblée autour des Onze (Matthias n’a pas encore remplacé Judas). Luc présente ce qui sera plusieurs fois explicité comme caractéristiques de la première communauté : le rassemblement autour des apôtres, l’unanimité, l’assiduité à la prière.

À côté du groupe des Onze qui assure la continuité entre le temps de Jésus et celui de l’Église, Luc mentionne un noyau élargi d’hommes et de femmes disciples ainsi que des membres de la famille de Jésus dont Marie. La première communauté ne se réduit donc pas aux apôtres mais comprend ceux qui sont restés fidèles au maître en particulier les femmes énumérées en Lc 8,2-3 ; 23,49 et 24,10.

 

2ème lecture : 1 P 4, 13-16

Bien-aimés, dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera. Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que personne d’entre vous, en effet, n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme agitateur. Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte, et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là.

Commentaire :

Communier aux souffrances du Christ, c’est le rejoindre dans le mystère pascal qui débouche dans la lumière et la joie de la résurrection. La deuxième phrase évoque la dernière béatitude de Mt 5,11-12. Mais, comme lors de la deuxième lecture du 6ème dimanche de Pâques, la lettre de Pierre insiste à nouveau sur la nécessité d’une vie droite : si la souffrance est la conséquence d’une vie pécheresse, l’Esprit de Dieu ne peut reposer sur celui qui souffre. Mais s’il souffre à cause de son identité de chrétien, il met ses pas dans ceux de Jésus Christ et partagera sa gloire.

 

Evangile : Jn 17,1-11

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

Commentaire :

En cette fin de temps pascal, nous sommes invités à nous unir à la prière de Jésus. Sa mort sur la Croix coïncide avec sa Glorification par le Père. La gloire, c’est la manifestation de Dieu aux hommes. Cette manifestation était voilée sur la montagne du Sinaï. Jésus ressuscité est la révélation parfaite de Dieu, il partage pleinement son autorité. Dès maintenant il nous donne la vie éternelle puisque celle-ci réside dans la connaissance de Dieu et de son envoyé Jésus Christ.

Jésus prie pour ses disciples et non pour le monde. Cela peut surprendre sauf si l’on comprend que, dans l’évangile de Jean, le monde désigne habituellement le monde des ténèbres et du refus de Dieu. Jésus ne peut faire entrer le monde des ténèbres en communion avec Dieu. Mais il fait entrer ceux qui croient en lui dans la communion divine. Certes, les disciples sont encore entourés de ténèbres (Ils sont dans le monde), mais, en montant vers le Père, Jésus les offre à son Père et les fait entrer déjà dans la gloire qu’il partage avec le Père et l’Esprit.

François Brossier

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Ascension du Seigneur A - 25 mai 2017 Messe à 10h Livarot 11h30 St Martin de la Lieue en lien avec St Jean de Livet

22 Mai 2017, 06:19am

Publié par Myriam

Ascension du Seigneur A - 25 mai 2017 Messe à 10h Livarot

11h30 St Martin de la Lieue en lien avec St Jean de Livet

1ère lecture : Ac 1, 1-11

Cher Théophile, dans mon premier livre j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

Commentaire

Dans le Nouveau Testament, il y a deux manières principales pour parler de ce qui est advenu à Jésus après sa mort. D’une part, Jésus est ressuscité, littéralement « Jésus s’est éveillé » ou « Jésus s’est levé » ; d’autre part, Jésus a été exalté, glorifié, il est monté. La première formule a l’avantage de montrer que le ressuscité, c’est bien celui qui a été crucifié ; il y a continuité entre les deux. Elle risque cependant de donner l’impression que la résurrection serait un simple retour en arrière. La deuxième formule a l’avantage de bien montrer la nouveauté radicale du ressuscité ; il est désormais près du Père, « assis à la droite de Dieu. »

 

Luc est le seul évangéliste à mettre en récit cette affirmation théologique pour bien montrer que l’exaltation de Jésus, si elle échappe à la perception historique, n’en demeure pas moins une action qui advient à un moment du temps pour celui qui est venu partager l’histoire humaine.

 

Luc donne à ses lecteurs deux perspectives différentes : dans l’évangile (lu l’année C), l’exaltation est perçue comme le couronnement de l’histoire humaine de Jésus : sa trajectoire commencée avec l’Incarnation se termine auprès du Père. Dans les Actes des apôtres, l’exaltation de Jésus est décrite dans ses conséquences pour l’Église : elle ouvre le temps d’une présence non plus directe et physique mais par l’Esprit. Chaque disciple est donc appelé à se laisser conduire par l’Esprit pour annoncer de manière responsable et inventive la Bonne nouvelle de Jésus Christ.

2ème lecture : Ep 1, 17-23

Frères, que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître. Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel, la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles, et quelle puissance incomparable il déploie pour nous, les croyants : c’est l’énergie, la force, la vigueur qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux. Il l’a établi au-dessus de tout être céleste : Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination, au-dessus de tout nom que l’on puisse nommer, non seulement dans le monde présent mais aussi dans le monde à venir. Il a tout mis sous ses pieds et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l’Église qui est son corps, et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.

Commentaire

Dans la lettre aux Éphésiens, nous trouvons les deux expressions complémentaires pour désigner ce qui est advenu à Jésus au-delà de sa mort : - Dieu l’a ressuscité des morts : expression qui marque la continuité entre le Crucifié et le Christ en gloire. - Dieu l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux : expression qui marque la nouveauté radicale par rapport à la vie antérieure. Le Christ, avec son humanité, partage désormais tous les pouvoirs de Dieu le Père. Et puisque la tête (le Christ) est déjà comblée de la plénitude de Dieu, l’Église qui est le corps du Christ, est promise à partager sa gloire.

Evangile : Mt 28,16-20

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Commentaire :

Dans cette finale de son évangile, Matthieu exprime d’une autre façon que Luc le mystère de la glorification – exaltation de Jésus. La résurrection n’est pas un retour en arrière mais une nouveauté radicale. Avec toute son humanité, Jésus est désormais le Seigneur de l’univers : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre ». C’est pourquoi les disciples se prosternent. Comme Matthieu n’a pas d’autre récit d’apparition pascale, il rappelle néanmoins que la foi en la résurrection n’est pas évidente : il souligne donc les doutes des disciples.

Ceux-ci ont maintenant à porter cette bonne nouvelle à toutes les nations. Mais ce n’est pas d’abord un enseignement qui doit être transmis mais l’attachement à la personne du Christ signifiée par le baptême au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit qui incorpore à la communauté des croyants.

Au début de l’évangile, Jésus a été présenté comme l’Emmanuel, « Dieu avec nous ». La résurrection est l’assurance que Jésus est vraiment « Dieu avec nous » jusqu’à la fin des temps.

François Brossier

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6° dimanche de Pâques A - 21 mai 2017 Messe à 10h Livarot

18 Mai 2017, 02:19am

Publié par Myriam

6° dimanche de Pâques A - 21 mai 2017

Messe à 10h Livarot

1ère lecture : Ac 8, 5-17

En ces jours-là, Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie. Les Apôtres, restés à Jérusalem, apprirent que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu. Alors ils y envoyèrent Pierre et Jean. À leur arrivée, ceux-ci prièrent pour ces Samaritains afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint ; en effet, l’Esprit n’était encore descendu sur aucun d’entre eux : ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint.

 

Commentaire :

La persécution qui a suivi la lapidation d’Étienne a obligé les membres de la communauté de langue grecque à fuir Jérusalem. Ce qui, au départ, pouvait passer pour une épreuve devient l’occasion de proclamer la Bonne nouvelle de Jésus hors de Jérusalem. Grâce à Philippe, l’un des Sept, la Samarie est évangélisée. Ainsi se trouve accompli le début de la mission de témoins annoncé par Jésus à l’Ascension : « Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Ac 1,8)

La mission de Philippe reçoit de Pierre et Jean, envoyés des apôtres, la pleine approbation. Le don de l’Esprit donné par les apôtres à ceux qui ont été baptisés par Philippe montre qu’au début de l’Église, le lien entre baptême et don de l’Esprit n’était pas encore établi dans toutes les communautés comme ce sera le cas par la suite.

 

2ème lecture : 1 P 3, 15-18

Bien-aimés, honorez dans vos cœurs la sainteté du Seigneur, le Christ. Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, afin que vos adversaires soient pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ. Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si c’était la volonté de Dieu, plutôt qu’en faisant le mal. Car le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair ; mais vivifié dans l’Esprit.

 

Commentaire :

L’historien latin TACITE raconte dans ses Annales (XV,44) : Néron produisit comme inculpés, et livra aux tourments les plus raffinés des gens, détestés pour leurs turpitudes, que la foule appelait « chrétiens ». Ce nom leur vient de Christ, que, sous le principat de Tibère, le procurateur Ponce Pilate avait livré au supplice ; réprimée sur le moment, cette exécrable superstition faisait de nouveau irruption, non seulement en Judée, berceau du mal, mais encore à Rome, où tout ce qu’il y a d’affreux ou de honteux dans le monde converge et se répand.

La connaissance de ces calomnies que l’on racontait sur les chrétiens permet de comprendre l’insistance de la lettre de Pierre : Ayez une conscience droite, pour faire honte à vos adversaires au moment même où ils calomnient la vie droite que vous menez dans le Christ.

Il y a donc un appel à un double témoignage donné par les chrétiens :

- le témoignage par la parole : rendre compte de l’espérance qui est en eux.

- le témoignage par la rectitude de leur vie.

Souffrir pour avoir fait le bien nous fait entrer dans le mystère pascal de Jésus, mort pour nous introduire devant Dieu.

 

Evangile : Jn 14,15-21

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

 

Commentaire :

« D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus ». Cette phrase annonce la mort de Jésus mais également, pour les disciples, son départ puisque, ressuscité, il ne sera plus présent comme il l’était sur les routes de Galilée et de Judée. Ce départ ne mettra pas fin à l’activité de Jésus. Celle-ci sera même plus universelle grâce au don de l’Esprit Saint qui sera avec les disciples et en eux. Jésus dit : « Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. » Nous attendons cette venue à la fin des temps comme l’exprime l’anamnèse que nous chantons à la messe : « Viens, Seigneur Jésus ! » Mais l’évangile de Jean nous annonce que cette venue a déjà commencé. La résurrection de Jésus est déjà, pour les croyants, la manifestation du Fils qui nous fait connaître le Père par l’Esprit. Ainsi nous sommes déjà entrés dans la vie éternelle et la promesse de Jésus est accomplie : « Je reviendrai vous prendre avec moi et là où je suis, vous y serez aussi ». C’est dès maintenant que s’accomplit cette autre promesse : « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »

François Brossier

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Dimanche 14 mai baptême d'Arhur au milieu e la confrérie de Livarot

16 Mai 2017, 12:59pm

Publié par Myriam

Dimanche 14 mai baptême d'Arhur au milieu e la confrérie de Livarot

dimanche 14 mai Messe de la confrérie et baptême d'Arhur  

 

moment émouvant pour la confrérie d'accompagné ce petit bout chou avec ses parents Parrain et Marraine, comme l'as dit le responsable a la fin de la messe; he bien nous n'oublirons pas Arhur et ses parents merci de nous avoir donné ce temps si fort

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